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P ar Cáln,qui a le premier bâti des villes. 8. Martin de Toursy a porté les lumières de l'Evangile , & Ta embellie de plu-’curs Eglises. La principale est l'Eglife Collégiale de Saint^efme,dont lesChanoines relevent immédiatement du Saint, le ge. Les Cordeliers occupent le lieu de Croulay qui estàvrs la ville. Les Augustins y ont un Cqnvent, ainsi que les'-ipucins. On prétend que les Ponts de pierre,appellez com-munément Ponts delaNormain, furent commencez & élevezUn Lutin à plusieurs arcades fort inégales. La ville deEhinon est remarquable, fur tout par la fidélité qu’elle gar-j; a à Charles VU. contre les prétentions des Anglois. Ce futJ? que Jeanne d’Arc, surnommée depuis ,la Pucelle d’Orleans,le presenta à ce Prince habillée en homme, Fayant choisie jitre tous les autres, quoy qu'il fe fût déguisé, & luy sie-rra qu'elle étoit envoyée de Dieu pour rétablir ses affaires.
fut auíïì dans la ville de Chinon que François, Duc de“tetagne vint rendre foy & hommage au même Roy Char-les VIL le 14. de Mars 1445:. Henry II. Roy d’Angleterre,mourut à Cninon Fan 1188. L'isie Bouchard est de la dé-P e ndance de cette ville. * André du Chêne, Antiquitéz. desMes de France.
^ François Rabelais naquit vers Fan 1483. & prit Fhabit de■y-'-ligieux de Saint François dans le Monastère des Cordeliers~ e Fontenay-le-Comte, ville du Bas Poitou, où il fe renditsiabile dans les Langues, fur tout dans la Langue Grecque. IIObtint du Pape Clement VII. la permission de passer dans^Ordre de 8. Benoît, au Monastère de Maiilezais ; & en-*m ayant quitté entierement Fhabit de Religieux, il alla étu-ver en Medecine à Montpellier. Ils’y tìt passer Docteur, &Publia les Aphorifmes d'Hippocrate en Latin. Les privilègesde la Faculté de Medecine de cette ville ayant été abolis parArrêt du Parlement, Rabelais trouva moyen de les fairefumblir, & c’est par cette raison que ceux qiFon reçoitdocteurs en cette Université, n'y font reçus qtfen portantsi robe de Rabelais que l'on y conserve. Jean du Bellay ,■Evêque de Paris, qui l'avoit choisi pour son Médecin , lemena à Rome, où suivant son humeur pleine d’enjoiLment,^fe donna la liberté de plaisanter devant le Pape Paul III.ssùi luy accorda Fabsolution de son apostasie. A son retourCe Prélat luy donna une Prébende à Saint-Maur-des-Fossez,a Vecla CuredeMeudon. Ce fut vers ce temps-là queRabe-siis composa son Pantagruel, Satyre trop licenrieuse ; maissoute remplie de traits vifs & d'agrémens, que ceux qui fePiquent de l'entendre estiment infiniment. 11 mou rut à Parislan I553.en une maison de la rue des Jardins, & fut enterrédans le Cimetiere de Saint Paul.
CHlNSBOURG.Petiteville d’Alemagne éloignée d'Augfoourg de onze lieues. Elle est située proche du Danube, &
1 on y voit le Palais des anciens Archiducs. II n’a rien de re-marquable qu'une grande Salle où font dépeintes les plusbelles actions des Empereurs.
CHINTING. Ville fort considérable de la Chine, qua-trième capitale de la Province de Pékin, qui commande àûn vaste territoire, où Fon compte un grand nombre d’au-soes villes ; fçavoir, Cingking, E0H0, Lingxeu, Khocbbg,Locbing.Mie , p'mgxan , Heupng, Ting , Siulo , Ki , N ankung, Stcnho ,Çftokiang, Wje , Cjn , Ganf tng , faobiangt Vnkiang , cbao , Pe-biung , Lungping , Caoye , Linching , Can Hoang , Xin , Ninchmg,\enxui & Jvenxi. Les monts Hung ferment la ville de Chin-sing du côté du Nord ; & le fleuve Hutbus au Midy. Elle est°fnéeau Levant d’un superbe Temple dédié aux Idoles,der-siere lequel il y a une grande salle divisée en neuf chambres,"ans fa partie la plus secrets on voit une Statue , représen-tant une Vierge qui a plus de soixante & dix coudées debauteur.Les habitant la nomment Ouoning , & disent qu'elle ’^.voit l'odorat si merveilleux, qu'elle pouvoit flairer de ceFeu jusqu'à !a grande muraille. Assez prés de cette ville estp montagne de Cangnien j dont le sommet semble surpassersis nuës. U y a une Fontaine médicinale; La Reine de Xaian-8 a >qui trouva fa guérison dans ses eaux,y fit bâtir un su-P e soe Monastère, dans lequel plusieurs Sacrificateurs viventsoes-austerement.
CHINYVEN. Ville de la Chine , dixième Capitale de la"sovince de Junnan. Elle est située presque au milieu de^ette Province , & n'a sous elle que la petite ville de Loco.jî 0 n Territoire est second en mines d’argentj & en paonsmsivages & domestiques. Áu Couchant de cette ville on dé-c °Uvre la montagne de P olung, & au Nord-Est celle de N ’alo ,qui extrêmement dangereuse pour les tigres & pour lese °pards qui s’y trouvent. * Ambassade des Hollandais d la t bi
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(b. 52.
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CHINYVEN. Ville de la Chine , quatrième capitale dela Province de Queicheu. Elle n'a sous son commandementqu'une Cité & quatre Forts, qui sont ELikien, Kmyttng ,' Pien~xiao.Inxut Sc Taipng. Au pied de ses murailles on voir le montde Xepin , qui a cent perches de hauteur,& ensuite celuy deSukiung , sur lequel sont les ruines de la Cité de Suvang. Cesmontagnes sont habitées par une Nation grossière & barba-re , qui au lieu de sel, se sert des cendres de l’herbe de Kive. *Ambassade des Hollandais d la Chine , ch. 52. '
CHIO , ou Scio. Iste de la mer Ligèe > située entre 8a-mos & Lésons , proche F Asie mineure. Les Turcs rappel-lent SaMadafi , c'est-à-dire , Isle de Mastic, à cause dumastic qu’on y recueille. Elle a quatre-vingt-dix milles decircuit, & est fort habitée, ayant une Ville du même nom ,& plus de soixante bourgs & villages, la plus part habitezpar des Chrétiens. Toute la campagne est remplie de Basti-des ou petites métairies, qui coulissent en une piece deterre & une petite tour à deux ou trois chambres, de fortequ’il semble que ce soit une Ville dans les champs. L'IfleI de Ctaio fut cfabord sujette aux Athéniens, puis aux Ma-cédoniens, ensuite aux Romains & enfin aux Grecs. LesGénois s’en rendirent maîtres en 1346. & les Mahons pre-miers Gentilshommes de 1 a Maison Justiniani la gouver-nèrent en forme de République. Ils payoient un tribut auj Turc, & sous prétexte du refus de ce tribut, leBacha Pialila prit Fan 1566. par ordre de Soliman. Elle est fort sujette! aux tremblemens de terre ,& feroít extrêmement fertile sielle étoit moins pierreuse. D’aiìleurs il y pleut si rarementqu'on fait dans tous les Printemps des Processions paf laville de Chio pour obtenir de la pluye. Les Turcs com-mencent , Sc sont suivis par les Grecs , par les Latins 8 c parles Juifs, qui font leur Procession chacun à son tour. Mal-gré les montagnes & la sécheresse, Flfle ne laisse pas deproduire assez de bled. 11 y a, aussi quantité de vin fort bon ;mais qui est sort gros. On y trouve des perdrix en si -grandnombre, qu’on n'en sçauroit voir autant en aucun lieu. Cequ'il y a de bien singulier , c'est que les Paysans les nourrissent, comme on nourrit les poules en France. Ils les menent, même à la campagne chercher de quoy vivre, aprés lesavoir assemblées toutes autour deux le matin d’un coup desifflet & les conduisent fur quelque coteau où chacune va deson côté, & fur le soir au même coup de sifflet elles ne man-quent pas deretourner chacune chez le Paysan à qui elles ap-partiennent , de même qu'une troupe d'oyes ou de pouletsd'inde. Elles sont si bien accoutumées au signal de celuyqui prend le soin de les mener paître, que si un autre íiffíoir,elles n'iroient point à luy. Ces perdrix sont fort privées &fe laissent toucher de la main fans remuër de leur place.Cette Isle est la leulequi ait conservé fa liberté parmi lesTurcs,ausqueis les hábitans payent seulement tribut íânsêtre chargez d'impositions. Ils exercent leur religion com-me il leur plaît, & font presque tous Chrétiens, dont laplus part sont Catholiques Romains, les autres suiventl'Eglise Grecque. Ils tiennent beaucoup des maniérés desGénois , qui les ont autrefois gouvernez il y a encoredans cette Iste plusieurs Familles, qui prétendent être dela Maison des Justiniani. Ils s'habillent à la Génoise, & sontfort laids quoy que d'assez belle taille. II y a parmy euxgrand nombre de Gentilshommes qui portent fort haut cetitre , & qui ne laissent pas d’aller acheter au marché toucce qui est nécessaire pour le ménage. On fait dans l'ísleforce damas, satins , taffetas, futaines,qu'on transporte auCaire, & dans toutes les Villes de la côte de Barbarie , ainsique dans toute FAnatolie, & particulièrement à Constanti-nople. Ceux qui ne travaillent point, se tiennent presquetout le jour dans une place assis fous des arbres à causer en-semble. 11 régne une fort grande ignorance en ce pays-làoù les belles lettres n’ont aucun cours , & où Fon ne songequ’au plaifir.Les femmesysonttres-belles&d’unetaillefortavantageuse. Elles sont toujours vê.uës des plus riches éto-fes qu'elles peuvent avoir , & coiffées d'un linge fort blanc*taillé en forme d’un petit capuchon rabattu par le bout»Estes ont d’ailleurs 1 esprit foi t enjoué, ce qui releve encoreleur beauté. C’est dans cette Isle qu'on recueille le Mastic *
& il n'y en a presque point ailleurs. Ce sont de petits ar-brisseaux dont la feuïlle approche de celle du myrte, Sc quijettent leurs branches si longues qu'elles vont à terre enserpentant. Ce qu’il y a d’admirable c'est qu’auili-tôt qu'el-les sont en bas , elles sc relevent peu à peu d'elles-mêmes»Depuis le commencement de May jusques à la sin de Juin ,on a foin détenir ia place bien nette fous ces petits arbres
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