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C À M
^? rs ft ìâs. Ils font suspendus aux branches deS plus hautsc ^jdont le tronc n’en a aucune jufqu’à une hauteurj n j*®' era ble- Elles choisissent même pour cela l’extrêmité£ S r ra ^ c ^ es stui font les plus éloignées du corps de l’arbre.c’eft r*” e ^ es en trouvent un à quelque distance des autres,y 4 * Ur celuy-là qu’elles bâtissent tout à sentour ; mais s’ilc h 11 ì^^usieurs ensemble, elles préfèrent celuy qui est pro-den i Une Pavana, â’un étang ou d’une crique, & suspen-se 1 i^urs nids aux branches fur la crique ou fur f étang.
ni<a s font à deux ou trois pieds des branches où ils fontA r^dus, A ont la sigure d’un saladier rempli de foin. Lein e ^ U 'n ltac h e le nid à la branche , aussi-bien que le md rnê-sg e ’p, & t d’une herbe longue fort adroitement entrelas-» r * v assez délié tout contre la branche ; mais il est plusoy j ?. Mesure qu’il s’approche dunid, à sun des cotez du-q Ue i 11 f a un trou pour donner entrée à l’oifeau. On en voitafL^foisjusqtsà vingt ou trente suspendus autour d’une * C’est à cause de cette maniéré n peu commune del Cs r ’siue les Anglois ont appelle ces oiseaux Corneillessubti-a Uss CUx stu’ils ont nommezTíwr-kcjontle bec presqueîr o/ f r ° S tout le reste du corps. II y en a de deux ouon ° rtes ’ âont quelques-uns font de la grosseur d’un pi-les & à peu prés de la même sigure. Les Cockrecos ontPas/' Courtes de la couleur des perdrix; mais ils ne fontsir f ^[ 0s> ont les jambes longues, & se plaisent à cou-gç ia terre, dans les bois ou dans les endroits maréca-Hj at - ' °u auprès des criques. Ils font un grand bruit soir &iH a ln > St se répondent les uns aux autres. C’estun bonle$ s^ Cr t ^ tres délicat. Les oiseaux d'eau sont les Canards,Cj t)s ? r ^ eux > l es Hérons, les Mangeurs d’écrevices, les Peli-le$t> es .Cormorans,les Faucons pescheurs, les Guerriers &t-es*! ' cs * II y a dans cette Baye deux fortes de Corlieux.
US 8 ros ^ ont d une couleur obscure , & de la grosseurCl ^l d'Inde. Ils ont les jambes longues, & le bec longíe fte°H U ’ ma is ?toportioqné en longueur & cn grosseur auch a i ^ corps, Lc les ailes mêlées de noir 8c de blanc. Leurnoire, mais bonne & fort faine. On en voit de pe-auís , e u^ême couleur, mais dont la chair est plus délicate ;d‘f, es . estime-1-on beaucoup davantage. Les Mangeurstcrç^ V ' Ces > appeliez ainsi à cause qu’ils vivent de petites1C S S g r °íf cs comme le pouce, dont il y a une grandeHr - font faits comme les hérons & de la même couPlat ' p’us petits. Les Pélicans font des oiseaux à piedIls o P r . e fstue aussi gros & de la même couleur que les oyes.V^'^fos jambes courtes, le cou long, & le bec large d en-t)ç v ^ "eux pouces, & long de dix-sept ou de dix-huit. Leleur cou est ras, dt couvert d’une peau molle ,o(j j j branlante, comme celle des coqs d’Inde. Cette peaucì a j r e fo même couleur q u . le plumage , tachetée d’un griso is . & d’un gris obscur tres-exactement entremêlez. Ces5’éj e ^ fo>nt fort pesans, & d’ordii.i’ire ne volent pas loin ,soûj^t fort peu au dessus de l’eau. lisse tiennent presqueils q rs fur les rochers, à quelque distance du riyage, d’oùc^ e ^ v cnt regarder tout à l’entour. Qucnd ils font cou-de f e a te rre, on diroit qu’ils dorment. lis ont la tête levée,htij isolent la pointe de leur bec fur le jabot. Les Cormo-te c p e .demblent à de jeunes canards, ayant les pieds & leb| îtl a,ts de même. Leur plumage est noir , & leur jabotvivent de petits poissons qu’ils attrapent auprès dul 0 a 9 e » ou de vers qu’ils trouvent dans la vase lorsque laPojss Est basse. Leur chair , quoy qu’elle ait le goût de° n > est assez bonne , à cause qu’ils font fort gras. LesPécheurs ressemblent à nos plus petits Fauconsftj ts a couleur & pour la figure. Ils ont le bec & les ergotsr out de même. Ils se perchent sur les troncs des arbresVs [ Es branches qui donnent fur seau dans les criques &^e] l£S fovieres ou au bord de la mer, & sitôt qu’ils voyent! e nR? Ue P etat poisson auprésd’eux, ils y volent à fleur d'eau,^ir r 1 avec fours ergots, & s’élevcnr promptement enIpoiíf fous toucher l’eau de leurs ailes. I!s n’avalenr pas letout entier, comme font les autres oiseaux qui enEUr nourriture. Us le déchirent avec leur bec & lesg? 1 - P ar morceaux.
Ws criques & les rivières abondent en toutes
p Uç poissons,dont les principaux font les Tenpounders,>cti te rri c°tas & les Garrs. Les premiers sont h pleins de>rçs q Sar Çtes roides & entrelassées avec la chair , qu’il est°*sIo C .^possible d’en manger. Les Parricotas sont des!$ 0 lon gs, dont le corps a la rondeur du maquereau.
I^Uce a fuseau fort long, les dents aiguës , huit ou,dixs de circonférence , ik trois pieds & demi de long.Tome i.
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ÏIs se tiennent d’ordinaire dans les bras de mer qui font en-tre les Istes ou dans la mer auprès du rivage. Ils flotent furl’eau, prennent l’hameçon avidement , Sc tâchent mêmede mordre les hommes quand ils en trouvent dans l’eau.Leur chair est ferme & de bon goût, mais c’est une efpecede poison. Le Garrs est un poisson rond, mais moins longque leParricotas. Cequ’il a de particulier, c’estun museaulong & bossu, fait comme une lance , rond, uni, pointu aubout,6c long d’environ un pied. II flote ou voltige sur l’eau,s’élançant un ou deux pieds au dessus de la superficie. IJ
E arcourt ainsi vingt ou trente verges, aprés quoy il retom-e , & fe releve tout d’un coup pour faire le même íàut, cequ’il continue plusieurs fois de fuite avant que de s’arrêter»Ces Garrs s’élancent avec une telle force, que leur museauperce quelquefois les cotez d’un canot, fait de l’arbre quiporte le coton, & les hommes même craignent souvent d’enêtre percez. Ce poisson est d’ailleursun manger tres-déli-cat. JLes Alligators font fort nombreux dans toutes les cri-ques , rivières & Jacs de la Baye de Campeche. Us ressem-blent fort aux crocodiles, tant pour leur figure que pourleur naturel,ce qui fait qu’on les prend ordinairement pourêtre de la même efpece, dont l’un est le mâle, l’autre la fe-melle. Dampier, qui aísûre qu’il en a vû des milliers , dicqu’il n’en a jamais rencontré aucun, qui eût plus de seize àdix-sept pieds de longueur, ni qui fût plus gros qu’un pou-lain de bonne taille. Cet animal a la forme d’un lézard. Sacouleur est d’un brun fort sombre. U a une grosse tête, lesmâchoires longues, de grosses dents bien fortes, dont il y ena deux d'une longueur considérable, qui font au bout de lamâchoire inferieure à l’endroit le plusretreci,unede chaquecôté. II y a d’ailleurs deux trous à la mâchoire superieurepour les recevoir, fans quoy il luy feroit impossible de fer-mer la gueule. U a quatre jambes courtes,les pâtes petites,&une queue longue. Depuis la tête jusques à la queuësilestcouvert fur le dos d écailles assez dures, qui font jointesensemble par une peau sort épaisse. Au dessus des yeux,il adeux bosses dures &c couvertes d’écailles de la grosseur dupoing , & depuis la tête jufqssà la queue , tout le long dei’épine du dos, il y a tout plein de ces nœuds d’écailles quine branlent pas comme celles des poissons; mais qui sont íìbien unies à la peau, qu’il faut un couteau bien tranchantpour les en séparer. Depuis l’épine du dos, en bas fur lescotez & vers le ventre, qui est d’un jaune obscur commeceluy des grenouilles, il y a plusieurs de ces écailles, maiselles ne font ni fi épaisses ni fi ramassées que les autres. Auílïne l’empêchent-eiles pas de se tourner, ce qu’on peut direqu’il fait avec une extrême vîtelìe, íì l’on a égard à la lon-gueur de son corps. Quand un Alligator marche, fa queuetraîne à terre aprés luy. La chair de ces animaux a une odeurforte de mule, formée par quatre glandes qu’ils ont. II yen a deux qui viennent dans l’aine auprès de chaque cuisse,& les deux autres sont auprès de la poitrine sous chaquejambe de devant. Ces glandes font grosses comme un œufde jeune poule. On ne mange de leur chair que dans lagrande nécessité, à cause de cette forte senteur. Celle descrocodiles ne l’a point, parce qu’ils n’ont aucune de cesquatre glandes. Us font d'une couleur jaune,& n’ont point àla machoireinferieureles deux longues dents qu’on voit auxAlligators. Les jambes du crocodile sont aussi plus longues,& loríqu’il court,il tient la queus retroussée,6c la recoquillepar Je bout en forme d’arc. D’ailleurs les nœuds d’écaillesqu’il a fur le dos, sont bien plus épais, plus gros & plusfermes, à quoy l’on peut ajoûter qu’il ne hante pas lesmêmes lieux, puisque l’on n’en voit aucun à la Baye deCampeche, où il se trouve tant d’Alligators. * Dampier,Supplément des Voy iges autour du monde , r. part. ch. 2 .
CAMPLN. Ville du Pays-Bas,t)ans la partie de la Pro-vince d'Over-lssel, qu’on appelle le Salant, en Latin Campe -na & campi. Elle est lituée vers l'embouchûrede l’Issel dansle Zuidzée , à deux lieues de Zuvol, & à cinq de Deventer,& a pris son nom des Campagnes où elle est assise. Cetteville est bien bâtie, remplie de belles maisons , & peupléede gens la plupart riches. Elle a fa Jurisdiérion particuliè-re , óc les principales Eglises sont celles de Saint Nicolas &de Notre-Dame. Cette derniere est ornée d’une belle &haute Tour, d’où l’on peut voir la ville d’Enchusc quandl’air est serein. Camper, est l’une des trois capitales du Paysd’O ver Issel, quov qu’elle ne soit pas par de-là l’Isse] ; maisdu côté du Midy où cette riviere fe va décharger dans leZuidzée. Elle a été autrefois une ville tres marchande,quand ion embouchure étoit plus profonde. Elle estenco-
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