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Tome I. [A - D.]
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cinquante Soldats. Deux mille Mandarins de lettres, qui enprécédent deux mille autres d’armes, magnifiquement vê-tus de leurs robes de cérémonie terminent ce superbe &grand cortege. Ambassade de la Compagnie Orientale des Pro-v'mces-Vnies vers l’Empereur de la Chine. Le Pere Magaillans Jé-suite , Pelât on de la chine.

On appelle Merde la Chine la partie de l’Ocean Orien-tal quis’étend fur les côtes de ce grand Empire , depuis laProvince Leastung vers le Nord jufqu’au Royaume deTunquinau Midy Cette Mer est grande & comprend cel-le de Corey & le Golfe de Nanquin où de Cang.

CHINEI. Ville de Flandre sur les frontières du Namu-rois, en Latin C bincium. Elle est située à trois lieues de Ro-chefort, & à quatre de Dinan, fur une petite riviere qui sedécharge dans celle de Boro.* Atlas.

CHINGAN. Ville de la Chine, dixième capitale de laProvince de Quangsi. Elle doit fa fondation, ou plutôt sonaccroissement à la Famille de Taiminga, qui d’un bourg enfit une bonne ville. Son Territoire , dans lequel on trouvecinq petites villes, F ulao , Tucang , Fungt.Oneixun & Hianguu,abonde principalement en miel & en cire, & obéît au Royde Tungxing. * Ambassade des Hollandois a la Chir.e, cb.jz.

CH 1 NGHIUNG. Ville militaire de la Chine, dans la-quelle les habitans fe doivent tenir toujours prêts pour dé-fendre les frontières de l’Empire. Elie est dans la Provincede Suchuen,&il n’y a que fur fes montagnes que l’on recueil-le des pommes.* Ambassade des Hollandais d la Chine, eh. 52.

CHING TIEN. Ville de la Chine, quatorzième capitalede la Province de Huquang. Elle est arrosée au Couchantpar la riviere de Han , & enferme six superbes Temples. Oncompte six petites villes fous fa dépendance, K:ngxan,chien-kiang, Mienyang,K'mgHng , Kingmuen & T angyang. Les pierresqu’on volt dans son Territoire font toutes rouges, ainsi queles arbres, & on n’en donne aucune raison. * Ambassade desHollandois -r la chine , ct.1. 52.

CHINGTU. Ville de la Chine, premiere capitale de laProvince de Suchuen. Elle est située dans une lfle que lesrivières ont formée, & on y peut naviger presque par tout ,à cause des divers canaux qu’on y a conduits de tous les en-droits. Ses bâtimens font fort magnifiques, & quantité deMarchands y abordent de tous cotez pour y trafiquer. UnRoy de la race de Taiminga qui y tint fa Cour, contribuabeaucoûp à son embellissement. II y bâtit un Palais superbe,dont le circuit est de quatre milles d’Italie. 11 a quatre por-tes avec une grande Place, devant celle qui est au Midy,embellie de plusieurs arcades de pierre tres-bien travaillées.11 y a auffi quantité de Ponts de pierre, & tous les bords descanaux font revêtus de pierre de taille quarrée. On y com-pte sept Temples,dont 1 un nommé (Sa,est consacré au RoyCanchungus,en mémoire de ce qu’il avoir appris à ceux duPays à nourrir des vers à foye, & à mettre le fin lin en œu-vre. La riviere de K m est au Midy de la ville. On la nom-me communément Damasquinée , à cause du merveilleux lus-tre qu’y prend le velours que l’on y lave. Celle de chu estappeliée Riviere de Perles ,parce que durant la nuit fes eaux fontbrillantes. Les Chinois fe persuadent que cela vient d’uneinfinité d’efcarboucles ou de ces pierres précieuses, qu’ilsnomment ïeming, c’est-à dire, qui éclairent & luisent denuit. Le Lac de Vanfui ,quia prés de trois lieues de longueur,sert de fossé à la ville ,1a terre en ayant été tirée pour rem-plir & fortifier fes murailles. Au Sud Est on volt celuyd’Tolung, creusé & embelli par le Roy Su jus pour y exercerfes Soldats quand il vouloir entreprendre quelque guerre.Les petites villes qui dépendent de Chingtu font Xoangliu ,Venkiang, Sinfan, Smtu , K nt’ang, Ginxeu , Cingping, Pi , Cu,Jlìuikiang, Quon , P eng, Cungmng, Can, Kien,Cuyang, Mngkmg,Sincin , Han , Xefang, MÍencho , Teyang,Mìen , Changmin,Mieu,Lokiang , Venchuen , Qmi & Pao. Le Territoire de la ville deChingtu est en partie plat & en partie montagneux. Le fonden est tres-fertile,aussi ne permet-on pas qu’on laisse la moin-dre parcelle de terre fans la cultiver. On y voit entr’autresla m ontagne de Jeking prés de la C té de Ça, qui élevé sonsommet jusque dans les nues. Celle de Lunggan conserve lesruines du Palais des Rois de c ho , où ils fe retiroient en Eté ;& celle de Toiung nourrit des singes auísi grands que leshommes. Ils aiment les femmes, & leur font violence quandils peuvent. * Ambassade des Hollandais d la chim , ch. 52.

CHINGYANG. Ville de la Chine, quinzième capitalede la Province de Huquang. Elle en a six autres médiocresfous la Jurifdiction ; fçavoir F ang , choxin , Xangcing , choki,clmgfi Sc Paokang. Son Territoire est rempli de campagnes

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tres-fertiles. L’étain y abonde, ainsi que les châtaignes, &diverses herbes & plantes médicinales. II y en a une qu’onappelle Munghoa, c’est-à-dire,la Fleur du Songe. Ejle est fortestimée de ceux de cette Nation, qui disent qu’une de fespetites branches mise fur la chair nue, fait reposer d’un fortdoux sommeil, & cause des songes fort agréables. * AmbassA'de des Hollandois d la chine , ch. 52.

CHINI. Ville des Pays-Bas dans le Luxembourg,aveCtitre de Comté. Elle-est située fur la riviere de Semoy,entreSedan & Arlon ,environ à six lieuësde l’une& de l’autre deces villes. Le Comté de Chini, qui forme la partie la pb lSOccidentale du Luxembourg,étoit une Seigneurie tres cofl-íìderable, que Brunon Archevêque de Cologne & Chan-celier de l'Empire,érigea en Comté en faveur d’Arnould,Seigneur de Chini,qui avoir épousé la fille de Ricuin,Du cde Mosellane. Marguerite, Comtesse de Cnini & de Looz,veuve de Jean Duc de Lorraine, étant morte fans enfans en1372. Venceílas Roy des Romains & de Bohême ,en sit do-nation à Venceflas Duc de Luxembourg. Ce Comté est, u siancien Fief du Duché de Bar.Il est vray que par le départ ditij.dejuillet 1602.confirmé le 26.de Mars de l’année suivante,le Duc de Bar céda aux Archiducs Albert & Isabelle, tousles droits, obligations de vassalité & mouvance féodale qu j*avoir fur le Comté de Chini, en échange de plusieurs relie»de terres considérables, comme de la ville & Châtellenie deStenay, Prévôté d’Arenci, Ban de Marri, & Conflans estGernesi, qu’Albert & Isabelle remirent de leur côté au Ducde Bar. La ville de Chini est présentement réduite en village* A udiffi et, fíeogr. Tome 2.

CHINKIANG. Ville de la Chine, cinquième capitale d ela Province de Junnan. Elle commande à quatre petites vil-les ou Citez, qui font Kiangcbuen , ïançung, sinning & Lun.tti,& est renommée pour une forte de poisson que l'on pefchsdans fes eaux, 8e dont les Médecins tirent un remède souve-rain contre toute forte de gale. Les habitans de son territoi-re trafiquent en tapis de lin & de coton. On y voit le mo nCà’po\eti ,couvert de forêrs;celuy d eKinUea fe découvre au Le-vant de la ville,& celuy de Si,semble être tout d’or, à causedes fleurs jaunes qu’il produit. La montagne de Puonquy^fquoy que rude & haute, enferme un Monastère rempli deSacrificateurs. On voit dans ce même Territoire le gra»dLac de Fusien, qui occupe cent mille arpens de terre. Il y 3encore le Lac de Ming.fort abondant en poissons, dont quePques-unsde couleur non âtre .fervent de remede en plusieur*dangereuses maladies.* Ambassade des Holl. d la Chine , ch- í z *

CHINKIANG Ville de la Chine, sixième capitale de 1 *Province de Nanxing. Elle est bâtie fur les eaux de Kíafg& fur des canaux artificiels, & on la nomme quelquefoisKingkeu , c’est-à dire , Bouche de la Cour, à cause que toU§les vaisseaux qui veulent aller à Pexin, y ont leur rendez-vous, d’où l’on peut juger quelle est la quantité de denrée?qui s’y rencontrent, & la commodité qu’on y trouve. SohAcadémie est fort renommée pour fes Médecins qu’on metau dessus des plus habiles de toute la Chine. Ses fauxbourg?font fort peuplez , & l'on voit au pied plusieurs coteau*agréables, ornez de divers Temples fort somptueux. k eSvilles de Tanyang & de Kintaa font fous la dépendance docelle de Chmxiang.* Ambassade des Hollandois vers /’ Ernpe^ liïde la chine ,ch 39. ,

CHINNING. Ville de la Chine, troisième Cité do * 3Province de Qjeicheu. Elle commande à deux Forts, b 3ClSau milieu des montagnes de Magan, qui font tres-riches ostor 8í en argent, dont les habitans font moins d’état que u eleurs vaches & de leurs bœufs. On y voit la Fontaine doCaici,qui jette des eaux tres-froides,quoy qu’elles f°’f?,échauffées d’un feu souterrain. * Ambassade des Hollandoischtfts ch • ^2» f

CHINON. Ville de France en Touraine. Elle est sitstoofur la Vienne à dix lieues de Tours, bornée d’un côtéune grande forêt du même nom , 8c de l’autre par la rivi^ rqui lave fes murs. II y a un fort Château fur le sommet d st'ne assez haute montagne. Si c’est le Ficus Gisimagnsis , do nparle Grégoire de Tours, Uv. 10. ch. 31. il est à croire q^ce n’étoit alors qu’un bourg qui s’est accrû d’âge en âge, *^qui a écé fermé de fortes murailles avec un Château, qst eIe ^premiers Comtes d’Anjou, qui étoient Seigneurs de la ssost-raine, y ont fait bâtir. Ceux qui recherchent de plus 1 °‘l’antiquité de Chinon , disent que le même GrégoireTours la nomme c ainonem ailleurs. Sar quoy François Kbêlais, qui doit fa naissance à cette ville, dit en plailàntatiÇ*que. c’est la premiere ville du monde, puisqu’elle a été ba a