CAL
CAL
nommée Gallpum par les Latins. * Maty Dìct. de UoRande "1701.
CALIPUS & calipos. C'est la riviere d’Efpagne qu’onappelle aujourd’huy Zadaon.
■ CALISIA. Ville ancienne de la Germanie. Niger croitque c’est la ville de Pologne qu’on appelle Sandomir .
CALISSIN. Cap d’Ethiopie dans le Royaume de Dan-goli. On Tappelle auflì Cap de Rosbel, en Latin c akffìnum &Rosbelum Caput. Les Anciens le nommoient Dire ou Dere. IIest situé vis-à-vis de celuy d’Ara en Arabie, & ces deux Capsforment le fameux Détroit de Babel-Mandel, qui est feu-trée de la Mer Rouge. * Maty , Difí. de Holi. 1701.
CALISTRATIA. Ville ancienne de la Paphlagonie, assi-se sur le Pont-Euxin. Les Géographes tiennent que cetteville est celle de f Anatolie qu’on nomme à présent cafiellas.
CALITURE’ ou calturé. Forteresse dans l’Iíle de Cey-lan. Elle est dans la plus agréable situation du monde, à f ex-trémité d’une belle & grande prairie, à f embouchure d’uneriviere qui porte son nom, & sur le bord de la mer. Les Hol-Jandois s’en rendirent maîtres dés le temps qu’ils commen-cèrent à s’établir dans rifle de Ceylan , St ils y sirent quel-ques fortifications ; mais cela n’empêcha pas qu’elle ne re-tombât entre les mains des Portugais. On y entretenoit une
{ ;arnison de cinquante hommes seulement, avec un Chape-ain St les munitions nécessaires. Elle étoit défendue pardeux bastions, fur lesquels on avoit mis quatre pieces dc ca-non. Les Hollandois qui favoient abandonnée en 1654. lareprirent eti 1655. peu de temps avant que de commencer lesiégé de Colombo. * Jean Ribeyro, Hifioire de L’ifie de Ceylan,liv. 1. th. n.
CALKER. Ville du Brabant Hollandois dans le quar-tier de la Gueldre. Elle est située fur une petite riviere, àune lieue de Vyden, & à un peu plus de Goch. * Atlas.
CALLABAS. Gros bourg des Indes , situé à sixlieuës deChadoki Sera, fur la route de Surate à Agra. Un Raja quipayoit tribut ail Grand Mogol, y faiíoít fa résidence , &quand les Caravanes y passoient, il en exigeoit des droitsexcessifs. Tavernier dans ses Voyages des Indes, liv- 1» cb. 4.dit qu’il passa à Callabas en 1665. & qu’il vit prés de ce bourgfur le grand chemin plusieurs Tours que son avoit fait éle-ver, & qui étoient percées de fenêtres de deux en deuxpieds, dans chacune defquelles il y avoit une tête d’homme.Ces têtes étoient celles du Raja & de plusieurs de ses Sujets,qu’Aurengzeb avoit fait mourir.
CALLAN ou c allen. Bourg d’Irlande dans le Comté deKilquenni, fur une riviere qui porte son même nom, enLatin calanum. II est dans la Province de Lagenie, à- quatre•ou cinq lieues de la ville de Kilquenni, & à pareille distancede celle de Carrick. Ce bourg a voix & seance au Parle-ment. * Maty, Diít. de Holl. 170i.
CALLA-O. Petite ville ou bourgade, servant de Port àLima , capitale du Perou , dont elle n’est éloignée que dedeux lieues. Elle est étendue le long du rivage de la mer, &a plusieurs rues, dont celles qui tirent vers la ville font lesplus courtes. II y demeure environ six cens familles d’Ef-pagnols, avec quelques Negres & Indiens, la plupart Mari-niers ou qui gagnent leur vie fur la mer. II y a un ou deuxMonastères de Religieux ,& une Maison de Jésuites. LesEdifices qui font vers la mer ne font que des celiers & desmagasins pour ferrer du vin, du tabac, de la poix, des cor-dages , & autres choses. 11 y a aussi des lieux où. son enter-me toutes les marchandises qui viennent de f Europe, de laNouvelle Espagne, & des autres endroits du Monde, qu’ontransporte continuellement à Lima, avec des charettes, deschariots & des bêtes de charge , dont on volt à toute heurele chemin rempli. Quant à la constitution du Port depuisPachacama, la côte s’étend jufqu’à la bourgade de Surcoque des Indiens habitent, Sc où la falaise de la mer est touteescarpée, de forte qu’on n’y sçauroit aborder. On y trouvetoutefois quelques fontaines d’eau douce qui sortent entreles rochers. Ensuite sur la même côte on rencontre Sur-quíllo, puis la Magdelaine, un peu éloignée du rivage. Ma-ranga est entre la Magdelaine & Calîao. Ce font toutes bour-gades d’Indiens. LaTerre-ferme s’avance de là comme unCol jusqu a flfle de Lobos,entre laquelle & le Continent,ily a un passage étroit par où les petits navires & les barquesqui viennent de devers le Sud, entrent au Port de Lima, quis’élargit de là par une courbure qui fe fait au dedans -de laTerre-ferme. Ce Port est fort grand & fort asseuré, fansbancs ni rochers. Les grands navires qui arrivent de deversle Sud y entrent en doublant flfle de Lobos. II a environ
quarante navires tant grands que petits qui portent des pi ^ces de fonte. Les autres font presque fans armes , & u f ^une galere qui sert feulement pour tenir en prison lesfaicteurs & les Negres. La Bourgade qui est fur le P° rt 'appellée proprement Callao a été long temps fans mur®les ; mais depuis que les Anglois & les Hollandois ont p ala menacer, on y a fait quelques terrasses, & deux c ^ atea ostont été bâtis auprès. II y a environ trente pieces de cande fonte devant la Maison du Roy , fur un coteau ss u ! ^assez droit, & fort battu des flots de la mer. L’Ifle ssl 1 jau devant de la Terre-ferme étendue en long entre& le Sud, est communément appellée l’ifle de CalUo , Sí ^me de Lima. Elle est étroite & longue, fort raboteuse ? 0 ^les rochers, & entierement dépourvue d’eau douce. 1les ans au mois de Février il part du Port de Callao une nqu’ils appellent la Armadilla. Elle va à Arica , d’où elle ^vient le plus souvenir fur la fin de Mars chargée d’or & ^gent qu’on amene des mines de Potosi , & des autres 1vinces voisines. Tout cela fe décharge au Port de Lie 03 fton le transporte de là à la ville par des charettes & P a L f _bêtes de charge. Environ dans le même temps, Rs »chauds de tous les quartiers du Royaume du Perou ycourent, & l’on y amene l’or & l'argcnt de CufcoProvinces qui n’en sont pas éloignées , ce qui est m ene tcommencement de May par une autre flote à Pana®' 1,Laët, liv. 10. chap. 23. .n,
CALLASUFUNG. Grande ville d’Asie, située dans D 11
de Bouton. Elle est environ à dix milles de la mer.fur le sommet d’une petite montagne , dans une fort f .plaine environnée de Cacaotiers. A côté des arbres. 11 Lune bonne muraille de pierre dont la ville est entourée,maisons y sont bâties de même qu’à Mindanao ; mais cfont plus propres, La ville en général est tres-agréable> ,habitans qui ressemblent aux Mindanayens pour la ta>pour le teint & pour l’habit, sont petits & assez bien ÉIls parlent Malayar, & sont tous Mahométans. GuiU aUDampier Anglois qui arriva à flfle de Bouton avec letaine Seed au commencement de Decembre 1687. raPPjLque le Sultan qui y commandoit ayant été informé dearrivée, vint luy-même à bord leur offrir de tout c?Lcroissoit dans son 111 e. 11 étoit dans un Pros ou Vaiss eaa ^propre bâti à la Mindanayenne, & avoit au haut dugrand pavillon de soye blanche, bordé tout autour de Llge, de deux ou trois pouces de large. Au milieu il y f $un Grisou vert proprement tiré , & foulant aux p e fftserpent ailéqu’on auroit dit qui fe tremoussoit pour'^harasser de son ennemi, qu’il paroissoit menacer avef^,longue queue, dont il étoit prêt de luy donner par Jf S jbes. Le Sultan âgé de quarante ou cinquante ans étoitla Chambre du Pros, avec trois de ses Enfans, & trois oU ^ Àtre de ses Gentilshommes. II avoit un turban de foyetêftd’un petit galon d'or par les cotez, & par le haut d’un S' jcgalon qui pendoit de chaque côté. II avoit des chaufl ei'oye couleur de bleu celeste , & en travers des épaules,piece d’étoffe de soye rouge , qui pendoit des deuxC 0 ^tandis que la plus grande partie de son dos & de fc§ Lplétoit nue. 11 n’avoit ni bas ni souliers. Ses gardes et° ^dix Mousquetaires, dont cinq se tenoient d’un côté dt| 1 ft& cinq de l’autre. A la porte de la chambre étoit unenelle armée d’une longue & large épée & d’une targe- % triere il y avoit deux autres sentinelles armées de l a As-sorte. Quatre hommes étoient postez à la prouë & à l ape , deux à un bout, & deux à fautre. Le Capitaine "qui alla le recevoir le fit saluer par cinq volées de can°^le conduisit dans fa petite cabane. L’on tira cinfl 3
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coups de canon à son départ, & le lendemain ce Cap'v ijavec sept ou huit personnes alla le voir dans la ville,'traversa jufqu’à une maison assez propre qui étoit à 1 ^ ^bouts. II passa au milieu d’une foule de peuple accouftous cotez pour le voir. Etant présdu lieu où le Sul ta ‘ pi-
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tendoit, quarante soldats, pauvres & nuds, armez de ’iquets formerentdeux files. La maison où il fut conda'^Jltoit point bâtie fur des pilotis comme les autres ; ^ e ffchambre où on le reçut étoit construite à terre & C °í^ í /de nates pour s’asseoir. On le régala de tabac, de bc £enoix de cacao.* "Dampier,Voyage autour du Monde, Totn^', ^‘CALLATIA. C’est la ville de la Bulgarie, appeljoura'huy Calica. . Ar
CALLAVAlA ou c arravdia. Vallée de l’Ameriss 1le Perou. Elle est à quarante lieues de la ville de Cm c jjs;le Sud- Est , & située entre de fort rudes montagnes-