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Tome I. [A - D.]
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0( 3 ieux aux Peuples voisins. Le Pays que les Cicules occú-r e nî confine à la Moldavie. On nomme auffi ces Peuplesteckels. Ils font divisez en sept Contrées qu’ils appellent Sie-§ es > & dont les noms Hongrois sont Sepst s Orbai,KysdhCdikjMaroiie-Zeek j5 Aranìas-Zcek- Ce sont leurs plus belles?Hcs. La capitale est Zeekjel W ajsarhel,appelléc Newnarck. par■ e s Saxons, où les Cicules ont accoutumé de tenir leurs As-e niblées. Ils sont plus laids de visage que les Hongrois, &P°rtent les cheveux longs ainsi que la barbe , ce qui contri-bu .ë à les rendre épouventables. Ces Peuples sont nez à la£ e ipe, propres à la guerre, fort amateurs de leur liberté ,îieux, & suivent leurs fantaisies, comme si tout leur étoitjP er mis. Ils se disent tous également nobles,quoy qu’ils la-o?Urent ou qu’ils gardent leur bétail. Leur langage est peuOiíîerent de celuy des Hongrois,qu’iís imitent auffi dans leurManiéré de s’habiller'. C’est le sort qui fait donner les Char-8 es & les Emplois parmi eux. * Davity, Transylvanie.j. ClCYNCTUS. C’est ainsi que les Anciens appelìoientstle de l’Archipel nommée aujourd’huy Pondico.ClDAMBARAM. Ville des Indes dans le Pays du Naï-PUedeGingi,Prince tributaire du Roy de Bisnagar. Cette^le est comme la capitale , & la Métropolitaine de toute la“l’perstition Païenne, & son y volt un sort grand nombreTemples tres-magnifiques. Ses habitans adorent certainj^rsonnage qu’ils estiment Saint. Ils disent qu’il paílà pluleU| s années à faire une austere penitence, ayant un piedPercé d’un gros clou de fer,& que Dieu luy ayant ordonnéne pas continuer cette austérité, il ne voulut point yc °nfentir. Us ajoutent que le même commandement luya sant été fait plusieurs fois, il protesta qu’il ne finiroit pointCe tte penitence, s’il ne voyoit Deu danser autour de luy,Ce que Dieu voulut bien faire pour le contenter, étant venuAccompagné du Soleil,de la Lune & des Etoiles,qui jou aient^cs instrumens. Dans le temps que Dieu fa u toit, ils préten-dent qtsune bague luy tomba du pied,où il en portoit beau-d°Up, & que de là est venu le nom de C idambaram, qui veutd Ir e, Bague d’or ,'en langage du Pays. Vers fan 1599. il yune grande dispute dans la même ville , fur ce que lesvouloientquson mît dans le Temple lldole de Périmai,lui n’étoit autre chose qu’un arbre, ou mâts de navire, quiav °it un singe au pied. Les Jogues, Gardiens du Temple,s’yopposèrent, & voyant que le Naïque avoir ordonné qu’ond s essât cet arbre,quelques-uns se précipitèrent de désespoird.d plus haut du Temple en bas. L’arbre ne laissa pas d’y être^evé malgré les autres, qui s’en allerent pleins de douleur,de divers cotez.* Davity, Etats du Roy de Bisnagar.k ClDAYE. Ville de Tííle de Java où le Roy deSurubayaa 't fa demeure. Elle est fortifiée d’une bonne muraille bien7 n quée ; mais son Port n’est pas fort í'eur, à cause qu’on^ est point à couvert des vents de mer. * Mandeflo, Voyagedes Indes , 1 t. 2. . J

pplECA. Ville d’Espagne dans le Royaume de Murcie.^ est une.assez bonne ville.* Davity, Murcie.iCIECHANOWICA. Petite ville de Pologne dans Ja"lazovie, capitale d une Châtellenie, en Latin ciccanma.“file est dans le Palatinat de Czersco, aux confins de celuyde Bielsk , à douze ou treize lieues de la ville de ce nom. *1a ty , Dict. de Holl. 1701.

j ClEMlE. Petite ville de la Chine. Elle est située au bordj e .la mer, qui en lave les murailles, & dépend de celle de-aicheu, sixième capitale de la Province de Xantum. * Am-ba ffade des Hollandais a la Chine, ch. 42.i,GIEUTAT. Port de mer en Provence. II dépend de l’Ab-e de Saint -Victor de Marseille.

jCIFUENTES. Ville d’Espagne days la Nouvelle Castille,/dle a pris Ton nom de la quantité de fontaines que son y

pris

0lt - * Davity , Castille,

f ST /Th . _ _ __ __ m- f v ,

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GtGANEUM. Ville ancienne de la Colchide. 11 y a des. e °graphes qui croyent que cette ville est celle de la Geor-® le qu’on nomme présentement dais.

^ ^IGOGNOLA ou Gigognola. Bourg ou village duPave-, atl dans le Milanez. 11 est situé à une lieue du Pô , à quatreFavie, & à sept de Plaisance. C’étoit autrefois une villee J, Tssubrie , nommée c umillomagum.

IG U A TE O. Isle de l’Amerique sune des Lucayes.de est située à l’Est de Luc myoneque, 8c fur la hauteur de7 - degrez selon Herrera ; on tient qu’elle a vingt-cinq lieuese t°Ur.

v» j dlCITE PORTEE, C’est le mont Aman que son trou-l'AIÏe.

- ■‘•slCiE. Province de l’Asie Mineure, qui a pour bor-lome L

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de

nés au Midy la mer Mediterranée ; au Septentrion une partiede la Cappadoce 8 c une partie de l’Armenie jusqu’au montTaurusj au Couchant la Pamphilie ; & au Levant le montAman, aujourd’huy Monté-Negro. Elle est divisée en Cili-cie Thrachée ou Asprc,& en Gilicie Champêtre. Le premierlieu de son rivage, en sortant de la Pamphilie,est le Châteaude Jotada ; ensuite Antioche ,surnommée de Cilicie, puis lefleuve La la sis, la riviere de Mêlas, le Cap de Stalemura,& laville de Celenderis.Ón trouve ensuite la Cilicie Champêtre,enfermée par le mont Taurus, qui s’élevant de la mer présde la Cilicie Aspre, & se courbant vers le Nord, étend sonautre pointe vers le rivage qui la borne. Ses lieux maritimessont Coricus & Tharfe. La ville de Philadelphie est dans laCilicie Thrachée auffi-bien que Seleucie. Les autres sontAdana, Anazarbe , & prés de-là les Portes Amatides. Onvoit auffi dans la Cilicie les restes de Tancienne Anchiale ,Sainte Théodore, Marat & Heraclée,surnommée de Cilicie.Ces noms anciens ont été presque tous changez par les mo-dernes. Ce Pays est fort agréable, à cause du grand nombrede rivières qui l’arrosent ; mais il n’est pas bien fertile, &on n’y sçauroit fouir un peu avant qu’on n’y trouve descailloux. II manque de bois, & les Peuples sont obligez d’enaller chercher dans des montagnes éloignées de-là de deuxjournées. Us suppléent à ce défaut en semant une graine in-connue en France & en Italie. Elle est blanche, & nomméepar les Arabes Areoman. U en vient des cannes de la grosseurdu pouce, dont ils se servent à faire du feu. On nourrit dansles plaines plus de quatre mille chevaux, entre lesquels on enchoisit toutes les années plus de six cens propres à la guerre,qu’on appelle Car amans , & qui sont fort estimez des Turcs.U y a auffi dans ce Pays une espece de petits loups appeliezAdil, qui enlevent de nuit tout le bagage que les Voyageurslaissent hórs des Carbassares. Les Grecs les appellent vulgai-rement Sqmlachi. Us marchent d’ordinaire en troupej& sontquelquefois plus de deux cens aboyant comme les chiens,qui les chassent fort souvent hors des villages. Us sont depoil fauve, & les habitans font des fourrures de leurs peauxqu’on donne à fort bon marché. On nourrit auffi dans laCilicie force troupeaux de chèvres & de moutons, dont lesmaîtres tirent un fort grand profit par quantité de beurre &de fromage qu’ils sont.

Les Ciliciens faisoient tant de cas du vol,à cause de l’a-dresse qu’on doit avoir pour voler,que ceux qui meuroienten exerçant ce métier,étoient jugez dignes d’être honorezaprés leur décéds. Us étoient grands Coureurs de mer, 8 c seservoient autrefois de la Langue Grecque, mais d’une façonbarbare ; & lors qu’ils furent soumis aux Arméniens, ils ap-prirent leur Langue avec leurs Lettres, au lieu desquelles ilsuferent depuis des Arabesques. Leurs habits étoient de lai-ne, & ils avoient des chapeaux comme une maniéré de cré-neaux. Lors qu’ils alloient à la guerre ils se couvraient lesépaules de peaux de chèvres, & portoient des corcelets, desbottes, de petites rondeles de cuir des bœuf crû, des faulx,des poignards, des épées, des arcs de corne, & des flèchesde canne. II y a peu d’hahitans dans la Cilicie, & ceux quis’y trouvent sont fort fainéans. Quelques-uns donnent' au-jourd’huy à ce Pays le nom de Turcomanie, qui est la gran-de À; menie, selon quelques-autres. D’autres, avec plus deraison l’appeilent c aramanie , & veulent que la Cilicie ait re-çu ce nom d’un Caraman Turc, qui chassa les Arméniens ,ou qui eut au fort pour son partage les lieux avancez dansle Pays de la grande Phrygie, avec ia Cilicie, qui par cemoyen n’est pas comprise feule sous ce nom,puisque'Magitîluy donne auffi la Pamphylie.* Davity,cilicie.

CILILGO ou Silego. Montagne d’Afrique danS la Pro-vince de Cuzt, Royaume de Fez. Elle est haute & froide, 8 csi stérile, que l’on n’y recueille aucune forte de grain. II y ades bois d’arbres épineux, qui sont fort gros & fort hautSiLes habitans sont Bereberes Sinhagiens, qui n’ont pour toutbien que des brebis 8 c des chèvres. Auffi ne demeurent ilspoint dans des maisons, mais dans des butes de roseaux,cou-vertes de branchages. Ils changent de quartier de temps entemps pour trouver de l’herbe;& l’Hiverils íe retirent dansles plaines quand les Arabes vont dans les Déserts, à causaqu’il y sait plus chaud pour leurs chameaux. Us sont tribu-taires du Roy de Fez. Ce sont gens simples, qui souffrentpatiemment les impôts. Cette montagne est pleine de lions,de singes & de sangliers, ê& l’on y trouve de grandes fontai-nes qui donnent l’origine à quelques rivières. L eau de i u-ne de ces fontaines paffe si rapidement entre deux rochers,qu’on luy a v û rouler dés fa source une pierre de cent livres,ì H Oooo