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Tome I. [A - D.]
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pHAÓURS. Petite ville de Champagne dans îe Seno-o>s, en Latin chmfium. Elle est íituée fur la riviere d’Ar-^nce proche de fa source, à sept lieues de Troyes, & àPaille distance de Tonnerre.

■ CHaoYYEN. Ville de la Chine,dépendante de celle dep e pgcheu , cinquième capitale de la Province de Xantum.tes de cette ville on trouve la Fontaine de Hanuen , qui ac U a de particulier, qtfelle jette en même temps des eaux«audes & des eaux froides. * Ambassade des Hollandais à laCh ^,ch. 4 z,

CHAPÁLA ou Laguna de Cbapala. Lac de FAmerique^Ptentrionale, dans f Audience & un peu au Midy de lanie de Guadalajara. On tient que son circuit est d’environamarante lieues. Ce Lac fe décharge dans la mer Pacifique,pt l e moyen de la riviere de chïmnatucatenco qui le traver-C ‘* Maty, Bicl. de Holl. ïyoi.

jCHAPEÀU-CORNU. Ville de France en Dáuphiné.pie est petite, & fi tuée entre des montagnes vers les fron-ts du Bugey, à deux petites lieues de Serrieres. * Atlas.ÇHAPEÀU-ROUGE. Forteresse & Colonie des Fran-p^dans FAmerique,en Latin Arx Pilú rubri. Cette Forte-e e, * e est st jr j a c ôte Méridionale de Flste de Terre-Neuve ,la Baye des Morues & celle des Trépassez.

• *- A CHAPELLE- t>’A nguillon .Petite ville de France enBer-fPpcllée par les Latins Dom'm&Gillonis F anum.B,\ìe est située» “°td de la petite Saudre fur une colline, entre Menettouç, "oilheste , à sept lieues de Bourges du côté du Nord.

3 ttc ville est accompagnée d’un Château.j q .- a CHAPELLE du-Viller. Ville de France dans le Charo-is.EUe est environnée de hautes montagnes de deux cotez,

■ 7 es deux autres de grands bois. Sainte Helene n’est éloi-° de cette ville que d’une bonne líeuë. * Atlas.

-p CHAPELLE-6ârer. Petite ville de Flste de France,

. patin Gualten fanum. Elle est située à quatre lieuës de la1 st dé Melún du côté du Levant.

^ A CHAPELLE DE LA REINE. Petite ville de Francedp 1 ^ Gâtihois, en Latin Reginœ Capella. Elle n’est éloignée-Fontainebleau que de trois lieuës.

^CHaptáNCK. Riviere de FAmerique Septentrionale,le Maryland, en Latin Captancus. Elle va fe déchargerp* st Cheíopeck fur la côte Orientale.av ìAQUI. Province du Pérou dans le Diocèse de la Plata,à ec Une ville de ce même nom, que les Espagnols habitentstnatre lieuës de Potoíì. L’air y est froid ; mais le terroirj. re nap]i de pâturages,ce qui fait que les habitans s’addon-Ou nourrir force bétail. * Laët, indes Oïcid. U. n. ch. 7.

3 P fîÁR. Riviere de France qui arrose la Saintonge. ElleCeH ° Urce vers les frontières de Poitou, & fe décharge dansj. n^de Boutonne vis- à-vis de S. Jean d’Angely, aprés avoirF Ol? * a v ‘^ e de Varaife. * Atlas.

Ja "ARABAON. Ville des Indes dans l’Iste de la grandej^ Ve *Elleest située fur une riviere d’eau douce,Sc a de fortesgilles. * Davity, J Ile de sapa.

st lr pARAGIA. Ville d’Asie dans le Catay. Elle est situéekh r j v st se de Caramoran. Octay Caan, fils deGenghiz-dem 1 ra 7 ant a dìegée, ne s’en rendit maître qtfaprés avoirjj ; jp' Ur e quarante jours devant ses murailles. * Herbelot,Jwjieque Orientale.

Ab jâRAN. Cité de la Mésopotamie, au de-là d’Edesse.ra uam s’y retira aprés qu’il fut sorti de laTerre desChal-^cfn pere Tharé y mourut.Cette ville est appellée ca~f Us ^dan s lesAuteurs Latins,St fameuse par la défaite deC'raf-stU 1 7P*r la mort d’AntoninCaracalla qui y fut tué.Elle étoitfur le fleuve Chabocou ou Chobar.* Genefe n. Att.j.w àdâRANTE. Riviere de France qui a fa source en unfjsillage du Poitou appelle c bétonna , enclavé dans lestsic n ‘ Les Latins la nomment carentelus. Elle a plus deIstuës de cours,& à suivre les détours de son canal,Lom <ae stnatre-vingt. Cette riviere arrose le Chabanois,tl au ( u rilBcn ay 1 Civray, Ruffec, Verteiiil,Château-Re-^daríìllac en Poitou, Montignac, Vars, Balfac, An-Ja rn etïle , Château-neuf, Wibrac , Augeac , Saint-Même ,Cb a 3c » Coignac , Mcrpins, Xaintes, Taillebourg, Tonné-b e u e r ^P te > Soubife , & fe jette ensuite dans la mer. Elle est"c claire par tout, & porte des bateaux de soixante &jus quatre-vingt tonneaux de vin, depuis AngoulêmeTonné-Charante. Dans un si long cours, elle for-êt r F ç Ul l e urs Istes bordées de belles prairies des deux cotez,

Î ! e ut ^| 0lt Pasteurs rivières, dont les principales font l’Ar-,andr e a ^ onne » la Tardoiiere, la Boiicme, Te Nay, la Cha-3 ' a Sougue & la Boutonnes Son embouchure dans la

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mer Òceane, est entre Soubife & le Port Lupin, vis-à-vis deFlste d’Oleron. * Papyre Masson, Defcript. Flam, Gáll. * Da-vity, Angoumois.

CHAR AX. Ville ancienne de la Cherfónnefe Taurique.11 y a des Géographes qui tiennent que c’est celle de la gran-de Tartarie,que l'on appelle aujourd’huy Giracundà. D’au-tres disent que C harax est entièrement ruinée. * Maty, Dict.de Hall. 1701.

CHARCAMIS. Ville atícienne de Syrie. Elle étoit situéefur l'Euphrate dans le champ de Mageddo, & ce fut-là queJosias Roy de Juda fut blessé à mort par un Roy d'Egypteinommé Nechao. Qoelques-uns disent que ce lieu n'est plusconnu. , '

CHARCÁN. Ville d’Asie dans la grande Tartarie. Elleest auffi appellée Arcan. * Voye ^ Arcán.

CHARCAS. L'un des trois Parlemens du Perou * félon Jadivision que les Espagnols ont faite des Contrées de ce grandRoyaume. II est séparé de celuy de Lima le long de la merdu Sud paria riviere de Tambopalía , & au dedans du Payàjpar les dernieres & les plus Septentrionales limites de la Pro-vince de Collao. Depuis ces limites jusqu'à la Vallée de Co-piapo où le Royaume de Chili commence , il a en droiteligne trois cens lieuës de long , & de large entre FEst ôcl’Oiiest, depuis la mer du Sud jufqu'aux Provinces de Rio dèla Plata, un nombre de lieuës indéfini. Ce Parlement em-brasse plusieurs grandes Provinces qui font hors du Perou *proprement dit, comme Santa Cruzde las Sierras,Tucuman,& les Peuples nommez Jurias & Diagutas. Mais la Provinceappellée Dr los cbarcas , est contenue en des bornes plus étroi-tes , & n’a qu’environ cent cinquante lieuës de long, fçavoirdepuis les derniers confins du Parlement de Lima jufqu'auxlimites Méridionales des mines d'argent de Potoíì. La plu-part des Provinces de ce Parlement fortt plus froides quechaudes, & remplies comme par miracle de mines d'argent& d'autres métaux. La terre y est assez fertile, & ne portepas bien le froment ni les autres grains ; mais il y a de grandspâturages, principalement dans les amples Provinces de Col-lao , & aux bords du Lac Titicaca. On y nourrit une tres-grande quantité de brebis qui ont la laine fort fine. Quoy-que le Pays soit froid * il y a des vallées chaudes & fertiles,environnées de hautes montagnes. II fe trouve presque partout dans cette Province de los Charcas une forte de petitesabeilles qui font leur miel dans certains trous de la terre. Cemiel est aigret & brun de couleur, auffi-bien que les rayons,qui font si secs qu'on les prendroit pour du chaume* CesProvinces font sujettes au Viceroy du Perou. II y a pour-tant deux Gouvernemens tenus par des Lieutenans ; fçavoirTucuman & celuy de los Charcas. Dans ce dernier fous lesvilles de la Plata , Nuestra Stnora de la Paz, Oropefa, Potofi,& quelques bourgades. Celle d'Ayavire est une des princi-pales. Elle étoit ornée anciennement de plusieurs magnifi-ques bâtimens, fur tout de tombeaux qui surpassent de beau-coup en nombre les autres édifices. On y voit encore lesplus antiques Monumensde tout le Perou,& des pierres fortgrosses & si bien polies, qu’on ne fçauroit concevoir com-ment des Sauvages qui n’avoient aucun instrument de fer oud'acier ont pû les polir ainsi, ce qu'il paroît qu'ils ont fait enles frottant l'une à Fautre. Entre Ayavire & la mer Pacifi-que , ou la plaine du Perou , il y a un grand Defert, appelleParinacocba , qui occupe trente-deux lieuës de Pays.

Quant à la côte de la Province de los Charcas, elle s'a-vance à dix lieuës de Tambopalía vers le Sud , plus d'unelieue en mer , & fait un Cap couvert de trois rochers quisortent hors de l’eau. Quand on Fa passé le Port d'Hilo s’ou-vre à dix-huit degrez ou environ de la Ligne vers le Sud. Oncompte sept lieuës de là jusqu’à une haute montagne qui fedresse fur le rivage, appellée par les Espagnols, Mono de losDiables , & quinze autres lieuës jufqu’au Port d’Arica, d’oùla côte éourt vers le Sud-Ouest neuf lieuës, où la riviere dePifaqua fe rend dans la mer. De cette riviere jufqu’au Portde Tara paca, il y a vingt-cinq lieuës, & cinq de ce Port juf-qu’au Cap deTacama,d’où l’on en compte lëize jufqu’aiïPort .appelle vulgairement de los Moxillones. Toute cette cô-te est haute & droite. Les Hollandois mettent ensuite le Capd’Ágama, & à cinq lieuës de là vers le Sud-Oiiest la grandeBaye & le Port de Morromoreno, fermé en quelque manié-ré par une Iste qui est devant. L’entrée du Port est aisée, &a dans son embouchure vingt-cinq brasses de profondeur. Iípeut contenir plusieurs navires; mais on ne fçauroit s’y four-nir ni d’eau ni de bois, à cause que la terre est infertile 8 caride. Les Sauvages qui habitent en ces lieux là vivent de