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Tome I. [A - D.]
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jj"elqu es Portugais, qui s’ctant établis dans un village fur ïe°rd de cette riviere-, y amassaient desEsclaves en attendanti Ue leurs Compatriotes.fussent arrivez. Ainsi le plus grande 8pce de ces malheureux est de vendre des hommes, desr'íwiniers de guerre , & même des perlbnnes libres que les. j^sfont vendre par une íoy de rîltat. Les Esclaves qu on^ete à Catcheo font gens robustes & pleins de vigueur,ji on vend ordinairement dix reales plus que les autres. Les'^chandises dont les Européens trouvent Un plus granddans ce quartier desNegres , font des vins & des fruitsjsP a gne , de l’eau-de-vie , de 1 huile & du fer , outre les3 j°“ cs defoye & de laine,les dentelles, lespassemens, lesgilles & le fil. * De la Croix , Histoire d’ Afrique , tome L.

*?CWs.

^ '-A$AN. Ville capitale de la Province de ce même nom,at |s Ja Tartarie d’Àsie, litúée en une plaine fur la riviere de£?' a nka j à plus d'u ne lie us du Volga , en Latin Cafanum.^ "i e st assez grande, mais toutes fes maisons font de bois jn, " bien que fes tours & fes remparts. Le Château a sonp a ’vode. Le lit de la riviere luy.fert de fossé, & rend la■ ? rt eressc tres-considérable. Cette Forteresse est bien m u-de canon, & les fortifications en font revêtues de pierre^a ville a son Gouverneur particulier pour commander &etl dre justice -aux Habitans qui font Moscovites & Tàrta-y.p F>ans le Château iln’ya que des Moscovites, & il estj^tendu aux Tartares d’y entrer fur peine de la vie. LaJ°vince de Casan,qui s’étend jufqu’à la Seberie vers lea 0r d j & jufqu'aux Tartares de Nagaja vers le Levant,étoitlr efois sujette au Cham de Tartarie, & fi peuplée,qtfelleQ Ctt oit aisément soixante mille hommes en campagne. Leran d Duc Baíìli Juanouits ayant remporté une victoireÇ&na!ée fur ces Tartares, leur donna pour Chef un nommé^meale jTartare de naissance ; mais si mal fait de fa person-fes Sujets qui l'avoieht pris eii aversion, fe liguèrentnt^ luy a vec les Tartares de Chrim, & le chalíerent,dç s ^uoy ils entrerent en Moscovie, fous la conduite defy[ U „ x fteres, appeliez Mehdligeri & Sapgeri. S’étant rendusai tres de la ville de Moscou, ils firent la Paix, à conditionq. ? te Grand Duc Sc tous fes Sujets íeroient à jamais leursc ttputaires. Mendligeri,pour faire Voir qtf il étoit SeigneurVi^erain de Moscou , fit élever fa Statue au milieu de laMiss ' à voulut que le Grand Due, pour témoigner fa soû-les c^'^appât ta terre de fa tête devant cette Statue, toutes0 t ^tsqu’il payeroit le tribut aux Tartares. Cette victoire, les deux freres fe séparèrent. Sapgeri établit le íie-j dc f a domination à Cafan, & Mendligeri, coranie l’aïné,kj^Ura Z Chrim. Le Grand Duc s’étant rétabli en faite àc .°u, mit le iiege devant Cafan, & ce fiege fut sanglant0 t ?P'niâtré de part & d'autre ; mais les Moscovites furentj. hgez de le lever. Jean Baíilovits ayant succédé à Baíìlifssonits son pere,commença son régné par ce même fiege.l es f S avo * r battu la Place deux mois entiers,il fit miner tou-^ ies murailles. Les mines firent leur effet , & enlevèrentg ' § ra nd nombre de Tartares, ce qui fut suivi d’un áílautLfjttl.datìs lequel la Place fut emportée de force le 9. dej a ' ^ 1552.. Les Tartares voyant les ennemis dans Cafan,&^Pmpart de leurs Chefs tuez ou blessez à mort, sortirentga^ Une ^ es portes, passèrent au travers des Moscovites, &tA ner ent l’autre bord de la riviere de Cafanka. Depuis cte, la ville & la Provihce de Cafan font fous la domi-l e '.° n du Moscovite, qui fit réparer les brèches, renouvel-le V C - S fortifications, sc qui remit le Château en í’étatoò onpì e 0lt aujourd’huy , avec fes quatre bastions revêtus dep 0 „ rre >garni d’un tres-bon fossé & de force tours. *OIearius,d ? Per f e '

c e /SÁNGAS. Natioh deNegres qili habitent la ProVin-^ a e Cssamança. Ce Pays est situé autour de la riviere deOcc ^ Ue ï arric appelle Cafamanque, & dont les bords fonta Ve ? ez ^u côté du Sud par Jes Benhuns, qui confinentlin f CS ^ a sangaS de celu’y de f Est. Ces Cafar.gas possedenta Uc j 0rt ; grand Pays,& ont un Roy qui demeure dix lieuessoferf 3 e f embouchure du fleuve. Comme ce Pays est ar-f 0nt ôe plusieurs rivières,il est tres-fertile. Les Portugaise] av Un ,grand trafic avec cette Nation, fur tout en £f-9 eett ^ ^s achettent d’eux, & dont la plupart font réduitstre s _- C f s erv stude par leur Roy , qui fait la-dessus des Loix(k ^Mes. Us s e dérobent les uns les autres pour fe vendre,

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btj t »P eu de bonne foy dans leur commerce. Les Casai‘h 0 folâtres, & appellent leur principale Idole chinabr e gf eUr de laquelle ils font une Procession le a^.deNovem-r « minuit.Un de leurs Prêtres ou Magiciens,qu’ils ap-

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pelîént Àrdcàni , porte une bannière de foyc afarée,où estpeint un faisceau désarment, & plusieurs ôssemens de Morts.II a un habit tissu de palmes, oiì font attachées plusieurs têtesde petits chiens, guenons,& autres bêtes.La Procession étantachevée , iís posent l’Idoíe dans le creux d’un arbre, & luyfont des fafumigations de plusieurs bonnes odeurs,lui sacri-fiant du miel,sc aprés luy avoir fait leurs prières, ils fe reti-rent en leurs habitations. Le Roy de ces Negres obéît à unRoy voisin,& ce dernier à un autre Roy plus éloigné, Sc decette sorte les uns reconnaissent les autres. Celuy qui com-mande à Mendínga , & qui prend le titre de grand Empe-reur * a une autorité souveraine fur tous ces Rois. * Jarnc,

U. J. ck. 44. Marmol, li. 9,

CASAR-EL-CÀB 1 R. Ville de la Province d’Ásgar estAfrique dans le Royaume de Fez. Elle est située proche d nfleuve Lycusbu Loucous, qui fe déborde quelquefois íîhaut, qu’il l’inonde presque toute. Cette ville est à dix mil-les d’Arzile, sc contient environ quinze cens maisons, plu-sieurs Mosquées & autres édifices. Deux lieues à la ronde,ortne voir que des jardins,qui font plantez de toute forte d’ar-bres fruitiers. On ne laisse pas de manquer d’eau dans la villemême ; de sorte que les habitans sont obligez de conservercelle de la pluye dans des citernes. Ils sont doux & libéraux,pîûtôt simples que malicieux, sc portent une robe de coton,dont ils s’envelopent le corps comme d’une couverture. *De la Croix, H’fl. d'Afrique , Tome i.

CÁSARCETON. Bourg ou village du Royaume deTunis,que Jes Géographes prennent pour l’ancienne Veilla>en Latin Cafarcetoma. II est situé fur la côte Occidentale, duGolfe de Capes, environ à cinq lieues d’Asfach Vers leNord. *.Maty, Ditt. de Hall. 1701.

CASÂRILLO DÌ S. MARIA. On appelle ainíi un lienòù fe voyent les ruines de l’ancienne ville desVolfques,nom-mée Fomn Appii. II est prés des marais deTerracirie, entrela ville qui porte ce nom, & celle de Rome, environ à unelieue du bourg dq Sezze. * Maty , Bift. de HolL 17Ó1.

. CASARNACAR. Placé d'Afrique dáns la Province deTripoli propre. Elle est bâtie fur la même côte que la villede Zaòra j & I on croit que c’est l’ancienne Gichtis. II y aaussi une riviere dans cette Province, qui a ce même nomde Cafarnacar.

CASÁSA. Ville cf Afrique, située,selon Sânut,à six lieuessc demie de Melile, & selon Gramàye,à dix. Elle est prochedu Promontoire Metagonite de Ptolemée ,àppellé par Ru-celli, Cap di Cafafa , qui est dans la Province de Garer présde Melile. Le bon Port qu’a cette ville, la rendue fort re-cothmandable,par le trafic que les Vénitiens exerçoientavecceux du Royaume de Fez. Ferdinand, Roy d’Ai agon sc deCastille, enleva cette Place aux Maures, dont la plus grandepartie avoir pris la fuite. II y a quantité d’écuèils peu éloi-gnez de la bouche de son Port..

CASAUBON. Petite ville de France dans l’Armagnac,E le est située fur la riviere de Douze, environ trois h euesau dessous de la ville de Campagne. Les Latins la nommentCafobomm.

CASBA. Ville d’Afrique dans le Royaume de Tunis,autrefois Colonie Romaine. Elle esta cinq milles de la villede Tunis, dans une belle campagne, qui a trois lieues decircuit. Ses murailles font encore presque toutes entiereSjmâis elle est déserté, à cause des courses des Arabes, qui autemps de la moisson né manquent guere à venir fâirè leursprovisions dans le champ d’autruy ; Tailleurs, ceux de Caf-ba font des fáineans,qúi aiment mieux vivre dans l’indigenceque de cultiver leurs terrés, qu: font naturellement fertiles»* De la Croix, Hif. d’Afiquc, Tome 2.

CASBIN ou cafnnn. Grande ville d’Asie, l’une des prin-cipales de la Province d’Hierác qui est l’anciénne Farthie*en Latin C ásbinum. Elle est située dans une grande plainesablonneuse, ayant à une demi journée de là la grande mon-tagne d’Alouvent, qui est une branche du Mont TauruSjfous le 87. degré 30. minutes de longitude , &au ;6. degré14. minutes de latitude. Sa lorigùeur est du Septentrion aii'Midy. La plûpart des Cofmographes Européens disent quec’est l’ancienne Ársacie, que l’on appelloit Europe avant queles Parthes luy ehssent donné le nom d’Arface leur premierEmpereur. L’Histoire de Perse porte que le commence-ment de Casoin fut un château qu’un de ses Rois fit bâtir-pour arrêter les courses des Delemites^ qui delCendant difmont Alouvent, ravageoient tout ce Canton $ que ce Châ-oteau étoit situé au même lieu où est maintenant Je McidanRoyal, où Place Royale de Casoin, & qu’il fut ruiné par les'