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Tome I. [A - D.]
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d’Antonin, est celle de la Basse Bretagne, qu’òn 'appelle àu-jourd’huy Vannes.*'h udiffret, Geogr. Tome z.

CIANGANOR. Contrée d’Aíie dans les Etats du GrandCam. Elle a pour fa capitale une ville du même nom,qu’ontrouve aptes avoir fait trois journées,lots qu’on est partide la Province d’Un. Ce mot dé'Cianganor veut dire EtangBlanc. Le Grand Cam a un beau Palais dans cette ville. Ontrouve en ce Pays là quantité de Ciguës dans les lacs & dansles rivières,& un grand nombre de faisansdans les cam pagnes,avec des perdrix & d’autres oiseaux , principalement desgrues. II y en â de cinq fortes,de noires, de blanches ,dian-tres semblables aux nôtres,de grises qui ont la tête rouge &noire, &d’autres petites qui ont le plumage rouge & bleu.II y a auffi beaucoup de cailles. * Marc Pol ,li. m. c. 54.

CÍÁNGLI. Ville du Catay. Elle est située à trois jour-nées de Cianglu , & à six de la grande Cité de Tudinfu. *Davity , E tits du Grand Cam.

CIANGLO. Petite ville de la Chine, qui dépend de cellede Jenping, cinquième capitale de la Province de Foxieh.Eile est environnée des coteaux de la montagne de Fuing. *.Ambassade des Hollandais a la Chine ,-ch. 52.

CIANGLU. Ville du'Catay. Elle est à trois journées dePazagifu , & considérable par fa grandeur. * Davity, Etatsdu Grand Cam.

CIANIS. Riviere de la Géorgie, en Latin cianeus. Elleprend fa source au mont Caucase, Sc se décharge dans lamer Noire , du côté Oriental, prés deCiais. * Maty, Dióí.de Hall. 1701.

CIAN 1 UM. Nom ancien du Cap de Spada, en Fille deCandie.

CIANUS SINUS. Nom Latin du Golfe de la Montagne ,quiest dans la mer de Marmora.

CIARCIÀN ou cinian. Royaume du Turquestan, dans■■FAsie, qui prend le nom de fa ville capitale. II est entre l'Est& le Nord-Est , & contient plusieurs villes. Le Terroir deCircian est tres-sablonneux, & il n’y a que des eaux ameresen beaucoup d’endroits. Les habitans recueillent quelquepeu de bleds, qu’ils cachent dans les sablonnieres, par lacrainte que leur causent les Tartares. On trouve beaucoupde jaspe & de caíïìdoine dans leurs rivières,& ils font unfort grand trafic. Ils font d’ordinaire en guerre avec ceuxdu Royaume de Cascar, & suivent tous la Religion Maho-métane ainsi qste leur Roy. * Marc Pol, U. 1. c. ZZ.

C 1 BALIS ou CibaU. Ville ancienne de la Basse Pannonie,qu’on a auffi nommée L.'à/ff Elle étoit Episcopale,& le lieude la naissance de l’Empereur Valentinien. Cette ville,selonquelques Géographes, est celle de FEfc]avonie,qu’on nom-me aujourd’huy Walpon. II y en a d’autres qui disent quec'est le bourg ou village de Walma. Ce sut prés de Cibalisque l’Empereur Constantin remporta Fan 314 une célébrévictoire contre les troupes de Licinius, dont Farmée étoitde trente-cinq mille hommes. L’Empereur n’en avoit quevingt mille, & il en demeura fur la place un pareil nombrede ceux de son ennemi, selon ce que rapporte Zozime ,liv. 2.

C IB A O. Province de l’Isle Hispaniola en Amerique.C’étoit la plus puissante de toutes les Provinces Méditerra-nées de. cette Ifle, avant que les Espagnols en fussent lesmaîtres. Elle étoit fort riche en mines d’or. 11 y a force ro-chers & montagnes remplies de plusieurs fortes d arbres, &particulièrement de hauts sapins. Elle est arrosée de quanti-té de torrens Sc de ruisseaux,& Fair y est fort bon & fortíàin.* Laët, Description des Indes Occid. h. i ch. 5.

C 1 BOLA. Province de F Amerique Septentrionale dans lenouveau Mexique.Selon la Relation de FranciscoVasquiodeCornado, qui entreprit d’y aller Fan 1540. sous les ordresd’Antoine de Mendoza, Viceroy de la Nouvelle Espagne,il ya dans cette Province,sept bourgades assez peuplées, dont lesmaisons font fort belles,&élevées de trois&de quatre étages,divisées en plusieurs salles & chambres,avec des caves,con-tre la rigueur de FHiver. Ces sept bourgades,éloignées de■quatre lieues au plus les unes des autres,composent ensemblele Royaume de Cibola. 11 y en a une qui contient cinq censmaisons, & deux qui en ont environ deux cens. Les quatre■autres font plus petites. Les habitans font d’une juste stature,& assez ingénieux pour des Sauvages ; toutefois il ne paroîtpas qu’ils le soient assez pour avoir pû bâtir de tels édifices,lis vont presque nuds, avec des manteaux bigarrez & peints,& portent leur chevelure à la façon de ceux de Mexique.•Qnjnd les Espagnols se rendirent maîtres de la principalede cesbourgadcs, ils ay trouvèrent ni enfant, ni femmes,

I hi même aucuns vieillards, à l’exceptíon de quelques-unSqu’on avoit laiíïèz pour y gouverner les autres. La terre estplate, & presque égale en ces Régions , quoy qu’il y 3,cen certains endroits quelques montagnes fort droites. BîlLne peut porter le coton à cause dc la vehemence du froid*II n’y a nuls arbres fruitiers, & les forêts y font rares. Onen trouve pourtant une à quatre lieues de la bourgade ap-pellée deCedres, qui fournit suffisamment du bois pour fair®du feu. Les pâturages n’en font pas fort éloignez. La cons-titution de Fair n’est pas là fort differente de celle de Mexi-que. Le chaud y est quelquefois tres grand, & quelquefoisH y pleut. Les neiges y font fort hautes FHiver, & on yendure une tres-rude gelée, ce que le climat & la structuf®des màifons prouvent, ainsi que les peaux, & les autres pré-paratifs des habitans contre le froid. Le mays y abonde, &ils s’en fervent au lieu de bled. Us ont auffi aes pois fortpetits & blancs, St de fort bon sel qu’íls amassent aux bordsd’un Lac. Ces Peuples n’oíit nulle connoiffance de la mer duNord, ni de celle de l’Oiiest,& font éloignez de l’une & del’autre de plus de cent cinquante lieues, ce qui peut fairejuger de la grandeur de ce Continent. II s’y trouve des ours»des tigres, des lions, des chèvres sauvages , des sangliers,detres-grands cerfs, & de certaines brebis auffi hautes qu uucheval, qui ont les cornes fôrt grandes & la queue courte. *Laët, Defcript. des Indes Occid. Itv. 6. ch. 16.

CíBUNDOY. Province de FAmerique Méridionale»dans le nouveau Royaume de Grenade. Elle est assez éten-due,mais peu fertile. Le village de Pastoco n’en est pas loin*II y a prés de-íà une Contrée voisine d’un Lac qui occupe lesommet d’une haute montagne. Ce Lac est long de huitlieuës, & large presque de quatre. L’eau en est tellementfroide, qu’il ne s’y nourrit aucun poisson. Les oiseau*de riviere même s’y viennent rarement plonger. Le Ter-roir qui Fenvironne est entierement stérile, & l’on n yvolt ni mays ni arbres fruitiers. * Laëc,l ndes Occidentales,hf*9. chap. 16.

CICABO. Riviere de la Géorgie, qui fe joint au Cianis»après quoy elle va fe jetter dans la mer Noire.

CIG®. Les Anciens appelloient ainsi JeS Isles de Bâjontken Espagne.

CIGERIGO. Isle qui appartient aux Vénitiens. Elle està Vingt cinq milles de celle de Cerigo, & à pareille distancedu Cap Spada de Candie. Les Mariniers la nomment C erig 9 'ta,Sc les Anciens l’ontappellée.v^il** o\i„y£giaíla. On voitaiiLevant de Cerigo les deux écueils appeliez Le Dragoniere ; &au Nord , proche de la pointe de Saint Nicolas, la petite Ifl®Defceres , & bien prés de Cerigo du côté d u Sud,les deux I$ eSde Do Sc d ’Ajfo.

CICERONE. Lieu d'Italie prés du Lac d’Averno, nuCicéron avoit une Maison de Plaisance,en Latin Cicerom W®'*Ceux de son temps l’appelloient Bormanum. II y avoit d eSBains qu’on nomme présentement Bagm di Tritoli. * Maty >Di£t. de Hoìl. 1701. ,

CICLUT. Forteresse de la Dalmatie, située fur le b os»Occidental de la riviere de Nârentha, entre la ville de e®nom & le Fort de Norin. Les Vénitiens prirent cette P la®®aprés trois jours de siégé, le 18. de Juin 1694. & lesTuf® sont fait depuis plusieurs efforts pour la reprendre, mais inu-tilement. * Maty, Diâ. de Holl. 1701.

CICO. Montagne de Portugal. Elle commence à la vil ®de Château-Marin, à la sortie de la Guadiane , paffe par j®Royaume d’Algarve, & aprés avoir donné naissance à quel-ques rivières qui fe vont jetter dans la mer voisine, elle VAterminer fur le bord de la mer Occidentale prés de la vu*d’A'giasur. * Davity , Espagne. ,

CiCON. Ville de Bourgogne dans la Franche Cornt®'Elie est située au bas d’une montagne à trois lieuës de Vss â 'fans,sc à quatre de Maillot.*.là. ,

CICONES. Peuples anciens de Thrace. Ils habitoient p re ®du tìeuveHebrus, & surent vaincus par Uìysse, que la celNpête avoit jetté en ce Pays-là au retour du siégé de TroV®'

II pilla leur ville nommée ifmam. Si l’on en croit Ovi®®*

li. 15. des Met. les C icônes avoient une riviere dontl'eaudurciffoit les entrailles de tous ceux qui en bûvoient, Sc P®'trifioit tout ce qui en étoit touché. Les Poëtes disent,Gue®fut en ce Pays que les Bacchantes déchirèrent le celeb sOrphée.* Maty, Did.de Holl. 1701. ,

CICULESou Siculiens. Peuples qui forment f une d®trois Nations de la Tranffylvanie. Les uns veulent q u 1soient venus de la Tartarie ; & les autres disent que c’est yreste de Huns, qui ont changé de nom, pour être woly.

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