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p e côte de Cartagene & dans la Baye de Campcche.» ? rbre de Mammet-Sapota est diffèrent du Mammet den e d_ e Tabaco. II n’est ni si gros ni si grand, & le fruit entnoins rond. L’écorce en est mince, le dedans d'un rougentoncé, & le noyau rude & plat. II est fort sain & fort§teable, & passé pour le meilleur fruit des Indes Occiden-, a es. Le Poinmierà étoile est semblable au cognassier, maiseaucoup plus gros. II est plein de feuilles d’un vert fort‘eur, larges & ovales. Son fruit est auffi gros qu’une grosseP°narne, §c d’ordinaire si couvert de feuilles, qu’on a de laîew e à Apercevoir. * Dampier, Voyages autour.du monde ,
p C HEPO. Petite ville Espagnole de f Amerique, qui a prisP n nom de celuy d’une riviere qu’on appelle auffi chepo.. e ^e ville est fur la gauche en venant de la mer, dont elleest éloignée que de six lieues. Le Pays circonvoisin est plat.p y a plusieurs petites mfentagnes pleines de bois. La plus8 r ande partie n’est que Pays découvert ou Savanas. Au Midi: e la riviere, ce ne font que bois durant plusieurs lieues,ette riviere deChepofort des montagnes qui font au Nord.y en a d’autres qui renferment du côté du Sud. Ellefer-P e nteà f Ouest autour des unes & des autres, jusqu’à ce quer °Uvant un passage au Sud Ouest , elle fait une efpece de,*j e nsi cercle. S’enflant ensuite considérablement, elle fe jette^ atls la mer à sept lieues de Panama. * Dampier, Voyage au-ou r du monde ,'Tomex. ch. 7.
c HEPSTOW. Ville d"Angleterre dans le Comté de Mon-„ °uth. Elle est située fur la riviere de Wyç assez prés deembouchure. Ce mot c hepftow en Langue Saxonne veut!re Marché ou lieu de trafic. Ceux de Galles rappellent caflle-ticnt. La ville est célébré, affile fur un Coteau au bas duquelP a Ue la riviere. Ses murailles font spacieuses, & enfermentcs champs '& des jardins dans leur enceinte. Elle a un Châ-k assez grand fur la riviere qu’on traverse par un pont de°is fort élevé, à cause qu’elle déborde souvent. Vis-à-vis^pit autrefois un Prieuré dont la plus grande partie a étéEmol'te.- On a converti le reste en une Eglise Paroissiale..Pftov? n’est pas une ville fort ancienne, la commune opi-ç° n est qu’elle a ét é bâtie des raines de celle de Venta. Lesj, pintes de Pembrock de la Maison de darence en ont étéA'gnëurs. On les a nommez Comtes de Pembrock & destfghull, du Château de Strighull où ils faisaient leur de-> e Pre. Le dernier de ces Seigneurs fut Richard, qui à cause, e la force de son bras eut le surnom de Strohgbow, Ce sut?y qui par sa valeur ouvrit aux Anglois le passage en Irlan-ì * Atlas. .
.. CHER. Riviere de France, en Latin Cam & caris. Ellele nt des montagnes d’Auvergne & du Limosin, & a fa sour-. e Prés .de Sauvert. Grossie des eaux de la Tarde, elle tra-nse Un coin du Bourbonnois au dessus de la ville de Herif-°|b passe le long du Berri à Saint Aignan, descend en Tou-aj ne par Montrichard, Chenosiceau, Bleré, Saint Avertin,elle paroît une fort grosse riviere, aprés quoy elle se jette_, ar >s la Loire vis à-vis de Langest, & luy aide à former l iste. e Brehemon, la plus grande de toutes celles qui soient dansa riviere de Loire. * Davity, Tourame .
. jl y a une áutre riviere qui porte le nom de cher. Elle ar-°se la Principauté de Sedan , & à une demi-lieuë de la villee ce nom.;, elle se décharge dans la Meuse. * Atlas.CHERAMIDI ou chramidi. Petite ville du Belvedere,^Latin cheramidia & Phiu. Elle est entre Calamata & Zar-a ta, vers le Golfe de Coron & les confins de la Zaconie.
; CflERAZOUL. Ville de fancienne Assyrie, prés de là-q^clle il y a une riviere qu’on passe fur un fort beau pontPierre de dix-neuf Arcades, dont trois furent rompuesf ar f ordre du grand Cha Âbas, aprés qu’il eut pris Bagdad... a ville de Cherazoul est construite d’une maniéré fort par-^Uliere. Esté est toute pratiquée dans le roc escarpé fei'pa-ç e .7 Un quart de lieue , & on monte aux maisons par des es-_ a uers de quinze ou vingt marches, tantôt plus & tantôt°Uis, selon f assiette du roc. Ces maisons n’ont pour touteÌ*fe qu’une maniéré de meule de moulin, qu’on n’a qisàs Her pour f ouvrir le jour & pour la fermer la nuit, lespi ° a 8 es de la porte étant taillez au dedans pour recevoir las er je qu’on roule, qui est alors au niveau du roc. Au def-s des máifons qui font comme des niches dans la monta-E?» on a creusé des caves où les habitait»retirent leur bé-Po ' Ce stui lait juger que ce lieu-là a été une forte retraiteçj^fdéfendre la frontière contre les courses des Arabes &j^ Bedoiiins de la Mésopotamie. * Tavernier, Voyages de
CHERBOURG. Ville franche & Port.de mer en Nor-mandie, à l’extrêmité du Cotentin, entre Valogne, Beau-mont, le Cap de la Hogue & Barfleur. Son nom le plus enusage est Cherbourg , quoy que les Anciens & M. Dtnnevilleparmi les Modernes en son Inventaire de l’Histoire de Nor-mandie Payent appellée c herebomg. Le plus ancien nom La-tin sous lequel on fait connue suivant Tltineraire Romain,est Conallum , qui s’accommode parfaitement bien à la situa-tion des autres villes de ce Canton, Alauna Valogne , Crocia-tonum Carentan , Cofedia. Cou tances. Le plus commun estc*~sarú Burgus ou fíurgum. Voicyce qu’en dit Froiílard. Cher-bourg, fort cv noble lieu , & lequel fonda premkrement fulim Cé-sar quand il conquis: Angleterre. Cependant il est certain quejamais César n’est venu au Cotentin, Ifeft vray qu’il y a en-voyé des armées nombreuses fous le Commandement deCrassus & de Sabinus, qui y ont séjourné, passe & repassétant de fois, fur tout à Cherbourg &à Coutances, & soufferttant de révoltés des Peuples jaloux de leur liberté , que sui-vant la coutume des Romains ils voulurent les brider parquelques forteresses, qui ont été depuis érigées en villes paplà commodité de leur situation. D’autres Ecrivains ont crûqu’Octavius Auguste âvôit fait bâtir Cherbourg. II y en aqui prétendent que ce nom ou celuy de chere bourg est venude Cherebert, Roy de Paris ; mais la conformité de Chere-bourg avec Cherebert n’est pas une raison suffisante pourétablir cette opinion, puisque cette ville n’étoit point dansson partage. Le Pere Briet & PAbbé Baudrârtd rappellentC baroburgus. Il y a dans la Chronique de Sigebert, an n. 1163.un passage qui fait connoître que Cherbourg étoit connu deson temps fous le nom de c afaris Burguris, & non de C harsbm-gus. Henricus Rex, dit-il, ordmàtis & compojttis rébus <£r Caflellisfuis tn Normanma , Aquitania , &c. in Adventu Domim venit Ba,beFl tiffli m. ( Barfleur ) volens ft pojfet transfietare ante Natale I)s-mi^fjcd vento prohibente , egit (fatale Domini cum Regina Alie-nora apud C&farìs Burgum. On lit ce qui fuit dans un petit Li-vre intitulé le Tableau de l’Europe. Cherbourg app liée autre-fois che ^ les Auteurs Latins Csesaris Sacellum , qui fut la derniereVille que Charles VII. ôta aux Anglois.
En iojo. cette ville étoit déji si considérable, qù’elle futchoisie par Guillaume le Conquérant Duc de Normandie ,pour être du nombre des quatre dans lesquelles il luy avoirété ordonné de fonder un Hôpital où feroient mis dé pau-vres aveugles, pour la dispense que le Pape luy accorda d’érpou fer Matilde ía parente, fille de Baudouin le pieux Comtede Flandre. En 1145. l’ïmperatricc Matilde fit bâtir f Ab-baye d s- Cherbourg appellée /’ Abbaye du Vœu , parce que cettePrincesse ayant promis pendant une fort grande tempête furmer de faire construire une Eglise en l’nonneurde la Viergeau lieu où elle pourroit arriver à bon port, débarqua heu-reusement à Cherbourg, & y fit bâtir cette Abbaye prés dela ville. Quelques-uns tiennent qu’elle avoit été commencéepar Guillaume le Conquérant, & que Matilde en augmentade beaucoup les bâtimens & ìes revenus. Les Historiensd’Àngleterre rapportent fous Philippe le Bel vers fan 12.98.que pendant que Charles Comte de Valois & Raoul de Ncíle,Connétable de France, étoient enGuienne pour exploiter lácontumace jugée contre Edouard I. Roy d’Angleterre , lesAnglois descendirent en Normandie , prirent, pillèrent 8 cbrûlèrent Cherbourg. Cette ville étoit íì forte & si biengardée en 1346. qu’elle résista à Edouard Roy d’Angleterredans un temps où toutes les autres du Pays furent prises,pillées & réduites en cendres. Froissard en parle, en ces ter-mes. Et Allèrent tant, qu ils vindrent en une bonne, grosse & tres-riche Ville qui s’appelle cberebourg. Si en. ardirent & roberent unepartie , mais dedans le çhaflel ne purent ds entrer. Ils le trouvèrenttrop fort & biengarny de gens-d’armes ; puis pajfereht outre.
L’an 1354. le Roy de Navarre, gendre du Roy Jean 3nonobstant le Traité fait avec luy, par lequel le Cotentinluy avoit été cédé , continua ses pratiques ávècles Anglois ,& de temps en temps il faisoit débarquer un tres grandnombre d’Anglois, de Gascons & deNavarrois, qui faiíòientdes courses par toute la Normandie, prenoientdes places, &faifoient contribuer tout le Pays , pendant que le Roy deFrance étoit prisonnier en Angleterre. Le Roy de Chyprealla inutilement trouver le Roy de Navarre à Cherbourg,,pour luy faire des propositions cfaccommodement.Xl ne futpoint écouté par. la persuasion des Anglois , ausquels il pro-mît de donner la place. Le Connétable^ ayant repris toutescelles dont ce Prince s’étoit rendu maître en la Province „voulut mettre le íïegç devant Cherbourg; mais les Angloisqui en efperoient la possession suivant la parole du Rtíy de
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