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Tome I. [A - D.]
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naH te 3Vec ^ eS canots juíqu'au nouveau Royaume de Gre-^ * La et j Defctip. des Indes Occidentales, liv. 8 . chap. 15.16.

tr 5 -^^TAGO. Ville de l’Audience de Guatimala, Con-c c *ì ì Amerique Septentrionale. Elle est dans la Provin-„ , Çostarica ,fur les confins de celle de Veragua, & éloi-viH 6 â Aviron cinquante lieues de la ville de Panama. Cette^ e » quoy quille ne soit pas fort grande, ne laisse pasq Vo,r un Evêque & un Gouverneur. On y trouve quel-^ Con vents d’Hommes & de Pilles,aufl ^ 3 àns l'Amerique Méridionale une ville nomméejq 1 Ca tago. Elle est en Terre-ferme, dans le Gouverne-,j 0t A de Popayan , à quarante lieues de la ville de ce nom,p 0t ô du Nord. * Maty , D’ffî. de Hall. 1701.

(Q A R X A M A. Ville d'Efpàgne dans le Royaume de‘ enade , en Latin Cartamitanum municiphim. Elle n'est éloi-f 0 ee deMa!aga que de deux lieues , & située,aussi bien queu 1 9Lâteau,íur une montagne qui s'étend jusques à la mer-dtterranée * Davity, Grenade.c /" A R T A M A. Province de l’Amerique Méridionale ,^ ^Prise dans celle de Popayan. Elle est située au de-làdesdiff^ ta ^ nes vers 1 Orient, Lt abonde en or. Ses habitans ne^ er ent ni en mœurs ni en langage de ceux de Caramanta.^i Vant la venue dès Espagnols , ils demeuroient dans de pe-j S °ges ,$c ne fe couvroient du corps,que ce que la pu-apprend à'cacher. * Laët ,liv- 9. ch. 10.

Ho Aíl .TARICOR Petite rivierë de la Romanie, qu’onp uimoit anciennement B arbyfes. Eile fe décharge dans le

h f} âe Constantinople du côté du Nord. * Maty, D.ïï. dem. 1701.

fo^RTEJA ou Cartbya. Ville dont les anciens Auteurs£ Mention. On ne doute point que ce ne soit celle d ’Al-, fur le Détroit de Gibraltar.

ç^ARTERET. Cap de l'Amerique dans la Caroline. II1, , u . r la côte de la mer du Nord prés de l'embouchûre der lyiere de Sautée.

pjn MLTXRO ou Ginofa. Petite riviere qui coule dansy|jj S de Candie. Eile fe décharge dans la mer prés de laCei> e ce nom * On appelloit anciennement cette riviereC An’ * Mlt y ’ Dictionnaire de Hollande , 1701.

AuTES ou les Cartes. Riviere de France qui arrosedes*? 0 ^’ ^ orrn ^ c de deux bras qui viennent d’entre

, PÌ S >& elle fe décharge dans le Loir,à une lieuë Sc demie■duis de la Fiéche. * Atlas.

aVe ARTHVEL. Royaume de la Géorgie, qui confine(j a c L Perse du coté de l'Orient. Luarzab qui en étoit Royîq s 1 ^ temps que Tahmas regnoit en Perse, laissa deux filsCa ^ n ° Ura n.t, & partagea entr'eux son Royaume. David le"Las 1 -’ mécontent de son partage, demanda du secours àuj r £ 15 , as contre son frere, Sc. fe fit Mahométan pour l’obte-f ç A * a hmas étant entré dans le Pays avec une forte armée,çp £ P. !e tcr serment de fidélité par les grands Seigneursg^ 0r g'ens, & pour son assurance, il emmena leurs enfansLes p* Llavid. Sa mort fit changer de face aux affaires.

j lt p, , v ° r giens ayant fécoiié le joug, jouirent de la liberté ,Wa 3 Ce c l ue Mahomet Kodabende, qui succéda à Ismaël8t , envoya une armée en Géorgie. David prit h fuite ,R c ,? n . a î n é qu’on avoit fait prisonnier, & qui embrassa laCa h ° n Mahomet, fut laissé Kam de Tefíis, capitale duthuel, sous le nom de Simon Kam. II mourut au corn-ue ^ ernen tdu régné d’Abas le Grand, & laissa la Couron-Hd Lllar ^ a b ion fils aîné, encore jeune , fous la tutelle dep r i t lr ° u .’P° n premier Ministre, homme de beaucoup d’cf-ar Ho > st une basse naissance. Luarzab devint éperdumentl’au, UreU ' X â une fille de Mehrou, qui étoit fort belle, & ildp p Mt Epousée, fans l’obstacle que la Reine Sc les DamesIjçq a F s y apportèrent, à cause qu’elle étoit d’un trop basg n ‘ Mehrou, piqué du refus, & averti que Luarzab crai-V Cr j. d ne s'en vengeât avoit résolu fa perte, se retiraa rit) ^ Das > qui étant entré dans la Géorgie avec une fortes> e n f C -’ ^épouvante par tout. Luarzab fe crut perdu , &

cn Mingrelie. Abas pour le faire revenir,luy écrivitUt) j n en vouloir qu'à Taimuras Roy de Caket, qui étoitluy n § ra F & un rebelle , & qu'il n’avoit rien à craindre dethjj^ Etoit prêt de luy confirmer la posseíììon du Car-He ro - p que s'il s'obstinoit à fe défier de fes bontez, il rui-rag es Etats entierement, & en feroit un Désert. Luar-ép a n Evnfideration de son Peuple, à qui il cherchoit àLe le dégât dont il étoit menacé,alla se rendre à Abas.

l °Ute°í^ re Ç ut comme son Ami, & luy fit en apparence°rte de bons traitemens ; mais ce n'étoit que pour i'é-

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bIoiiir,&il trouva bien-tôt le moyen de s’en défaire, fansqu’il parût qu'il eût part au coup secret qui le fit périr. Lefrere de Luarzab, aprés s'être fait Mahométan,fut mis en faplace. On l’appelloit d’un titre Persan, joint à ùn titre Géor-gien , B agi'at Mirz^a , c'est-à-dire , Prince Royal. Abas mou-rut en 1628. & les Géorgiens s’étant révoltez, Rustan-xanfut envoyé par Sefí, petit-fils Sc successeur d’Abas, pour lesremettre fous la domination de la Perse. II les défit en plu-sieurs rencontres, reprit tout le Carthuel, &'bâtit la Forte-resse de Gori fur une éminence, au bas dë laquelle est laville du même nom , fur le bord du fleuve Kar. Le Car-thuel n’en a que trois autres, qui font Aly, Suram & Teflis.Cette Province, avec le petit Royaume de Cáiiet, composetout le Pays que les Persans appellent le Gurgistan. II estgouverné par deux Viçerois, qui font foûmis à la Perse. *'Le Chevalier Chardin, Voyage de Perse , Tome 2.

CARTO. Grande vallée d’Afrique dans le Defert deBarca. On l’appelloit autrefois Catubatmus. Elle s'étend jus-ques en Egypte, vis-à-vis du lieu où étoit le Temple &l'Oracle de Jupiter Hammon. Les Pèlerins qui vont à laMecque visiter le sépulcre de Mahomet,appellent cette Pla-ce en Arabe Hesacchbir , c’est-à-dire, Masures. * De la Croix,*Hijî. d’Afiique , Tome 2.

CARTO. Petite ville de la Barbarie en Afrique,en LatinCartum. Elle est située fur la côte du Royaume de Barca,entre Salona & Alberton, La plupart des Géographes pren-nent Carto pour l’ancienne chett&a.

CARVÁN. Grande ville du Royaume de Tunis enAfrique. Les Arabes la nomment Cayraven, Sc elle doit fanaissance à Occuba, General de l’armée d'Odman, succes-seur de Mahomet, & troisième Calife, qui la fit bâtir dansune plaine vers fan 652. Les Historiens Arabes afsûrent quec’est la plus belle ville & la meilleure de toute l’Afrique.Elle est fermée de murailles de briques bien garnie de tours,à douze lieues de Sufe vers le M;dy, Sc à trente-quatre dqTunis vers le Levant. Au dedans est une grande Mosquéefort ancienne, construite par Occuba , qui luy a donné ionnom , Sc remplie de plusieurs Docteurs fort estimez,dont leprincipal est comme l’Evêque. Les Rois de Tunis y fontenterrez, cette ville étant la premiere que les Mahométansayent fait bâtir en Afrique. Ils ne la sondèrent qu’afin qu’el-le servît de retraite à leur armée, & pour y renfermer lestrésors qu’ils remportoient de toute la Barbarie Sc de toutela Numidie aprés le sac de Carthage. Tout le Pays d’alen-tour est sablonneux & stérile,& il n’y croît ni bled ni fruits.On les y apporte parcharroy des villes de la côte, dont laplus éloignée est feulement à quatorze lieuê’s.A quatre lieuesde la Place , il y a une montagne qui étoit fort habitée dutemps des Romains. On y voit encore cn divers endroits desruines de superbes bâtimens. Çe font aujourd’huy des fo-rêts de Carrobiers, & des fontaines par tout. DansCarvan,il n’y a ni sources, ni puits, ni riviere ; mais feulement degrandes citernes, où l'on recueille les eaux de pluye. 11 y ena de si grandes hors la ville, qu’elles fervent pour abreuverle gros Sc le menu bétail. L'on y aborde en foule de touscotez,en forte qu’il n’y a pas souvent d’eau jufqu’au moisde Juillet, les Arabes de Numidie venant en Eté faire paî-tre leurs. troupeaux aux campagnes d alentour, ce qui re-double la disette de bled & d’eau ; mais ils apportent tantde chair Sc tant de dattes, de soixante ou soixante & dixlieues loin , que cela supplée à tout. On accouroit autrefoisen l’Université de Carvan de tous les cotez de l’Afrique, &leurs anciens Docteurs fe vantent d’y avoir étudié ; maiscette ville a été tourmentée & ruinée par les Arabes, & celajoint au défaut de vivres dans les mauvaises années ,1’a em-pêchée fort long-temps de fe rétablir. Ceux qui y demeu~r en t présentement font de pauvres gens, qui apprêtent fortdélicatement les peaux d’agneaux , dont les Seigneurs Sc lesprincipaux d’entre les Arabes portent des camisoles. Sous lerégné du perc de Muley Hailen , la ville de Carvan étoit sichargée d’impôts, que quand Barberousse fut devenu Maî-tre de Tunis, elle reçut volontairement une garnison deTurcs ;Sc aprés que Charles-Quint eut chassé Barberoustède T unis,elle élut pour Roy le principal Alfaqui de la gran-de Mosquée , ne voulant point retomber fous la puissancede ces Princes. Cet Alfaqui, appuyé du Peuple Sc de quel-ques Arabes, fe saisit de plusieurs lieux de la Contrée, & fefit nommer Roy de Carvan. II regnoit encore quand l’ar-mée de l'Empereur s'cmpara de la ville d’Afrique, & nevoulut point secourir Dragut dans le temps qu'il vint pourfaire lever le siégé. Ce refus obligea Dragut à conspirer con-

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