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que cette Déesse y avoit un Temple tres-magnifique où lesPaïens l’adoroient. On Tappella ensuite Gades * d’où s’estformé le nom de C adis. La fituation avantageuse de cetteville la fait passer pour une dçs plus fameuses d’Espagne, àcause d’un petit Golfe fermé d’un côté par un promontoireou longueur de terre qui s’avance en mer, au bout de la-quelle la ville de Cadis est placée au lieu le plus élevé, ce qui1a rend forte naturellement. 4 prés qu’on a passé un petitbras de mer pour y arriver , on fait presque deux lieuè's lelong du fable, entre la grande mer & le golfe. Le chemin yest fi étroit, qu’il est étonnant que la mer ne passe de f un àf autre, à cause que du plus haut du fable où vient le fluxjufqu’au bord de seau du Golfe, à peine y a-t-il passage enbeaucoup d’endroits pour quatre ou cinq carosses , & laterre n’y est pas fort élevée, ce qui fait que lorsque la merest haute, elle passe par dessus. La terre s’élargit un peu àdemi-lieuë de la ville, & il paroi t que la mer en a emportébeaucoup, puisque l’Eglife que son a vûë autrefois au mi-lieu de Cadis est toute présentement sur le bord de f eau quia dtja miné la moitié de la maison de l’Evêque, dont la courtomba dans la mer en 1603. On a beaucoup ajoûté à cetteville pour la rendre imprenable , principalement du côtéqu’elle regarde le port, dont le quay se trouve bordé defortes murailles & de bastions. Celuy de Sdn Filippo est lcplus considérable, à cause qu’il tient feutrée du port en dé-fense , quoy qu’au dehors de la ville, fur un grand fabledans un marais, qui est tout à la pointe du Promontoire , ily ait un Fort appellé E l fuerte Sun Sibaftia.no , muni d’unegrosse garnison , & tout couvert de canons. tJn peu plusavant il y a un autre Fort encore plus grand que celuy-cyfur un rocher dans la mer qui défend f entrée de la baye &du port, dont la largeur est de plus d’une lieue. Le côté quiregarde la pleine mer est élevé fur des rochers escarpez quiluy servent de fortifications, puisqu’il est impossible d’ymonter. Ainsi il n’y a rien à craindre que du côté de laterre-serme, où est un fossé d’une largeur prodigieuse , quia d’un côté la courtine , où est la porte de la ville , appelléela Forte de terre, & deux demi bastions fort hauts, revêtusentierement de pierre , & de l’autre la muraille de la con-trescarpe , qui est un peu plus basse que celle de la ville. Auxdeux bouts est la mer , au dessus de laquelle ils font un peuplus élevez, quoy qu’ils soient fort creux,au regard des bas-tions. Comme l’on vient tout le long du fable, un des boutsdu fossé sert d’entrée. II y a là une porte par où l’on y mon-te , & de là un rempart par où les carosses vont fur le pontde la porte. Au-delà de ce pont on trouve une fort bellecontrescarpe, & plus avant comme une place d’armes qui vadepuis la bave de Cadis jusqu’à l’Ocean. Un grand bastionest au milieu, avec deux demi bastions aux deux bouts ,& tout cela revêtu. Le parapet a dix-huit pieds d’épaisseur.Comme ce petit espace est la feule entrée qu’il y ait par ter-re, & que tout le reste est mer , c’est avec raison que l’onestime Cadis une des plus fortes places de l’Europe. Ducôté de l’Ocean qui la mange, ce font des rochers & des rui-nes de maisons, au dessus desquelles la ville est fort élevée.11 ne s’y trouve aucune fontaine, si ce n’est celle qui est dans]a grande place , au milieu d’un grand bassin de marbre ;mais on croit qu’il n’y a jamais eu d’eau , & qu’elle ne sertque d’ornement à cette place où aboutissent plusieurs ruesfort longues & fort étroites, à l’exception de la Galle SanFrancifco & de la Calle nueva , qui font assez larges.
' 11 y a un Evêché à Cadis. L’Eglife a pour ornement unetour quarrée. Celle des Jésuites que l’on appelle la Companiaest trcs-magnifique, couverte d’un dôme fait de pierre. Lamaison du Gouverneur est dans la grande place , aussi-bienque la Maison de Ville, avec une belle horloge, & une petiteEglise la plus belle de Cadis pour ses peintures & pour sesdorures. On l’appelle la Chapelle Royale d tNuejiraSenoradel Popolo. On passe de là à la porte du quay, long de plusde cinq cens pas,8c large de cent, bordé d’un nombre infinidébarqués. C’est une promenade des plus agréables de laville ,puisqu’on découvre de là toute cette baye , & qu’onvoit au port de fort gros vaisseaux qui voguent dans les par-ties du monde les plus éloignées. II y a une autre prome-nade fur la grande plate-forme des murailles de la ville pro-che de S. Dominique l’un des principaux Convens de Cadisavec une belle Eglise. Les "maisons de cette ville font tres-bien bâties, & il y en a q uelqucs-unes du temps des Maures,dont on voit encore le Château composé de quelques tours& fortes murailles, qui íèrt présentement d’Arsenal & deMagasin des poudres. Dans la Baye où est le Port de Cadis,
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font deux petits Forts pour tenir la ville en sûreté n ,temps de guerre. On y voit plusieurs bourgades qui 1 ^vironnent, entre autres El puerto Reale, où est un Artë 113mer ; & £/ puerto Santa Maria , où font les galères du .L’ifle de Cadis a sept lieuè's de long ou environ. Sa PUgrande largeur est de trois, & fa moindre d’une. D u cde l’Orient un Pont appellé le Pont du Sac, la joint à la t err ^ferme. Son terrain est en montagnes & en plaines > aveC |’ 0 n|bons pâturages ; mais il n’y a aucunes fontaines, à quoysupplée par un grand nombre de puits. Á la pointe ,,cette Ifle, qui est feutrée du Golfe, on voit un vieux Cteau encore assez bon, Lc une Eglise de Sainte CatberJ^■Quelques-uns veulent que le Temple d’Hercule ait ete .cette pointe * fournal du Voyage d’Ejpagne. Jouvin de R° cil |fort, Voyage d'Ejpagne & de Portugal. > „
On appelle Baye de Cadis le petit Golfe de l’Ocean <l utrouve fur la côte d’Espagne prés de l’Andalousie. Il eu,tre l’ifle de Cadis & les embouchures des rivières de Odalquivir & de Guadalete du côté du Nord. u
CADISCUS. Nom Latin du Cap de B ufo dans l’I“ eCandie. t
CADME’E. Nom ancien de la Citadelle de ThcbeSj^a fait quelquefois appeller cadmeïens les habitans deville. Plutarque en parle dans la Vie de Thefée , & dcelle de Pelopidas. * Le P. Lubïn, Tables Geograp.
CADODACHES. Sauvages de l’Amerique Sept£n tr .nale. M. de la Salle étant allé visiter cette Nation, les pP n [rCpaux vinrent au devant de luy, Zc le conduisirent f 1 sdeux rangs de la jeunesse armée, jusque dans des ca ^ [£ jtres-propres. Là'des femmes bazanées, mais fort bien kj s& à demi-nuës, commencerent à luy laver les pieds “une auge de bois, & firent la même chose à ceux qui L {compagnoient; aprés quoy on leur servit differens metsbien apprêtez. Outre le cerf-boucané & la bouillie, on upresenta un grand plat de poulets d’inde, d’oyes,de can 3 ^& de ramiers. II y eut même des pigeons à la grillade- ^chaleurs font excessives en ce J?ays-là.* Nouvelle Reldt l0l>l’Amertqne Septentrionale . 1697. fl
CADOJVjUS. Nom que les Anciens ont donné à k ^de la Baffe Normandie qu’on appelle aujourd’huy ca' en '
croit qu’elle a été bâtie par Ceíàr, & appellée de là CM”comme voulant dire Cœjaris Domus , la demeure de Ç e 'UCADORE ou la Pierre de cadore. Petite ville d’ítaliÇl’Etat des Vénitiens. Elle est située fur la riviere de P ie f& capitale d’un petit Pays qui porte son nom. * WPi eve. p
Cette ville est renommée pour avoir été la Patrie d 11 jjlebre Titien, l’un des plus grands Peintres de son fic c %' j S ,naquit fan 1477. & ayant été envoyé à Venise afin defaire l’inclination qu’il avoit pour la Peinture,chez les P ^habiles dans cet art, il y surpassa bien-uôt ses maîtres >forte que ses Tableaux furent extrêmement recherchez-,y admira la douceur charmante & la grande netteté fl ul ^font regarder tous comme des chefs-d’œuvre. E’Ewp^ $Charles Quint ayant voulu ctre peint de fa mainChevalier & Comte Palatin. On rapporte que lelaissa tomber un de ses pinceaux en le peignant , # "Ul’Empereur le ramassa, & dit qu’un aussi grand Peintre 9 ^luy meritoit d’être servi par César. Henry IIIFrance , lors qu’il passa à Venise, prit la peine d’alle s ’ ^ter le Titien. Sa mort arriva fan 1576. &fut causée P a ‘peste. t r fD í'
CADORINE. Province d’Italie dans l’Etat destiens, en Latin c adorinus ager , ou Cadubrigum. Elle est h 1 °! flau Levant par le Frioul propre ; au Midy & au CoU cl qpar leBellunois; & au Nord par f Evêché de Brixen-Pays est fort montagneux ; mais il ne laide pas d’être 0 ,peuplé , & ses habitans font exempts de toutes imp°,depuis fan 1410. en récompense de la fidélité qu’ils tegnerent pour la République. *Maty JDift. de Holl■ U 01 /.. IICADSANT. Isle de Flandre, à une lieue de fEclmà quatre de Bruges.Elle n’est séparée de celle deW^ c ^ e e (fque par un petit canal. Les combats qui s’y font donfl ctre les Anglois, les Flamans & les Hollandois, font rej} ycélébré. Un petit Fort de même nom luy sert de désej 1 J flDuc de Parme, à qui l’on donrioit avis de tous lesdes ennemis, s’y jetta en 1587. pour couper la com (lcation des Rebelles de Flandre avec ceux deCette Iste renferme un assez bon Pays, qui a du mqi slS fllieues de circuit. 11 y a de petits Forts qui l’envirtj’Ujj.presque entierement, sur tout du côté qu’elle reg aI «