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Tome I. [A - D.]
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C E G

CECRQPIUS MONS. Les Anciens appelloient aînsi laMontagne de la Livadie, nommée présentement Hymefto..CECUBE. Montagne du Royaume de Naples dans la1 être de Labour. Elle à van ce jusqu’à Gaiete, & a été fortí£n ommée chez les Anciens à cause de ses bons vins.

CEDAR. Ville ancienne du Pays d’Hus , que l’on ditEjoir été la Principauté de Job. Josephe la nomme Carmele.

étoit assise sur une haute montagne avec une large plai-jGqu’on nommoit les Tentes ou les Tabernacles de Cedar.Davity, Etats du Turc m A fie.

Les Anciens ont aussi donné le nom de C edar, à VArabieD 'ferte.

,. CEDES ou Kedes Nephtali. Ville ancienne & considera-E de la Palestine en Galilée. Elle étoit située fur une mon-de même nom dans la Tribu de Nephtali, à sept lieuese Êethsaide du côté du Nord. C’étoit une des villes quisoient été données en partage aux Lévites ,.&en particulierUe de celles qu’on appelloit Villes de Refuge, parce que ceuxT 11 avoient tué quelqu’un par mégarde pouvoient s’y reti-er p 0Ur met tre leur vie en feureté. Cette ville n’est prescn-® t Hent qu’un petit village nommé Si&is ou Zux^is. '* Maty,de Hall. 1701.

CEDOGNA ou Cedonia. Ville du Royaume de Naples£ a ns la Principauté Ultérieure. Elle est Episcopale , & sonv eché est suffragant de Conza , dont elle est éloignée de<r atre ou cinq lieues. Paul Merulc la nomme lacedogna ,mtquec’est i’ancienne Aquilonia de Tìte-Live où L. Pa-f/rius Consul ayant conduit les Troupes Romaines, obliges Samnites à luy prêter serment de fidélité. * Davity, Pnl Paiité Vlterieure.

. CEDRìnUS. Nom Latin de la rivìere de la Sardaigne,Ppsllée Rio de Oliena.

L-EDRO. Riviere de l’Isle de Sardaigne, nommée en La-y 1 } ledits & cedrinus fluvm. Elle a íà source au milieu dej, ® > passe fort prés de Sargano, ensuite dequoy elle se va£c hargerdans un petit Golfe qui est en la côte Orientalee cette même Iste. * Maty, Didt. de Hoil. 1701.c CEDRON. Torrent dont il est parlé souvent dans l’E-^ lt dre, & qui est interprété Torrent de triste douleur, II prendhOp. origine un peu au dessus du Sépulcre de la Vierge, &s a ‘se dans le plus profond de la Vallée de Josaphat, ayantsr! S .^ e tro * s cens pas depuis les murailles de Jeruíàlem versjyTrient. II a son cours entre le Mont Olivet & celuy de. l °ria qu’il sépare l’un de l’autre, & se forme des eaux de^ lu ye qui découlent de ces deux montagnes, & qui vont sey r stre dans le Lac de Sodome & de Gomorre. Quoyque ce^.° r tent soit sec plus de six mois de l’année , il ne laisse pas^ a Voir un pontd’une arcade de huit pieds de haut, & de dixç,? , § e * Ce fut où Nôtre-Seigneur passa avec ses Apôtresl e \ .nt au Jardin des Olives,& par où il passa encore quands Juifs le menerentàla maison d’Anne. - A trois pas de cej nt du côté Méridional on voit cinq vestiges de pieds &de mains imprimez & enfoncez de plus de deux doigtsUn roc tres-dur qui est au fond du torrent. On dit quej s Ve stiges font des pieds & des mains de Nôtre-Seigneurriqu e les Juifs le tiroient, & qu’ils le jetterent du haut deP°nt en bas, ou qu’ils k traînèrent par le torrent fans lepasser fur ce pont, le roc s’étant amolli comme de laç e * Ce lieu est fort révéré des Schismatiques,ainsi que desç e Coliques, & il est défendu de rompre des morceaux de^ r °c à trois coudées des vestiges imprimez. * Le P. Eusebe

ç LEDROSIENS. Peuples cruels & farouches, dont parle^i^uusj/ív.íg. ch. 31. Il les met prés de la mer Rouge, &loj 'EGls ne coupoient jamais leurs ongles ; qu’ils s'habil-^ e nt de peaux de bêtes sauvages, & se nourrissoient dey r air de baleines, fe servant de leurs arrêtes au lieu de ché-t 0i Î s cn leurs maisons, & de leurs écailles au lieu de milles.Ot^ é ' Bift.cofm.

T", AYE ou Soffaye. Fleuve d’Afrique dans le Royau-me ? Alger; II croise les quartiers de Matigia, & fe déchar-iHer ? S mcr à l’Orient d’Alger , tout contre le Cap dea fuz. On tient que c’est le Save de Ptolemée.

EGA. Petite riviere d’Espagne qui coule dans le Ro-Liro 6 Léon , & qui s’étant grossie des eaux de Rio-de Va lc jetter dans le Duero entre Viana & la Puente-Kero.

TxxàGLlE. Petite ville du Royaume de Naples dans lades d’Otrante, en Latin cœlium. Elle est située au piedCôté , 0tlts Apennins, à deux ou trois lieues d’Ostuni duau Sud. * Maty, Diït, de Holl. 1701.

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CEGLIE. Ville ancienne de la Touille Peucetienne,enLatin celia. Ce n’est aujourd’huy qu’un petit village duRoyaume.de Naples dans la Terre de Bari d u côté du Sud»

* Maty , Tnct. de Holl. 1701.

CEICE. Bourg ou village du Portugal situé dans l’Estre-madure, en Latin Ceica. II est situé entre Thorffar & Leira,Quelques Géographes le prennent pour l’ancienne Cd.um.

* Maty, Diót. de Holl. 1701.

CEILAN ou Zeylan. Iste d’Asie dans la mer des Indes.Elles’étend depuis le sixième degré de latitude Septentrio-nale juíqu’au dixième. On prend fa longueur depuis laPointe de Galli jusqu’à celle das Pedras , qui sont à soixante& deux lieues l’une de l’autre. Sa largeur depuis ’Chiíàojusqu’à Triquinimalé est de quarante-sept lieues, & son cir-cuit de prés de deux cens. Elle est à quarante-cinq sieuës.àl’Est du Cap de Comorin où commence la côte de la Pef-cherie , & la mer fait entre cette côte & liste de Ceilan unDétroit qui a cinquante-scpt lieuës de longueur. Sa largeurn’est pas égale par tout. Au milieu font les Isles de Raman^-çoit & de Manar, à douze lieues l’une de l’autre. Le canal estli étroit en cet endroit-là, & la mer si basse & si pleine d’ís-lots & de bancs de fable qui bouchent le passage qu’on n’ypeut mener que de petits bâtimens qui vont & viennent deCeilan à la côte de Commande!. Tous les navires qui vontdans ces mers-là du Nord au Sud, soit du Sud au Nord, sontobligez de reconnoître la Pointe de Galli, qui est la partjela plus Méridionale de cette côte. Jean de Barros & Diegode Couto, Auteurs Portugais, prétendent que l’Isle de Cei-lan a été d’abord appellée Lança, Lançao ou Lanças $ quiveut dire Terre de délices, Paradis terrestre ; qu’ensuite lesMalàbares luy ont donné le nom d ’lllanara , qui signifieRoyaume de l’Iste, & qu’ôn luy a encore donné ceux deTranate, d’Hibenaro & de Tenarifim. Les Grecs & les Romainsl’ont connue' sous celuy de Taprobane. Àmmien Marcellin& généralement tous les Orientaux la nomment Strindib ouSermdiul, & Costnas le Solitaire l’appelle Seilediba , en chan-geant la lettre R en L ; & peut être est-ce delà que s’est for-mé le nom de Ceilan. Les Chinois, scion les Historiens Por-tugais , ont été les premiers qui ont habité cette Iste. CesPeuples étant les maîtres du commerce de tout l’Orient,quelques-uns de leurs vaisseaux furent portez furies bassesprés du lieu qu’on a depuis nommé chilao par corruption aulieu de Cinilao. Les équipages se sauvèrent à terre, & trou-vant le Pays bon, ils s’y établirent Ils s’allierent bientôtaprés avec les Malabares, qui envoyoient-là ceux qu’ils exi-loient, & qu’ils appelloient Galas. Ces Exilez s’étant con-fondus avec les Chinois,des deux noms n’en ont fait qu’un.Ils sc sont appeliez Cbingalas, & ensuite Chingulais. PhilippeBotelho veut que ce nom vienne de Singa, qui veut direLion en langage du Pays , pour marquer le courage & la va-leur de ces Peuples. II est vray que plusieurs Rois de Ceilanont porté le nom'de Singa, &il est vray aussi que les Chi-nois ont été long-temps les maîtres de toutes ces mers-là ;qu’ensuite les Perses Zestes Arabes ont partagé le commerceavec eux, & que la plupart de ces Peuples ont fait un grandtrafic d’élephans & de canelle , dont on tire une tres-grandequantité de Ceilan.On tient que cette Isle a sept Royaumes;& que le plus puissant Prince qui fût là autrefois étoit le Royde Cotta, que tous les autres respeéèoient comme leur Em-pereur. Toutes les terres qui font fur la côte sont présente-ment en la puissance des Hollandois. Le dedans de f Isle estau Roy de Cande & divisé en grandes & en petites partie?.Celles là répondent à nos Provinces, & celles-cy à nqs Bail-liages. Ce Royaume est fort de ía nature. Du moment quel’on y entre, on va presque toujours en montant, & l’on netrouve que de hautes & grandes montagnes, dont l’acceín’est pas aisé. Ses chemins même , quoy qu’én fort grandnombre , y sont si étroits, qu’on les prendroit plûtôt pourdes défilez que pour des routes publiques. Dc-ux personnesn’y fçauroient passer de front. D ailleurs ces montagnes fonttoutes couvertes ou coupées de grands rochers. L'accez ehest ouvert seulement par de fort petits sentiers, à l’entrée &à la sortie desquels il y a des barrières d’épines défendueschacune par deux ou trois Gardés qui examinent toùs lèsVoyageurs. Le Pays est arrosé de belles rivières, qui tom-bant de ces montagnes, font beaucoup de bien aux terrespour le ris, qui est la principale subsistance des habitans, Laplupart de ses rivières, dont la plus considérable est celle cfeMavelagongue, ne sc peuvent naviger à cause de la quantitéde rochers que l’on y trouve;mais en récompense elles nour-rissent beaucoup de poisson. Toute l’Isle est tres-couverte

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