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mide de pierrês, & le nombre de cés pierres marque ééîuydes morts ou des fondateurs. Les cérémonies de leurs sacri-fices & de leurs enterremens consistent cn peu de chose. ïlsfont un rond de brins de roseaux ou de fétus, & selon queces fétus ou roseaux sont arrangez , on juge ce qu’iis signi-fient. C’est un facrilege parmi eux que de toucher à cesronds. Ils adorent un seul Dieu ,à qui leur grand Pontifeoffre des sacrifices , comme au Créateur de toutes choses ,& croyent qu’il laisse le Gouvernement du monde à la dis-position des bons & des méchans Esprits, à qui les Prêtresd’un rang inferieur rendent un culte, Us re'çoivent la Mé-tempsycose ; & quand il meurt quelqu’un d’eux, ils enter-rent avec luy des provisions & des ustenciles ,afin qu’il s’enserve en l’autre monde, qu’ils prétendent être derríere les..montagnes & l’Ocean des Indes. lisse partagent en quatreTribus, fur ce qu’ils font persuadez que tout le genre hu-main est venu de quatre femmes. Ils font d’un tempéramentfort gai, bien faits, de belle taille , & aiment les jeux & ladanse. Comme ils font grand cas de la valeur, ils font rare-ment d’accord aveò leurs voisins. Us font ìa guerre pour lamoindre 1 cause, & ceux qui remportent la victoire, la so-lemnisent par des triomphes à la mode du Pays. II est par-tagé en divers petits Royaumes, & il s’y trouve des villesIndiennes où demeurent les Rois de chaque Canton. II entrebeaucoup dé cérémonie & de superstition dans leurs ma-riages. * observations du Sieur Thomas , Gouverneur de la fa-masque ,
CARON. Grande rivière de Perse, anciennement FU-Ltus ou Cboafpes . Elle a sà source vers les confins de l’Hicrac-Agemi, & traverse tout le Chulìstan, où elle arrose la villede Suse, aprés quoy elle va se décharger dans le Golfe deBaisera. C’est cette riviere que le Prophète Daniel appelleT fiai. ‘Elle est marquée sur plusieurs Cartes fous le nom deTiritiri. * Maty , Dict. de Ho IL 1701.
CARONIA. Ville du Royaume de Sicile datis la valléede Demona. Elle est située fur la côte Septentrionale,entrel’embouchûre de la riviere de Pollino & le Cap d’Orlando.Cette ville a été bâtie fur les ruines de l’ancienne Alcsa ouAlefia. * Maty, Diiï* de Ho!l. 17 01.
CARONIUM. Ville ancienne des Callayques Lucences,qui a été auffi appellée Adrobïcum. Quelques Géographescroyent que c’est celle de la Galice en Espagne qui porteaujourd’huy le nom de Coruna.
CAROSA, Petite ville de la Turquie en Asie. Elis est.dans l’Anatolie fur la mer Noire , entre la ville de Sínope &i’embouchûre du Lali. Cette ville est prise par les Géogra-phes pour l’ancienne cj yptafia. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.
CAROSQUI. Cap célébré de la petite Tartarie cn Eu-rope , qu’on appelle autrement Cap d’imkermen , en LatinCaput Carofquimn ou Imkermanum. C’est la pointe de la Fres-quiste de laClmée qui s’avancele plus dans la mer Noire.■Elle est au Couchant de la ville de Cassa, & au Midy decelle de Brciefarai. Ce qu’on appelle aujourd’huy Capo Ca-rosqui,étoit nommé par les A.iciens Cnumetopon & Frons Ane -tis. * Maty , VIA. de Holl . 1701..
CAROU. Province du Royaume de Folgia en Afrique.C’est d’où font sortis les Carous , Peuples qui s’emparerentdu Pays de Qnoja dans le temps qu’ils demeuroient le longdes bords de Rio futìko & de Rio Aguado , dans le Pays des Fol-gias qu’ils défirent en plusieurs occasions , fous la conduitede SoKwalla , Prince vaillant qui étoit leur General. Ceux-cy désespérant de les vaincre par la force, allerent trouverlin Magicien qui leur apprit les moyens de mettre en dé-route les Carous. 11 y avoit fur une montagne un étang au-quel ces Peuples rendoient des honneurs divins, & où ilsVenoient offrir le butin qu’ils avoient fait fur leurs ennemis,-persuadez que leurs premiers ancêtres étoient descendus duCiel, dans le fond de ce marais. Ce Magicien conseilla auxFolgias d’y jetter des poissons cuits avec leurs écailles, parceue les Carous regardant comme une impureté de mangeres poissons qu’ils n’auroient point écaillez, croiroient leruisseau fouillé , & tomberaient en dissension entr’eux. Lachose arriva comme il savoit dit 5 la guerre civile s’alluma ,& ils s’affoiblirent tellement , que les Folgias en vinrent àbout fans beaucoup de peine. Sokwalla fut tué dans un com-bat, & son fils FionÍKerri fe vit contraint dc fe rendre. Flan-sire, Roy des Folgias, usa d’une grande moderarion dans íà.victoire. Non feulement il épousa la sœur de Flonikerri,mais il confirma à ce Prince le Gouvernement des Carous,luy donnant ensuite le commandement de ses Troupes,contre les Peuples qui demeuroient le long de Rit Cejies, qui
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îúy osèrent déclarer la guerre. Flonikerri soumit « S ^belles à l’obéïssance des Folgias. Mendimo, Roy de Mai 1 ^dont Flansire étoit vassal, étant mort vers ce temps b,^principaux d’entre fes sujets soupçonnèrent qu’il avoit ^empoisonné, de sorte que l’acculàtion étant tembee luPrince Man i massa h son frere , il fallut qu’il s’en purgea ^ ìbuvant du Quoni selon leurs maniérés superstitieuses,n’en reçut aucune incommodité , cè qui l’obligea, pul 1:Peuple ne pouvoit plus douter de son innoeàe , a gfp eti ider que ceux qui avoient eu l’audace de l’accuser, ^ u s^ ere .réparation d’honneur en luy donnant des Esclaves.fus qu’ils en firent, à cause que leur Ligue étoit fort P u . uJte, obligea Manimassah d’aller chercher une demeure Vasseurée & des Sujets plus respectueux. Il vint demechez les Gala-Monou , où habitans de Gala , peuple l° u ’brutal & farouche, fans politesse & fans'loix , & qui ne VVoit ce que c’éíoitque d’obéïr & de commander. Manin ^fah ménagea si bien l’efprit de ces Barbares, aufquels 1 ^comprendre qu’ils avoient besoin d’un Chef pour lesduire & pour les défendre , qu’ils l’élurent pour leur 1 rce, promettant de luy donner une partie de leurs grains >leurs fruits & de leur chaste, comme un tribut qui marqroit leur foûmiffion. & ,j
Ce Prince l’exigea trop durement ; ils fe révoltèrent, .fe vit obligé d’implorer le secours du Roy de Folgia uit avoit épousé la fille. Flansire luy donna des Troupesle commandement de Flonikerri, qui réduisit ces mutCes grands services furent reconnus par la permistson qdonna Flansire à Flonikerri d’aller conquérir le Pays de CMonte pour luy & pour les CarousTes Compatriotes,a c0 ° êtion que luy & fes Successeurs releveroient de la Couro^de Folgia. Cabo Monte, Tombi & les environs étoient Plors habitez par les Veis, Peuple courageux, & qui so r P,les Carous en nombre.Ainsi ils ne furent subjuguez qu a P.beaucoup de combats. Les flèches empoisonnées des Car ^servirent beaucoup à faire perdre courage aux Veis ,q u ?fçachant fe battre qu’avec des crochets & des a ®» 3 cn jétoient beaucoup moins à redouter, lisse rendirent e D j tFionÍKerri, qui étoit dans un Fort nommé Quolou,c\tt n * ^fait bâtir fur les rives du Plizoge , au Levant de T0U 1 *’ ar ,ils vinrent le trouver le chapeau fur la tête, qui est u ° e . j s feque de soûmission. FionÍKerri leur ayant fait dire q u 1 n „jettaflent le visage contre terre, hommage que les Sujet Sdent à leur Prince, quand ils ont quelque grâce à dema” ^ils Je firent. C„ General sortit de son Fort, & paíïântcorps des Veis prosternez, alla jufqu’au bout du camp; bfuite leS faisant lever, il traita alliance avec eux, ce qu> ^en mangeant ensemble la chair de quelques Poulets,qu’on eut arrosé de plusieurs goûtes de leur sang I e ' ^queur& les vaincus. Op garde avec foin les os de ces $maux sacrez, parce que li l’une des parties veut a *j a< L.íl’autre, on luy montre ces os, afin que l’attaquant, ^ eC Lltles raisons qu’il a de rompre la paix. Flonikerri corava e f>^à peihe à goûter les fruits de fa victoire , quancsfils de Manimastah, vint avec une puiílànte armée& d’autres Peuples confederez, déclarer la guerre 2U . e flt& aux Carous, qui ayant d’abord lâché le pied , ne P ur £ll íobliger Flonikerri à tourner le dos à l’ennemi.U fit un c ^en terre avec fa pique & y mit le pied, & comme
juré, ou de demeurer vainqueur, ou de mourir fur la psojjil fut accablé fous les traits qu’on lui lança. Zillymang 11 ^ ^frere, qui fut élû pour remplir fa place, voulant P 1 "?? -. { es>la terreur des Peuples voisins , & poursuivre ses vR*- 0 p 3 yîaborda à Cabo Monte de plus prés , & attaquant ’ cMonou, il en vint à bout facilement par la frayeur q U p e u.pandoient lés flèches empoisonnées dans l’efprit de cesplesignorans. Ensuite tournant vers la riviere de Mag'st fe jetta fur les Quojas qui ne résistèrent point. H a $là attaquer les Quiiligas, qui demeurant le long de kiGalìnbas , & ayant encore étendu plus loin les bornes d ^Empire, il fe retira à T ombi, qu’il avoit choisi pour lataie de son Royaume, où fes Sujets l’empoifonnererrt ^ ]tque temps aprés. L’aîné de fes fils, appelle Flansire, p®riviere de Maquelbari, fe saisit de tous les lieuxíins, & s’empara de tout le Royaume d e Sierra Leone , ú ^donna le Gouvernement à un de fes GénérauxCandaqualla. Le Roy de Dogo qui le conquit dans la ^ \ten ayant chassé Candaqualla, pour le donner à FalU 1 ^’^Roy Flansire qui l’y voulut rétablir,envoya ordre aux ^jiverseurs de Rio das Palmas & de Rio das Galinbas , de I eprêts pour marcher avec luy contre les rebelles de
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