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íiv - tous fes Etats, comme Cananor, Cotiían, & autres, âç .® rs ^'§ neurs > qui prirent tous le titre de Rois. II donna£ Icut à un de ses neveux, qu’il nomma Zamorìn,c eCt-a -direV e ^ ercu r, avfec le surnom de Cobntin, qui veut dire Sou-4 e Jí. n P on tife. Ce Zamorin fit bâtir la ville Métropolitainefit i icut, où les Maures s’éto'ient déja habituez ,& où seL e principal commerce des épiceries. Aujourd’huy leydeCalicut est Idolâtre ,quoyque la ville soit habitéeçi ^ns âc toutes Religions, Gentils, Mahométans, Juifs &3Ucî etlenS ‘ ^ es Temples y font de forme ronde, & rempliss ifiî ec ^ aíls âe touressortes de figures de démons les plus hor-t| c Cs > P a rmi lesquelles ils ont une Image de la Vierge Ma-f Jt) ’ P°ur laquelle ils marquent beaucoup de vénération,r s que jamais on ait pû la leur faire ôter. Vincent le Blanc]j e ™°rte que quand ils voyent un Chrétien entrer dans leh ?u est cette Image, ils luy donnent de seau beníte à leurdr avec certaine poudre qu’ils luy jettent fur le front,n e j .‘^ nt Andocravy Maria, regarde Marie. Avec tout cela ilsDov' ent P as Tadorer le Diable figuré en toutes leurs mon-fie c S Cn . ^ orme à deux démons embrassez, avec des piedsf d’un côté, & de sautre certain caractère qui signifier 3tio ^ eu ?^ e ‘ Le Roy sait tous les Mercredis une ado-tj ar n N a Satan , qu’ils reprefentent astis en une chaise avec lainfj . a trois, couronnes fur la tête , environné d’un nombre(Je 1 d autres démons, tous de figures épouventables. Aprésc .^R°y fa encense , il se couche par terre en signe deìjh j'ssion , & luy fait une priere , aprés quoy il s’étend furPtenrfr 5 ^ tenant sà tête appuyée sur sà main gauche, ilh ra ,*°n repas auquel il convie tous ces démons. Quatrelep • s ou Prêtres assistent à ce repas, & écoutent ce queO** leur dit en mangeant touchant les services quhlsÎHy , ei3t fendre à leur Dieu. Ils ne répondent rien à cela, Sc^ et ^° nn ent à boire dans une tasse d’une boisson mêlée deíçjojf ^ d’Areca. II boit fans toucher la coupe de ses lèvresIw ^y-Ur maniéré superstitieuse , parce qu’en ce jour-là faCe r sacrée, étant pleine des louanges de son démon,q"!** fini, on prend le reste des viandes que son portefie c où elles font incontinent dévorées par quantité
ai lto 0rn ctnes qui attendent avidement cette curée. 11 y arjp. Ur de Calicut de belles campagnes & de fort bons pâtu-v ach 5 0la * s ds ont la superstition de ne point manger de5 ’ 0d ®^^croyant que ce sont des bêtes sacrées, & qu’elles
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p données aux hommes que.pour labourer la terre.app^j? c he de la ville est un ancien Temple ou Pagode, quhlsefp ec ent le Humana, où à certains jours de l’annéeil y a une<m in , e de Jubilé que tous peuvent gagner, enforte quhls ontlç s e jours si francs & fi libres, que même les voleurs &*eté y peuvent venir faire leur sacrifice avec toute feu-gr 3tl ’d '“ c Temple est situé dans un marécage, soutenu del‘c nt es c olomnes, avec quantité d’arbres de toutes sortes àfio n ^r. Chaque Pelerin a la liberté d’en choisir un pourfie jJPos, & poury pendre ses hardes. II y a grand nombreteti t ^ es > que ceux qui viennent-là en pèlerinage appor-t>Ht ç quhls font brûler pour être purgez des pechez quhlsjeq e Le Bramin leur dit quelques oraisons, & leur
été q; p ^ eau pour 1 expiation de leurs sautes. Quand ils ontjqi rs , * lavez, ils fe prefentent devant lldole où ils fonta Pté$ ^Votions, Le de là ils retournent fous leurs arbresì^oir garni leurs lampes quhls laissent brûler toute la6 ^demain lavent tous ensemble dans le Lac,Jqi r femmes , filles & garçons, fans aucune honte defie fçj ^të. Cela fait, chacun rentre dans leTemple, revêtuquel s I fiches habits, & assiste aux sacrifices, aprés lesqu‘a ll ? %amin vêtu d'une tunique blanche qui luy va juf-hlibes C ^ Us ^ es § enoux » ayant des sandales aux pieds Sc less ^ arr q es de cercles de laiton ouvragé, & chargées dec tis U j tc lL d d argent, leur fait une courte prédication. 11 vat 0n 1 j îl e' aevant la figure de Satan , qui a la gueule beante ,à les engloutir tous. Là il se jette par terre,fai } t je ne sçay quoy entre ses dents. Puis fêtant^Urije nte Tune maniéré qui semble tenir de la rage , il sebltitle^rv S L cu ple attentif à fes grimaces, en leur mon-^'serst y^on, à la vue duquel ils fe mettent tous à crierí 0c jklan e ’,. avec un bruit effroyable. Alors il prend un6 fiítig u 0 qTil égorge dans un vase plein d’eau, & y mêlantc qrite^ t p Ce c °q ’ * 1 en arrose le Peuple qui sort de là tres-Sfcd es , B F amin s ont les cheveux longs, les oreilles per-hj çt e Précieux pendans. Ils portent lur leur chair cer-k 6c be a ^ Ul E LOrdre de leùr Rèligion, qu’on leur donne^coup de cérémonie. Le Roy même fe plaît à fe^ leur Ord r e, Sc porte ce filet ou cordon en échar-
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ps fur le corps. Quand ils veulent asseurer quelque chose,ils mettent la main sur ce cordon.* Voyages de Vincent k Blanc ,l.part.cb.iS. .
CALIFORNIE. On donne ce nom communément à toutcequhl y a de terre dans fAmerique Septentrionale au de-vant de la Nouvelle Espagne & de la Nouvelle Galice versfOiiest. Elle est d’une fort grande étendue, & va jusqu’auDétroit d’Anian. On a douté sort long-temps si cette terreétoit jointe au Continent de fAmerique Septentrionale, ousi elle en étoit séparée par quelque Détroit ; mais aujour-d’huy on est persuadé que la Californie est une Isle. C'estproprement cet angle de terre qui s’étend entre le Nord-Ouest. & le Sud-Est, du fond du Golfe de Californie juf-qu’au Cap de Sainte Croix, ou au vingt-deuxiéme degré delatitude Septentrionale. II est situé au devant & de sautrecôté des Provinces de la Nouvelle Galice, de Xalifco , deChiametla, de Cul vacan Sc de Cinaloa. Ce sont des Régionsconnues Jegerement en leur plus petite partie, & seulementauprès du rivage. On parle de plusieurs ports, havres,bayes & rivières qu’on ne connoît presque que de nom,tantau dedans qu’au dehors du Golfe de Californie. Aprés queFernand Cortés eut soûmis plusieurs Provinces de la Nou-velle Espagne , f envie qu’il eut de pénétrer plus avant lamer du Sud, luy fit équiper en 1534. d eux navires qui firentvoile du Port San la go en la Province de Colyma. L’un deces Vaisseaux s’étant séparé de l’autre, tourna de divers co-tez jufqu’à ce qu’il atteignit une Isle fur la hauteur de vingtdegrez & vingt scrupules , quhls nommèrent de SaintThomas. II parut à ceux qui étoient dans ce Vaisseau quecette Isle avoit vingt-cinq lieues de tour , & qu’elle étoitagréablement couverte d’arbres ver d?. Le côté du Sud s’é-levoit en une haute montagne, sous laquelle il y avoit unbon ancrage en pleine mer fur vingt-cinq brasses de profon-deur. De cette Isle voulant retourner en la Nouvelle Espa-gne, ils mouillèrent auprès de Ciguatla, sous le côté Orientald’une Isle , qu’un petit Détroit íêparoit de la Terre-ferme,& peu aprés ils entrerent dans le Port de Xuclutan, six lieuesau dessus de Ciguatlan. De là suivant la côte, qui est là fortdroite & fort relevée, ils parvinrent au Port de Zacatula, &ensuite à celuy d’Acapulco. Cortés averti du succès de cenavire, en équipa trois autres, & se mit luy-même en mer.Aprés avoir vogué quelques jours, il aborda à la côte deCalifornie, qui s’éleve en de fort hautes montagnes, & qu’ilappella de Saint Philippe. Ensuite il entra dans le Port deSainte Croix , où l’annee d’auparavant les Soldats & les Ma-telots d’un des deux navires qu’il avoit fait équiper la pre-mière fois, avoient été tuez par les Sauvages. Ce Port estcommode contre Finconstance des vents,& a l’cmbouchûrefort étroite; mais la baye est spacieuse au dedans. Delàs’effòrçant de traverser le Golfe de Californie, il fut rejettepar la tempête, & arriva à f endroit où la riviere de S. Pedro& Pablo fe décharge dans la mer. Il appella ce lieu Guyabal ,distant de la ville de Saint Michel de dix-huit lieues dans laProvince de Culvacan. II y raccommoda un peu fes navi-res ,& ayant remis à la voile, il fit presque le tour de l’ísledeSan Jago, & entra de nouveau dans la Baye de SainteCroix , d'où il retourna en la Nouvelle Espagne. Le ÇapOriental de la côte Australe de Californie est vis-à-vis de 1 *Nouvelle Galice, & nommé par quelques-uns Cap de SainteClaire. L’autre Cap qu’on nomme de S. Lucas en est séparépar un long espace, & est situé fur les vingt-deux degrez dela Ligne vers le Nord. De ce Cap jufqu’à celuy de Men-doza, situé sur la hauteur de quarante & un degrez, les Pi-lotes comptent cinq cens lieues. Entre ces deux Caps deS. Lucas & de Mendoza , il y a plusieurs Isles éparses en lamer du Sud au devant de la Terrç-ferme. Les Pilotes enont particulièrement remarqué deux, dont l’uneappelléede S. Augustin est fur la hauteur de trente-degrez & qua-rante scrupules, & sautre nommée de Cedros fur celle devingt-huit degrez & quinze scrupules. * Laët ,Description desIndes Occdentales ,liv. 6. chap. xi.^ 20.
CALIMNO. Isle de la mer Egée. Elle est située entrecelle de Patine & de Co, & habitée par des Chrétiens Grecs.* Davity, Etats du Turc en aJìc.
CALIPIE. Ville autrefois Episcopale, nommée ancien-nement Curobïs ou Curlbis. Elle est dans le Royaume de T ét-uis, entre le Cap Bon, & la ville d’Hamamétha fur la côteoù elle a un assez bon Port. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.
CALIPO ou Ganpo. Petite ville de la Turquie en Asie,dans f Anatolie. Elle est située! f embouchûre de la rivierêde Lali dans la mer Noire, où elle a un assez bon Port, A
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