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Tome I. [A - D.]
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gràn,

íont

C A. N

^îfit de se contenter de ses premieres conquêtes. Le Roybastille, qui en étoit Souverain, y envoya un Evêque} e °!l r ^âruire les Insulaires en la Religion Chrêtienne;mais,ut- i Veu âe Betancourt qui avoir succédé à son Oncle,vou-j. chasser cet Evêque , & leur diffèrent alla si loin , que leqVoy f e v j t Q^jjg^ àe s’en mêler. II y envoya Pedro Barbat e \ s en ‘ fendit le Maître pour luy.CeBarba les vendit ensui-vi * Un nommé Peraca, qui les donna à Herrera son gendre.v lu y-cy prit la qualité de Roy de Canarie ; mais ne pou-j. 1 conquérir les deux grandes, il én vendit quatre à Fer-■> Roy d’Aragon , surnommé le Catholique, Sc se re-dir) Va ^ de Gomere avec le titre de Comte. Le Roy Fer-des^ ^ envoya une flote , & conquit aussi les deux^*es pour la Couronne de Castilleà laquelle ellesjurées depuis ce temps-ià.

’de T ^ Ce ? ue ra PP orte Mandeslo , lìv. z. de son Voyagece în^ eS " Vautres disent que Betancourt, en abordant àq , les, s'empara du Port de Lancerote ou Lnncelotte & du^ râteau. Aprés y avoir bâti le Cloître de Saint François &r e église, il retourna en Espagne, ou,selon Gramaye,ilIon droit à Diego de Herrera pour une somme d’ar-f. nt ' Sanut dit que Betancourt,en abordant aux Isles dec ar >cerote & de Forte-ventura en prit possession avec lecnle nretriÇ n t de la Reine de Castille ; que ses heritiers lesj c ., ,rent aprés fa mort au Roy Jean lorsqu'il étoit encore11 ajoute que Diego de Herrera se rendit encoret e ai ' s . e d es Isles de Ferro & de Gomere , & qu'aprés avoira n îy Inutilement de s’emparer des autres,il vendit son droit -de Ferdinand, qui se saisit à forcé ouverte de la gran-to ^ anaiae aprés un combat opiniâtré de part & d’autre^ ntr e ie S Insulaires. Alphonse & Bartelt de Lugo y ayantc envoyez en 1512. y conquirent l’Isle de Ferro, skiantjaparez quatre années auparavant de celle de Palme. Sanuty et end au contraire, que les Isles de Gomere & de Ferejj^nt découvertes par Ferdinand Dariias,& laGrandeCana->avec les Isles de Palme & de Tenerissepar Alphonse de. u § 0 ,Sf par Pierre de Vera, Gentilhomme de Xerés,S<: queUte s cinq furent conquises par les ordres du Roy Ferdi-^ & de la Reine Tabelle.

Gn dit que ces Isles ont été nommées Canaries par les Es-j a S n ols, à cause de FIsle de Canarie , la plus considérable deq ,F es > dans laquelle ils trouvèrent quantité de chiens, lorf-Vn *1 n 6rent la premiere découverte , Can en EspagnolWau dire Chien ; mais cela ne peut être vray, puisque ler ^ cle Canarie étoit connu soit lông-temps auparavant.

s Maures de la Barbarie Içs nomment Elb'ard , à cause de lac 0r nag ne ou pic de Teneriffe , qui est une de ces Isles. Plu-Q 1,1 “Geogtaphes Arabes font du même sentiment que lesà les Latins, lesappellant en leur Langue â-

^ *dat , c’est-à dire, Isles Fortunées. Ptolemee n’eh connoïtí/ C Clnc î fous le nom d’A profit a , sçavoir Ecrc ou Autolale,

, Cafjpene , Canarie 6 c Centurie . Pline convient de cet j j£ lc nombre, la grande & la petite funonie, caprane , Niva-& Canarie , Lé il les appelle òmbrio. Q_Mques-uns asseu-^ 1 slue par ces Isles d ’Ombno & de funonie, on doit enten-j. e belles de Porto Santo Sc de Madera , par Fluitalie , Lance-l a p> P a r C afiptne ou Caprane , Forte-ventura , & par Canarie,'ande Canarie qui â retenu son nom. Aujourd'hhy on^ ; c °mptesept communément , qui sont celles que l'on aqu a , sommées, Lt atisquelles Purchas 6 c d’autres ajoutentC c l Ues petites Isles,qui font Lobos,Roca,Gratiosa,Santa Clara,& inferno. Ortelius y joint une autre Isle , qu'ils ^ va ì e > c'est-à-dire, la Deserte, & qu'il dit être laCe j, S Septentrionale déboutés. II la place au même rang quey ^d’Alegrança, & ajoûte fiffe de Con, nommée paiThe-hd * ^ es Gerfs. Toutes ces petites Isles font fi peu con-p as era t>les, que beaucoup de Géographes ne íes nomment ‘

p a Qssant à celles qu’on appelle en général Canaries , n'étantêt r ^ 0rt éloignées du Tropique du Cancer, elles doiventUio' CΣ P°Fées à une grande ardeur du Soleil , comme le té-jj/qêne.la saison de la récolté qui se fait ordinairement aux(,' S de Mars & d'Avril. Le terroir y est pár tout égalementíes ^ fertile ; mais ce qui les rend particulièrement fameu-qti* C cet excellent vin qu’on porte par tout le Monde, &

' bor^ n ° mna e Vin de Canarie. Sanut dit qu’il n'y avoit d'a-5 slu’une de ces Isles qui rapportât du vin non plus queec ^ » mais elles produisent toutes à présent de tout ceplus 0 P eut souhaiter pour la vie dcl'homme. II y croît de«O rSsortcS de Alains, & surtout de Forge en grande^dance. On y trouve des figues, des*oranges, des ci-Hme h

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’ tr’ons, des grenades, des pcsches, & áùtres fruits, Beaucoupde cannes de sucre , des palmiers, & une plante appelléecommunément OrifeEe, que la plupart des Herboristes pren-nent pourlePhalaris de Dioscoridé. Les habitans du Paysen cultivent la semence avec grand soin, parce qu'ils enfont la nourriture des serins de Canarie. Iís ont aussi unegomme noire ou poix qu'ils tirent des pins en coupant &fendant ces arbres en petites bûches, jafqu'i ce qu'ils enayent rempli dix ou douze chariots. Ils mettent ensuite cesbûches en croix l'uúe fur l’autre au dessus d'un creux grand&c profond , cù la poix coule par la chaleur du feu. qu’onallume par en haut. D’autres creusent tout autour de l’ar-bre, & y mettent ensuite le feu. Ces Isles abondent cn mielSc en erre , ainsi qu’en bétail, comme bœufs, chèvres, ânessauvages, chevreuils, & en diverses sortes d'oiseaux, princi-palement en serins qu'on porte par tout de cePáys-Ià. Entreles poissons que la mer enferme autour de ces IsleS, il y àbeaucoup d'éturgeons dont la chair sert à nourrir les pau-vres gens. Elles ont toutes plusieurs marais & fossez où l’eaude la mer se répandant lorsque la marée est haute, se changéensuite peu à peu en sel par le moyen de la chaleur du So-leil. Ceux qui les habitent ne sont blancs ni noirs ; mais d'u-ne couleur brune & basanée. Ce sont gens robustes & sortcourageux,ayant beaucoup de penchant à ia guerre. Us ontle nez plat & large, & F esprit vif & subtil. Les Anricns ha-b;tans étoient barbares Sc sauvages, & il en reste peu aujour-d’huy. Ceux que l'on y voit encore , appeliez Guancbas parIes Espagnols, ont quitté leur naturel farouche & grossierpour sc conformer à leur maniéré de vivre. Ils parlent peu& fort doucement, prononcent les mots entre les dents &les lèvres, Sc sont de tres grands mangeurs. II y en a quimangeroient fans s’incommoder vingt lapins & un boucdans un seul repas. Outrelesdiverslangagesd.il Pays, ilspârknt tous fort bòn Espagnol. Toutes ces Isles sont sous ladomination d u Roy d Espagne, &les habitans tarit Naturelsqu’EspagnoIs professent présentement la Religion Romaine.II y eut d’abord quelques Naturels qui pár obstination sesauvèrent dans les montagnes ; mais ils furent bientôt dissi-pez. Les marchandises qui fónt leur richesse, & qu’on enapporte, consistent en vins de Canarie, en peaux de boucs,en sucre, & autres de cette nature.

Le Gouverneur qui est établi fùr toutes leç Isles fait sonséjour dans là grande Canarie , qui en est la plus considéra-ble. II y termine teus les differens qui surviennent entreles habitans du Pays. Cette Isle est la même que les Anciensònt appellée aussi Canarie. Elle est située à l’Occident decelle de Lancerote prés du Cap de Bo)ador , un peu plus versle Nord,à vingt-scpt degrez trente minutes de latitude Sep-tentrionale. Thèvet ne fait monter sa longueur qssà douzelieues de France, quoyque la plupart luy en donnent trente.II la fait de la même largeur Sc d’une figure ronde. Là villecapitale d e toutes ces Isles est dans celle-cy, & est aussi nom-mée eàrrie. C’est le Siégé d'un Evêque , & celuydel’In-quisition. Outre l’Eglilè Cathédrale oh y trouve un Con-veyfde Saint François, & quelques autres. Son Evêché,quiest suffragant de Seville , fut établi Fan 148?. Les villes deGaïdar Sc de Guja font dans la même Isle, outre quelquesCloîtres qui ont été bâtis principalement par les.libérassiezdes Marchands de Gcnes. Cette Isle remarquable par des-sus toutes les autres, à cause de fa grandeur & de fa fertilité,en toutes choses, est habitée de neuf à dix mille âmes. ■ SonGouvernement & fâ Jurisdiction s'étendent fur les six au-tres , auffi-bien dans les affaires séculières que dans les Ec-clésiastiques. * De la Croix,R elat.de l’Afrique, Tome 4.

CANAS. Sauvages de l’Amerique, qui ont leurs Bour-gades dans une Contrée peu éloignée de la ville de Cufco»Ces Bourgades font Hatuncana , qui est selon Herrera à côtédu.chemin Royal, & distant d ’Ayavire de deux lieues ; Cachaoù leurs Rois ont un magnifique Palais ; chicana ; Hortiro , &plusieurs autres. Quoy qu’il fasse un peu froid dans leurPays, auffi-bien que dans celuy des Canches leurs voisins,ilsabondent én toutes sortes dé grains i & en brebis. * La L t ,Defcnp. des Indes Occidentales, liv. n. ch. 2.

CANASTEL. Ancienne Peuplade d’Ásrique dans leRoyaume de sremecen. Élie estparro.i des jardins & desvergers, à trois lieues d’Oran vers le Levant. Sur le hautd’un roc est la Forteresse de Calaa , que l’on croît avoir étébâtie par ceux du Pays. C’étoit autrefois une grande villefort riche, où quelques uns disent que naquit S. Augustin.Ces Peuples ont toujours payé tribut aux Espagnols depuisla prise d’Oràn, principalement sous le Gouvernement ste

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