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^ * Joiivin de Rochefort, Voyage des Pays-Bas. Audiffret,^ e °S r - Tome z.
CADURCffiNS. Peuples anciens de la Gaule Aquitani-tvm- 2 Ur demeure ^ur ce qu’on appelle aujourd’huy 'Qupr-cai f ° e nomme Eletubenens , c’est-à-dire Libres. C’estàq , e de ces Peuples que les Latins ont donné le nom de^ «i'chjh à la ville de Castors , capitale du Quercy. * Au-1 et i Geogr.
(J a ^IRJSIENS. Peuples de l’Aíìe , dont parlé Plu'tarquelep Sla Vie d’Artaxerxes. Stephanus de'yrj/tó les met entreq ont Euxin & la mer Caspie ; mais Strabon q n'il cite , ditp , es Caduíìens qu'il surnomme Montagnards tenoient lathar' 6 Se P tentrionaIe de la Medie Atropatene, partie qu'il& a'n Ue R>rt froide, & pleine de montagnes & de rochers,jj-jj,. le Urs il témoigne que ces Peuples habitent fur la mera(lt]- lrcâ nie, que nous appelions la mer Caspienne. Dans une endroit, il leur sait occuper la côte remplie de mon-.&nes dans s étendue d’environ cinq mille stades. PtoleméeÇ p^ c ° r de avec Strabon , l v. 6. chap. z. & place les Caduíìensre lesCaspiensà l’Occidentj entre la mer Caspienne auMï? ntr i° n ’ entre les Gelesà l’Orient; & les Marundes &3 p ooqties vers le Midy. Leur Pays répond à celuy que l’on£ra k aujourd’huy Scbirvan, & selon les nouveaux Geo-^ phes il f e trouve, comme le dit Stephanus, entre le Pont-^ ^ mcr Ospienne, qui lu y est Orientale dans leur
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Ce Pays est fort raboteux, & tres-sujet auxp- --“aius. On n'y recueille aucun grain, & la terre four-nie f binent des pommes & des poires, & d’autres sembla
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f ent ri UltS , dont ces Nations braves & belliqueuses ne lass-ai.
Pas de se nourrir. * Le Pere Lubin, Tables Geographi-
ojSpCsJBE. p e tite ville d'Italie dont les Anciens Auteursie$ ait Mention. Elle étoit dans la Camp'anié, & célébré parH cf^ lenS v * ns st ue ptoduisoit son territoire. * Pline , hv.
^^LlOBRIGA. Ville ancienne de laLusitanie, quec e .‘^-uns croyent être celle de Bragance , dans la Provin-c’ e st\f 0r tu.gal nommée Tralos Montes. D’autres disent que
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8 t /j ^LIUM. Ville ancienne qu'on nomme aussi Cel'mn &dii p n ' Quelques Géographes croyent que c'est le villagesç nt 0rt Ugal dans l’Estremadure appelle Ceìce. D’autres di-br e C œlium est le village de Setra situé prés de Conim-d’autres veulent que ce soit líitít.di e Ville de France, capitale de la Baise Norman-
^i’située dans une belle campagne fur la riviere d’OrnetUfçípS 0 »: celle d’Oudon bu Odon , au dessous du Portlie u v e f fait, qui n’étant éloigné de la mer que de troisìlliç S ?, r f n d le commerce de cette ville fort considérable.laip e ^ à six liexics de Baieux & de Beuvron , à sept de Fa-de Tury-Harcourt, & à neuf ou dix de Lisieux &b| e ° nt ' l’Evêque. Ses fauxbourgs, íion les joignoitensem-• rroien£ égaler en grandeur toute la ville. Celuy deNièh. sienne renferme une riche Abbaye d’Hommes de ce^°rrh n0nì Saint Etienne, fondée par Guillaume Duc de
p e , a ndie, dit le Conquérant, sils bâtard de Robert, &de . eîe Richard II. Ce Prince, selon ce que Guillaume
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rtiiegcs & d’autres Historiens rapportent,e Baudouin Comte de Flandre, & petit»
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& Mathildepetite fille âe la
e ce Robert, parens dans les dégrez défendus, s’é-
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îfré/ fans dispense. Etant avertis de leur faute ,
sctit av ° lr fait plusieurs aumônes pour la réparer, ils eu-boi) n ecoilr s au Pape Nicolas II. qui leur accorda la permise<n jo - Ce ssaire pour demeurer dans leur mariage, en leurjji fà t j r nt ?bur penitence de fonder deuX Abbayes,à quoy^fdr j ent ’ lu s en bâtissant cette Abbaye de Religieux deMatu-f f Saint Benoît, fous l’invocation de Saint Etienne,l e ■ e edle de Filles du même Ordre, en l’honneur &Ì! eit ftn lUre ^ a Sainte Trinité. L’Auteur du Livre intitulé
v e d* ^ eonnoître que pendant qu'on bâtislbit l’Ab-^bé jv'^t Etienne, Lanfranc en fut établi le premier^ et err a fà que le Duc Guillaume eut subjugué l’An-
■^ re he v* CC arr ^ va cn fan 1070. il fit ce même Lanfranckí^ill ^ UC ^antorbery -, & donna la place qu’il tenoitbâtii^ aui s e Religieux de cette Maison, ious lequel tous lesk 116 beV Uretlt achevez. L’Eglife de cette Abbaye a l’airh ic pie vaste Cathédrale, ayant dix-fept piliers dev 1 °ts à J 0,: f âans fa longueur, avec des bas côtez ou corri-b deu x ° U ^^ e voûte, & seize Chapelles autour du Chœur,^elltzz p* g r ofïes tours de son grand Portail portent deuxpyramides de pierre fort hautes ; mais la grande py-
ramide du milieu de la croisée de cette magnifique Eglise,fut détruite en 1562. par les Prétendus Réformez , qui dé-truisirent aussi tous les bâtimens Claustraux de l’Abbaye joù ils n’épargnerent que ceux du Palais du Duc , que lesReligieux habitent présentement. L'Eglise de Saint Etienneoù l’on volt le Tombeau d’airain du Prince son Fondateur,regarde la place de la Croix , qui sert de Marché Un desjours de chaque semaine. On ne peut entrer de ce faux-bourg dans la ville fans admirer scs murailles qui font dé-fendues de larges fossez que remplit d'eau la petite riviered’Oudon, qui ensuite passe dans la ville se divisant en deuxbras. On en voit un prés de la Place Royale,& l’autre danscelle de Saint Sauveur, où est le College de l’Université ap-pel lé des Bois devant le Pilory. C’est où commence la rueNôtre-Dame, au carrefour Henaut. Celle de Siint Etiennequi est la plus grande de lâ ville, puifqu’elle la traverse d’unbout jusqu a l’autre , commence à l’Eglise Paroissiale de cemême nom, d’cù après avoir passé devant le Cóllege des Jé-suites, la Place de la Belle Croix, le Marché au bled, i’Au-ditòire,& un tres grand nombre de belles maisons, estévient à Saint Pierre qui est la principale Paroisse de Caen*au milieu de trois òu quatre grandes Places qui font autantde différons Marchez, & elle finit à la porte Notre-Damedans le fauxbourg de Saint Gilles-, ou r ií faut monter pouraller à l’Abbaye de la Trinité, dite des Dames. Cette Ab-baye bâtie par Mathilde femme du Duc Guillaume, dansCaltíz ., c'est-à-dire, dans le Territoire de Calix,selon ce queportent les vieilles Chartres, eut pour prerniere Abbesse enìoóò. une Mathilde, que quelques-uns prétendent avoir étéfille du Duc Guillaume de Mathilde. Son Eglise estgrande 5 les deux pyramides de pierre élevées au dessus desdeux tours de son grand portail surent ruinées l’an 1360.Madame de Beuvron qui gouverne aujourd'huy cette Ab-baye,v^nt de faire construire un magnifique bâtiment, poury loger fa Communauté qui est nombreuse. L’Abbaye de laTrinité est non seulement exempte de la jurisdiction Epis-copale , ainsi que celle de Saint Etienne ; mais elles ont cha-cune une Officialité, avec Jurisdiction particulière. Cellede Saint Etienne s'étend íur douze Paroisses, & celle de làTrinité fur quatre. Cette derniere est tout jqjgnant le faux-bourg du Vaux-Dieu, où est l’Eglise Paroissiale du SaintSepulchre au pied du Château. Ce Château est d’unc assiet-te tres forte , étant élevé fur le roc escarpé de ce cóté-ià, &flanqué de quatre grosses toúrs rondes, qu’un large fossé dé-fend.Qupyque quelques-uns prétendent queceChâteau soitplus ancien que la ville , on a lieu de croire qu’il fut con setriait par Guillaume le Conquérant , qui tenoit souvent íaCour à Caën -, & cela paroît par le témoignage de Robert,Abbé du Mont Saint Michel, Continuateur de Sigebert,quia écrit dans le douzième siécle. îl dit qu’Henry I. Royd’Angleterre exhaussa les murs du Château de Caën,que sonpere Guillaume le Conquérant avoit sait faire, & qu’il yajouta une haute tour. Cette tour est ce qu’on appelle íeDonjon. La ceinture des murailles qui environnent ce Don-jon , & les quatre tours dont elle est flanquée , paraissentêtre un Ouvrage des Anglois, qui en ont fait de semblablesen plusieurs lieux qu’ils ont occupez. Le Donjon & le Châ-teau surent réparez sous Louis XII. & mieux encore fousFrançois I. puisque François de Silly, Gouverneur & Bail-ly de Caën , fit réduire en plate-forme le Donjon qui étoitauparavant couvert de tuiles, & qu’il y fit dresser les em-brasures que l’on y vóit aujourd’huy pour le service del’Artillerie. Ce fut luy qui fit faire les Boulevarts devant lesPortes, principalement l’ouvrage nommé la Lunette,où l’onvoit les Salamandres que ce Roy avoit prises pour devise ;les fausses brayes au bas des fossez à l’entréedu Châteaussamuraille qui regarde la ruë de Geôle ; & les remparts tantdes autres murailles que de la Roquette. Sous Henry III;le Seigneur d’O Gouverneur de Caën,sc Lieutenant de Royen Basse Normandie* y fit de grandes fortifications. LaPlace du milieu s’appelloit le Be(le, vieux mot qui veut direune Place d’armes. Sous cette Place, fur tout aux environsde l’Eglise, à la profondeur de quinze ou vingt pieds , ontrouve beaucoup de ruines d’ahciens Edifices, de la mêmestructure que ceux de l’Abbaye de Saint Etienne.
On peut traverser la ville d’un autre sens que celuy qu’ona déja marqué, c’est-à-dire, par la grande ruë Jaune,quientre dans celle de Saint Jean pròche l’Eglise de S. Pierre*où elle commence à un Portique, qui est le Befroy & l’hor-loge de la ville,sc finit proche le grand Hôpital à la PorteMillet > où est le grand fauxbourg de Vaucelíe, distingué de
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