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CLUSITJM. Ville ancienne d’Italie dans la Toscane. Cehitia demeure de Porsenna, Roy d’Hetrurie. Plusieurs an-Ciens Auteurs ont parlé de clufium qu’on nomme aujour-d huy chìufi , & nous apprenons de Tite-Live que cette villea été appellée camars ou plutôt Camarfolum.
CLUSON. Petite ville de l’Etat de Venise dans le Berga^î a so, en Latin clusoníum. Elle est située à trois lieues du Lacdlseo vers l'Occident, & remarquable par quinze détroitspassages des Alpes, qui sont: dans son voisinage , &par où* on entre dans le Pays des Grisons.*Maty, Diâ. de Holl. 1701.
CLUSON. Riviere de France dans le Dauphiné, que l’on®PpelIe autrement Chiffon , en Latin clusoníum & chijsoniim.Elle a íà source au Col de Sestrieres dans les Alpes, traver-* e la vallée d ecluson ou de Pragellas, & celle delaPerouse,passe fort prés de la ville de ce nom, & de celle de Pignerol,& grossie des eaux du Pelice qu’elle y reçoit, elle va se dé-charger dans le Pô, au dessus de Pancale. * Maty , DiSt. de*ioll, 1701.
CLUYD oncljd. Grande riviere de l’Ecosse Meridiona-E, en Latin clota , Glota ôc Cluda. Elle prend fa source auxconfins du Comté d’Annandail, traverse celuy de Cluydes-oaiíjoù elle arrose Glascow, & aprés qu’elle a sépaié leComté de Lennox de celuy de Reinfreu, elle fe décharge«ans le Golfe de Cluyd , vis-à-vis de l’Iste d’Arren.
Ce Golfe que les Latins appellent GloU^stuarium , & quiE nommé dans les Cartes Fyrd of cljd , comprend toute laPartie de la mer d’Irlande qui est renfermée entre la Press5 sst Hie de Cantyr, & le Comté de Galloway jusqu’à Fem-bouchûre du Cluyd dont on luy donne ordinairement lettoni, & quelquefois celuy de Dumbarton d’une ville qui
proche de cette embouchûre. * Maty ,Diâ.deHott. 1701..CLUYDSDAIL. Province d'Ecosse appellée ainsi de laïiviere de Cluyd, qui la coupe en deux parties. Elle a poursiornçs au Nord les Provinces de Sterling & de Lennox ; à1 Orient celle de Lothîane ; au Midy celles de Tivedail &
~ Annandail, &àl’Occident celles de Nidisdail, de Kyle &stc Cuninghan. On la divise en Superieure & en Inferieure.Ea premiere n’a rien de considérable que le Marquisat deDouglas, à la Maison de ceux de ce nom. L’Inferieure qui*av ance jufqu J | l’Ocean est d"une plus grande étendue.Glascow est sa ville principale. Les autres lieux les plus re-marquables de cette partie sont Hamilton Duché, & Lane-Ek ou LanÎK Vicomté , Tune & l’autre à la Maison d’Hamil-son. Glascow & Lanerik députent au Parlement en qualitéste Bourgs Royaux. * Audiffret, Geogr. anc. & mod Tome x.
CLYPEA ou clupea. Les Latins appellent ainsi la villest e Qmpia, qui est dans le Royaume de Tunis en Afrique.
CLYTIE. Ville que Calchondile place dans la Bosnie.Qiíelques-unsla prennent pour Clissa que Ton met commu-nément dans la Dalmatie, comme étant proche des ruines de•ancienne Saîone ; mais d’autres prétendent être mieux fon-cez à la prendre pou rçlusi ville de BofnieADavity,Oàà.
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C N EMIS ou Cnemides. Ville ancienne qui a donnéle nom aux Locres Epicnemidiens. Les Géographes£royent que c’est la petite ville de la Livadie en Grece, que■’ °n appelle Eretia.
. CNIDE ou Gnide. Ville ancienne d’Asie dans la partie dela Carie que Fon appelloit Doride. Nous apprenons d’He*odote, kv. 1. que Cnide étoit une Colonie de Lacedemone,^ que ces Peuples ayant dessein de couper l’Isthme dans le-ssUel leur Pays, étoit renfermé, l’Oracle les en empêcha. Lesstles de la mer Egée , les Colonies Grecques d’Ásie , & laGrece presque entiere ayant reconnu les Lacedemoniensfour Protecteurs ou pour Maîtres, aprés que Lyíandre Ge-st e ral de Lacedemone eut terminé la guerre du Peloponne-e Par la défaite de la flote Athénienne à ZBgos Potamos, &Su il eut rasé les murs d’Athenes, ils porterent íi haut leurPuissa nce , que leur Roy Agelìlaus menaça d’assieger celuyS e Perse dans fa capitale. Cependant Con on à la tête de laupte du Roy de Perse, défit à Cnide celle de Lacedemoneannées aprés, & releva les murailles de fa Patrie avec le^pours de Thebes. La ville de Cnide étoit célébré par un■* e mple de Venus , où l'on voyoit une tres-belle statue deMarbre , faite par Paraclete. Elle n'est plus aujourd huySu un méchant bourg situé fur la mer Egée , entre les Isles., e Rhodes, deStampalia & de Lango. * Diod. liv. n. Corne-Utó Nepos, Vie de Canon. Xenophon, Rer. Hell. liv. 4. Tuf-íu Gùv. 6
Tome 1 . J
La ville de Cnide a été la Patrie d’AnstogJëne & d’Artemi-dore. Le premier qui ’vivoit vers l'an 280. avant Jesus-Christ , aprés avoir été Valet du Philosophe Ghrysippe, futMedecm d’Antigonus I. Roy de Macedoíne dit Gonatas.
Artemidore Rhéteur Grec -, étoit fils d*e Theopompe , &fit un Traité des Hommes Illustres. II florissoit sous les Re-gnes d’Auguste & de Tibere 4 & on tient que Brutus avoiren lui une telle confiance qu’il luy découvrit la conjurationqu’il avoit. formée contre César.
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C O ou Cos. Isle de l’Archipel en Asie vers la Carie. È'Ieest célébré par la naissance d’Hippocrate , qui vivoit460. ans avant Jésus Christ. Dans la vûë qu’il eut de s’at-tirer un plus grand respect,il se disoit descendu d'EPculape,duquel il professoit Part. II fut l’inventeur des Bains, desEtuves, & des frictions pour guérir les malades, & quoyqu’il eût fait de luy-même plusieurs remarques curieuses,ce qui contribua à luy donner des connoissances plus éten-dues,ce fut que les Prêtres d’Esculape luy communiquèrent| les registres du Temple,dans lesquels il trouva de fort bonsmémoires & d’excellentes recettes, parce que les habitansde Piste de Cos avoient accoutumé d'y mettre en écrit lesremedes éprouvez , ce qui donna occasion à Hippocrate defaire ses expériences. Les Grecs ayant reçu par son moyenl’usage de la Medecine,la répandirent ensuite par tout lemonde. Cependant quelque nécessaire que parût cêt art, ily eut des Peuples, & même des plus éclairez qui eurent de làpeine à s’y soûmettre. Les Romains furent de ce nombre,&ne reçûrent le premier Médecin autorisé qu’on nommoitArch'agam que Pan 450. de la fondation de Rome, sous lsConsulat de Marcus Livius, & & de Lucius Emilius. LeTemple dédié à Esculape, dont cette Iste étoit autrefois enpossession , y atiroit un nombre infini de Pèlerins, quivenoient y demander du secours. On y voyoit une Statue deVenus d’une si grande beauté,qu'Auguste Payant fait trans-porter à Rome, ne crût pas devoir un moindre dédommage-ment aux Insulaires,que la remise d’un tribut annuel de centtalens qu'ils payoient à PEmpire. L’invention de fe servirdes vers à soye est dûë à une fille de cette Iste , que l'on ap-pelloit Pamphile. Ses habitans.l’enseignerentà leurs voisins,& elle passa ainsi chez les autres Peuples. La fécondité deson Terroir, qui produit fur tout quantité de vins, la rendd'ailleurs fort considérable. Si I on en croit Alexandre d’A-lexandrie, liv. 2. cb. 5. ces Insulaires contraignoient ancien-nement ceux qui avoient passé soixante ans, de finir leur viepar le poison, a fin qu'ils n'occupassent point la place de ceuxqui pourroient servir le public. Cette Iste, que l'on appelleaujourd’huy Lango ou SPmcbio , appartient aux Turcs , quiPont enlevée aux Chevaliers de Rhodes. * Du Mont ,Voyagedans /’ Archipel.
CO A. Riviere de Portugal dans la Province de Tra-Ios-Montes, en Latin c uda. Elle a fa source aux confins de FEf-tremadure d'Efpagne & du Beira , & coulant du Sud auNord, elle traverse le Territoire dePinhel, reçoit la rivierede ce nom , & se décharge dans le Duero.au dessus de Torrede Móncorvo. La riviere de Coa donne son nom à la partieOrientale du Territoire de Pinhel, où il n'y a rien de con-sidérable que la petite ville de ce nom. * Maty, Dift. de Holl*170t.
C O A N Z A ou Quanfa. Riviere d'Afrique dâns IeiRoyaume d Angola. Lors que l'on fait voile en pleine mer*on a peine à découvrir son embouchûre, à cause d’une Istechargée d'arbres toufusquiest vis-à-vis. Cette embouchûreest à 9. degrez 20. minutes de latitude Méridionale, à , sixgrandes lieuës d’un endroit nommé le Fort des Dormeurs , àneuf de Cabo de Palmarinho du côté du Sud, & à sept duCap Lait, vers le Septentrion. On ne sçauroit dire précisé-ment où est la source de cette riviere,parce qu'il n'y a pointd Européen qui ait remonté si loin. On croit qu'elle la tiredu Lac de Zambre, aussi-bien que le Zaire. Son cours enremontant de POuest à l’Est, fait tant de détours, que de lacôte à Mocchiama, il y a quarante-cinq lieuës par eau,quoyqu'il n’y en ait que trente par terre. Elle a dans son embou-chure prés d'une lieuë de largeur. Le bord Septentrional estle plus profond, & c’est celuy par où entrent les vaisseaux»On y trouve douze pieds de fond lors que 1 eau est haute j& il y en a huit quand elle est balle. A une lieuë & demie dela côte est un banc qui s'étend du Nord-Nord Est au Sud-Sud-Oiicst. Le lit de cette riviere à beaucoup de profcn-
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