Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
570
JPEG-Download
 

A T

refra, dont elle a été autrefois la capitale. Elle est située furle rivage Oriental du fleuve Oxus ou Gihon,à 38. degrezde longitude, 8c à 41. 36. minutes de latitude Septentriona- 1le, selon le calcul des Tables Arabiques. La ville de Hezar-eíb , qui est fort considérable dans ce Pays là, n’en est éloi-gnée que de seize lieuës.* Herbelot, Bibliothèque Orientale.

GATABATHRA ou Catabathos. Nom que l'on donne à■des Canaux souterrains du Lac de Livadia, qui fe déchargepar là dans la mer. Ces passages sous terre, òu plûtôt sous lesmontagnes, peuvent être regardez comme une merveille del'art & de la nature. Ce Lac est dans la Beotie , & situé auNord d’une grande plaine, qui porte le même nom de Li-vadia. Tout ce Pays, ainsi que le Lac, est environné de hau-tes côtes & de montagnes,qui fe joignent de telle forte,qu’iln’y a point de passage suffisant par bù les eaux des rivières 6cdestorrens qui sortent de ces montagnes, puissent s’écoulenAinsi si ces passages souterrains ne les cbnduisoient pas à lamer en differens lieux, la Beócie fcroit inondée en fort peude temps, & ne feroit qu'un grand Lac. Le Mont Parnassejoint Citheron ; celuy-cy joint Hélicon ; Hélicon touche leParnasse ; le Parnasse le mont Oeta, qui touche Cnemis ;Cnemis le mont Cyrtonum ; ce dernier joint Ptoos; PtoosMessapius ; Messapius joint Ce ricins ; & Cericius rejointParues. La plupart de toutes ces montagnes fe peuvent dis-tinguer l’une de l'autrepar quelques séparations;tnais qui neVont pas jusques au plan de la terre, pour faire passage auxeaux ; de forte que si elles ne trouvoient d’écoulement qu'audessus de la terre, l'inondatiôn feroit inévitable. Outre cecercle de montagnes qui environnent toute la Beotie,la Pho-cide,& une grande partie de Lòcres,il y en a encore d'autresqu’on peut appeller Mediterranéés à cet égard. Celles-cyfont tellement attachées l’une à l’autre, qu'elles séparenttout le Pays en plusieurs vallées particulières. La plaine deLivadia est divisée de celle de Thebes vers fOrient, par lamontagne Phenicus ou Sphingis, qui joint áu Septentrion lemont Ptoos; & au Sud certaines croupes qui descendentd’Helicon. Cette grande quantité d’eaux qui tombent deshautes montagnes d'Helicón au Sud-Ouest ; & du Parnasse& d'Óetaau Nord-Oiiest, fait le grand Lac de Livadia, enpassant à travers les croupes des rochers de Thalanda, ou dumont Cyrtonum, dans lequel toute la chute 6c tout l’ef-fort des eaux semblent s'arrêter ; mais ce n’est qu'un réser-voir,d'ou elles fe déchargent dans la mer Eubée. Le princi-pal des canaux par où elles fe rendent dans cette mer,traver-se d’une maniéré étonnante une montagne,donttoute la mas-se est d’une pierre fort dure, & d’une hauteur Sc épaisseur,plus ou moins considérables en quelques endroits.

Les autres canaux qu’on voit à f extrémité du Nord-Oiiestdu Lac , font tous à une plus grande distance de la mer. II yen a plusieurs qui passent a une demi journée du mont Ptoos.Ce Lac, qui est étroit au milieu, s’élargit ensuite, 6c se sé-pare en trois Bayes. Celle qui est le plus au Nord,so sépareencore en trois autres Bayes, dont la premiere entre sous lamontagne par deux canaux, 8c les deux autres chacune partrois canaux. II y a encore dans ce même endroit une autreBaye, qui fe partage aussi en diverses Bayes, 8c ces Bayesen plusieurs canaux, ce qui Fait dire a vec beaucoup de vrai-semblance, qu’il y a du moins cinquante de ces canaux sou-terrains par où le Lac fe décharge dans la mer. Depuis Prof-cinia, pendant une partie du chemin que l’on fait le long deces canaux, on trouve des ouvertures en differens lieùx ;mais on ne peut ni voir ni entendre l’eáu qui y passes causeque le canal est entierement couvert & fort profond. Lorsque l’on vient à monter la partie la plus épaisse de la mon-tagne , on passe auprès de dix ou douze puits quartez, taillezdans le roc, environ à cent vingt-cinq pieds l’un de l’autre.On les a approfondis à proportion de la montagne. II y en adont la profondeur doit être de plus de cinquante brasses ,ce qu’on juge par le temps qu’il faut aux pierres que l’on yjette, pour parvenir jusqu’au fond. On ne les entend pointtomber dans l’eau , Sc cela fait croire que le canal est cou-vert au dessous de ces puits, qui ont à peu prés quatre piedsen q narré à l’embouchûre. Ils ont été faits autrefois pournettoyer les cinquante canaux , s’il arrivoit qu’ils fe trou-vassent bouchez, ou qu’ils fe remplissent. * Wheler, Voyaged’Athènes , Tome 2. li. 3.

CATADÙPES. Peuples d’Ethiopie, qui habitent auxenvirons des Cataractes, ou chûtes du Nil, dont le bruit estcause qu’on leur a donné ce nom. Ce bruit est si grand ,■qu’on tient que ces Peuples deviennent sourds à force del’emendre.

€ A T

CATAHIGE. Ville principale de la grande Phry|J’nommée anciennement Cotya)umi. Belon l’appelle cute ; J >la nomme. Cutie ; 8c selon Leunclave,quelques-uns la tnettdans la Galatie. C’est où le Beglierbey d’Ánatolie fait "íìdence. * Davity, Phrygie. . „- n .

CATALOGNE. Province d’Espagne,avee titre de r ^cipauté. Elle a pour bornes au Septentrion les monts rjnées avec le Comingeois, le Duché de Poix , le Di ocd’Alep 8c le Narbonnòis,Provinces de France;au Couc < ^le Royaume d’Àragon & celuy de Valence , ft pare p arriviere de Cenia ; au Midy & au Levant la mer Méditernée. Les Espagnols nomment la Catalogne Catalugnti Pcorruption du mot Latin Gothalaniâ , c’est à dire,des Goths 3 c des Alains, tous deux Peuples de Gothie, 4y vinrent s’établir ensemble en ce Pays-là. Cedes anciens Castellans de Ptolemée, qui tenoient le Dude Cardone, des Indigetes, des Hergetes, des Laletans,Cerretans, des Austetans, & des Ilercaons. Cette Províns’étend depuis Saisies jufqu’à la mer ; & depuis la mer duvan t jufqu’à la riviere de Cinga. Quelques-uns lu y donpdeux cens cinquante milles, ou quatre-vingt deux h eueS .longueur,de Saisies jufqu’aux contins de Valence ; & ^

vingt-quatorze milles, ou prés de vingt quatre lieue»largeur, depuis le Val de Carol prés des Pyrénées juíq u ^rivage de Barcelone. Les autres la sont longue & large ^prés de trois journées. Elle est toutefois beaucoup plus 0gue que large, puisque de Lerida jufqu’à Perpignan,en p ^fant par Girone , on compte trente-neuf lieuës,6c qu n X (a encore trois de Perpignan à Saisies. La Catalogne conticinquante-six Citez ou Villes ceintes de murailles,& ungrand nombre de villages 6c de bourgs. Sa capitale est hcelone. Ses autres villes ou Places principales sont t a ■gona, Tortofa , Lerida, Gironne, Vich, UYgel, Elna,fona, Amposta, Ampolla, Blmes, Balaguir, Cardona, ..vera, Castellon , Empurias, Igualada , Manresa , MartePuycerda, Peniscola,Rosas, Siges & Torroella. II y 3 j elieux de dévotion fort renommez,l’Abbaye de Poblet <*■Monastère de Monferrat. On compte dans la Catalogne c ^quante rivières grandes ou petites. Les plus remarqua 'font l’Ebre, la Segre, la Cinga, la Noguera, Ribagorz 3 ”’j eNoguera Pallaresia , la Cima, le Lobregat, la Later £Ter. Ce PayS contient environ six cens mille hommes,on prétend qu’il y a cent mille François. jg

Après que les Maures fe surent iaiíis de la plus gt 3 ^partie de f Espagne, les Catalans sollicitèrent Charles Ntel, qui en ce temps-là gouvernoit la France,de leur dt>n ^du secours ; de forte qu’Otto ou Oger, Gouverneur ^quitaine ,dont ce Prince s’étoit emparé aprés la ta 0 J>\ìp‘Comte Eudes, y fut envoyé avec quelques troupes d -mans & de François, qui s’étant joints à ceux du Pays, ^rent quelques Piaces. Ensuite Pépin assista les Catalanstre les Maures, 6c depuis un Maure appel lé Zato, Go uneurde Barcelone,fe sit Tributaire de l'Empereur Cy 3 ’ (emagne ; mais aprés la mort de Zato, Bernard fut fait ǰ' ef ide Barcelone, & gouverna ce Pays pour les Françoisfan 796. avec la Provence 8c le Languedoc , assisté ^

Chevalier Espagnol selon les uns» Álemand,selon les aU^

nommé Geofroy , mary d’une Françoise, qu’on a PPf J â iiAdmira , dont il eut G ’ofroy le Velu. Celuy-cy fucce ' ^Gouvernement, ou Comté de Barcelone , aprés B^r .Ez, qui s’en étoit emparé par une révolté, & aprés Geo ^son pere. Enfin vers fan 854. le Roy Charles le Gros, ^na le Comté de Barcelone en propriété à Geofroy I etant pour luy que pour ses Dolcendans,réservant fcw ela Souveraineté aux Rois de France,ce qui eut lieu j^^tírégné de Saint Loiiis. Cependant Raimond Berenger,LP .de Barcelone , ayant épousé en 1137. Petronille,herJ pd’Aragon, dont il devoit être Roy, unit pour j îtcli - s 3 íi(Catalogne avec ce Royaume,deux cens cinquante-tredepuis qu’il y avoit des Comtes propriétaires en Cataj h j,Aprés cela le Roy Alphonse d’Aragon.qu’on nomme 11 : . jmond auparavant; ayant fait tenir un Concile Vto'ì ifan 1182. en la ville de Tarragone, sit un Decret,favenir les Notaires ne meuroient plus le nomb r -feannées du régné des Rois de France aux Contrats í j;feroient en Catalogne $ comme ils l’avoient faitmais feulement fan de fíncarnation de Nótre-Seig 11 ^comme pour montrer qu’ils ne vouloient plus reconjla Souveraineté de France. Ce qui affranchit tout à-f aPrinces de cette Souveraineté , ce fut le mariage d h 3 stlífille du Roy Jacques d’Aragon, avec Philippe le H ar ’