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Tome I. [A - D.]
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dan^f 6 ^ AÍÍA ^grande, en la Tribu d’Ascr,du côte de SidonNa> 3 fbenicie; L la troisième Srpha-Cana, proche delée 3ret L > que plusieurs croyent la même que cana de Gali-l es ’««* presque dans le cœur de cette Province. D’autresjjj Iv sient ,8c en font deux Places dífterentes, mettant Ca-le- e Galilée à dix milles de Nazareth, entre l’Occident &] a ^ c P tcnt ri°n, & Sepha-Cana, à quatre milles seulement dep a , eiîle ville, entre le Septentrion & l’Orient. Adrichoniusd’Ac nt ^ es ^ eux villes de Cana, en place une en la Tribula j c ^ r > qu’il croit être celle dont parle Jofùé, & la ville na-Vr c ~. e k Cananée, qui alla prier Nôtre-Seigneur de déli-qi/i 3mere f^emon ; 8c l'autre en la Tribu de Zabulon,

chi norn ) me Cana. de Galilée &Ia petite où Nôtre-Seigneurg x n ^ ea f eau en vin. Cependant Saint Jerôme dit en termesT,!j[ es Spe la ville de Cana où ce miracle fut fait, étoit en lau u Aser, & que Nathanael déclaré par le témoignagetag ' e de Jesus-Christ, un vray Israélite, étoit’de cette*j a ® ville de Cana, qui étoit alors un bourg des Gentils,é to j S a Galilée. II tient aufll que l’Apôtre Saint Simon ensf lr nat *f j ce qui fa fait appeller Cananéen. Plusieurs af-pçjj^^pÇore ^ue Nôtre-Seigneur étoit à Cana, lors qu’unét 0 j * s ince f alla prier de rendre la santé à son fils, quite rt ^àde à Capharnaum. Proche de Cana est un petitl er/ e à il y a une Place qui n'est que de roche à fleur def 0n e ■> àr laquelle font trois ou quatre vestiges de pieds en-f aia plus de quatre doigts ; mais fort éloignez f un dete r re * On dit que ce font les marques de ceux du Prophe-la&e as Á u i demeuroit un peu plus ayant dans un petit vil-y v _ n °mmé Gethcfer. Saint Jerôme dit que de son temps onMi t y ° ,t e « corc lòn Tombeau. De-là on descend dans unetj rç p e vallée pierreuse -, & son arrive à Cana, qui n’est plusV nten * n t qu’un chétif village. II faut le traverser d’unfait pî u fqu a sautre pour voir l’Eglise fl ue Sainte Helene àj)r eth ? tlr a la place ag la Maison où Jesus-Christ a fait son- 1Cr miracle. C’est un bâtiment sort ancien,tout fait1 o Rk r®* baille, qui consiste en deux grands corps dequ a ' Gcluy de main droite est f Eglise, longue environ de_tl’ lln ante pas & large de vingt. Elle est soutenue au milieuì°Ur colomnes, & quelques fenêtres y donnent du

Gettcê^ljse est encore toute entiere, & sert de Mof-ette a Ceux diifpays. Dessous est une Chapelle qtf on dit311 même endroit où Nôtre-Seigneur fit le miracle.^ partie de cet ancien bâtiment est un grand logis oùS aiU o Ur ^ nt les Ecclésiastiques, & ou à présent logent desc ° rp /\ s > ou Religieux Mahométans. Entre ces deux grands.j e logis, est une cour assez spacieuse fur la porte de,Cruels Une k^ode pierre, qui sert de linteau, où trois

C>^ " s se>nt taillées en relief , avec quelque écriture an-, & à moitié effacée, qui fait connoître que c’est fe

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f 0 ~ S e g ra .nd miracle a été fait. A feutrée du village estha n „ ta ’ ne où son alla puiser seau que Nôtre-Seigneurfe au °" a en vin. Cette fontaine est fort belle, & fait un ruif-

■ kéta’i ^oule le long de ce village , & sert pour abreuverêc r ev À dc pour arroser les jardins. Elle est toute dans terre,fali ers Ue de toutes parts de pierres de taille, avec deux ef-ísaî c h e aux deux cotez pour descendre à feau, qui est fort^Uéef & trés-bonne. Tout proche est une grande Mos-h f er °. rt Lien bâtie. La Campagne des environs est bonneSUel] es E» & remplie de bandes de cigognes, à chacune déf-iés 5 (-' y en a plus de mille. Le soir elles gîtent fur les ar-qif4 an s que les habitans leur fassent aucun mal, à causea Utre s gPigent serpens, les couleuvres, les crapaux, &( bap' ^ etes venimeuses.* Doubdan, Voyage de la Tare Sainte,

Ì 4 te N c A - ^dle d’Egypte. Élie est ancienne, & a été con-cile le bord du Nil par ceux du Pays, vis-à-vis deMeq l]e ^arbande. L’on y descend en allant du Caire à la• ^iter 5 ar Ce ^ euve * Ees murailles qui la serment font sait**técl e l. "Laboureurs & de gens des champs,qui ont quan-c °iîipt e . ^ de bétail. De Cana jusqu’à la mer Rouge , on

Voit p 0 ;^ U p rarite lieues en travers fans le Désert, où l’on ne^° rt a Dn n-^ 311 jufqu'à la mer. Òn arrive à un petit

u* 1 déch ^ Cc fi r }OÙ sont plusieurs cabanes dans lesquellesd a tis^ es a ^g e toutes les marchandises. Les habitans logentíoi(To n Luttes faites de nates de palmier. On prend duj e l'sutr^ ? uant tt® dans ce Port/Il y en a un autre vis-à-vis

Egypte' ù" 1 un cn manque

;C/ Nac 39- . n

.y-tvwre en Asie dont la Géorgie est arrosée.

Elle a sa source dans f Arménie, & formé cômme une Prés-qu’Ifle au de-ça de la ville d’Eres. Cette riviere séparé dèf Arménie une partie de l’Atropatie ou Sirvan, aprés quoyelle se va rendre dans f Araxe. * D ivity, Geotgie.

CANADA. Grande Région de l’Amerique Septentrio-nale, qui s’étend depuis le 39. degré de latitude jufqu’aù65. c’est-à-dire , du Sud du Làc trrïé , jûsqu’au Nord de laBaye de Hudfon , & en longitude , depuis le 284. degré juf-qu’au 336. sçavoir, du fleuve de Aí/j^’/ù, jusqu’au Cap deRase en i’Ifle de Terre Neuve. II y a plus d’un siécle & demi,que ce grand Pays fut découvert, fean Verafam fut le pre-mier qui se hasarda d’y entrer ; mais il le fit malheureuse-ment pour luy, puisque les Sauvages le mangèrent. JeanQuartier y alla ensuite ; & aprés avoir monté plus hautque Que bec avec son vaisseau,il repassa enFrance fort dégoû-té de tout ce qu’il avoir vû. A la fin on y envoya d’autreSNavigateurs,qui reconnurent mieux le fleuve de S. Laurent;& vers le commencement du dernier siécle il partit de Rouenune Colonie qui eut assez de peine à s’y établir,à cause de làférocité des Peuples qu’ils y trouvèrent. Les plus connuifont les llineis ,les Hmons , les Algonkins,les iroquois , & les Eté-chemins. Ce Pays porte le nom de Nouvelle France, pareequéles François qui y font aujourd’huy au nombre.de prés dédeux cens mille, en occupent la plus considérable partie , Si:on l’appelle aufli Canada , à cause que la petite Contrée deCanada fut apparemment la premierequ’ils découvrirent. *Voyez, Nouvelle-France aprés France.

Les Sauvages de Canada en général font sanguins 8 c decouleur olivâtre, de belle taille, & ont le visage assez beau»II est rare d’en voir de bossus, de borgnes & de boiteux. Ilsont les yeujc gros & noirs, de même que les cheveux, &les dents de la couleur de l’ivoire. Les femmes font de làtaille qui passe la médiocre , belles autant qu’en sc peut fi-maginer ; mais si grasses, si mal faites & si pesantes, qu’ellesne peuvent tenter que des Sauvages. Elles portent leurscheveux roulez derriere le dos, avec une espece de ruban,& ce rouleau leur pend jusqu’à la ceinture ; elles les laissentcroître toute leúr vie fans y toucher, au lieu que les hom-mes sc les coupent tous les mois. Ces femmes font couver-tes depuis le cou jusques au dessous du gehoíiil , croisantles jambes lors qu’elles s’asseient. Les vieillards & les hom-mes mariez ont une piece d’écoffe qui leur couvre le der-riere, & la moitié des cuisses par devant ; mais les jeunesgens font nuds. Les uns & les autres ne laissent pas de porterneghgemment une couverture de peau ou d écarlate fur ledos, lors qu’ils sortent de leurs cabanes pour se promenerdans le village ou pour faire des visites. Ils ont des capotsselon la saison, pour aller oU à la guerre ou à la chasse, pourse parer tant du froid pendant l’Hiver, que des mouche-rons durant f Eté. Leurs villages sont fortifiez de doublespallissades d’un bois tres dur, & grosses comme la cuisse ,de quinze pieds de hauteur, avec de petits quartez dans lemilieu des courtines. Leurs cabanes ont ordinairement qua-tre-vingts pieds de longueur, vingt-ci'nq ou trente de lar-geur & vingt de hauteur. Elles font couvertes d’écorced’ormcau ou de bois blanc, & l’on y voit deux estrades*l’une à droite & f autre à gauche , de neuf pieds de large 8cd’un pied d’élcvation. 11s font leurs feux entre ces estrades,& la fumée sort par des ouvertures faites fur le sommet descabanes. II y a de petits cabinets pratiquez le long de cesestrades, dans lesquels les filles où les gens mariez ont cou-tume de coucher fur de petits lits élevez tout au plus d’uritpied. Xrois ou quatre familles demeurent dans une mêmei cabane. Ces Sauvages font fort sains, & exempts de diver-> ses maladies, & quand un homme meurt à sage de soixan-I teans, ils disent qu’il est mort jeune, parce que la plûpartvivent depuis quàtre-vingt jusques à cent ans. Ils ne lontni intéressez , ni attachez à ce qu’ils postedent. Si l’un d’euxn’a pas réussi à la chasse des castors, les autres le secourentfans qu’il les en prie. Si son fusil sc crevé ou se casse,chacuns’empresse à luy en offrir uh autre ; 8c si ses enfans sont prisou tuez par les ennemis, on luy donne autant d’EfciaveSqu’il peut en avoir besoin pour subsister. Ils ne sc nourrisesent que de rôty & de boiiilly , avalant quantité de bouil-lons de viande 8c de poisson, & ont une grande averiioiipour le goût du sel 8c pour les épiceries. Ils ont coutume démanger quarante ou cinquante de compagnie, 8c sont quel-quefois plus de trois cens.

Le prélude du rfepas fest úne danse de deux Heures, &chacun y chante les exploits de ses ancêtres, 8 c ce qu’il áfait luy-même de remarquable. II n’y en axju’ùn qui danse