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Tome I. [A - D.]
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C A T

Saint Louis. Par ce mariage les Rois d’Ár'agon obtinrent:sson les Histoires d'Espagne, sentier affranchissement de larincipauté de Catalogne & du Comté de Barcelone. Cela■ . Ut fait à Clermçnt en Auvergne Tan i z 6 o-& en confidera-î°f de cet affranchissement , le Roy d'Aragon quitta lesJ^its de Souveraineté qu’il prétendoit à Çarcaíïonne , à■^nodez, àBeziers, à Leucate, à Albi, à Nîmes, à S. Gilles,

?Ux autres Terres du côté de France ,qu’il assigna en dot

‘fie

fille avec la Seigneurie utile de Çarcassonne & de BeIe rs.Outre cela il renonça à tout le droit qu’il pouvoit avoir■J 1 * Cormez de Provence, de Forcalquier , d'Arles, d’Avi-| n °n & de Marseille, en saveur de la Reine Marguerite dela pce. La Catalogne a un Duc, qui est celuy de Cardon ne;r °is Marquis;onze Comtes;& pluíieurs Barons & Seigneursfigent une puissance comme absolue fur leurs Sujets., L'anjHo. cette Province se donna au Roy de France ; & Josephiar garit, Seigneur Catalan, contribua beaucoup à luy sai-si: fécoiier le joug d’Espagne. Douze ans aprés, Sa Majestéat holique se servant des divisions qui arrivèrent enFrance,Reprit Barcelone, & plusieurs autres Places considérables.ar les articles 4 z.&c 43. duTraité de Paix de 1659. entre lesN° u ronnes de France & d’Espagne, il sut déclaré que les’sopts Pyrénées feroient la division des deux Royaumes ;V 1 forte que la Catalogne & le Comtéde Cerdagne,qui sonte 'là les Monts , surent adjugez aux Espagnols ; & les Com-L2 de Roussillon & de Coussins, qui font en de-ça desmê-^Es Monts, demeurèrent à la France. * Davity, Catalogne., CATANE cu Catania , en Latin catana & Catina, Villeh Royaume de Sicile , dans la partie qu’on appelle Val de-fmona. Elle est située au bord de la mer, au milieu d'uneKa ye ; mais il n’y a point de Port. Selon Thucidide qui enP a rie dans le troisième Livre de son Histoire, cette ville aetc fondée par les Chalcidiens. On croit que ce fut vers l'an* 7 * de Rome. Ce qu’íl y a de certain, c’est qu’elle ctoit tres-c onsiderable lorsque le R$y Hieron y mourut. Ce fut fanj“ 7 -de Rome. II y a un Château élevé sur un rocher qui, e *end feutrée de la plage. La plupart des rues sont lon-EUes 8 c droites, & aboutissent à une grande place. II y avoit~ e grands restes <fantiquité,tels qu’un Amphithéâtre & plu-’ e Urs Temples. L’Eglife Cathédrale en étoitun. La magni-Ce nce de cet édifice étoit admirée de tout le monde. Ón yj,°yoit dix colomnes de marbre granit qui en soûtenoientfhtrée. Ces colomnes étoient si grosses que deux hommes

pouvoient embrasser une.ElIes portoiefit un Architrave011 ces mots étoient gravez LakrioVolutio Cos. Thermos catania',F c qui fait connoître queLaberius, Consul Romain,& peut-,. re Proconsul ou Gouverneur de Sicile,avoit fait bâtir cetdifice pour luy servir de bains. Dans la fuite des siécles on.^Javoit fait l’Eglise Cathédrale où son conserve le corps deiiute Agathe Martyre, dans une Chapelle qui luy est dé-iee, Ce saint Corps a préservé plusieurs fois Catane d u feuu Mont-Gibel, dont les fiâmes etoient souvent arrivées jus-?! le 'là, &,savoient quelquefois endommagée ; mais l’horri-> e tremblement de terre qu’on y ressentit en 1693. fut sitsoeux q ue l a ville en fut entierement renversée, en sorteS 11 d n’y est pas resté pierre fur pierre. Ifcommença le 9. deJ a nvier,& détruisit tout. Le n. la terre s'ouvrit en pluíieursssdroits, & engloutit ceux que la ruine des édifices avoits >9 ar gnez. Presque en un moment onze mille personnes quiAsoient retirées dans la Cathédrale poijr implorer le se-°tirs divin , périrent sous les matériaux de l'Eglise qui lesj^yritjdans le temps qu'un Chanoine leur donnoitla be-l ^diôii du Saint Sacrement. Ce Chanoine resta seul avecJ Ministres de f Autel, & une centaine de personnes qui^,®icnt à genoux dans la croisée où sont deux magnifiques^ la pelles, f une de la Vierge & f autre de Sainte Agathe. II^ ^ eut que la Nef qui fut absorbée. Ces deux Chapelles'^itèrent debout, ainsi que le Maître Autel. Le territoire de^ a tane est si fertile, que de nouveaux habitans y viennentils e JOU * en 3 our * Ainsi le Pays se repeuple peu à petí ; maishabitent fous des pavillons dans la campagne , isolant en-~ 5 e ^ es "EfoUb. II y a toujours à la rade quelquesf ? res de Malthe, qui chargent du bled , du vin, & autresrit f S ’ de Malthe if étant pas assez seconde pour nour-p r- s habitans. Le J.de Février, Fête de Sainte Agathe , il$ai 311 Unc Procession solemnefie où l'on porte le Corps de latj e . f Ur un brancard, dans une Châsse d argent enrichieCe ]P^rreries. On tient à Catane en ce temps là une Foire£ e bte, où il vient quantité de monde de Sicile & des Pays^8ers. 4

Vallée de Catane est extrêmement peuplée, à clisse deTome 1.

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ìa fertilité. Elle est remplie de gros bourgs que l'on pren-droit pour des villes. Entre autres le long de la riviere Ga-belle ou faretra, qui est i'ancien S y ne th us , il y a ceux (ÏAderno& de Paterno, qu'on appelìoit autrefois Adúnuin & Hybla. Cedernier est renommé par le miel qu’on y recueille, iï estimédes Anciens , dont Virgile a dit dans f une de ses Eglogues ;

HjbUis apibtts florem depafia Salicti.

À funestes extrêmitez duGolfe deCatane,on trouvefancien-neville de Lentini. * E. D. R. Nouveau Voyage d’Italie , Terne z.

CATANZARO. Ville du Royaume de Naples, dans laCalabre Ultérieure, avec Evêché suffragant de Reggio. Éllèest située entre Squillace & Nicastro , à deux ou trois millesde la mer, & elle a été bâtie par Pagitius,Procureur en Italiede Nicephore,Empereur de Constantinople.Taverna n'en estéloignée que ste dix milles. Cette ville que les Auteurs Latinsappellent C atacium & Catanz.ara fut autrefois sujette à làMaison des Colonnes. Aujourd’huy elle est Royale , & agrand nombre de Familles Nobles, sçavoir les Albertini jArcicri, Bolotta délia Canama, Catunia, Coco,Cumis,Cam-pitello, di Franz%Fabrica, Ferraro, Grimaldi,Inglesi, Lau-ro , Malaracoa, Mazza,Marincola, Maniardo, Mangione,Michèle, Morano, Dello Nobile, Paola, Piísoia, Piteraj Ric-ca, Riso, Rocca, Rodio, 8an Severini, Serra, Sonatore , Spi-na, Striverii,Sufanna,Trombatore,& Zaccone. * Davity, ca-labre de delà.

CATAONIE. Région de f Asie Mineure, dont Plutar-que parle dans la Vie de Certorius. Strabon dit au commen-cement de son douzième Livre, que bien que quelques-unsayent voulu faire de la Cataonie un Pays particulier, elleétoit toutefois une des dix parties de la Cappadoce. Esteavoit auMidy la Cilicie, dont le Mont Taurus la séparoit ;au Septentrion, l’Antitaurus s& à fOrient, le Ment A man u s.On fa depuis attribuée à f Asie Mineure, ainsi qu'on a faitplusieurs autres parties de la Cappadoce. Le .même Strabonrapporte que c’est un Pays bas, Lc fort spacieux qui a toutessortes d’arbres, à f exception de ceux qui conservent toû~jours leur verdure. * Le Pere Lubin, Tables Gcogr.

CATARACTONUM ou Cataraiïonium. Nom que lesLatins donnent à la ville d'Aogleterre qu'on appelle Allénon.

CATAY. Grand Pays d'Aíìe dans la Tartarie. On sap-pelloit anciennement Serique , & quelques-uns croyent queceux du Catay sont les Peuples Cathées d’Àrrien.Ce Royau-me a pour bornes au Couchant la Province de Tangut ; anLevant, la mer qui porte son nom ; au Septentrion, le Paysd’Arsaret, & Giroza ; au Midy, la Chirífc II commence auquarante-deuxième degré du Sud au Nord. 11 y a plusieursGéographes qui ont mis son commencement au 48. ou 50.degré ; mais les Jésuites qui ont remarqué la hauteur du Po-ste avec des instrumens, ont fait voir qu'ils s’abusoient. C'estle plus grand & le plus riche Royaume du monde ; il com-prend une infinité d’Istes dans là mer. Sa ville capitale estCambaîu. Les autres sont Taidu ou Taido, Jons, Gouze,Pazanfu, Cianglu, Ciangli, Tudinfu, Singuimatu , Q^anzu,Xandu, & autres. Ce Pays produit grande quantité de ris,de millet & de panis, parce que ses terres rendent cent pourun ; mais le froment y multiplie moins. Leurs champs soritbien cultivez, & chacun de ceux qui vont labourer,mene sixou sept chevaux pour sa personne. L'on trouve grandequantité de gouse à Tainfu, & plusieurs meuriers, ce qui estcause que les habitans font beaucoup de soye. Hors des ter-res de Tainfu , le Catay n'a point de vin , le Pays étant tropfroid. Les autres fruits y sont en grande abondance, & sony voit de si grosses pesches, qu'une feule peso jusqu'à deuxlivres. 11 y a par tout le Catay une forte de pierre que l’ontire des montagnes, & qui brûle ainsi que les tourbes déHollande. Les habitans s'en servent pour faire du feu, quovqu’ils abondent en bois. II est vray qssil y a un si grandnombre d'étuves que le bois n’y pourroit suffire. La meil-leure rhubarbe de ces quartiers-là est dans le Catay. Lesmontagnes nourrissent des lions, des ours, des loups-cer-viers, des daims, des chévreiisls, des cerfs & autres bêtes.

Les habitans du Catay sont beaux , & ont communémentles yeux petits. Les hommes y sont fans barbe, habiles, spi-rituels , & capables de toutes sortes de sciences. Ils estimentpeu les autres Peuples, au dessus desquels ils prétendent être.Le grand nombre de leurs villes les a fort civilisez. Ils man-gent avec une grande propreté, & vivent de ris, de millet,de panis, de viande, de pâte, de lait & de chair. La piûpartont pour boisson un breuvage fait de ris, mêlé avec forcéépiceries. U est clair & de bon goût,& enyvre plûtôt qu'au-cun autre. Ils s’enïre-làluent sort humainement, & ont

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