CAR
CAR
’ mais Ce nom ré P ondroit piûtÔt à la Doride, donttro Icarna ^' e est la ville capitale. II est vray que la Doride fep a ^. Ve comme comprise en la Carie,&meme elle en est unel'on -v* vd E principale de Carie, est Magnésié. Les autresIp 1 ^yndus, Taufanìe , Cybire, Saint Pierre , Àiabande ,4 ’. niís , Phyfço & Àphrodisie. Le Noir y place Tralìis,^orJ^ C ^ e ’ Laodicée & Donguîi que les Annales des T uresêc c "^nt villes de Carie. L’air de ce Pays est tres-mauvais,'t atl e stui le fait connoître, c’est la couleur verte de ses habi-tj )e ?j , lP r i nc ipalement proche de Caunus. Son terroir est desjjjd Eurs, & porte grande quantité de Fruits. 11 y a dans sesbj t - l1ta § ncs une pierre blanche fort luisante, propre pour lesLes Cariens furent tellement portezà la guerre,V 0) d s 1 alloient même chercher hors de leur Pays , & ser-be j nt Es Etrangers moyennant la solde. Aucune FatiguePenf S ^utoit, pourvu qu’ils sussent certains de la reçom-pj es p’ Aussi le cìesir du gain les rendit Corsaires. Ces Peu-ìtiv ÍUrent Fort spirituels au temps qu’ils fleurirent, & ilse , nter cnt les armoiries & les devises aux boucliers, & lesî e U e - S n^ e cu ' r ?onr les tenir. Ils apprirent des Phrygiens leCt/sl" E dûte, & ils s’en Fervoient aux enterremens.jyj e flûte étoit appellée Gingris. Ils brûloient les corps desêc les femmes principalement pleuroient autour duP r ts H F * foposoit des jeux de prix de diverses sortesf 0 n des corps des grands Seigneurs, & on haranguoit à leurd e | 8?* II y avoit proche de la ville de Lagine un TempleCy PUer Ghryfaorie. II étoit commun à tous les habitans deavis î flui sassemblo'ient-là pour sacrifier, & pour dire leursw. Ur .Es affaires publiques. Les Cariens avoient des Loixj eil IC H.Hcres, & tenoient pour une chose louable qvte laFîtis e C îrouvât ensemble pour faire quelques festins,W d 1 eXce P ter Es femmes ni les enfans, asin que ces festinsc e panassent lieu de s’entretenir en bonne amitié. Dansc 0 j- a y s Limage de Jupiter lé Bradien tehoit en la main unelevée, & non pas un sceptre ni un foudre commep ar rSt Leur langage avoit plusieurs termes Grecs mêlez,gg e qusils avoient couru par toute la Grece, étant à la fol-ti e ) ant ôt d’un Peuple, & tantôt d’un autre. Toutefois ilssoigV’^ot jamais bien parler la Langue Grecque. Ils ne fai-figì, 1 Eur année que de six mois. .11 y a dans la Carie plu-Vjo s ”°rts & Golfes qui font fort bons,& parce que íbn ri-rc gitde la mer o Ouest & du Sud , 8 c qu’il est voisinPte Ver les Istes, principalement de Rhodes, ce Pays est pro-tr 3v ai1 Commerce,quoyque ceux de Rhodes ayeht toujours
eríé les Cariens.* Davity, Carie.a '<hr ^ Ues Auteurs appellent le Roy de Carie Satrape,c’e&-Gouverneur de Province pour le Roy de Perse , ce-qnj ant . il n’étoit que son vaíìal. Maufole, Roy de ce Pays,de s ^oit aidé à Chio , à Co , & à Rhodes à secouer le jougpiad Eeniens dans la seconde année de la centième Oiym-fu t - 3 ^st ensuite ces Istes fous fa domination. Áprés qu’il° rt 5 Artemise, fa femme & fa sœur, ayant hérité du, maintint sa puissance dans ces Istes conquisessu rv .A Euient ; mais elle n’en jouit pas long-temps, & net^^tque deux ans à son mary. Pendant ce temps elle** a Ûe ì ° lnt d’áutre consolation que de bâtir dans Halicar-de s p e e superbe Tombeau ou Mausolée qui fut mis au rang. erv eilles du monde. Aulugelle, liv. io. ch. 18. desdr e$ coques , dit qu’elle détrempoit ordinairement les cen-ëtalj]- C En mary dans les breuvages qu’elle prenoit, ayant|>e. y u . n P r ' x P our Es Sçavans qui. travailleroient à son élo-35 . c | °Ey ce que Pline dit de ce Tombeau magnifique, liv.I- Stopas habuit mmulos eadem atate , B ryaxin &Thimo-^ Tentaient , de quibus fìmul dicendum ejt quòmam parittr
«un* ^ au f°leim , ho c eji fepulchrum ab uxore Artemijìa faâutn. 0 *? 9'*’’^ E egulo , qui obiit Olympiade centefimk arma fecun-
te r( ? lts id ut e([et inìer feptem m 'íracula , ït maxime artifices fe^k s \ f tet ab auflro & feptentnone fixagenos ternos pedes , bre~h r j J y °ftibus toto crciiitu pedes quadringentos undecim , attollrS.kt a r a t!tu dinem viginti quinque cubitis. cingitur coiúmnis trrdie A b orients cdav'it Stopas , dsephntrtone Bryax , a mer'r
^ í ìrúr t ^ m> 0CC!, f H L? 06 ares. Pnujquàm perageretur, Régi n a
' q UA marïtt merneria id opus extrui wlferat , obut. f son
n Uni ín * ece ff e rmt nisi abfoluto)am ,id gloria ipforum artifque mo-^te ÏOn U> . tt . yidìcantes j hodiequè certant manus. Namque supraî « ç acu a t,tl ‘dine infertorem aquayit viginti quatuorgradibiís in me-j,^ 8 í e contrahens. In fummo ejì qûadr.ga Marmorea quamì ot unioi> U - a f e ^a centum quadraginta pedum in aliitudmeHr, f* nc Ludit. La Reine Artemise étant morte de dou-^Uand L) 1 ^ rer e Hidriée luy succéda. II regnoit en Carieemosthene prononça l’Oraifon fur la paix.
CARlGNAN. Ville des Etats de Savoye dans le Piémontpropre , en Latin Carïnianunu Elle est située fur le Pô , deuxou trois lieues au dessus de Turin, & défendue par une bon-ne Citadelle. Cette ville qui a titre de Principauté, est ornéed’un beau Palais. * Maty , D:ít. de HoU. ijoi. .
CARlGNAN. Ville du Duché de Luxembourg dans lesPays-Bas. On l’appelle autrement Tvoy. * Voyez, Yvoy.
CARIGURIQUAS. Sorte de Cafres qui demeurent auxenvirons d u Cap de Bonne- Espérance ,' autour des Valléesde Saldanha Ray. II y a les grands & les petits Cariguriquas.Ils font tous Pasteurs.* De la Croix, Relation de f Afrique jTome 4. .
. CÁRIN , Karin ou Córt. Petite ville de la Dalmatie dansla Cofulovopoglie , en Latin Cormium. Elle est située fur lefond d’un Golfe, entre la ville de Novigrad & celle d’O-broazo. *Maty, Eiïï. deHoll. 1701.
CARIN ou Ouars. Petite ville de la Turquiè én Asie, éhLatin c arma & Ouarfa. Elle est située fur la rivière qûi passéà Álep, entre cette ville & Samozate. Ôn croit que Carm estl’ancienne Cyrrus. * Mary,Diâionaire de Hollande 170 r.
CARINE. Bourg de Sicile avec titre de Principauté yenLatin Carinum, charimm & Canna. II est situé dàns la Valléede Mazara, à deux ou trois lieuës de Palerme du côté duCouchant, proche de Muro Carini. Ce bourg a été autre-fois une ville Episcopale. '* Maty, Dut. de Holl. 1701.
CARINlENS. Peuples de Germanie , compris autrefoisfous les Suéves Orientaux. Ils habitoient une partie de lanouvelle Marche de Brandebourg, & de la grande Pologne’.C’étoit un Peuple belliqueux, dont une partie s’enrôla fousles Enseignes des Burgundions Sc des Lohgobards. Pline &Ptolemée en font mention. * Audiffret, Geogr. Tome z.
CARINOLA. Ville du Royaume de Naples dans laTerrede Labour, en Latin c annula. Elle est située fur une petiterivière , à trois ou quatre lieuës de la mer de Toscane versIcano , & à pareille distance de Sella au Midy. Son Evêchéest suffragant de Capoue, qui en est éloignée de douze mil-les. Le mauvais air que l’on y respire est cause qu’eìle estmal peuplée. Son territoire nommé autrefois Stellates ager,étoit célébré pour sà fertilité, & particulièrement pour fesbons vins. La ville de Carinola a titre de Comté , & on laplace a deux milles des ruines de l’ancienne Calenum . * Maty,Dict. de Holl. 1701.
CARINTHIE. Province du Cercle d’Autriche en Àle-magne, en Latin c armthia. Les Alemands l’appellent Kernten ,à cause des Carnes, Peuples anciens qui fhabiterent aprés ehavoir chassé les Ambisontiens. Elle aboutit du Septentrionà l’Archevêché de Saltzbourg ; du Levant à la Styrie ; duMidy áu Frioul, & à une partie de la Carniole ; & du Cou-chant au même Frioul, & au Comté de Tirol. Sa longueurde 1 ’Oiir.stà l’Esl, est de vingt-cinq lieuës d’Âlem.agne, & falargeur du Nord au Sud à peu prés de douze. On la diviséen haute & en basse Carimhie , qui prennent leur nom deleur situation le long de la Drave. La haute est à l’Occidentvers les sources de cette riviere , & la basse à l'Orieht. Sesvilles les plus remarquables font Clagenfurt capitale, SaintWeit qui l’a été autrefois, Gurck, Lavamynd, Wolkmarck,& Willack. Ce Pays quoyqúe montagneux, marécageux &couvert de bois, est assez fertile , fur tout en pâturages. Sesprincipaux Lacs font le Mylstctefée ,Ossiachfée, Lavandfée& Werfée, & il a pour rivières la Drave, le Lyser, le Lavant,l’Olcze, le Clan, le Wuìlicz, le Rurpach & le Feistricz. II ya force mines dans fes montagnes, particulièrement prés deWriefach, qui n’est guere éloigné des Monts de Goldberg,c’est-à-dire, Monts d’or & d’argent, d’où viennent des eauxpropres à la guérison de diverses maladies. Cette Contrée estfous la domination des Archiducs d’Autriche depuis l’an1331. Henry qui en fut le dernier Duc étant mort fans hoirsmâles, l’Empereur donna ce Fief de l’Empire avec la Car-niole au Duc Albert d’Autriçhe II. de ce nom , & Jean filsdu Roy de Bohème épousa: Marguerite fille de ce Henry ,qui luy porta le Comté de Tirol au lieu du Duché de Ca-rinthie. Jean étant mort fans enfans, Louis de Bavière, Mar-quis de Brandebourg , épbufa Marguerite fa veuve, & n’eiiayant point eu d’enfans il donna le Tirol aux Ducs d’Autri-che , à l’excluíìon de fes parens qu il n’aimoit pas. Au restela Carinthie quf a titre de Duché , & qui est une partie ddlancier»Norique, n’appartient pàs toute entiere áux Archi-ducs d’Autriche. L’Archevéque de Saltzbourg y pôílëddLavamynd, & l’Ëvêque de Bambërg est Maître deWillacK sPontefella, Wolsperg, & Saint Leonhart, ce qui fait un petitEtat particulier où il tient un Gouverneur. On observoií
X x x ij