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Navarre, y envoyerent un tres-grand secours de munitions& d’hommes. Cherbourg -,dit FroiiTard , était pour tors un des. ,p lus forts c hafiiaux du monde, & une 'belle entrée en Normandie*; Harlestond’Arondei, de Briole & Copeland, tous bravesCapitaines Anglois, se mirent dans le Château, & lesNavar-rois se retirerent dans la ville. Le lïege dura plus de six mois.JLa résistance des Assiégez fut íi vigoureuse qu’il fallut enfinlever le siégé.
Apres la bataille de Fourmigni, le Comte de Richementayant repris fur les ennemis toutes les places qu’ils poste-doient en cette Province , ils se retranchèrent dans Cher-bourg où ils avoient deux ou trois mille hommes en garni-son. II y arriva d’Angleterre toutes sortes de munitions pourse bien défendre. ’Cependant le Connétable assiégea la pla-ce,•d'' les Prançois qui étoient devant-, dit Alain Chartier, s 1 ygouvernèrent honorablement & vaillamment, & y eurent beaucoup4 e peine & de travail, car ils y firent plusieurs grands approebements& firent battre ladite ville de canons & bombardes, & de pl- fieursautres engins merveilleusement & le plus. subtilement que onequeshomme vit. Il y eut durant le fiege maintes belles armes faites de-vant la place , a tant qu un Anglais d’Angleterre pomme Thomas' Goiiel rendit ladite Ville & Cbaflel de Cherbourg, dont il efloíî leCapitaine de part le Roy d’Angleterre le iz. jour d’Aoujì 1450. laplus forte place de Normandie fans nulle excepten Dans les privi-lèges accordez en 1207. par Philippe Roy de France aux•Bourgeois de Roiien, il est porté que les Marchands de cetteVille pourront seuls faire le commerce d’Irlande, avec dé-fense aux autres habitans de Normandie de faire voile encette Iste-là, à la referve de ceux de Cherbourg qúi pour-ront y envoyer un vaisseau tous les ans» On voit dans l’E-gliíe de Cherbourg le Tombeau de. Mauger Archevêque deRoiien, qui fut exilé àGuernezay à cause de fa vie irregu-liere. * Vaudome, Conseiller au Prélidial de Coutánce^jse-eberebes manuscrites des Antiquité a duCotentin.
Les fortifications de Cherbourg furent rasées l’an 1689.Des vaisseaux de trois à quatre cens tonneaux entrent dansson Port qui fait face à TAngleterre &aux Istes de Wight.Son Eglise Paroissiale est belle, & il y a une haute Justice &une Amirauté. On fait dans cette ville des drâps, des ser-ges , & autres étoffes, & l’on y a établi une Manufacture de.glaces & de cristaux.
CHERCA ou Kcrca. Riviere de la Dalmatie, qu’on ap-pÉÎle aussi Kurca, en Latin Titius fluvius. Cette riviere quiséparait autrefois la Dalmatie de la Liburnie á deux sour-ces, dont l’une vient de la Bosnie ou elle arrose Chnin ouTina. Ces deux sources jointès ensemble passent à Scardo-na , & à Sebenico j a prés quoy elles se vont jetter dans leGolfe de Venise. * Maty, D tít. de Holl. 1701.
CHEREGUA. Iste de l’Ocean Oriental dans l’Archipelde Saint Lazare. On la trouve parmi celles des Larrons, ap-■pellées présentement ïstes Mariannes.
" CHEREZOUL. Petite ville de l’ancienne Assyrie, à.quatre ou cinq journées de celle qu’on appelle Cheraz-oul.Elle est située fur une éminence, & a comme trois redou-tes. II y a un Bacha, à qui les Caravanes qui passent par celieu-là font obligées de faire un présent- La plaine d’Arbel-,les où Alexandre défit Darius n’en est pas fort éloignée. *Tavernier, Voyages de Perse, luz. ch .J. Olea.tias,Voyages de Perse..
CHERHAR. Ville capitale de la Province de Tereq, àlaquelle quelques-uns donnent aussi ce même nom de Te-ren. Elle est de médiocre grandeur, & n’a rien qui méritéd’être remarqué 3 mais à une lieuë de là on découvre les rui-nes d’unç grande ville , qui font juger qu’elle avoit environdeux lieues de tour. II y a encore quantité de tours de bri-ques cuites au feu , & en plusieurs endroits des pans de .mu-raille qui subsistent. On voit plusieurs lettres taillées dansdes pierres qui font cimentées dans ces tours ; mais les Turcs,ni les Persans, ni les Arabes n’y peuvent plus rien connoître.La ville étoit bâtie autour d’une haute colline, au dessus delaquelle font les ruines d’un Château que ceux du Pays di-sent avoir été la résidence des Rois de Perse. La ProvincedeTercn, est entre celle de Masanderan ou Mazandran ,& l’ancienne Région des Perses * connue' aujourd’huysous le nom d’LIierac à l’Grient d’Été d’Ifpahan. C’est unPays des plus temperez , & qui ne sc sent point de la mali-gnité de l’air du Guilan , qui a été le cimetière de tant demilliers d’Armeniens, que ChaAbas y envoya quand il lesfit tous passer en Perse. Le Roy va d’ordinaire l’Eté cher-cher la fraîcheur, & prendre le divertissement de la chassedans cette Province de Teren , où il vient de fort bons fruitsen plusieurs endroits. * Tavernier ,Voyage de Perse,Uv. 3. cb. 4.
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CHERIGUANES. Sauvages de l’Amerique quî habitentles montagnes de la Province de Santa Cruxde la Sierra “ anSle Parlement de los Charcas. Ces Montagnards font farouches& si avides de chair humaine, qu’ils n épargnent pas meíU eles Nations alliées. Ils ne dévorent pas feulement lés corpstous crus de leurs ennemis qu’ils prennent en guerre ; watsils mangent aussi ceux de leurs parens quand ils font morts»Garcillassus rapporte que Yïnca ïupanqtû avoit autrefois en-trepris de subjuguer ces Barbares, afin de leur faire prendsdes mœurs plus douces. Dans ce dessein il envoya quelques-unes de ses troupes vers les monts des Andes , proche deyquels ils habítoíent dans des montagnes fort rudes Le desti-tuées de toutes fortes de grains; mais la difficulté & l’âpretcdes chemins luy firent abandonner l’entreprise. L’an if 7 2 'le Vice-Roy du Perou appellé Dom Pranafco de Toledo for mle même dessein ; mais il fut si malheureux dans cette expé-dition , qu’aprés avoir perdu heamMup de fes'gens qui mou-rurent de disette & de travail, il eut beaucoup de pei° Ê asauver fa vie en fuyant avec la perte de tout son bagage.Laët, Defcript. des lndesOccid.lt. n. cb. iz,
CHERINOS. Peuples de l’Amerique dans le Perou. fContrée qu’ils habitent n’est éloignée que de sept lieuës dela Province de Chuquimayo. Ils font en grand nombre,fort vaillans* & demeurent le long d’une assez grande rivierequi porte de for. Leur langage est diffèrent de celuy de*Peuples voisins, & leurs terres font fertiles. * Laët, Defevf’des indes Occidentales, liv. 10. ch. 14. ,
C H E R O N E’E. Ville de Bceotie , que la naissance dePlutarque a rendue célébré, ce qui fait voir qu’il n’y a pom 1de Pays où f esprit ne régné , car les Bœotiens passoient pst ufgens tres grossiers. C’est à Cheronée qu’on peut dire qu ex-pira la liberté de lâGrece. Les Athéniens y perdirent la b 3 'taille contre Philippe de Macedoine en la cent dixiem®Olympiade , à leurs Chefs Lyíìcles & Char es n’avancerenpas peu cette perte. L’incapacité du dernier, indigne Su c 'cesseur de Thimothée d’Iphicrate & de Chabrias, & qui ^auroit tous effacez , s’il eût eu autant d’exactitude à tenir p 3 'rôle que d’asseurance à promettre, eut la principale P art f 1 . Jmalheur de cette journée , d’où vint le proverbe s Voila de Jpromesses de ebares, pour signifier de vaines promesses.*Tour 'reil. Plnl.de Demoflhene. Préface Historique. . .
Plutarque florissoit du temps de Trajan, qui eut pour m/tant d’èstime, qu’il l’honora de la dignité Consulaire.Prince l’envoya dans l’Ulyrie en qualité d’Intendant de cette Province, &c l’employa en plusieurs négociations. Plu^"que selon ce que rapporte Saint Jérôme, vécut jusqu 3 .troisième année de f Empire d’Adrien , qui fut l’an 119 denaissance de Jesus-Christ. Nous avons de luy la Vie dHommes Illustres Grecs & Romains, & divers OuvragesMorale. -,
CHERONESI. Ville de la Morée dans lâ Sacanie* Gl'appelle autrement Pig<ada, en Latin cberonefia. Elle esttuée fur la côte du Golfe d’Egine , environ à íìx lieuesla ville de ce nom vers le Midy Oriental. C’est l’ancieuEpidaure, si fameuse par son Temple d Esculape, ce q ulfaisoit aussi appeîler Efculapìo. * Maty, Ditt. de Holl. 1701-
CHERSER. Riviere d Afrique dans JeRoyaume de ‘Elle tire fa source dés les montagnes du Pays d’Errif, #jette peu de temps aprés dans la même mer.
CHERSO. Isle qui appartient aux Vénitiens. On la tio&moit anciennement Abforros & Abfyrtium. C’est une des I*Absyrtides de Strabon, appellée ainsi, selon la corrim'Gopinion des Anciens, parce que ce fut en ce lieu que M?dfit mourir son frere Abfyrte qui la pourfuivoit Elle avaflune de ses pointes du côté du Couchant vers flstrie, f j uau Nord la Croatie & 1 Iste de Vegia, & du côté du Midylmer avec liste de Nia. Son tour est de quarante milles. Lest divisée en deux parties parle moyen d’un canal q llè estVénitiens ont fait faire, en forte que d’une feule Iste , -ont fait deux. Celle qui s’avance davantage vers le M 1 's’appelle Offero , & la plus Septentrionale Cberfo. 11 n’y 3 °t ^deux villes qui communiquent leurs noms à chacune d eIstes ou portions d’une même Iste. L’une est cberfo qu’oo 2 ^pelloit anciennement C reps a ou Crexa ; l’autre Offero, an clnement Abforros. L’Evêque fe tient en cette derniere } „
la ville de Cberfo est plus peuplée, à cause qu’elle joiiit dmeilleur air. On ^recueille assez de vin en cette Iste, P ^de froment. En récompense elle abonde en chair, est l alt ff lS& en laines. On tient qu’elle nourrit plus de cent cinst^mille brebis. On y compte prés de six mille habitans.Letilhomme Vénitien que la République y tient pour l« s ,