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î e st tout cTargent ciselé. Cependant ce qít’ony estimeyantage, c’est un Tableau de la Visitation de Notre-DametL°H dit être de la main de S. Luc. II est comme dans une«de armoire, peinte & ornée de figures d argent, avec un^ e ltv °ile devant qu’on ôte pour ie faire voiraux Curieux.Çon^ rteS Choeur de la même Eglise font de cuivre fa-L e ]j ne " ^on trésor est riche & précieux pour la quantité deÇ',? s Reliques qu’il poífede. II y a entre autres choses unfy l £ e d or massif, & plusieurs d’argent fort bien travaillezí ez * Chapitre est composé de cinq Dignitez , quiÇjj E Doyen avec quatre Archidiacres, & de cinquanteÇ an .°i n es. L’Archevêque qui prend la qualité de Duc deU a ys a yapour Suffragans les Evêques d’Arras, de Tour-sJl’.d Ypres & de S.Orner. Son Diocèse a environ vingt-] e pj |. e uës de circuit, & renfermoit autrefois presque touttin âInaut >& la plus grande partie du Brabant. On y compteç Cns quatre-vingt-dix-huit Patoisses, & quatre-vingt-^uccursiles.qui dépendent des Archidiaconez de Cam-de Valenciennes, de Hainaut, & de Brachbant. Saintd e *r? ene > Grec de Nation , passe pour le premier Evêquep a **>bray. II fut, dit-on, envoyé en France du temps du■^Ub ^ ltac * us > vers f an 408. L’Abbaye de Saint Oíbert oude p e p t \ ne cedequ’en dignité à la Cathédrale. La structurepi Us église est tres-somptueuse , & le Palais de f Abbé estp 0m ! aia 8 n ifiq uc que eeluy de f Archevêque. Les vieuxl’on . Ux d’Abbez, & d’autres vestiges d’Antiquité queí) e > V0lt dans cette Eglise, font des preuves de son ancien-0r aé ^ at ' on * bon Jubé est tout de marbre & de jaspe , &Goî bgures aussi de marbre , tres bien travaillées. Sons 4 [ 0 tre e st un des plus beaux que l'on puisse voir, tant pourQ .Joueur que pour son plancher ou fes voûtes façonnées,b M ° Us 1 de Saint Martin est tres-haute. Outre
ay, ctr °poIe où l’on chante presque tout en Musique, n’ySjin *■ Point d’orgues , il y a les Collégiales de S.Gery & deav ec C , r ?’ x J l’Abbaye du Saint Sépulcre, diverses Paroisses,.Plusieurs Monastères & un College de Jésuites. Lessi Eq -p es rues aboutissent à une place tres-spacieuse, où estíoti r^ de Ville, fort considérable parla magnificence de
dj n . atlr nent. La place d armes est d’une grandeur extraor-cPf capable de recevoir toute la garnison en bataille,la s e ^bray, en Latin cameraettm , est la sixième des villes des u CQ nde Gaule Belgique. Vers fan 437. Clodion F ayant«n d"* C> .- f ruer tous les Romains que l'on y trouva. Clovisie jyf^lblls Ragnachaire, qui y regnoit environ fan ;o8.éteé r r ■ ^rinction de toute fa race, la dignité Royale ayantfy p'HKe dans Cambray,elle demeura Province de France,ïisqu* Veché dépendit toujours de l’Archevêché de Rheims, aia temps de Paul II. qui l’érigea en Archevêché enteurs 5 * ?riere de Philippe II. Roy d’Espagne. Les Empe-l’Err, °. nt prétendu de tout temps que cette ville relevât deVille' t ’ en lorte qu’ils luy ont accordé les privilèges desl^UrV) P^rlales, en vertu defquels fes habitans ont joui deíc Ut Dlqu à ce que les Comtes de Flandre s’en faisi-
Xf d a ?rés eux les Rois de France. Sous le régné de Louisbu r Cassèrent la garnison Françoise, & reçurent celle queì) 2 p c . n ^°ya Maximilien , Empereur , Comte de Flandre.§ 0l [ ,S biy jufqu’à Charles Quint son petit - fils, ils surentté; r . llez par leurs Evêques avec quelque efpece de liber-^°Us q 1 ' Gharles y étant entré en 1549. avec son armée,l °*tie ss teX£e basseurcr contre les François, l’Evêque An-Croy > dont la Maison luy étoit entierement dé-Ce fu/iv. a g r éer au Peuple que l’on y bâtit une Citadelle,les fyj "* a le droit des Rois d’Espagne pour s’en prétendred'4j ç aitres - La révolté des Pays-Bas ayant appellé le Ducde V j n ^°n, frere de Henry III. à cette petite Monarchie, ilîeai) > rnême temps Maître de Cambray, qu’il donna àPrin Ce e ,-^ on luc, Seigneur de Balagni, qu’Fîenry IV. créa•t>ai s p^ Cambray aprés savoir fait Maréchal de France;v“ art ibr domination étant dégénérée en tyrannie , ceux deV*Ue a relurent le Comte de Fuentes ,qui assiegeoit leurÎT^inte V£C fixante & douze canons. La Citadelle fut con-flit l e P c 0 de jours aprés de fe rendre à composition. Ced Octobre 1595. les Espagnols la gardèrent juf-e H for t '7* que le Roy Loiiis le Grand s’en rendit Maître^oìrçj^p 11 de temps. Ainíì Cambray est retourné au pou-I4 * ■ G’ançois fes anciens Maîtres. * Le Laboureur, Voyage&ts. lìte de Pologne. Le Pere Bouffingaut, Voyage des p*y,-
ÎArfe ES IS- Petit Pays renfermé entre la Picardie,gJp , Hainaut. Sa longueur est à peu prés de sept' j a largeur de quatre ou cinq. La ville de Cambray
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& Cìteau Cambresis en font les lieux principaux. LeCam-brefisa été un Fief de l’Empire, que Charlemagne incor-pora au Hainaut, & présentement il appartient à là France.Les Latins le nomment cameracenfis Ager. * Mâty, Ditt.deHo!l. 170 í.
CAMBRIDGE. Ville d’Angleterre dans le Comté de cémême nom. Elle est prise pour l’aneienne Camboritum d’An-tonin, dont elle peut être une partie, puifqu’oft tient que levray Camboritum Citédçslceniens est le petit boúrgdc Graw-ceafler proche de Cambridge. Cette ville nommée Grante-ride par les Saxons,est située fur la riviere de Grant ou Cam,à vingt degrez cinquante minutes du premierMeridién, &à cinquante-deux degrez vingt minutes de l’Equateur. Cet-te situation fur la riviere de Cam ne paroît pas fort avanta-geuse, à cause de plusieurs ruisseaux & grands.marais qui enfont peu éloignez. Elle n’a aucunes fortifications ni murail-les qui la serment ; mais feulement un Château qui est uripeu élevé avec un gros donjon au milieu^ qui commandefur tous les environs. Ce quartier est proprement un faux-bourg , séparé de la ville par là riviere qifon .passe fur unpont auquel aboutissent deux grandes rues. Edouard Lfonda son Université , qui aprés celle d’Oxford est laplus fameuse d’Angleterre. Eìle est divisée en seize Col-leges ou seize Ecoles publiques. Le plus ancien est eeluyqu’ils appellent S. Peters Ho.ife, c’est-à-dire, Maison de SaintPierre , fondé Fan 1280. Les autres sont le College de l’U-niveríìté, la Salle de Pembrock qu’ils nomment PemhokeHall , la Salle de la Trinité , le College du Roy , la Salie ,de Sainte Catherine, le College de Christ, le College dcla Magdelaine , le College d’Emanuel, la Salle de Clare;le College de corpus Christi, le College de Gonville, eeluyde Caius, & ceux de la Reine, de Jésus & de Saint Jean. Leplus beau de ces Colleges est eeluy de la Trinité. II y a unegrande cour avec une fontaine admirable au milieu ,1e jar-din ensuite, & une fort belle Bibliothèque. Le College deSaint Jean a deux belles cours, toutes deux encloses d’ungrand bâtiment bien fait. Son jardin sptend fur le bord dugrand canal de la riviere , où est une longue promenade deplusieurs rangées d’arbres. Le College de FUniveriité, ap-pellé clerbal,^ une tres belleEglise.Les dehors en font ornezde petites miniatures & de pjramides qui la font paroîtrecomme couronnée de fleurs;mais le dedans surpasse de beau-coup le dehors. Toutes ses vîtres semblent être de cristal detoutes couleurs, &represcntent l’Histoire du Vieux Testa-ment. Au dessous font en bas reliefs les blasons des plusgrands Seigneurs du Pays, qui servent comme de tapisserietout autour de cette Eglise. Son Jubé est fait en façon detreille couverte de grands feuillages, Accompagnez de tou-tes fortes de fruits & d’oiscaux reprefentez au naturel. Toutle Service divin s’y chante en Musique tous les jours. SurFEglife il y a une plate-forme à balustrades tòut à feu tour,avec quatre petites tourelles aux quatre coins, ce qui donnebeaucoup de grâce à ce superbe édifice. Le quatrième Col-lege que l’on appelle chriftclmrck.t mérité aussi qu’on le voye.II est à Fun des bouts de la ville,& orné d’une assez belle fon-taine. On est surpris d’en voir un grand nombre dans Cam-bridge , à cause que cette ville est située dans un Pays-Bas.Elle esttres-peuplée & habitée de riches Marchands. Outreles deux grandes rues qui la traversent, on voit une grandeplace où l’on tient Marché plusieurs fois chaque semaine;Cette Ville 8c son Université envoyent chacune deux Dépu-tez au Parlement. Prés de Cambridge sont des monta-gnes , au sommet defquelles il y a de beaux restes de ram-parts&de fortifications des Romains ou des Danois. Ceuxdu Pays nomment ces montagnes Gogmagogbils.
Le Comté de Cambridge auquel cette ville a donné fortnom, confine avec ceux de Lincohie & de Norfolcx au Sep-tentrion. II a eeluy de Suffolck à FOrient, ceux d’Essex &de Hatford au Mídy, & eeluy de Huntington au Couchant.Ce fut le séjour des anciens lcenes. Les Saxons nomment cePays Gtenteng-Scyre. Sa longueur est de trente milles, sitplus grande largeur de prés de vingt, & son circuit de centvingt-huit. II est divisé en dix-sept Hundreds & cent soi-xante & trois Paroisses, on y voit huit villes marchandes. Ha pour lieux principaux aprés la ville de Cambridge, Eli;Litlefort , Lynton , Newmarxet , Reche , Royston &Wiíbich. Ses principales rivières font le Cam, fOrsc, leNen, le Wlleaud, l'Oufe, le Glen & le Witham. Celled’Oufé le sépare en deux parties, dont la Méridionale estfort peuplée ,& abonde en orge &en safran. Sa partie Sep-tentrionale est extrêmement marécageuse , à cause du dé^
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