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nsiderable a cause que l’Euphrate y a sa source. -Cette^agne est Y Ab* ou Y Abus des Anciens , selon Maty.^A'AlOOS. Istes de l’Amerique dont quelques-uns fontr e c taíTedes Lucayes. Elles font comme entrecoupées enfy"á par divers Canaux, & ceintes du côté de l’Est au long, large d une mer pleine de basses. La plus grande dejj^ces Istes est par excellence appellée cakes. Les Hoi-rie ont mouillé l’anchre en ces lieux-là dans les der-
,j rs siécles, estiment assez l’anchrage. La mer y a dix òuU brasses de profondeur fort prés du rivage, & elle est|/ rc use quand on en est un peu éloigné, qtfaucun anchreJ" PÇUt atteindre le fond. Les Portugais avoient rapportém ! s y trouvoit quantité de sel, ce qui a trompe ies An-j-,! s se lesHoìlandois, qui ayant cherché ce sel avec grandny ' ta nt à la grande Iste, qu’à celles qui en font proche ,."ont pas trouvé un grain , quoyqu’ils y a^ent remar-e beaucoup d’étangs , 8c plusieurs aires propres à le con-tl f er ; La plus Orientale de toutes est fur la hauteur de 2t.le ff- & 24. scrupules, & la plus Occidentale 45. ferupu-L Lafc't, Defcnp.ács Indes Occid. liv. 1. ch. t6.jk j ICUS. Nom Latin de deux rivières, dont Tune estj P e née Girmífi , & ì’autre Carafon. Elles coulent toutesC\u 3ns L Anatolie.
t} u /pLstJ. Royaume de la Grande Tartarie. 11 est du côtéq^otd, & porte le nom de son Roy qu’on appelle aussini M sc qui est de la Race des Cingis. 11 ssy a dans ce Paysfat> lateau x ni villes. Le Peuple est toujours dans les cam-àns les forêts. On ssy trouve point de “bleds ;ì>ête a ° on dancede brebis, de chevaux, de bœufs, & autres
etes> U y a de grands ours blancs, des renards noirs, de
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5 0 /. auv ages, & de petits animaux appeliez Rondes , qui fonttjiii juntes Zibelines. Ce Pays a un grand nombre de Lacsbo’° nt presque toujours glacez. Lorfqu’ils dégèlent, laft nelle par tout que les chemins deviennent imprati-léçj * Les habitans fe fervent de certaines machines appel-quand ils veulent aller fur la glace, & ils les
fy _ l Rainer par des animaux qui ressemblent à des dogues,
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Pour
^ Ul ont la" grandeur d’un âne. Ces Peuples font tenus
eh a yaisTartares, & vivent de Iak &dc chair. Les Marìq, f ^ Vont P our krasiquer de leurs belles peaux , & deWx> ri ^es. Leur Roy ssa foin que de les maintenir entrêfl-, en union, & tous font prompts à luy obéïr. A l’ex-ìq^^éde ce Royaume est le Pays nommé des Tenebres. *
r ^v. 1. í/j. 43.Mienne ou u c
ou la Cayenne. Isle de l’Arnerique Meridio-si e c ’ appellée ainsi d’un fleuve du même nom. Le courantMs*1 1£Uve vient du côté du Sud ou du Midy fort avantt>al e 1 î erre » sc Te sépare en deux branches, dont la princi-est Caienne , va fe rendre dans. la mer du côté deb. ? I > ayant environ un demi-quart de lieue en son em-^.‘bte. L’autre coule du côté de f Est, & on l’appcllet>ìy ejf ^'Mahury , à cause de la pointe de terre de ce nomcìçpM vient se décharger dans la mer,dont físle est bordée,ìq 1S ^ a ‘ enn e jusqssà Mahury. Ain si elle a la mer du côtéìq 3 L ° r d i la Terre-ferme du côté du Sud ; la pointe deLaj " r y a f Est ; & Caienne à l’Oiiest. A l’embouchûre dequi ^liste forme une pointe de terre, & cette pointe,Viç n ^ la corne d’un croissant de la longueur d’une lieue ,Cr °iíf ' r a l a pointe de Ceperou, qui sait f autre corne dusite On a construit un Fort à cette pointe sur une pe-, qui prenant sa racine dés la mer, monté douce-MiMc l1x ou trois cens pas jufqu’à fa cime, fur laquelle estb°rt assez commodément, si ce ssest qu’il n’y a point^ìie stssoan’y en peut avoir que par le moyen de quel-
jiíst e - lterr >e. Le mouillage est tres-bon au pied du Fort,a Ut r ent dans le canal de la rivière de Caienne, qui passec en ers Recette grande Plage. On pourroit y tenir pluscâ te .j Navires à l’anchre en toute assurance, & des deuxPe$ p la pointe où est le Fort, les barques & les chalou-Cra int UVe -?t aborder jusqssà un pied de terre sans aucunettoìm. " ^ E une petit Port qui est encore en maniéré desie ^ > Lc dont un petit rocher forme la pointe. Au côté
ssrj pocher, le rivage de la mer est un beau fable d’envi-c l Ua tt de lieue , qui va jusqu a un ruisseau , ou dé-j. Cnt d’eau, parce qu'il tarit en de certains temps,btip. j Utr e côté de ce ruisseau est une colline qui avancesi y a ^ ans la mer, & fait une pointe fau pied de laquellent j fontaine fous une roche. La colline s’appelie
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. ontaine fous une roche. La colline s’appeliesi® C onobebo. Elle est semblable à celle de Ceperou,lardg ^ auteur * L^u côté de cette montagne qui re-
> il y a un beau rivage, qui dure un grand quart
de licuë. On appelle cet endroit î’Ance de C'onob'eh. Le terrainest plat, 8c il n’y a que quelques petites collines. A Fextrê-mité de cette an ce est une autre petite colline nommée làhíontagnc de Ròmata , qui s’avance en mer de la même forte ;& du AZté qui regarde l’Est.on voit un autre rivage parfai-tement beau, qu’on appelle la grande Ance, ou Alice de Ro-mata. Au bout de cette grande ance on trouve encore unèpointe de terre qui avance en mer, & ensuite est fan ce deRemire , où la principale habitation a été faite. Tout ce riva-ge est tres-beau, & dure bien une dcmi-lieuë- II y a dansPiste plusieurs prairies qùe les Sauvages appellent Savanes j& où il croît de tres-bonnes herbes. Ces Sauvages ont tòu'sle,'corps tres-bien proportionné, ssétant ni trop grands nitrop petits. Les hommes n’cnt point de baiVe , & il ssy aque les plus vieux qui la laissent croître fort claire. Ils ontgrand foin de bien peigner leurs cheveux, qu’ils portentlongs, & qu’ils frottent de quelque drogue pour les rendrenoirs. Ils vont tout nuds tant hommes que femmes,ssayantrien fur eux qu’un morceau de linge qu’ils appellent Cami-fa. Celuy des femmes est large de deux mains, & tissu degrains de verre. Ils ont la peau douce & basanée,parce qu’ilsfe peignent le corps de noir, à quoy ils ajoutent du jus depommes de Genipa. C’cst un bleuturquin qui dffparoítauneuvième jour. Ils fe rougissent en certains endroits avecIss rocou , 8c ont la plupart les oreilles percées ainsi que leslèvres, dans, lesquelles ils passent de petites pierres & autreschoses pointues. Ils portent des chaînes de verre ou ra ssa de,de dix-buit ou vingt rangs ensemble, qu’ils nomment Cara-cole. Ils en mettent en divers endroits des bras & des jambes,& ont d’autres chaînes d’anneaux,d’os, bien petites, qu’ilsappellent des Ovarabe. Ceux qui les font y employent beau-coup de temps, & cela fe fait de la coquille de quelques pe-tits limaçons de mer. Les femmes, outre ces choses, esti-ment fort les grains de cristal 8c les dez à coudre, qu’ellespercent pour les faire pendre à leurs cheveux. Les hommesfe sont des chapeaux dc plumes de disserentes couleurs. Ilsen font aussi des ceintures, & portent avec cela les armesdont ils se fervent. Les Capitaines ont leur bouton ou mas-sue, les autres leurs arcs & leurs flécheSj & ceux qui ont desfusils & dés épées nè les oublient pas. Ils demeurent la plu-part fur de petites collines, découvrant de loin autour deleurs cases, où bien dans un Pays plat proche de qúelquéfontaine ou d’une petite rivière.
Ils ont une grande place bien défrichée , afin d’y avoirassez d’eípace pour darder & faire d’autres exercices. Au mi-lieu de cette place est un grand Carbet, long quelquefois deplus de cent cinquante pas. Ce Carbet est une eí^ece deHalle , comme il y en a dans les placeg publiques des villes.Ces lieux font à jour de tous cotez, n’y ayant que la cou-verture de palmistes soutenue de fourches Lc de pieux. C’estoù ils passent la journée tous ensemble à s’cntretenir de leurSaffaires. Ils font là assis fur leurs lits í qu’il s nomment Amacs %8c y ssont leurs petits ouvrages, comme les arcs, les flèches,& les boutons , quánd ils ne font point occupez à la chasseou à la pefche. A vingt pas ou environ du Carbet,sont leurscases, où ils vont fe coucher pendant la nuit. II y en a quel-ques-unes fortisiées d’un double rang de pierre bien liezensemble ,au travers defquels les flèches ne pénétrent point.II y a plus ou moins de cases selon que la famille est grande;& il fe trouve des habitations où font trente ou quarantehommes avec leurs femmes & leurs enfans. Les femmes fer-vetìHeurs maris avec grand foin, & une heure avant le jourelles leur donnent à boire dans le lit si-tôt qu’ils font éveil-lez. Ils fe levent, font du feu,sc fe chaussent quelque temps,à cause de la fraîcheur de la rosée du matin. Le jour parais-sant , elles portent leurs lits fous le grand Carbet, où s’ëtantde nouveau couchez, ils fe brandillent comme les enfans,aprés quoy elles leur apportent à déjeuner, mangeant tou-jours en particulier, & non avec eux. Quand il fait beautemps, ils vont abbattre du bois en de certains lieux poury faire des jardins. C’est tout ce qu’ils font avec la chassé& la pefche. Le reste est fait par les femmes,qui portent toutle fardeau, 8c qui travaillent fans cesse. Si-tôt qu’ils font re-tournez, s’ilsont tué quelques animaux, où pefche quelquescrabes ou autres poisscíns, ils les jettent au milieu du Carbet; fans dire mot, & fe couchent fur leur lit, & en même tempsj les femmes leur portent à boire ,& ont foin d’accornmoder■ ce qu’ils ont pris à leur chaste ou à leur pefche. Us font: d’ordinaire trois repas, & fe retirent le soir clans leurs cases,| òù les femmes rapportent leur lit. Us ne fe fervent que de' l’arc & de la flèche pour la chaste, soit pour les bêtes à
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