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hlo où Banboht, qui est dans ion voisinage, & cela est caùfeque quelques-uns la nomment BilbilisÌTova.
CALATRAVA. Ville d’Espagne dans la Nouvelle Cas-tille. Elle est située fur la riviere de Guadiane, à trois lieuesde Ciudad Real. Cette ville qui fut bâtie fan mz. donne lenom aux Chevaliers de Calatrava, dont f Ordre y fut éta-bli fan n)8- avec de grands revenus. Ils ont permission dese marier, pourvu que ce ne soit q tf une fois. La grandeMaîtrise de cet Ordre est annexée à la Couronne de Cas-tille. * Maty , D ici. de Hall. 1701.
CALAVON. Petite riviere de la Provence,que les Latinsappellent Calavonus. Elle va fë décharger dans la Durance,à deux lieues de Cavaillon,aprés avoir arrosé la ville d'Apt»* Maty , Diêt. de Hall. 1701.
CALAUR 1 E. Iste située dans le Golfe de Trefene. Elleétoit fort obscure avant qu’clle eût servi de Tombeau àDemosthene. Pomponius Mêla , liv. z.ch. 7. en parle en cestermes : In Trœ&enìo finu eflinfula inter ignobiles infulas , lethaDemojlhenis nòbilis. Antipater, Viceroy de Macedoine,ayantsoumis tous les Grecs aprés la mort cf Alexandre, ne voulutaccorder la paix aux Athéniens qu’à condition qu’on luy li-vreroità son choix dixOrateurs,& entre autres Demosthe-ne. Ce zélé Républicain,que ses Citoyens avoient refusé enpareil cas'aux plus vives & menaçantes instances d’Alexan-dre, ne remarquant pas en eux la même disposition à l'e-gard d'Antipater , gagna f Iste de Caiaurie , où il se réfugiadans un Temple de Neptune. Là,investi par les gardes d'An-tipater , qui le porterent à fe tìer à la demence de leur Maî-tre , il ne fera. ]amais dit , répondit-il,g«e je doive rien au Tyrande ma Patrie , & fur f heure il avala du poison. Pline, hv. z;.íh. 1. dit qu’il en portoit toujours fous un anneau pour s’enservir au besoin. Shtôt qu’il se sentit sûr de f effet de cepoison, il dit à Archias, Capitaine des Gardes d’Antipater ,Immene ce corps a ton Maître-, car pour Demojìhene , tu ne l’em-mèneras po'-nt. C’est ce que rapporte Lucien , in Encomio De-mofbem. Ce fameux Orateur naquit à Athènes dans la qua-trième année de la XCIX.Olympiade, 381. an avant la nais-sance de Jesus-Chrit. Son pere f ayant laissé orphelin à sa-ge de sept sns, ses Tuteurs luy volèrent une partie de sonbien , laiíferent perdre f autre, & ne prirent aucun soin deson éducation. Ainsi ce fut de luy-même qu’il se porta àf étude de f éloquence. II fut Disciple d’Isocrate, de Platon,& ensuite d’Isteus, qui le tint quatre ans chez luy. Lors qu’ilen eut dix-sept, il plaida contre fes Tuteurs, aufquds il re-mit trente talens,qu’ils furent condamnez à luy payer. Ondit qu’étant encore jeune, il repetoit fes Harangues devantun miroir , pour s’accoûtumer à bien former son geste enles déclamant. Etant entré dans le gouvernement des affai-res publiques, il conçût une haine mortelle contre PhilippeRoy de Macedoine , & s’oppofa fortement à fes entreprises.II se trvuva même à la bataille de Cheronée,où il prit-lafuite, quelque temps aprés qu’il eut prononcé fa belle Orai-son , pour la Couronne d’or qui luy avoit été décernée parle Peuple,à la persuasion de Ctésiphon. Il se déclara aussiContre Alexandre le Grand,fils de Philippe, & aprés fa mortil continua de haranguer contre les Macédoniens,ce qui luyattira l’inimitié d’Antipater.
Le Pere Lubin dans fes Tables Géographiques dit quel’Iste de c alauria, nommée autrement VÁrené, Anthedonia ,Hypereia & Poffidonia, étoit située dans le Sein Argolic, présdu Promontoire de Scyllée. Strabon lì. 8. rapporte qifelleavoit trente stades de circuit, & qu’elle n’étoit séparée, duContinent, c’est à dire, du Péloponèse, que par un Détroitlarge seulement de quatre stades. On la nomme à présentSidra, selon cet Auteur. II y en a d’autres qui croyent quela Calauna des Anciens est f Iste de Poros.
Plutarque, dans la Vie de Tamoleon, parle d’une ville deSicile appelìée Calauna , que ce Chef des Grecs assiégea. Onne sçait pas précisément où elle étoit située.
CALA W. Petite ville du Royaume de Bohême, dans laLulace, en Latin Calavia. Elle est située fur la riviere deBober, à cinq lieues de la ville de Cotbus vers'le Nord. *Maty , Diét- de Holl. 1701.
CALAZEITÀ. Ville d’Efpagne dans le Royaume d’A-ragon. Elle est située à la droite de l’Ebro, & íë révolta en1705. cn faveur de l’Archiduc Charles d’Autriche , aprésqu’il sc fut emparé de Barcelone. Le Maréchal de Telfc,Commandant un Corps d'Armée pour le Roy Philippe V.arriva le r.q.def évrier 1706.devant cette Place,dans laquelleil y avoit quinze cens Sommetans , qui témoignèrent d'abordassez de résolution, Sc firent grand feu sur les troupes 5 mais
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lors qu’ils vireht qu’on sc prépàroit à donner 6
tâchèrent à sc retirer dans la montagne voisine, ce qu 1 5purent faire sens perte, ' On leur tua plus de cent cinffV 3 eShommes, parmi lesquels sc trouvèrent deux Ecclesiaíhff 11qui leur servoient de Chefs. La ville fut abandon nc £pillage & brûlée ensuite. * Mémoires du T emps. a
CALBA. Petite ville des Etats de Brandebourg. En® ^dans la Vieille Marche, entre les villes de Domitz ^Magdebourg,à treize lieues à peu prés de l’une & de 1 aUt* Maty, D ici. de Holl. 1701. r u
CALBA. Ville d’Asie dans le Turquestan. Elle e íJvers l’embouchûre de la riviere de Tachofca, qui vS*Gter dans le Cbesel. * Davity. . ,, t
CALBARIE. Province d’Afrique, appelìée ainsi d ^riviere de ce même nom, dans le bras Occidental de laq^cil y a une rade de *rois ou quatre lieuës de longueur p®les yaks qui viennent y trafiquer. C’est fur le bord 8®P, ^trional de ce bras qu’est situé le village de Calbarie, ojj ^Hollandois font leur plus considérable commerce. E®habitation est fermée de palissades, baignée au Sud P a \^riviere, & défendu au Nord par un bois marécageux- ^Midy de ce ruisseau est une Iste de figure ovale, d° sl - e ({terrain est bas & couvert d’arbres. Comme cette ifl® jj
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séparée de la terre-ferme que par un petit ruisseau » - ^
prend de loin pour une partie du Continent. La r ^ v j er ^ r0 -
Calbarie est grande & descend au Nord ; mais faute d e Pfondeur en beaucoup d’endroits, elle ne fçauroit P°f eí 0 ngrands yaics. Sur son rivage Oriental prés de-la coÇ e ’ ^trouve un village appelle Wyndorp par les Hollandois ^Pake par les Negres, à cause de la grande quantité ^que l’on y recueille - . On voit ensuite sortir deux b raS
cette riviere. L’un court au Levant & l’autre au Coucf iíl ,
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mais le gros de la riviere remonte toûjours vers le ^A douze lieuës du village de Calbarie,en tirant vers le G jchant, on découvre celuy de Belii, qui est fous la dir^d’un Capitaine. On y trafique d’Esclaves ; mais le n fê { \c<n’y est pas lì bon qu’à l’Orient de la riviere deCeux qui demeurent le long de cette riviere, fontd eStropophages, qui mangent les ennemis qu’ils tuent au c ^bat. S’ils en font de prisonniers, ils les vont vendre aVe cjjcSfourmis à Calbarie. La coûtume de circoncire 1 ® S ^ji
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quand elles font en âge d’être mariées , est parmi eU Lj £ r5
qu à Arder. Les marchandises qu’amenent iur cette
les Européens,& fut tout les Hollandois,& qu’ils échaj 1 ^pour des Esclaves, font des bracelets de cuivre gris q ul %,p>as poli, de petites barres de cuivre rouge,poli au nlâs lJ jjiS
dont chacune pèse cinq quarterons, & qui ont- une a ^
&*un quart de longueur. On donne quatorze ou qui
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ces b&rres pour un Esclave bien conditionné. Lesafilent comme un fil d’archal,& lescoupant en trois c °. r t jí-égaux , qu’ils tressent ensemble, ;ls en font des b race í'Jjf'des colliers. Quant aux bracelets qui leur font portez drope, ils s’en servent comme de monnoye. Les cano tS ^Negres de Calbarie ont cinquante à soixante pieds, ^ ^vent porter jufqu’à quatre-vingt personnes. II y ade vingt rameurs de chaque côté, & les deux bouts ^Lulen pointe. La largeur du milieu est de íix pieds,& d’ u ? f ]cíà I autre il y a des ais larges comme la main étendue, fort
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quelsks rameurs s’asseient, chacun d'eux a son écu ^(t
trousseau d’assagayes pendus au bord à côté de luy > P °^f
défendre de l’ennemi en cas de besoin, ces Peupl eS fi-
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presque toûjours en guerre l’un contre l’autre. Chast^,
not a son foyer pour faire cuire les viandes, & ceuX .4 ^pífont les maîtres íë couchent tout à l’entour. Lors q u 1 fobligez de coucher en mer, ils se couvrent d’une tew ^l>dans les ais qui traversent le canot, il y a des trous 0 Jemet des fourches qui foûtiennent des perches, f ur (j#*les on étehd des nates. On met fur les ais d’autresplats,& on y jette des nattes de roseau pour se couc» 1 ® ^Esclaves demeurent exposez à l’air & au serain^T 011 ^^ 1que les Negres de Calbarie vendent aux Hollanaois 0 ,/!pas de leurs prisonniers de guerre ; il y en a beaucoup M
ont achetez de leurs voisins, & ceux-.cy en achet^^p 1
tres Peuples plus reculez vers le Nord. Ces mêm eS .apportent aussi des provisions dans leurs canots,des bananas, de l’huile de palme, des pourceaux,
& des poulets. La côte depuis Rio Real jufqu’à l a |j çïPde l’ancienne Calbarie ou Calborg , a vingt -d’étenduë Est-Sud-Est. * De la Croix, Relation de L ^ ,Tome 3.- ..fit.
CALCAÇESTER ou Tadceíter, Bourg d’Ang^ et /
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