Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
629
JPEG-Download
 

e h i

V } fate , par Saint Cajetan ou Gaétan, lors que Caraffa,qui àP a p e f ous j e nom jg p au j yyq en étoit Archevêque, &e it de-là qu’ils ont été nommez Theatins. Il y a des Convense Religieux de toutes sortes dans cette ville, où est TAu-,! ence Royale de la Province, * E. D. R. Nouveau Voyage* halie ,Totne z.

t;

Chieti a été possédée avec titre de Comté par Pandolfe^raccioli, & ensuite par Philippe de Flandre, fous le Roy^.harles I. Ses Familles Nobles sent les Alveti, Eletti, Hen-1c, j Petrucci , Raviquani, Salaia , Valignani, Veneri, &‘l'telques autres. * Davity, Abtuz>z.o de de-ça.CHlEUCHIANG ou Kuukìano. Grande ville de la Pro-ince de Kiangsi dans la Chine, en Latin Chieuchianum ouç leu kianum . Elle est située fur le Kiang, un peu avant quec tte riviere tombe dans le lac dePoyang,& capitale de qua-re autres villes moins considerabíesAMaty^ct.íseíM.^oi.CHlEVRES. Petite ville des Pays Bas dans le Hainaut,n Latin C ervia. Elle est située entre Ath & Saint Guilain, &Ppartient à une Branche de la Maison de Croy. * Maty,de Bail. 1701.

CHlFALE, Iste de la mer Rouge, située proche des cô-■ es de f Arabie Petrée, Elle est vis-à-vis de la ville d’Eítor,&Adroit qu’elle est celle que lesAnciens ont appellée Ara ou^‘nerva Ara. * Maty , Dift. de HoR. 1701.

, CHILAO. Ville d’Asie fur la côte Occidentale de Tillee Ceylan, en Lat ; n chtlaum. Elle est située à Tembouchûre, e la riviere de Chilau ,à dix lieues de Negombo du côtéNord, Cette ville étoit autrefois capitale d’un Royaumee même nom, & présentement elle est sous la dominationQe sHoìlandois. * Maty . Diâ. de Holl. 1701.j. L HIL C A. Vallée de TAmerique dans le Perou , à dix' e <ies de la ville de Lima, & à six de la vallée de Pacama.

Yncas y avoient anciennement un Palais, des greniers,es jardins, & un fort grand magasin de vivres. Quoy que£ tte vallée ne soit arrosée d’aucune riviere ni d’aucun tor-A nt j elle est néanmoins tres-fertile en mays,en arbres frui-lers j & en racines bonnes à manger. Cette abondance est, ai |fée par le grand travail & par Tíndustrie des Sauvages,■N' sont de profondes fosses, dans lesquelles ils sèment leursj? a ys ; & afin qU’il vienne mieux, ils y mettent des têtes dear dines au lieu de fumier. La sardine est un poisson que laer Voisine leur fournit en tres grande quantité. Ils ont desrtorts fort profonds dsoù ils tirent Teau qtTils boivent.*Laët,Ul Jeript. des Indes Ocád.lï. 10. ch. 14.

~ C H 1 l H A M ou fulbam. Bourg d’Angleterre dans le°mté de Kent, II est situé fur la riviere de Stoure, & il y aA 1 Château quson tient avoir été bâti par un certain Fulberte Louvre, duquel descendit une fille, qui par son mariageP°rta ce Château à Richard , fils naturel du Roy Jean. La.pwmune opinion est que Jules César, en fa seconde expe-_>tion contre les Bretons, campa son armée en celieu-là ,&d e ;là il a été appelle ful-Ham,c omme qui diroit Station,^ Maison de Jules. Sous ce bourg on montre un Tombeau^Vetu de gazons verds, où Ton prétend que soit enfermée puis plusieurs siécles un Géant nommé fui Laber. Qnel-i^es-uns présument que c’est le Sepulcre.de Laberius Du-ìe ^^Lbún des Soldats,que les Bretons massacrèrent dans. phemio qui conduifoit au camp de César, & que c’est ce1 a fait appeiier le Monument de ful-Laber. * Atlas ,RoyaumeKent.

r. ÇHILÏ. Grand Pays de TAmerique Méridionale appelley 1 du mot Péruvien C bill , qui veut dire Froid, à causeon îfy fçauroit aller du Perou que par des montagnesjjOïdes, & couvertes de neiges. Le Gouvernement de Chi-s >l a le prendre un peu largement comme le prend Herrerá,j et end depUis les dernieres limites du Perou jusqu’au Dé-j roit de Magellan, & il a de long cinq cens lieues ou envi-jy? > depuis la vallée de Copiapo jusqu’à Tembouchûre dupA^foit, & quatre ou cinq cens de large, entre TEst &^yfiiest, & quatre-vingt-dix seulement où il est le plus é-j > depuis lá mer Australe jusqu’à TÁtlantique. Le ter-, lr des spacieuses Provinces qui font entre ces limites, estçA|,P° ur la plus grande partie, & relevé par de moyenneshues, se long de la côte de la mer Australe- Les montagnesà . °n appelle m serrania dans le Perou, font Communémentq r ® is ou quatre lieues du rivage où elles descendent quel-îtU} * S ’ ^ y Lotît battues des flots de la mer. C’est une Re-fertile eh toutes sortes de grains , & remplie de pâtura-sem ' e ^ temperée entre le chaud & le froid. LePrin-te if ^ commence dés Septembre,& ainsi des autres faisons.Pses lo n g jour ên ce Pays-la est le jour de Sainte L'ucé, &

C H I

1

Je plus court celui de Saint Barnabé- On y sent plus de chaudl’Eté que de froid THiver, & il y a peu d’éclairs & de ton-nerres. II tombe en certains temps dans quelques vallées unerosée si épaisse , qu’elle sc congele & s’attache aux feiiilleëdes plantes comme du sucre. Elle est fort douce, & a pres-que le même usage que la manne.L’herbage y est vert la plu-part du temps,à cause de la bonne humidité de la terre,& lesarbres des montagnes ne perdent jamais leurs feuilles. LeRoy d’Espagne a voulu que les pâturages demeurassentcommuns à tous, & que chacun eût droit de pescher, tanten la mer, que dans les rivières, lacs & étangs. Outre lemays , le froment & T orge que la terre produit abondam-ment en ce Pays-là, il y croît une autre forte de bled queles Naturels appellent Teca. Ses feuilles d fferent fort peu decelles de Torge. Le tuyau croît comme Tavoine, & le grainen est un peu plus menu que celui dú segle. Les Sauvagesont accoutumé de le moissonner avant qusil soit entierementmeut, & ils le sèchent au Soleil tout en épis j âpres quoyTayant rôti fous les cendres, ils en font une pâte qui leursert de viande & de boisson , & qui nourrit fort. Une petitemesure suffit à un homme pour huit jours. Ainsi ils en por-tent avec eux quand ils voyagent. £n y mettant un peud’eau,c’est leur manger ; quand elle est fort détrempée ,c’est un breuvage pour eux.

Ce qui rend ces Provinces fort recommandàbles, c’est l’a-bondance de l’or, qui étant tres sin surpasse de beaucoupcelui des autres Provinces. On dit que depuis que les Espa-gnols font entrez dans le Chili, il s y trouve une si grandequantité de chèvres, qu’on en tue plus de cinquante milletous les ans, seulement pour en avoir la peau & le suif. LesNaturels sont de couleur blanche, & ont le front petit &chevelu,ce qu’on croit venir de la trop grande humidité del’air. Ils alloient presque nuds anciennement, & présente-ment comme ils s’employent à nourrir force brebis, & qu’ilssçavent carder la laine , ils en font des draps dont ils Rhabil-lent. La Province de Chili a son Gouverneur établi par leViceroy du Perou auquelìl obéit. Les bourgeois & habitansEspagnols ont dépendu autrefois du Parlement de Lima ;mais aujourd’huy ils ont un Siégé Judicial dans la ville deSan Jago. Outre celle-là ils en habitent quelques autres qu’ilsont fait bâtir depuis leur arrivée au Perou ; sçavoir la Sere-la Conception , los Confines , TImperiale, Villa-Rica ,

na

Vaídivia , Mendoza, & San Juan de la Frontera. Les deuxdernieres sont situées au-delà des montagnes des Andes dansla Province qu’on appelle vulgairement dmeiato , & ont étébâties Tune & l’autre par Garíiasde Mendoza lorfqu’il étoitGouverneur de Chili. La premiere est à quarante lieues deSan Jago vers le Levant,Kt l’autrc à un peu plus de cent lieuesde Buenos Ayrés. Le Désert d’Atacama sépare le Gouver-nement de los Charcas ou la partie Méridionale du Peroudes Provinces de Chili. Ce Désert a de longueur entre leNord & le Sud , 1 e long de la mer Pacifique quatre-vingt-dix ou cent lieues. C’est une Région sort triste, sèche, dé-pourvue d’eau, & fans aucuns arbres, n’y ayant que sort peud’endroits, où il croisse quelque peu d’herbe. La terre y estsi affreuse, fur tout en Hiver à cause des neiges & des gelées,qu’on n’y sçauroit voyager sans courir risque de la vie. Pres-que au milieu passe un torrent ou une riviere que les Espa-gnols nomment Rio de la Sal , à cause que ses eaux sont si sa-lées , qu’elles se convertissent auffi-tôt en sel dans les vais-seaux , & même dans les mains de ceux qui les puisent. Cetteriviere descend des montagnes dont ce Désert est fermé versl’Orient, & ayant coulé par une vallée tres-profonde versl’Òceident, elle entre enfin dans la mer du Sud à vingt-deuxlieues des Xaguyes, qui sont certains puits dont les Voya-geurs puisent leur eau, sans qu’il s’en rencontre aucun autredans tout cet espace de vingt lieues. C’est par ce Désertqu’on va du Perou dans le Chili. 11 y a un autre chemin ;mais beaucoup plus long, plus difficile & plus dangereux. Iífaut traverser les hautes cimes des Andes, qui sont couver-tes de neiges perpétuelles, & tellement froides , que la plu-part de ceui qui y passent meurent subitement par la forced’un vent subtil qui y foufle, & qui éteint tóut à coup toutelâ chaleur vitale. Les Espagnols pour éviter les djfficultez &les périls de ces deux chemins vont presepie toujours par merài Chili, renonçant entierement à celui des montagnes, & al-lant rarement par le Désert d’Atacama.

. La Vallée de Copiapo qui commèncê les Provinces duChili fuit les dernieres limites de ce Désert. Elle est tres-feconde, & porté du mays, qui a ses tuyaux de la hauteurd’une lancé, & ses épis longs de demi aune. Les Espagnols

Kkkk iij