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deur ; mais au d assa s da' village de Cumbamba, elle coule 6rapidement, & son cours se trouve embaraísé de tant d’*é-cuëils, & mêlé de tant de cascades impétueuses , que l’on nepeut remonter plus haut. La violence avec laquelle elle sedécharge dans la mer , fait qu’à deux ou trois lieues du ri-vage , seau en est encore toute bourbeuse. Â treize ou qua-torze de son embouêhûre, elle se divise en deux bras, &forme rifle de MalTander , au dessus de laquelle à quinze ouseize lieues est celle de Mocchiama. *Dela Croix, R clat. deV Afrique , T orne 3.
CÓAT AN. Montagne de l’Amerique au Mexique , dansle Pays qu’habitent les Uzalços. Elle est appeliée le Volcande Coatan , à cause des fiâmes qu’on luy voit souventjetter.
COATRES. Peuples des Indes dont Pline parle liv. 7.ib. r. II- met dans le Pays qu’ils habitent des arbres d’unetelle hauteur, qu’un trait d’arbalête ne fçauroit être pousséjusqu à la cime.
COBA. Ville de l’Arabie Heureuse en Asie.Elle est situéevers la riviere de Chaibar, entre la ville de ce nom & cellede la Mecque, à cinquante lieues de l’une & de sature. Onla prend pour l’ancienne Carman.* Maty, Diít. deHoll. 1701.
COBILANA. Ville de Portugal dans la Province deBeira. Elle est située à six lieues de la Guardia avec une For-teresse. II y a treize Paroisses, quoy que l’on n’y compte quedouze cens habitans. * Descr. Sumaria del Reyno de Portugal.
COBLENTZ. Ville d'Alemagne dans l’Archevêché deTrêves.* Elle est située fur le Confluent du Rhin & de laMoselle, & c’est ce qui l’a fait appeller par les Latins con-fluentes & Confluentia. C’étoit autrefois une ville libre & Im-périale. L’Archevêque Arnoul d’Iscnbourg la fit entourerde murailles en 1Z50. & comme les deux rivières la rendenttres-importante, Charles-Gafpard de Leyen , Electeur deT rêves, voulant mettre le Pays en feureté, fit faire ses for-tifications , qui consistent en dix bastions revêtus avec desravelins au milieu des courtines, & un fossé fort large &profond. Le Château est à l’une des extrémitez , & fut bâtil’an 1350. par l’Electeur Baudouin de Luxembourg. Ce quiest tres-remarquable à Coblentz, ce sont ses beaux édificesen fort grand nombre ,& ses belles & grandes Eglises. Laprincipale est à feutrée de la ville, dans une Place de médio-cre grandeur. Son haut clocher la fait paroître de loin. Ontrouve ensuite la Maison de Ville, & une grande rue rem-plie de riches Marchands. Cette ruë est proche du Quay,dont elle est séparée par une forte muraille,avec ses toursrondes. II y a là IeQuay du Rhin & celuy de la Moselle,tousdeux bordez de bateaux que l’on y voit arriver de tous cô-tez.Cette ville est encore défendue par la Forteresse d’Eren-brestein,appeliée vulgairement Hermanfiem-, qui est au de-làdu Rhin, & avec laquelle elle a communication par un Pontde bateaux. Cette Forteresse ases bastions taillez dans le roc,de même que son fossé qui est fortprofond.La partiequi estdu côte du Rhin, est une escarpe de rocher inaccessible.Celle qui avance du côté de la montagne, est couverte parun ouvrage à corne, au devant duquel font des ravelins re-vêtus,avec d’autres ouvrages qu’on a étendus fur la hauteurpour en défendre feutrée. L’Archevêque Hillin commençade fortifier la ville de Coblentz en 1166. & f Electeur Char-les Gaspard de Leyen fa mit dans f état où elle est prescnte-. ment. Au bas de cette Place, fur les bords du Rhin , dans lefauxbourg de Molheim, est un Palais fort grand & fort bienbâti, où f Archevêque de T rêves fait íâ résidence. Ce Palaisest magnifique dans fa structure moderne, il n’y a presquequ’un grand corps de logis qui fait face à une cour, & del’autre côté à un petit jardin. Le grand nombre de ses fenê-tres luy donne beaucoup d’apparence,& la beauté des meu-bles qui ornent ses appartemens ,1e fait estimer un des plusbeaux de tout le Pays. II est au pied d’une montagne,au hautde laquelle est son ancien Château. Qupy qu’il ne soit pasfort bjen entretenu, fa situation luy donne cet avantage,qu’on n’y fçauroit arriver facilement. * Jouvin de Roche-fort, Voyage des Pays-Bas. Audiffret, Geogr. Tome 3.
COBONAS.Peuples Cafres,qui sont des plus noirs d’en-tre ceux qui portent ce nom , & qui demeurent fort loin audelà des Chainouquas.Ils sontAntropophages& rôtissent vifsceux qu’ils attrapent, fans épargner même les Hotentots,quià cause d’une telle cruauté renoncent à leur parentage,& neveulent point demeurer d’accord que les Cobonas soient dela race des Cafres. Les Negres du Cap de Bonne Espérancerapportent que ce sont des gens qui ont de fort longs che-veux, Sc qu’ils ont beaucoup moins de bétail que les habi-
tans de fa côte ; mais qu’en échange ils ont force raretezqu’ils tirent de leurs montagnes, & que la culture des cale-basses fournit à leur entretien. * De la Croix , Relation deTAjr que ,Tome 4.
COBO URG, Petite ville d’Alemagne dans la Thuringe,capitale du Duché du même nom. Elle est située fur la ri-vière d’Itfch , & ornée d’un beau Château. Le Duché deCobourg qui est entre f Evêché de Bamberg, le Marquise 1de Cullembach & le Comté de'Henneberg , faisoit autre-fois partie de ce Comté , & il en fut démembré par le ma-riage de Catherine de Henneberg a vec Frédéric le Vaillant,Marquis de Mifnie. Ernest, Duc de Saxe-Gotha, en héritapar la mort de Frédéric Guillaume, dernier de la Branchede Saxe Àltembourg. Les lieux remarquables de ce Duché,après la petite ville de Cobourg , font Eisfelt,HilpershuseibRomhild & Sterriberg. * Audiffret, Geogr. Tome 3.
COCA. Ville ancienne d’Efpagne dans la Vieille Castille,en Latin cauca. Elle est située fur la petite riviere d’EIere-na,cinq lieues au dessous de Segovie. On croit que cetteville est ia Patrie de f Empereur Theodose le Vieux.
I! y a dans le Perou une montagne qu’on appelle aussi CiHA,en une vallée de même nom. Cette montagne est une decelles qui jettent des fiâmes, & qu’on nomme Vulcans parcerte raison. * Maty , Diít. de Holl. 1701.
CO CE LICE. Bourg d’ítalie, situé entre Padoue & Fer-rare. On y voit un beau Palais, où logea Henry III. Royde Fra nce & de Pologne lors qu’il passa en ce Pays.
COCHABAMBA. Vallée du Perou, à huit lieues de »Province de Tapacri, dans le Diocèse de la Plata. Elle estabondante plus qu’aucune autre en froment, en mays &en pâturages. Ce fut dans cette vallée que le Viceroy Fran-eifeo de Toledo bâtit urte ville que l’on appella OropefaGarcilasso nomme cette vallée chocopampa. * Laët, Ind. Q(C>li. n. ch. 7. _ .
COCHE. Petite Iste de f Amerique, à quatre lieues decelle de Cabagoiia vers l’Est & le Continent. Elle a un peumoins de trois lieues de tour. Son terroir est bas & presqueégal à la mer. La pesche des perles a été tres-bonne plusieursannées autour de cette Isle , qui fut découverte vers fan152,9- Qnelques-uns écrivent que cette pesche fut d’abordsi abondante qu’elle rapporta en un mois cinq cens marcs deperles de plusieurs grosseurs & de differentes formes. Il nes’y en trouve plus aujourd’huy non plus qu’autour de Cu-bagua & de la Marguerite. Ce n’étoit pas là seulement qu’el-les sc pefchoient dans les derniers siécles ; on en trouvoitaussi tout le long de cette côte, depuis lc Détroit de ?anájufqu’au Cap nommé de las Vêlas , & au de-là, ce qui a don-né lieu aux Espagnols de l’appeller Cojla de las Perlas.* Laê’bDefcript. des Indes Occid. liv. 18. cb. ï.
COCHElM. Ville du Cercle Electoral du Rhin en Ale*magne,en Latin c ochima. Elle*est dans f Archevêché de Trê-ves, & capitale d’un de ses vingt-cinq Bailliages. On la trou-ve fur 1 a Moselle, à sept ou huit lieues au dessus de Co-blentz , & à quatre ou cinq au dessous de Mont Royal. C e-toit autrefois une ville Impériale & libre; mais l’EmpereusAdolphe de Nassau la vendit à l'Electeur de Trêves l’an1240. * Maty , DUÌ. de Holl. 1701.
COCHILE. Riviere du Royaume de Naples, qúi arroseune partie de la Ciiabre Citerieure, en Latin C ochili. Elsevient du mont Apennin, baigne Cistro-villare, aprés quoyelle va sc rendre dans le Golfe deTarente proche de SibarlRovinaradu côté du Nord.*Maty ,D 51 . deHoll. 1701.
COCHIN. Ville des Indes fur la côte de Malabar,danssePéninsule de deça le Gange. Cette ville a donné le nom à unRoyaume,qui est confédéré avecCalicut,étant de mêmeReligion. Elle est située fur une grande riviere qui n’estéloignée de la mer què d’environ une demi-lieue, & l’air enest doux & tempere. Le Pays abonde en fruits & en bétail »mais le bled y manque, & on l’y apporte de Cambaye. L epoivre y croît en grande abondance, & on y en trouve detrois sortes. On fait de tres-bonnes conserves du long. Danstoute la côte de Malabar, depuis Goa jufqu’à Comori, oíìtrouve le poivre noir,appelle Lada,Sc le poivre blanc, qu’onnomme Ladaponté. _
II y aune autre ville àdemi-lieuë de celle-cy,appeliée aufl JCochin ou Cbcbinde-neuf. Elle est remplie de belles Eglises»Monastères ,Colleges & Hôpitaux, & située fur la mêmecôte à 10. degrez de deça la Ligne, ayant la mer vers le Po-nant,& du côté de la terre une forêt d’arbres noirs,dont seshabitaus du Pays font leurs bateaux, qu’ils creusent dans unseul tronc. Ils ne laissent pas de s’en servir pour aller le long