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disent que là moiíTon est d’un tel rapport qti’elle surpasse làsemence de trois cens fois. Les fruits y viennent aussi engrande abondance. II y a une petite riviere qui coupe cettevallée, & quiaprés savoir arrosée parsespace de vingt lieuesdescend enfin dans une large Baye fur la mer Méridionale,où elle fait un Port fort commode. On a nommé la valléeCopiapo , qui veut dire Champ aux pierres bleues, à cause dequantité de Turquoises qu’on tire Tune montagne que sonv voit élevée. Du Port de cette Vallée jusqu’à celui de laVallée de Guaseo on compte trente-cinq lieuës. Í 1 est dansune Baye ouverte fur la mer du Sud , par laquelle une petiteriviere qui vient des montagnes de neiges, & qui arrose leschamps de cette Vallée, la rend fort fertile en grains/On ytrouve un nombre infini de perdrix , & ce qui est le princi-pal il s’y nourrit des brebis en quantité, & force écureuilsde couleur cendrée brune , dont les peaux font d’un grandusage. Quand Valdivia arriva avec une armée pour dompterles Provinces du Chili, il plaça une Colonie d’Espagnolsdans I4 Vallée de Guaseo , & il y bâtit la ville de s an saga dela nueva Efiremadura , comme il la nomme lui-même, munied’un Château contre seffort des Sauvages, au territoire queles Naturels appelloient Mapocbo, à quatorze lieuës de la merduSud ;mais cette ville fut transportée peu de temps aprésau lieu où elle est présentement. De la vallée de Guaseo onentre dans celle de Chili, la principale de toutes, & qui adonné son nom à la cote &à la Province. II y avoir ancien-nement des mines d’or fort célébrés dans cette vallée, nom-mées les mines de , d’où Valdivia a tiré de grands
trésors, ce qui savoir obligé d’y faire bâtir un Château pourdéfendre les Mmeurs contre les Sauvages.
Quant à la côte marine du Gouvernement de Chili, l’in-tervalle entre la vallée de Copiapo & celle de Guaseo est detrente lieuës , selon Herrera, qui place Guaseo fur vingt-neuf degrez de la Ligne vers le Sud. II y a une assez bonnerade derrière des rochers qui font en cet endroit-là au de-vant de la Terre ferme. Le Pays est couvert de peu d’arbresvers la côte, & il n’y a point d’habitation d’hommes si cen’est loin du rivage. Depuis Guaseo la côte se courbe unpeu plus vers le Sud jusqu’au Port de C'oquimbo , sun desprincipaux de cette Amerique Méridionale, tant pour sa ca-pacité que parce qu’il est fort seur, étant couvert de toutesparts contre sincertitude des vents. II fournit une bonnerade, entre la côte du Continent & un rocher qui estau de-vant. A dix lieuës du Port de Coquimbo, il y a encore unepointe de terre avancée, qui donne ouverture à une Baye,appelìée vulgairement Atongayo, d’où l’on compte cinq lieuësjuíqu’à la riviere deLimara. Plus avant est une autre Bayeque l’on nomme Choapa , & de cette Baye jusqu’au Portde Quimero qui est fur 52. degrez de la Ligne, on comptevingt & une lieuës. George Spilberque Bollandois lorsqu’ilcouroit le long de cette côte , s’arrêta dans ce Port avec faflore. II dit que tandis que ses gens y prenoient de seau, cequ’il est aisé de faire à cause qu’une petite riviere fort clairey entre, ils virent au dedans du Pays des chevaux sauvagesqui venoient par troupes boire à un ruisseau qui descenddans'cette riviere du haut des montagnes qui font prés de là,
Lc que ces chevaux les ayant vus se sauvèrent dans les boisavec beaucoup de vitesse. De Quintcro l’on va au Port deValparayfo, d’où poursuivant vers le Sud, la côte est entrecoupée de quelques Bayes & Caps jusqu’à la riviere deMay-ta. On trouve ensuite le Port de la Conception que les Sau-vages appellent Penco , celui de Carnero , le Cap Cauten, &ceux de la Galera , de Villiva, de Saint Marcel, de Chanqui& de la Vallena. La mer entre ces deux derniers Caps faitun certain Golfe que les Espagnols appellent los Coronados.Ce Golfe courant de grande furie au Continent derrière unelongue Iste, remplit le Lac que quelques-uns nomment Agu-ìay , &d’autres Ancud . II y a neuf lieuës du Cap de la Valle-na juíqu’à celui ’de Saint Félix, qui est éloigné de la Lignevers le Pôle antarctique de quarante-trois degrez. La côte secourbe en cet endroit faisant une Baye, & c’est où finit lacôte marine qui appartient au Gouvernement de Chili. *Laët, liv. 12,. chap. 1. 2.3.4.13. A14.
La mer de Chili est une partie de la mer du Sud ou Pacifi-que , dans laquelle l’Archipel de Chilve ou Chiloe est com-pris. Elle est fur les côtes du Chili entre la mer du Perou auNord & la mer Magellanique au Midi.
CHILLIAN. Petite Contrée du Quartier de l’Imperialedans !a Province de Chili en Amerique , avec une ville deson même nom. Cette ville est à quarante lieuës de celle deîa Conception en tirant vers les montagnes des Andes. Oh
' en voi’tune qui vomit des fiâmes dans ce PaysdecW^ 8,Maty, D.'cí. de Holl. ïjoi.
CHILONGO. Province du Royaume de Lovango dansla basse Ethiopie. C’est li plus grande dc toutes. Elle e *tres peuplée parmi quantité de montagnes en quelques en-droits ; en d’autres elle s’étend en de grandes plaines. L eShabitans negocient beaucoup en dents d’élephant, q 110 /qu’ils soient extrêmement grossiers en leurs mœurs. *D e **Croix Relation de íAfrique , Tome 3.
CHILOTECA. Ville des Indes, vers la côte de la metdu Sud. Elle est dans les terres, & habitée d’environ quatrecens hommes Blancs, fans compter les Negres -, les MulatcS& les Indiens. L’an 1689. les Flibustiers au nombre feule'ment de dix-huit entrerent dans cette ville, & effrayerez 1tellement les habitans qui les crurent suivis de quantité d ail'tres, qu’ils y firent cinquante prisonniers, entre iesquehétoient leTenienté des Espagnols, plusieurs Officiers,&q u£ l'ques femmes, les autres s’étant enfuis à cheval avec précis 1 'ration ; mais ceux-cy étant revenus de leur frayeur , rentrè-rent dans la ville d’où ils chassèrent ces Flibustiers qui n’eM'portèrent que peu de butin.* Raveneau deLussan, Voyage Mla mer du Sud en 1688.
CHILVE Ville de la Province de Chile dans sAmeriq u£Méridionale. C’est la derniere du côté du Sud. Elle est p®'sedée par les Espagnols , & située au 44. degré dans un £grande Iíle qui est à l’embouchûre de plusieurs autres quSles mêmes Espagnols habitent tout à l’entour. On l’a bau eentre deux ruisseaux , & elle est munie d’un Château. L £SH.stlandois l’avoient autrefois occupée fous la conduite d eleur Amiral George Spilbergen ; mais ils l’abandonnereZ t:quelque temps aprés. On l’appelle autrement Garcia de Cas-tro, du nom deLope Castro qui la fit peupler. L’Archip eloù font ces diverses Isles , est en son commencement au 4 l'degré de hauteur, & s’étend depuis Osorno en tirant au Sudselpace de 41. lieuës. * Herrera, ch. 22.
CHIMAY. Ville du Pays Bas dans le Hainaut avec titt £de Principauté, en Latin cbimevm. Elle est située fur la p £t1 'te riviere que l’on appelle la Blanche , entre la FagueTierarche, à six lieuës d’Avefnes Q/oy qu’elle ait été fossmaltraitée pendant les dernieres guerres, elles’est toûjout stres bien rétablie. II y a un superbe Palais pour le Prince, ^tout auprès un fort grand jardin, avec un labirinte admira-ble. Cette ville fut érigée en Principauté par l’Emper eurMiximilien, en faveur de la Maison de Croy. Jean d Are 01 'berg, Comte de Lignes, l’acquit par son mariage avec An° eDorothée de Croy,sœur unique & héritière de CharlesD uCde Croy Sc Prince dc Chimay , mort en 1610. Les Espagne 5sont cedée à la France par la Trêve de Ratiíbonne led’Août 1684. * Le P. Bouffingaut, Voyage des Pays-Bas. & a "diffret, Geogr Terne 2.
CHIMERA. Petite ville de la Turquie en Europe > etlLatin C himara & Acraceraunia. Elie est sur la côte de la 111 erIonienne, à douze lieuës de Butrinto vers le Nord, située aàhaut d’un rocher escarpé de toutes parts. Cette ville qu> aun bon Port & un Evêché fous la Métropole de Lepante, £ *capitale d’une petite Contrée qui porte aussi le nom deC/#'meta. Ses habitans font connus fo rs celui de chimarioti olîCimarioti. Ces cimariots font Grecs de Religion, grands vo-leurs, & delcendus des anciens Macédoniens. Ils n’ont futcôte que cinq ou six lieux peu considérables ; mais leissmontagnes font si élevées, & l’accez en est fi difficile qu’eû eleur fervent de Forts, de forte que la confiance qu’ils on tcet avantage, les porte à ne pas vouloir payer dc tribut, auTurcs. ,
Ces montagnes que les Latins appellent chimerœ Monte 5 ^Acraceraunia fuga ou C eraunii Montes, s’étendent dans la Gs eC fdu Midi Oriental au Nord Occidental, entre f Albanie &l’Epire. Elles avancent vers le Golfe de Vallona une poi nt:een mer qu’on nomme le Cap de la cbimere ou de la Langiï el í 1 '^C’est ce Cap qui avec celui d’Otrante en Italie fait le pa” a 'ge le plus étroit de la bouche du Golfe de Venise. * Mat / fDttt. de Holl. 1701.
Plusieurs parlent de la montagne appelìée Cbimere C0Í Tme d’une montagne de la Lycie qui jette du feu sc defumée pendant la nuit. On dit que le sommet de cette top 1 ^tagne n’étoit habité que par des lions 7 que le milieu ouy avoit 4 e bons pâturages, étoit abondant en chèvres jque le pied, qui étoit marécageux , étoit rempli de ferp eI ^’& parce que Bellerophon fut le premier qui habita cej _montagne , les Poëtes ont feint qu’il y a.voit tué un Monunommé cbimere t qui avoit la tête d’un lion, le ventre d u