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Tome I. [A - D.]
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tì e ç R ACCA, Nom que les Anciens ont donné à la villeçUadahjai-a en Espagne , & à la riviere de Henarez , quidû „. dans E Vieille & dans h Nouvelle Castille, Provincesrf? eR °yaume,

côt e , ^^CHUAR ou Chttrco. Ville de l’Anatolie , fur lavill e de ! a Varamanie , en Latin Caracbifara & cbunum, CetteVis d^ U ° n a PP eP oit anciennement Corycrn , est située vis-à-ô e ji de Nicosie. Elle a un bon Port & une forte Cita-c ; Maty , DiB. de Hall. 1701.

(j 0tlt ^ACiTANIENS ou cbmicitamens. Peuples anciensd^^rlePlmarquedansla Vie deSertorius. Ces Peuples,h, lr ' h ^tent aa-delh da fleuve da T âge , &tt'ont m villes nib-’-ufe' mt ^ o lï ^ emure U)K colline rtjfex, grande & assez,

<tn s ìí° U ^y a quantité de tavernes qui regardent mites da côté(onfí'q entr ì°n* Lu terre qm efl au pied de cette colline a fi peu dedjJ.fi Jficc qu en y enfonce partout. Elle ne refijle non plus au ton-. re ffernble a de la cendre ou k de la chaux vive . Les Barba-

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bu t il°^ Vo,en t en cet endmt-ld un azile feur , soit pour mettre leur

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couvert de leurs ennemis , ou pour s'y mettre eux mimes.mec , Us' 2. cb. 6. met dans f Espagne Tarragonoise des

aa.Ì\ e v S nommez Carpetani, 8 c une ville appellée e-rrâ<rCe He d du ^ a ê e > ss ue * es Historiens d’Efpagne disent êtreQ ar de Guadalajara d’aujourd’huy, de laquelle ville den e ^ c<t ocs Peuples ont été appeliez C aracitaniens. Cela don-C aft .f de conclure qu’ils demeuroient dans la NouvelleV* l e l on g des rivages du Tage , au dessus de la ville deiî-mr en tirant vers POrient. * Le PereLubin , Tables Geo-* f ,,c lues.

p îr AstACORAM. Ville d’Aíie qui fut bâtie dans le Catayjijr, Atay-Can, sils de GenghizKhan , aprés qu’il f eut fub-e> Elie sut auíli nommée Ordu Balik_, & quelques-uns lag, C] ^nt pour celle que Marc Pol nomme Cambalu. Mun-^^kl° U àngu-Can, fils de Tuli Can, & petit-sils de Geng-be] 0 lat) > demeuroit ordinairement dans cette ville. * Her-çfi&bliotbeque Orientale.

fjyAstACOS. Ville de TAmerique , assez avancée dans lep a f t Pe e st grande & riche , & c’est où demeurent la plû-lesv ,v Pro P netaires ^ es Plantations de Cacao qui font dansf) e „ a Ecs, & qustls font régir par des Inspecteurs & par desé t £ es ;. Cette ville est située dans une plaine dé grandeest p , & où le bétail est tres-abondant. On tient qu’elleea ur rt Peuplée. Le chemin pour y aller est tres-difficile , àV a ]y ( î u d faut passer fur les montagnes qui renferment lesf 3 Q es de la côte où font les arbres qui portent le C icao.a cj Uiar e est la principale place de cette côte, qui est íujetted’ î j|| e Ven ts du Nord Est qui dessèchent beaucoup. Elle estg M eUrs extrêmement faine , & fair y est bon. LesEspa-

da ns i ° nt des sentinelles fur les montagnes, & des parapetsPo„„ , es Vallées. La plûpart de leurs Nesres font aussi armez7 r la défense des Bayes. .

Ç e t) > c P te de Caracos est fort remarquable à divers égards.tii e j] e st pendant plus de vingt lieues qu’une étendue perpe-tjnj s > ,e hautes montagnes entremêlées de petits vallons,te (C) et f n dent de f Orient à rOccident,& cela de telle for-Poj^. e j es montagnes & les vallées vont alternativement enfnvi r edll Midy au Septentrion. De ces vallées les unes ontde Un demi-mille de large, d’autres feulement un quartqu atr e ) &la plus longue n’a depuis la mer que trois ouy ai} ^pvdlestout au plus. A la même distance de la côte, il° r te ' !° n ê Ue étendue de montagnes, parallèles en quelquehdiQ a . a côte qui joint les plus petites, & ferme le côté Me-Ve ts , ai des vallées. Du côté du Nord, ces vallées regardentIîler . > & forment quantité de petites Bayes sablon-Piest \ ' stui font les seuls endroits par où l’on peut mettreíbt) t f terre fur cette côte. Les montagnes grandes & petitesUUq 0rt élevées. A peine apperçoit-on les vallées de trois^ ^ atr ^,lieues en mer , mais toutes ensemble elles parois-se pjn e fort grosse montagne. A quinze lieues ou environtôt e c] ede Roca , & a vingt de celle d’Aves, on voit cettec g t airerrie nt. Cependant quand on est àl’ancreàla mê-de Ces ej0n nefçauroitvoir ces Iíles, quoyque du sommetCeirçjjji^ootagnes, elles ne paroissent pas fort éloignées, &f agties f Cnt a de Pestes éminences dans un étang. Ces mon-font Co ° nt stériles, à la referve des cotez les plus bas, qui^ es > & p Verts de la même terre noire qui est dans les val-de ] a te Qri bonne. 11 y a dans quelques- unes de ces vallées^ent; glaiíe forte , mais en generar! elles font extrême-P a r leur-bien arrosées Sc habitées par des Espagnols &des oif e „ ^egres. On y vit de Mahis& de Plantains. On voit^ stuelques cochons dans ces vallées, mais lesCacao dont on fait le chocolat, font ce qu’elles pro-

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duisent de plus recherché. L’arbrequi les porte ne croîtvers les mers du Nord , que dans la Baye de Campeche , àCo st a Ric a , entre Porto Belo Sc Nicaraque , & fur cette côteaussi haute que celle de la Trinité. Cet arbre a au plus unpied & demi de grosseur , & sept ou huit pieds de haut jus.qu’aux branches, qui font larges & étendues comme cellesdu chêne. Les feuilles font assez épaisses, douces , d’un vertobscur, & de la figure de celles du prunier, quoyque pluslarges. Les noix font envelopées dans une gousse grossecomme les deux poings, & pendent à l'arbre par une queueforte & souple qu’elles ont au bout. L’arbre en est remplientierement depuis le pied jufqua la tête à distances inéga-les. Les grandes branches en ont beaucoup ,& fur tout auxjointures où elles font fort prés à prés. II n’y en a point auxpetites branches. Un arbre qui produit bien , a d’ordinairevingt ou trente de ces gousses. On en fait deux récoltéstous les ans, f une qui est la meilleure au mois de Juin , Sc1 autre au mois de Decembre. La goustè a prés d’un pouced’épaiflêur.&fans être spongieuse ou dure,elle tient de tousles deux. Elle est cassante, & pourtant plus dure que l’écor-ce de citron. Sa superficie est boutonnée comme celle decette écorce, mais plus grossièrement & avec moins cf égali-té. Les gousses font d’abord d’un vert obscur, mais le có;équi regarde le Soleil est d’un rouge sombre. A mesure qu’el-les meurissent ce vert fe change en un fort beau jaune, & lerouge sombre en un rouge plus vif tres-agréable à la vûë.*Gomme ces gousses ne meurissent pas toutes à la fois, on neles cueille pas toutes dans le même temps. Quand elles fontprêtes d’être meures, les Inspecteurs vont tous les jours pen-dant trois semaines aux plantations pour voir si elles jaunis-sent , & n’en coupent chaque fois qu’une du même arbre,Aprés qu’on les a cueillies on en fait divers monceaux pourles faire suer. On casse ensuite l’envelope avec la main, &on en tire les noix qui font la feule chose qu’elles contien^nent. Ces noix font placées par rangs comme les grains duMahis, mais attachées les unes aux autres, & serrées de telleforte qu’aprés qu’on les a séparées, il feroit mal aisé de les.remettre dans un si petit espace. D’ordinaire il y a prés decent noix à chaque gousse. À proportion de la grosseur dela gousse, les noix font plus ou moins grosses. Ces noix enétant tirées, on les fait sécher au Soleil sur des nates éten-dues à terre. Celles qui croissent fur la côte de Caracos,quoyque plus petites que celles d eCofla Rica qui font lar-ges Sc plates, passent pour être meilleures.* Dampier ,Voya -ges autour du Monde , T orne i chap. 3.

CARÀCOTINUM. Ville ancienne de la Gaule Belgi-que, qu’on a aullì appellée Gravintim. Quelques Géographescroyent que c’est la ville de la Picardie qui porte aùjour-d’huy le nom de C rotoy. D’autres prétendent que c’est leHavre de Grâce.

CARAC.UMBO. Ifle d’Afrique, située à l’embouchured’une,riyiere, prés dé la Ligne Equinoxiale , plus bas quel’isle de Ferdinand-Po, au dessous de la riviere de Gaba,Cette Iste porte quantité de fruits qui font inconnus auxEuropéens, & plusieurs fortes d’animaux & d’oifeaux. Ony voit quelquefois jufqu’à cent nids à une feule branched’ai bre , construits d’une manière admirable contre les atta-ques des ferpens & des lézards. C’est ce que rapporte Lins-chot. II ajoute que les Hollandois étant à l’ancre au dejfousdel’íste de Caracumbo, vingt-huit des Insulaires dans unebarque vinrent aborder leur vaisseau avec un petit tambour& un bâton creux qui leur fervóit de flûte. Parmi quatreou cinq qui entrerent dans le vaisseau, il y en avòit un dontle visage étoit entierement blanc, ainsi que tout le reste ducorps. II tenoit un rameau vert, avec une clochette, & uneefpece d’oiscau gros comme un moineau. II avoit aussi de lacraye , qu’il jettoit en divers endroits le long du vaisseau,sonnant la clochette lorfqu’il se difoit quelque chose entreeux ou entre les Hollandois, ce qui fembloitêtre une mar-que de consécration ou de bénédiction. Ensuite on luy ap- .porta un grand pot de vin de palme dont ces Insulaires bu-rent l’un à l’autre pendant plus d une demi heure. Cela faitils retournèrent à leur barque, aprés avoir fait entendre auxHollandois que s’ils vouloient venir à terre,ils troqueroientde ïy voire avec du fer. Les Hollandoisy allerent, & vilite-rent le bourg, où ils virent une petite loge de la hauteur detrois pieds, couverte d’un toit ; mais quelque peu ouverte àcôté. Sous cette loge étoit dressée une petite potence, d’oùpendoit je ne fçay quoy , où l’on ne voulut point leur per-mettre de toucher pour voir ce qui étoit contenu dedans.A côté de la potence il y avoit un bâton, au bout duquel