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Tome I. [A - D.]
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îiades, sucresafran, coton , lin & chanvre. On y voit ungrand nombre dé meuriers, & les vers à soye y sont d’unfort grand profit. La belle forêt de Sila fournit à ses habi-tans dans son enceinte, qui est de prés de deux cens milles,.force poix-reíine & terebentine. Le gros & menu bétail est«•abondant en cette Province, & il y a dans ses bois & dans,fiscs montagnes quantité de cerfs, de sangliers , de loups, deLloups cerviers d’une vûë aiguë & d’un poil moucheté def-differentes couleurs fur le derriere , de chamois, de ché-"“vres sauvages, de porc-épics, & d’autres animaux sembla-bles.

La Calabre Ultérieure ou de delà , nommée par ceux dufBays c alabria Ultra, z pour bornes du côté du Nord, la Ca-labre Citerieure ; du Levant, la mer Ionienne ; duMidy, le

- Fare de Messine ; & du Couchant, la mer Tyrrhene. Elie

- contient deux Archevêehez Reggio & S. Severina, & qua-torze Evêchez qui font Belcastro, Lova, Catanzaro , Cotto-ne, Gieraci, Isola, Moteleone, Melito, Nicastro , Nicotera,Oppido, Squillace , Tayerna & Tropea. Parmi les autresvilles les plus importantes qui ne font point Evêchez, oncompte Anoia , Arena, Badulato, Briatico, Burrello, Cala-mo, Castella-Vetere, Cropani, Cutro, Ferolito di Nicastro,Fiumara di Muro , Francica, Galateo , Gruttaria , Maida,Meicacca, Mefuraca, Meíìano, Motta Sideroni,Mot.ta Frlo-castro, Palma, Panais, Pizzo ou Lopizzo, Policastro, Políste-na, Rocella, Rossarno, Seminara, Seigni, Simari , Sinopoli,Suriano, Sorito , Sainte Agathe , Sainte Catherine , SainteChristine, S. Fupemie , S. George , S. Laurent, ferra nova,Zangarife & Bivone. Les villes de Locri & de Medana ouMedme furent aussi dans cette même Province, qui est arro-sée des rivières de Damato, d’Angitola ou Acitola, de Me-suna & de Tacina, que les Anciens nommoient Turbines. CeBays, partie en plaines, partie en montagnes, est plein debaifts chauds, & produit du bled,du vin, des olives, & touteforte de bons fruits en fort grande quantité. Les meuriers lefont abonder en foyes qui font des plus fines. II abonde aussien gros & menu bétail, en chevaux & en laines fines. Prés•de ses rivages on prend force bon poisson , fur tout celuyqu’on appelle Pifces jpada ou Poisson épée , qui est plat com-me une fole. * Davity, Calabre.

On appelle Mer de Calabre , la partie de la mer Ioniennequi baigne les côtes Orientales de la Calabre &de la Sicile ,*êc qui s’étend jusqu’au Cap de Santa Maria di Leuca. LesLatins la n o m m e n t A ufonium Mare.

CALABREA. Isle de l’Attique, dans le Golfe d’Egine,nommé par les Mariniers Golfe d’Engia. Elle est fameusepar l’exil de Demosthene qui s’y empoisonna, pour éviter lapersécution d’Antipater. Cette Isle s’appelie aujourd’huyPom.* Voyez. Porus.

CALABRUM. Ville ancienne des Gaules; c’est le lieudu Perigord qu’on nomme à présent C alviac.

CALAC. Bourg de la Bretagne, Province de France, enLatin Calacum. 11 est du Diocèse de Cornoiiaille. /

CALACIA. Ville du Pays de Tangut dans la GrandeTartarie. Elle est capitale de la Province d’Egrigaia, & l’ony fait des camelots tres-bons & tres-recherchez. On y trou-*ve aussi quantité de laine fort blanche, que les Marchandsportent en divers endroits , & particulièrement au Catay. *Dàviiy,Etats du Grand Cam.

CALACOROLY. Royaume d’Afrique dans le Pays• des Negres, en Latin Çalacorolium Regnitm. 11 est situé au hautde la riviere de Saint Domingue du côté du Septentrion.

CALAGE A. Ville ancienne de Sicile. II y a des Géo-graphes qui croyent qu’elle a été tout-à-fait détruite. D’au-tres font persuadez que c’est la petite ville de la Vallée def)emona qu’on appelle San Marco.

CALAGORGIS. Ville ancienne des Gaules. C’est celledu Conferans en Gascogne qu’on nomme aujourd’huy SaintLujcrde Confit ans.

CALAGURCIS. Ville ancienne d’Efpagne. Le» Géo-graphes croyent que c’est celle de la Vieille Ca’stille qu’onappelle C alabotra. Valere Maxime, lív. 7. cb. 6. rapporte queí’an 679. de Rome, les habitans défendirent leur ville avectant d’opiniâtreté contre l’armée de Pompée & de Metellusqui tenoient Sertorius assiégé en ce lieu-là , que les vivresleur ayant manqué , non feulement ils mangèrent les bêtes,les cuirs, &t les autres choses qui avoient quelque substance ;mais ils ie nourrirent aussi de la chair de leurs femmes & deleurs enfansqu’ils íàloient comme on fait celle de porc, deforte que les Romains furent obligez de lever le lìege. Quel-ques-uns croyent que CalagUrcis a, été ia Patrie du ceieure

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Quintiîien, & prétendent qu’il se forma dans le goût d’E'jjsquence fousDomitius Afer, qui mourut l’an 59. de la ryilance de Jesus-Ci-irïst. On tient qu’il tint Ecole pubhqà Rome pendant vingt ans, & qu’il s’acquit une grande tputation dans cet employ. , ,,

CALAGURI. Petit bourg du Comingeois, Contrée ^Languedoc. II est situé proche de la ville de Coming êS ?connu pour avoir été la Patrie de l’Heresiarque Vigil a0tl JII vivoit du temps de Saint Paulin, qui le croyantde bien fur ce qu’il luy témoigna qu’il avoít dessein d 2visiter les saints lieux dans la Palestine, le recoin® 30Saint Jerôme. Vigilantius ne se déguisa pas long-te®P s d e-prétendoit qu’on ne devoit rendre aucun honneur auxliques des Martirs, & traitoit d’Idolâtres, qu’il falloit í u *tous ceux qui les reveroient, & qui entroient dans l e y » vses qu’on leur avoit dédiées. 11 ajoûtoit qu’on ne devpoint prier pour les Morts, & qu’il y avoit de l’extravag*^ce à allumer des lampes & des cierges en plein jour dans ^lieux consacrez au culte divin. Ses erreurs aboutisse 1 ® 11 ^renouvelîer celles de Jovinien contre le Célibat & c 9 nts j e sVirginité. S. Jerôme en les réfutant déplore le malheurGaules, qui jusque-là n’avoient point produit de monltLa Secte de Vigilantius n’eut aucune fuite. r

CALAGURIS. Ville ancienne des Nascicains en L P^gne, qu’on appelloit autreihent fulia Nafiica. Les Ge 0 » 1phes tiennent que c’est le bourg de l’Aragon nom® 6 clentement Loharn. . ní

CALAH. Isle de la mer des Indes, située entre laEquinoxiale & le premier Climat. Ce font des Man 0 .,/,tans qui l’habitent. Elle est renommée par ses mi^tain, & par les arbres desquels on tire le camphre.* Leslot, Bibliotoque Orientale. „.,i e

CALAHORRA. Ville d’Efpagne dans la Vieille Cash ^anciennement C alagmeis. C’étoit autrefois une villeNavarre ; mais depuis surdon des Royaumes, celuy devarrea été borné à l’Ebre. Elle est située fur cette riv® ^qui reçoit en ce lieu là celle de Cidacos de Castigl®la trouve entre Logroíío & Tudela,à huit ou neuf li eU l J , tt sl’une & de l’autre Place, & à douze de Pampelune. ,pìville est assez grande ; mais fes ruines font connoîtreeu encore plus d’étenduë. L’Evêque de Calahorra U 11 ^gant de l’Archevêque de Burgos, est aussi Evêque de ^Domingo de la calçada , ces deux Evêchez ayant été u® j ff123 6. La ville de Calahorra a la gloire d’avoir été la \ j,de Saint Dominique de Guzman , Gentilhomme Efp a ^ 0 u j£Fondateur de l’Ordre des Freres Prêcheurs. II fl’an 1170. & ayant été d’abord Chanoine & Archi®d’Ofina , il s’attacha ensuite à prêcher contre lesAss^ ^ce qu’il fit avec un zele qui luy attira de grands éloK eS * PPape luy donna la Charge d’Inquifiteur en Langue®®ce fut dans cette Province qu’il jetta les premiers * 0 ^1mens de son Ordre, qui fut approuvé au Concilede Latran , tenu l’an 1215. Saint Dominique persuada aU ]Honoré III. d’établir un Maître du Sacré Palais, fut gqtfíluy & fes successeurs pussent se décharger des discussion^ ^regardoient i’interpretation de l’Ecriture, & la cen® 1 ^!Livres. II fut le premier qui exerça cet emploi, & ® q$-à Boulogne en Italie le 4. d’Aout l’an 1221. Le Pap 6 j’aHgoire IX. le mit au nombre des Saints le z. Jailler 0

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CALAJATE. Villedel’Arabie Heureuse, vers®Períìque, appellée autrefois Matacum, en Latin cal^^'^lltest dans la Contrée d’Osman, à trente-cinq lieuës de a pstde Mafcate , & à trente du Cap de Raz-al-gate , ent* ^& l’autre lieu, & fut détruite par les Portugais, à eau , t£) jfne trahison que l’on y trama contr’eux. Cette vih -tres-grande, comme l’on en peut juger par fes ruines q yune fort vaste étendue'. L’on y voit encore desTe®s ç 0 {ides mais ons dont quelques parties subsistent. U y a s pl aSrivage des pierres d’une fort grande blancheur, les ugrosses & les autres plus petites ; mais toutes ^jl

ment travaillées par la nature. Dans quelques-unes jjjiîdes roses parfaitement bien gravées, & d’autres hg urles autres. * Le Pere Philippe, Voyage d’ Orient. s

CALAIS. Ville de Picardie dans le Comté d’Oylieuës de Graveline, &c à sept de Boulogne, en Latin ' hElle est bâtie en triangle & tres-bien fortifiée, reg ar ^ d e ’mer d’un côté. De l’autre ce font de belles plain eS /jjss

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fossez grands comme des étangs qui senvironneno / vdelle n’est pas moins grande que la ville, & n’a qn 0 ^

entrée par le pont de Sainte Agathe. Elle est ent°