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Tome I. [A - D.]
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General de Farinée des Carthaginois rendit autrefois cetteville fameuse par la grande victoire qu’il remporta prés delà fur les Romains, Tan 537. de Rome, & avant Ja Naissancede Jesus-Christ 217. Terentius Varro , qui venoit d ecrefait Consul, luy ayant donné bataille contre l’avis de PaulEmile fan Collègue, le succès en fut íì malheureux pour lesRomains., qu’outrePaul Emile qui y fut tué , ils perdirentquarante mille hommes, parmi lesquels étoit toute la Heurde la Noblesse de Rome. On peut juger du grand nombre• de Chevaliers qui périrent dans cette journée, puisqu Anni-bal envoya à Carthage trois boisseaux pleins de leurs an-neaux. L’Hiítoire rend témoignage, qu aprés qu il ies eutdéfaits, il fit construire un Pont de leurs cadavres, pourpasser la petite rivière de Cannes , qui va se rendre dànsl’Offanto,prés de ces ruines.* Maty , Dict. de Holl. 1701.GANNETTE. Petite ville du Perou , bâtie par les Es-

Ê agnols dans la vallée dc Guarco , à vingt-cinq lieues deima , & à une licúë & demie de la mer du Sud. -Elle esthabitée de trois cens Espagnols, de plusieurs naturels duPays, & de quelques Negres. Cette ville est íi fertile en bonfroment, qu'on transporte de là une fort grande quantitéde farine aux autres quartiers de l’Amerique Méridionale.t)ece lieu-là on va le long de la mer à Asie & à Mala,oti ily a plusieurs métairies qui appartiennent à ceux de Lima. *Laët ,/iv. 10. ch. 24.

CANNIBALES. Isles situées depuis le côté Oriental del’Iste de Saint. Jean Porto-rico jufqu'au Continent de f Améri-que Méridionale. Elles sont disposées en arc, & font com-me une barre à travers la mer. On les nomme Cannibales -,c'est-à-dire, Anthropophages, de la nature de leurs habitans,qui mangeoient autrefois les prisonniers qu’ils faifoient enguerre , & devoroient les ennemis morts au champ de ba-taille. La fréquentation des Européens les a rendus plustraitables. Voicy les noms des Isles que Jean de Laët met aunombre des Cannibales, dans fa description des Indes Oc-cidentales, liv. 1. chap. 17. & 18. Anegada , Anguilla, Santa .Maria del Aotiqua, Piste aux Oiseaux , Barbade, Barbados,ou Barbudos, S Barthelemi, Beke, ou Bekia , Siint Chrif-; tophle, Desseada, Dominique , Saint Eustache, Grenade,Guadalupe,Sainte Luce, Márigalânte, Saint Martin, Mati-nino, ou Matilino, Monferrate,Neves,Rotunda ,ou Re-donda , Saba , Sainte Croix, Santos, Sombrero, S. Vincent,& Virgo Gorda. Ces Isles font communément appelléesAntilles. Laët avertit ceujftjui mouillent à l’entour, ou quifréquentent ces mers, de fe garder d'un poison qui s’ytrouve ordinairement. 11 est semblable en grandeur & ,en forme au congre, & a la peau colorée d'un verd gay &tres-bien diversifiée,une grande gueule , & des dents aiguës.La chair de ce poisson est tres-bianche & d'assez bon goût ;mais d'une qualité íì venimeuse, qu’elle met en danger demort tous ceux qui en mangent. * Voyez, Antilles.

CANNINEFA.TES. Peuples anciens de la Gaule Belgi-que. La Province d’Utreck dans les Pays-Bas leur a servi dedemeure. * Audiffret , Geogr. Tome 2.

CAN O. Royaume d'Afiique dans la Nigritie, en LatinCanum. II est à soixante & dix lieuës de celuy d’Àgadez, &à deux cens du Niger. La ville du même nom fe trouve aumilieu. Eile est fermée de murailles de bois & de pierre, &ses maisons font bâties de même. Sa situation est à zo.degrezzo. minutes de longitude, & à 17. degrez de latitude Sep-tentrionale. Le Pays est entrecoupé de montagnes couvertesd’orangers & de limonnìers sauvages, qui portent des fruitsde fort bon goût. Le terroir est arrosé de fontaines, &nourrit quantité de boeufs & de brebis. On y recuëìlle aussibeaucoup de riz, de froment & de coton. Ii y a plusieurshabitations foutes ouvertes comme des villages, dont leshabitans font Bergers Se Laboureurs. Ceux qui demeurentdans la ville s’addonnent aux arts & au commerce. Le Sei-gneur de cette Contrée est fort puissant. II paye présente-ment tribut au Roy de Zegzeg &à celuy de Cassené. * De la'Creux. Hifi. d’Afiique , Tome 2.

CA.N o. Isle de FÀrnenque dont le Chevalier FrançoisDrac fait mention.il dit qu’il y déchargea son navire,& quel’ayartt tiré íur le sec ^ il le ht raccommoder. Cette Iste estfur la hauteur de 8. degrez vers le Nord de la Ligne,à deuxlieuës du Continent de Nicaragua. Elle a un Port fort com-mode , qui a cinq brasses de profondeur, presque au borddu rivage.* Laët, Defcnp . des Indes Ocácl. Lv- j.cb. 21.

CANOBINE. Couvent de Religieux Maronites dans leMon Liban. Leur Patriarche y fau fa résidence ordinaire.Le bâtiment est fort peu considérable ; mais íà situation cil

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admirable pòiíí îa retraite & pour la dévotion. - , sgrande ouverture qui s’avançe plus de sept lieuës omontagne. Elle est escarpée fort élevée des deux savec un grand nombre de fontaines, qui forment dj £jblés cascades en tombant des rochers. Toutess’unissant au bas,.font un torrent rapide & fort enst e Jle murmure fe fait entendre de tous cotez. Le Conv £ .situé au Nord de cette ouverture., en un endroit e Vjde la montagne vers le milieu , à Feutrée d’une Ep a j e ]jcaverne, & n'a que fort peu de chambres qui jouiss ent ^’ ( (lclarté du Soleil, toutes les autres étant souterraines- .une fondation de Theodose le Grand. Comme 1 so,*,

reçoit que tres-peu de jour en dehors,elle est sort ob , (S

II y a dans la muraille deux petites cloches pour app e ‘. ie aReligieux à l’Office. Le privilège d'en avoir est p arsl ^,à ce lieu-là, & ils ne Font que parce que les T ures e n ^ { !trop éloignez pour en pouvoir entendre le son. L 3 \ ^de Cantìbine étoit anciennement fort fréquentée à o aUretraites solitaires q u'on y trouve. On ne voit prest^^eun endroit du rocher qui fort du côté de la fn ° nf3 |\óì(àns qu'il y ait quelque petit bâtiment propre à receVMoines & les Flermites. Cependant il n'y en a pas be aI sod'habitez présentement. * Henry Maundrell Angloissc/d’Alep a ferufalem en 1697. .

CANOBIO. Gros bourg d'Italíe dans le M'krfj ’f/Latin Canobiúm. It est situé fur le bord Occidental ^ ^M ’<jor , entre la ville de Palanza & celle de Locarno > 3 tf s.lieuës de l’une & de l’autre. Ses belles maisons & Es 11 ^tours font croire de loin que c’est une ville. * Maty ’ 01

CANOBUS- ou Canoptis. Ville ancienne d'EgyP^V^lJétoit Episcopale , & donnòit son nom à Femboucb^plus Occidentale du Nss Strabon , Pline, Ptolemée >^1,tres, font mention de Canope. Quelques Modernes, ve jjy)|que ce soit Bochira d'aujourd’huy prés d'Aiexandnsc^lJplus d’apparence que ce soit Rosette, & c'est 1 ’°P inl a ^plus reçue. Peut-être Fa-1 onappellée Cmope, P 3 ^^ 1y adoroitle Dieu de ce nom. Ce Dieu étoit extre ssl£ ahonoré parmi les Egyptiens , Peuples fupeistitieuX» L (l |!qu'il avoit vaincu la Divinité des Cnaldéens, qui 3 <j 0 'jet 1le feu, & qui foûtenoient que tous les Dieux luyhommage , à cause qu'il devoroit tout. Cette difpu 1 ^^engagé les Sacrificateurs des deux Nations à faire coí? y jiiílfnri; Trlnlpc . lp«t F. Tvnfiens mirent celle de leur F"

leurs Idoles, les Egyptiens mirent celle de leurune grande cruche trouée & pleine d'éau , & lesfurent bouchez avec de la cire. Les Chaldéensayan 1 / ^le feu , il fit fondre cette cire, & 3 ’eau se répandant etle feu, ce qui leur fit avouer que le Dieu des Eglaétoit plus puissant que le leur. . if

Plutarque, dans la Vie de Cleomme, & dans ceu e $lexandre, parle de Fembouchtì e deCanope. C’est y ^sept branches par lesquelles le Nil fe décharge dansLa ville de Canobus , que Ptolemée appelle Canopus,pale de MenelaU >, étoit située prés de cette embouch u | 0 ipellée Her tcleepque par le même Ptolemée,qui donp e Jid 'AgathofiUmon à cette partie du Nil. * Le P. Lubin»Geographiqn:s

CANOPOLI. Pointe ou rocher fur la côte de B ^à trois lieuës d^Cotiehk. II y a une Tour ruinée fu rde ce rocher, avec les débris d’une ville, dont ^point le nom. Au pied du même rocher est unesouss?chaude , salée & bitumineuse, qui va fe décharges .TjusPmer,à une brasse ou deux de Fendroit où elle naît-* ”

Voj i<re de Z ante , Tome 2. li.î. fils

CANOSA. Ville du Royaume de Naples dans ‘ 3 ^deBari.'Elle est située fur le penchant d'une collin^j'if

: de-

là rivière d’Offanto au bas, à trois milles des ruine?cienne ville deCannes,renommée par la défaite des R ^

Canofaest prise communément pour Fancitnne v» le wç- r -í ri. -,... !_

n: fi m , parce que cet Evêché fut uni il y a longTArchevêché de Bari, ce qui íàit que celuy c ì u> ^’eíSiégé fe qualifie Archevêque de Bari & de Cmofa- ;Comté qui appartient aux Doria. * Davity , Terre

CÁNOVIÁ. Petite Contrée de FÁIbanie, entt îm e i^\du Drin & la ville de Scutari, en Latin Candaria- E éautrefois pour capitale , une ville de son même n° :étoit Episcopale. Le Siégé de cet Evêché,qui n’a q uquatre Paroisses fous fa. direction, est prefentesi 1FEglife de S. Juanille de Medea. Le principal lieu VContrée, selon quelques Géographes, est le hout^zl/'biuchi. Ce lieu n’est point marqué fur les Cartes- .

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Diít. de Holl. 1701.

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