Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
417
JPEG-Download
 

B R E

) Cs à boire & à manger, & ^écoutent à leur tour furs 0n au ^ es de fa venue. Leurs armes font des massues qu’ils^ c jP r °P re ment d un bois fort dur, ainsi que les arcs. Leurss 3ll es s°nt de roseaux , munies au bout de dents de bêtesl Cs a § e s, d’os, ou de morceaux d’un bois dur,ensorte qu’el-<- er fo nt des cuirasses & des rondaches de cuir,& fen-ma aes P' eux assez gros. Ils font fort rudes Archers , &4 j- c § Snt les prisonniers qu’ils ont faits.îls aiment à voyager,p ent c °nduif en t selon le cours du Soleil, à quoyils se trom-tj nt freinent. Ils sont bons pefcheurs & nageurs, habiles% n la mer que dansles rivières. II y a dans lè~BreíilIte ^ arbres fruitiers, de legumes, d’herbes, d’oiíëaux,Íì 5ií ^ aux & de poissons. L’arbre dont vient le bois appelleP^efil, est nommé par les Sauvages Araboutay. II estestes »/ e ànos chênes en grandeur & a quantité de bran-il' e ”7 e ft souvent si gros, que trois hommes auroient peineî°rte •®' er " Ses feuilles ressemblent à celles du buis. II negfiPçPplnt de fruit. Le dehors de son écorce est de couleurïe t r l "?, n bois au dedans est fort dur & rouge, dune natu-p etl , s 'focste , ce qui est cause qu’étant allumé il rend sortCe bo ,e ^ Urïl ^ e * Jean de Lery rapporte que les cendres deïet),.] ayant été mises par hazard dans une lessive, teigni-coup 6 linge d’un rouge si ferme, qu’il ne perdit point cetteQ n Ur dans plusieurs autres lessives.tio[j s Dompte dans le Brésil jusqu’à soixante & seize Na-tcs.j’d'°nt les principales sont les Petivares ; les Mariqui-

se$ 1 Topinambazes ; les Tomomymes; les Waytaggua-

kq’ u es ^ a ynasses ; les Topinaques ; les Pories ; les Molo-r apii s iles Motayes; les Lopos ; les Waynawasones ; & lesíe tit g ÏS 1 La plupart de ces Nations ont un langage diffe-nt f elles ; mais il y en a un commun dont fe fervent^^naeurent proche du rivage de la mer, & que lesDstfj ads entendent. Les guerres continuelles que ces der-Pa$ pnës avec les Sauvages de ces Regions^ne leur ayantPjrti! r ? lis de s’établir au dedans du Pays, la plus grandede leurs Colonies , Villes & Forteresses sont placéesAu te e Voisinage de la nier , assez loin l’une de l’autre. Lesqu e j rs oe sont pas d’accòrd du nombre des Gouvernemensïtra tz^ortugaìs nomment Capitanias en ce Pays-là. Her-^f^ Pagnol & ]a Popeliniere François n’en comptent que^ Nicolas de Oiiveyra Portugais écrit que le Royscd c v§he ,-qui en ce temps-là étoit Roy de Portugal, pof-l’Amerique le Brésil qui commence dés Para, ous Uc][j e ] clés k ligne même, & íinit fur trente-cinq degrez auHillç a bgne, & que par un grand circuit j il contienta )oàt & une lieue le long de la côte de la mer. II

^íïi d^ Ue cettc glande Région , soit qu’on luy donne leî>it ani e Refil ou quelque autre est divisée en quatorze Ca-stui sont Para, Maranhaou, Ciara, Rio-grande, Pa%ìd Lamaraca, Pernambucp, Seregipe, la Bahio , Iliieos,& (j e U ia nto, Porto Seguro, Ríó de Jeunero, & S.Vincentc.b«r s c< r s Capitanies appartiennent à des Seigneurs particu-Juì^les ont acquises par les armes ; les huit autres sontM!U e ? r ? Portugal. L’éloignement est fort diffèrent depuis^ j-rstu'à l’autre. De Para jufqu’à Maranstaou on compte^ e Cia 1Xatlte lieu'ës; de Maranhaou à Ciara cent vingt-cinq ;Si n ra a Rio Grande cent ; de Jdo Grande à Parayba quaran-' de Parayba à Tamaraca vingt-cinq ; de Tamaraca; d^buco six; de Pernambuco à Seregipe soixante &\ e 0s t ere gipe à la Bahia vingt-cinq ; de la Bahia aux II-5 W ente - des Ilheos à Porto Seguro trente ; de Porto Seguro^ro soixante & cinq ; de Spiritu Santa à Rio de feu-

Jo^nte & quinze ; & de Rio de Jeunero à S.Vincentce & cinq. * Linfchot, Description de la Terre du Brésil.

Èft o» des Indes Octid. hv. 15. ch. rrq.. & ij.

Itie, t], bJCE/ Riviere de France qui a, rase la Bourgo-1 Loi r c a sa source dans le Châlonois, & fe décharge danssts, * avo * r re S^ ^ es eaux ?lu6eurs petites rivie-

Petite ville de la grande Pologne dans le Pala-'lotjjjr iLencici. Este est située aux cousins de ceux de San-X e ce ^ ^ Rava, à sept lieues de la ville qui porte le nomHit v ^ r nier Palatinat. Les Latins la nomment B refîna. *> W^f-deìîo'd jjou

ie E Uc i ,LA\V. Ville d’Alemagne,capitale de la Silesie,dans' Vtc Dn C "E ^restaw, en Latin Vratijl.ma. Elle est fur l’Oder,a bust ’Versité,entre la ville d Oiffe & celle de Schweidnits,âl'inzç ios des frontières de Pologne, à dix d’Oppelen , àu °ê r aoh l°^ au5 ^ a trente-cinq deCracovie. Quelquesdg s ^ 1 s prennent pour l’ancicnne B udorigum. C’estj.grosses & des plus belles de l’Alcmagne, soit

B RE 417

qu’on S’aftache à la grandeur de ses édifices, à la longueur& à la. largeur de ses rues, soit qu’on ait égard à la quantitéde ses Eglises,soit qu’on la regarde dans fa situation, qui est:d’aurant plus avantageuse, que d’un côté l’Oder luy sert derempart. Cette riviere a plus de trois cens pas de large , ôccoule avec une telle rapidité,que si le pont se trouvoit rom-pu, il seroit presque impossible de la passer sans péril. Lamême riviere luy sert aussi d’ornement, puisqu’elle paroîten façon d’un grand canal bordé de belles prairies & de pe-tits arbrisseaux, qui font une perspective des plus agréables.Breílaw a trois Places remarquables, dont la prçmiere qu’onnomme la grande Place renferme le superbe bâtiment de laMaison deVille,à fentrée de laquelle il y a un corps de garde.LaTour defhorloge est la plus haute & la plus belle de toutel’Alemagne.Toutes les fois que cette horloge sonne l’heure,on entend fur une galerie d’en-haut uft concert de plusieurstrompettes & de quelques autres instrumens.Dans cette placequi est de forme quarrée,& qui peut avoir mille pas de tour,sont les Magasins, en façon de trois grandes Halles couver-tes , longues de plus de cinq cens pas, & remplies de bouti-ques , où les plus riches Marchands' de la ville vendent desétoffes de soye de toutes sortes,des draps fins de toutes cou-leurs, & autres marchandises de prix , comme on fait dansune fameuse Foiré. Ces Magasins, au dessous desqueîs il y ades boutiques de Merciers,de Clincaiiliers & autres,divisentla Place en deux parties. D’un côté sont lés Magasins, d’unautre les maisons des Marchands, qui se servent de ces mê-mes Magasins, & d’un autre on voit de grands édifices tres»bien peints par le dehors , comme sont toutes les maisonsdans cette ville , avec une sorte d’architecture, qui les faitparoître comme de petits Châteaux, à cause des carneauxqui s’élevent Je long du toit, qui regarde le côté dé la rue.Le Marché au Sel est fans contredit la plus belle Place deBreílaw , íi l’on a égard aux grandes maisons qui l’en viron-nent, dont on ne peut trop louer la magnificence & l’archi-tecture. La troisième est le Marché neuf, où tous les jourson fait grand débit de diverses sortes de denrées. Élie n'estpas éloignée de Ja belle Eglise de la Magdelaine, dont le bâ-timent est à remarquer , aussi-bierf*que la hauteur de sesdeux tours pyramidales. Celle de Sainte Elisabeth ne luycede en rien pour la beauté de l’architecture. Elle est tout#

' bâtie de grosles pierres de taille , & ses voûtes font íi largesSc ii bien ornées,que tout y paroît dans un éclat merveilleux.Sa Tour est remarquable par plusieurs figures & bas-relicfsqui font à l’entour. Le dessus est couvert de plomb, & lescurieux de belles peintures ont de quoy se satisfaire, à voirles tableaux qui font dans la Nef de cette Eglise , dont lemaître Autel'fait le plus bel ornement.

Les Catholiques ayant été obligez de la ccder avec plu-sieurs autres aux Luthériens , ont obtenu que toiá les joursils y chanteroient les Vêpres de la Vierge,ce qui fe pratiqueencore aujourd'huy. II y a un Evêché à Breílaw,suffragantde Gneísie ; mais l’Eglise Cathédrale de Saint Jean est dansun fauxbourg de ce même nom , de l’autre côté de la rivie-re d’Qder, fur laquelle on a construit deux Ponts pour yarriver de deux endroits differens. On y voit aussi l’EglifeCollégiale de Sainte Croix,considérable pour quelques pein-tures & quelques anciens tableaux. II y a dans ce fauxbourgune belle rue qui fe fourche pour aller à l’un & à l’autrePont. Elle est íi large dans toute fa longueur, qu’on la croi-rait une grande Place. Ce sont les Bourgeois qui gardent laville. Ils la gouvernent presque en République,bien qu’elleappartienne à l’Empereur, ia Silesie étant une des principa-les parties de son Etat. Les plus belles Eglises de Breílawfont occupées^par lesReligionnaires, qui y font l’Officc eála Langue du Pays j & non en Latin. Les Catholiques qui ysont en assez petit nombre, ne laissent pas d’y en avoir quel-ques-unes , outre celles des Jésuites, des Augustins & desCordeliers. Les premiers y ont un fort grand & beau Col-lège ; il consiste en quatre corps de logis, qui renferment aumilieu une grande cour quarrée. II n’y a rien de íi biendressé que toutes les rues, qui sont si droites & íi larges,queíi elles n’éioient pas trop longues, on verroit facilementd’une Porte de la ville à l’autre. Ce qu’elle a encore d’avan-tageux, c’est la petite riviere d’Oiau,qui passe dans un quar-tier où elle servoit autrefois de fossez à ce côté-là, commeon le peut remarquer par les vieilles Murailles,L les ancien-nes portes, qui sont à tous les Ponts de cette petite riviere jqu on paíïe pour entrer dans la partie de la ville qu’elle sé-pare de l’autre, & qui est beaucoup plus grande. Aprëáqu’elle a f empli ses fossez d’une partie de ses eaux, elle arrò-.