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pris ce nom de fa ville capitale, appellée otroh ou Citor, quiavoir douze milles de tour , au temps que Badur , Sultan deCâmbaye, y mit le siégé. Cette ville étoit si belle, tant pourfts bâtimens publics & particuliers, que pour ses bastions &íes murailles, qu’on luy donna ce nom de Citor, qui veutdireau langage du Pays, le Parasol du monde. Les habitanspreíílz par Badur , & ne voulant pas fe rendre , firent degrands monceaux de leur or , &de ce qu’ils avoient de plusprécieux * & ils y mirent le feu, dans lequel ils sc jetterentLux-mêmes, de forte que le feu qui dura trois jours ^consu-ma plus de soixante & dix mille personnes. Badur y fit sonLutrée ensuite. La Reine Crementine veuve, qui luy avoitrefusé le tribut accoutumé, levoit contre luy deux mille‘ chevaux & trente mille hommes de pied ; mais Badur em-Porta fa ville , que le Mogol a depuis conquise avec le Ro-yaume de Cambaye. Celuy de Citor que son appelle autre-ment Sanga, est voisin du Royaume de Maudou au Levant,à confine avec la Cambaye du côté duSud. * Davity, Sanga° u Citor.
CITRARO. Bourg du Royaume de Naples dans la Cala-hre Citerieure, en Latin citrarum. II est situé fur la côte deia mer dc Toscane à trois lieues de la petite ville de S. Mar-co vers le Couchant. Les Géographes le prennent pourTan-cienne cUmpetia * Maty , Diâ. de Holl. 1701.
CITTA DEL SOLE. Ville d’Italie dans les Apennins,LUtre Cescne & Forli. On l’appelloit anciennement Solona.Qssoy que cette ville soit dans la Romagne & proche deCescne, elle appartient au Grand Duc. II y a fur une mon-îa gne,au lieu appellé Monte Matin un Monastère de Béné-dictins,fondé par Saint Maur Evêque de Cescne. * E. D. R.Nouveau Voyage d’Italie , Tome 1.
CITTA délia Pieve. Petite ville de l’Etat Ecclésiastique,LU Latin c ivitas Plebis. Elle est dans le Perugin, & ha rien deconsidérable. * Leand. Alberti.
CITTA DI CASTELLO. Ville d'Italie fur les bordsdu Tibre, en Latin Typbernum, Tiberimm. Elle est à dix oudouze milles de Perouie, & parfaitement bien bâtie de bel-Es pierres. On y voit aux Dominicains un Tableau desfiançailles de la Vierge & de Saint Joseph , de la main de•hapnaël d’Uibin;& dans l’Eglife de Saint François,un Cru-cifix du même, une Nativité de Nótre-Seígneur de Luca Si-goorelli, avec un grand Tableau du Couronnement de laVierge,& quantité de Figures de George Vafari. Cette villefort peuplée, & a donné la naissance au Pape Celestin II.a Ppellé Guy du Châtel avant qu'il estt été élevé au Pontisi-Cat ) ce qui arriva le 25. de Septembre de l’an 1143. aprés lamort d’Innocent II. II avoit étudié sous le fameux Abaillard,^ Mourut le 8- de Mars 1144. * E. D. R. Nouveau Voyage d"l~ìa he , T orne z.
r CITTA DI FRIULI. Ville d'Italie dans le Frioul, enLatin Forum fulit.FJ.it est située fur la riviere de Natisone,auP Ie d des Alpes, à quatorze ou quinze lieuê's de Góritie,avecEvêché suffragant d'Aquilée. Qaelques-uns disent que»L fut Jules César qui fit bâtir cette ville, & qu'il luy donna° n nom. Onl’appelle auffi c mdal del Eriuh.^Voyez, CividalFriult.
.CITTA NOVA. Petite ville de l’Etat de l'Eglise dans lac* ar che d'Ancône , avec titre de Duché , en Latin civitas-Elle est située proche de la côte, entre Lorette &,, er mo, à deux lieues de cette premiere ville, & à trois dela .Utr e .
E y a aussi dans la Marche Trevisane, un bourg ou villa-porte le nom de Citta-Nova. II est à six lieues de Tre-ç'gso du côté de l’Orient. C’étoit autrefois une ville Epif-j^pale, dépendante du Patriarche de Grado. On l'avoit» a Jie des ruines d’Heraclea ,qui étoit dans une isie voisine.M
at y , I)ibt. de Holl. I70Ì.
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£ C l T t A-N O V A. Ville d’Italie dans l’Istrie. Elle estj a u Çe sor le rivage de la mer, & fut bâtie aprés la ruine de. mhe d’Emonia, dont elle est éloignée de quatre milles,m" que d'un demi-mille de la riviere de Quieto. Sonj au vais air est cause qu’elle est mal peuplée. Elle reconnutp y cnitiensle 9. de Novembre 12,70, Ses Patrons font Saint•pEge & Saint Maximin. Elle a dans son ressort les lieux de^ rr c & de Vertenegio, avec trois grands bois j qui sontles T ^ ava ^ tcr - bofco Perer & Bosco di Monte. Cette ville, que^, Latins nomment civitas Nova & Nauportm , a un Evêché jPédant du Patriarche d’Aquilée.* Davity, j strie. j
T ADELLA, Ville d'Italie dans le Padoiian,en^ 1 n Qvitatula. Elle a été bâtie par la République , prochea riviere de Brente, entre Vicence & Trevigni, & elle .
Tome 1. í
est devenue d’ún grand trafic , à cause deS draps que l’on yfait. * Davity, PadoUan.
CÍTUORUM INSULÀ. Les Latins appellent áinsi l'Islede Schut qui est dans le Danube en Hongrie.
CI V A R O. Ville ancienne dont Cicéron parle dans fesEpîtres. Robert Cenalis est persuadé que c’est Chambery ,villecapitale de la Savove.
CIUDAD DE IGLESIAS. Ville de liste de Sardaigne ,dans íà partie Méridionale. On l’appelle plus communémentIglesias. * Voyez. Iglesias. '
CIUDAD DE LAS PALMAS. Ville capitale de la gran-de Canarie.felon quelques Géographes, qui disent que c’estmal à propos que les Cartes recenses nomment Canaiie laville principale de cette Isle. Ils ajoutent qu’elle est assezpeuplée ,&qu'il y a un bon Port,avec une Forteresse. Cetteville a un Evêché fous la Métropole de Seville.
CIUDAD DE LOS REVES, Ville de l’Arnerique dansle Gouvernement de Sainte Marthe. Elle est à yo. lieues dela ville de ce nom , en la vallée d’Eupary , fur le bord de lagrande riviere de Guatápory. Le terroir de cette ville,ainsique de la Région voisine , n'est pas exposé à de grandes cha-leurs , parce que pendant l’Eté qui commence au mois deDecembre , les vents d’Orient y soufflent & modèrent l'ar-deur du Soleil. II y a beaucoup de pluy ës pendant lTiiver, àcause de la proximité des montagnes qui font toûjnurs froi-des ; ce qui cause force fluxions & fièvres. Ces montagnesdivisent toute la Contrée du Nord au Sud , d'où plusieurstorrens & rivières sc précipitent de tous cotez. Le terroirn’est pas feulement abondant en pâturages; mais il est auffifertile en fruits. Les Sauvages qui f habitent sont cruels, bel-liqueux, opiniâtres,& addonnez à toutes sortes de vices. LesEspagnols étant en trop petit nombre dans la ville ne peu-vent les tenir assez sujets pour les contraindre à l'obeïssance.II y a quantité d’arbres sauvages, & d'autres qui portent d dfruit, des Plantanos, des Gaayavas ; mais beaucoup plus deXaguas, dont les fruits ressemblent à des fèves. Dans la gous-se de ces fruits, il y en a un autre caché de forme ronde, &d’un goût pareil à celuy des raisins de passes. On en gardelés cosses jufqu'à ce qu'elles se sèchent. On les pile ensuite,& de la farine on fait du pain assez nourrissant. II y a aussides fruits d'Efpagne & du coton dont les Sauvages fe fontdes habits. Quand ils ont été mordus de quelque serpent, &qu'ilsrattrapent , ils en mangent la tête & la queue crue,,comme un tres-scur antidote , linon ils mangent de la racinede feorçonaire crue, & en mettent des feuilles fur la playe.tes Bourgeois de la ville s’employent la plupart â nourrirdes vaches & des chevaux-qui font assez bons. *Laè’t, Defc,des Indes Occid. li 8- cb. zo.
CIUDAD DEL REY PHILIPPE. Ville ruinée dans lâterre Magellanique.en l'Arnerique Méridionale. Magellan ,Gentilhomme Portugais, ayant découvert en 1520. le Dé-troit qui porte son nom , le Roy d Espagne Philippe II. futporté par Pedro Sarmiento à faire fortifier les passages étroitsde ce Détroit, & à les asseurer par des Colonies, asin que lesautres Nations ne s'en pussent servir ensuite pour aller dansla mer du Sud. Cela fut exécuté vers l’an 1585. & Sarmientoayant mis à terre les Colonies composées dequatre cens hom-mes & de trente femmes,avec des provisions pour huit mois*commença une ville prés de l’entrée du Détroit qu’il appel laNombre de fefus, & où il laissa cent cinquante habitans. De !àétant allé par terre vers les passages étroits du même Détroit;il y bâtit une autre ville sous le nom de c iudad del Rey Philip-pe, auprès d’une rade assez asseurée. II avoit dessein d’y join-dre un Château , & d’y placer du canon qu’il avoit amenépour le défendre; mais l’approche de l’Hiver Payant empê-ché d’achever son entreprise, il s’en alla vers la premiere vil-le, où il demeura quelques jours à l’ancre. Les cables s’étantrompus, il fe rendit à Pernambuco,.& il y reçut quelque se-cours; mais enfin voulant retourner au Détroit il tomba en-tre les mains des Anglois qui l’emmenerent prisonnier. Leshabitans qu’il avoit laissez dans l’une & dans l’autre ville,ayant péri Ja plupart de faim, Thomas Candish, Anglois, quivisita ciudad del Rey Philippe en 1587. & qui la trouva aban-donnée , nomma le lieu Porto famine par dérision. * Laët, Uví13, chap, 10.
CIU DAD REAL. Ville d’Efpagne dans la Nouvelle Cas-tille. L’enceinte en eflsassez grande, & elle étoit même fortpeuplée autrefois ; mais elle est presque déserté aujourd’hui.Sa situation est dans une grande plaine, entre Calatrava & A[-magro, prés de la rive gauche de la riviere de Guadiana,Tout ce qui luy reste de considérable, c’est qu’il n’y a point
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