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de lieu où les peaux de Cordoiian , dont on fait les gandsd'Espagne, soient mieux apprêtez. * f mimai du Voyage d’Es-pagne.
CltîDAD RÉAL. Ville de l’Amerique Méridionale , àquatre vingt lieues de f Assomption du côté duBreíii duNord Est. Elle est bâtie furie rivage de la riviere deParana,dans un terroir abondant en tout ce qui est necestàire àJavie de f homme ; mais 1 air n’y est pas fort sain , & la demeu-re en est incommode , à cause des Sauvages voiíihs, qui fontd’un naturel cruel & remuant. Les Espagnols appellent aufficette ville Ontiveros , & les Sauvages Guayra. Assez proche delà , la riviere de Parana fe précipite avec un grand bruit d’u-ne cataracte, haute de plus de deux cens coudées, & cettechute cause de st grands tournoyemens d’enu entre les ro-chers & les lieux étroits où elle passe, qu’elle repousse fortloin les chaloupes Scies canots, en forte qtfon ne la traversepoint sans un extrême danger.* Laët, liv. 14. cb. 7.
CltJDAD RODRIGO. Ville d’Espagne dans le Royau-me de Léon,avec Evêché suffragant de Corapostelle, en La-tin Rodencopolvs. Elle est limée sur la riviere d’Aguada, à troislieues des confins du Portugal, à douze de Coria , & à qua-torze de Salamanque. Elle est bien fortifiée , & quelques'Géographes la prennent pour.l’ancienne Mirobriga. D’autresdisent que Mirobriga âyant été ruinée, Ferdinand II. Roy deLéon fit bâtir en ce lieu-là Cìudad-Rodrigo l’an 1200. astn <f ar-rêter les courses des Portugais. * Davjty, Léon. Maty, D/ct.■de Hoìl. 1701.
CIVEN. Pet]te ville de la Chine, qui est fous la Jurifdic-tion de celle de Queiling, premíere capitale de la Provincede Quangfì. Elle est voiiine de la montagne de Siang , célé-bré pour un Temple & un Monastère de Sacrifies teurs.* 4 ?»-i/.íjfadc des Hollandais d la Chine , ih. 52.
CIVENCHÉU. Ville de la Chine, seconde capitale de laProvince deFokien. Elle est située dans un lieu fort agréa-ble , & capable de recevoir des deux cotez les plus grandsvaisseaux dans ses murailles par le moyen d’un bras de merdentelle estpeuéloignée.On la voit fur unPromontoire toutentouré d’eaux , excepté au Nord &auSud-Est. Cette vil-le a un Pont appelle Loyang ou Vangan , qui a plus de troiscens-perches de long, Sc une perche & demie de large. Sastructure est merveilleuse. On dit qu’elle coûta plusde troiscens mille ducats au Gouverneur Cayangus, quoyque la plû-jpart des Ouvriers fussent obligez d’y travailler íans salaire.*On y remarque entre autres le Temple de caiyven , environ-né de deux tours à sept étages , dont chacune a cent vingt-stx perches de hauteur. On a mis dans chaque étage une sta-tué - de l’Idole de Fé de cuivre ou de marbre ; mais lï bientaillée, que les Chinois disent que ce sont des chefs- «f œuvresde leurs hommes immortels qu’ils appellent Xinfiens. La villede Civencheu est embellie d’un grand nopbre de somptueuxbâtimens & d’arcs triomphaux, qui la rendent comparableaux premieres de la Chine. C’est de cette ville & de cellesqui en dépendent, comme Nangar, Tehoa , Gankj, Tuggan , &fitngchung , que vont d’ordinaire quantité de navires dans lesPays étrangers pour y trafiquer. AfonMidy on découvrela montagne de Paocai , fur le sommet de laquelle il y a unetour à neuf étages qui sert de phare à ceux qui natsigent. *Ambassade des Hollandais a la chine ,ch. 52.
CIVIDAL DEL FRIULI. Ville d’Italie, qui est fancienForum fulïi des Romains, & qui a été depuis la capitale duDuché établi par les Lombards dans la Province du Frioul.La riviere de Narisson divise la ville en dpux parties qui fecommuniquent par un tres-beau pont de pierre. Elle if estpas fort peuplée présentement ; mais il y a beaucoup de No-blesse, & un grand nombre d’Egiifes & de Palais. On voitau Dôme pluíìeurs peintures du Pelerin de Saint Dan ; el, quien a fait- auffi dans l’Hôpital de Sainte Marie. A Saint Jean ,Paroisse, il y a deux tableaux de Paul Vei onefe, f un de No-tre-Dame , f autre de Saint Rocb. On les estime beaucoup.On voit dans le platfond Saint Jean & les quatre Docteurs duPalme , qui a- fait un tableau de Nôtre-Seigneur appareillantà la Magdelaine fous la forme d’un Jardinier. Ce tableauqui est dans l’Eglise du Monastère que l’on appelle Ma-jeur , est d’une délicatesse admirable. Les peintures du Maî-tre Autel sont du Pelerin de Saint Daniel. Ce Monastère estde Religieuses de f Ordre de Saint Benoît Lc fort ancien, &iut fondé du temps de Didier Roy des Lombards. L’Ab-besse porte la crosse & Panneau , & a Jurifdiction fur trois■ou quatre villages. Cette ville où l’on voit des restes d’anti-quité, & plusieurs Inscriptions Romaines, est auffi appeiléeC mdald’AuJiná, fans qu’on en íçachebien la raison. Les Pa-
triarches d’Aquìîée y établirent leur résidence depuis le hui-tième siécle jufqu’au treizième. Ce fut le Patriarche Calix-te\ qui en chassa l’Evêque, ou puitôt qui réunit cette ville ason Diocèse. Le Dôme qui est l’Eglife principale ,est d’unefort bonne architecture. Le Chapitre est composé de qua-rante Chanoines, & de plusieurs autres Ecclésiastiques, & fficonfèrent le même nombre de Benesices Cures dans Ja villeSc dans les villages d’alentour, dont quelques-uns sont horsde l’Etat de la République où ce Chapitre exerce une Jurií-dictìon spirituelle & presque Episcopale. II y en a même sixdont il est Seigneur temporel..Lé jour des Rois, le Diacreparaît à la grande Messe, revêtu de la Dalmatique, l’épleà 1 *main Sc le casque en tête pour marque de la Jurisdictjon spi-rituelle Sc temporelle du Chapitre. On asteureque l’on con-serve dans ses Archives un Livre des Evangiles écrit dés lesixième siécle. Paul qu’on appelle le Diacre d’Aquílée,étoitde Cividal ou Forum fulii , comme luy-même il le dit dansson Fïistoire des Lombards. * E D. R. Nouveau Voyage d’Ita-lie , Tome 1.
ClVITA. Lieu du Royaume de Naples dans la Terre deLabour, qu’on prend pour la place où.a été l’ancienne villede Pompeti ou P ompeium. Ce lieu est proche de la ville de cas-tel d-Mar di Stabia.
ClVITA BORRELLA ou Rurrella. Ville Episcopale duRoyaume de Naples dans l’Abruzze Csterieure , en LatinB urellum. Elle est située fur la riviere de Sangro, vers les fron-tières du Comté de Molife. La ville est petite Lc mal peu-plée.
ClVITA GASTELLANA. Petite ville d’ítalie. Elle est
Episcopale, & on l’appelioit autrefois Fefcennium , & les Peu-ples Falisú, comme Antonius Massa le prouve dans son Livreintitulé De origine Falïsconm. Lc Ricano autrefois Vtcari^passe au bas de cette ville. Boniface VIII. la fit rebâtir Lc en-tourer de murailles, Sc elle fe rendit aux Romains pour re-connoître la générosité du Capitaine Camille, qui renvoyaaux habitans les en fans que le Maître d’Ecole luy avoit li-vrez. * E. D. R. Nouveau Voyage d'Italie , Tome 2.
. ClVITA DI CASSIA. Petite ville de l’Etat de l’Eglife
en Italie. Quelques-uns la mettent dans fOmbrie à deux:
milles de Callìa, &c à cinq des frontières du Royaume de Fla-pies fur le chemin de Rieti à Norsia.
ClVITA DI PENNA. Ville Episcopale de l’AbruzzeUltérieure. Ptolemée la nomme P Irma , Lc ses habitans son 1 'appeliez Pàm/êt par Pline. Elle est située entre le Tare &le Sino, à quatre milles du rivage de la mer. Son Evêché aété uni â celuv d’Atri.* Davity.
ClVITA DI S.ANGELO. Petite ville du Royaume deNaples dans l’Abruzze Ultérieure, en Latin Angelopdù. Cetteville qu’on nommoit anciennement Angulm , dont on a f alCAngelo par corruption, est située à demi-lieuë de la côte, ®à trois lieues de Civita di Penna. * Maty , Dict. de Holl. vj oí '
ClVITA DUCALE. Ville de l’Abbruzze Uiterieu/ edans le Royaume de Naples,avec Evêché suffragant de Gh ie 'ti. Elle est située sur la riviere de Velino , à quinze miH eSd’Aquila, aux confins de la Campagne de Rome. C’est u° edes quatre principales par où l’on peut entrer dans le R 0 'yaume de Naples , Sc elle est entre les mains du Pape*Leand. Alberti. Mat y , Dict. de Holl. 1701.
ClVITA LAV 1 NIA. Bourg, d’Italie dans la Campag 0 ?de Rome,en Latin Civïtas Lavìnia. 11 est situé entre Ve^tJ*& Ardea, à six lieues de Rome du côté de l’Orient. QHrques Géographes prennent ce bourg pour l’anciennevium , Lc d’autres pour Lavinïum. 11 y en a qui confondsces deux villes, & qui n’en font qu’une. * Maty, Dict. de H® '1701.
ClVITA LUPARELLA. Ville du Royaume de N a P Ie *dans l’Abruzze Citerieure. Elle est située fur une mont3g nfftres-haute , ce qui la rend d’un accez difficile. * Davity*
ClVITA REALE. Petite ville du Royaume de Nip*f*dans liAbruzze Ultérieure > située à la source de,la riviere d ,Velino au pied de l’Apennin, entre Amatrice & AnrrodÇfP'Quelques-uns la placent à quatre milles des frontières de Iftat de l’Eglise, Lc à quinze d’Aquila. On y voit un and eChâteau.
GIVITA-VECCHIA. Petite ville maritime decane, à quarante milles de Rome. Elle est bien fortifiée âmoderne , avec un assez beau Port où le Pape entretientGalères de l’Etat Ecclésiastique. Ce Port qui n’est pas t> ea ^coup profond, est incommodé des vents de Lebeccio & dSirocço. Plusieurs Papes, Lc entre autres Jules II. S 1 * 1 ',® J& Urbain VIII. l’ont mis en l’état où on le voit aujourd h j
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