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COL
dité de seshabitans. Son Eglise Cathédrale est magnifique.Les montagnes voisines font chargées d'olives, de vins & detoutes sortes de fruits.
A huit lieues de cette ville on volt une fontaine prodigieu-se,qu’on dit qui attire & engloutit tout ce qui touche son eau»ce qu’on a souvent éprouvé sur des branches & fur des troncsd’arbres. * Lequien de la Neufvílle, Htst. generale de Portugal,Le Pere Boudin gaut, Theatre de l’Europe.
COIRE ou Char. Ville de Suisse, capitale des Grisons avecEvêché suffragant de Mayence. Les Latins la nomment civi-tatcunensis 8 c Caria Phettomm. Ceux qui partent de Zurichpour aller à cette ville , s’embarquènt sûr le Lac, & descen-dent à Ripperfword, où ils passent sous un pont qui est longd un demi mille , 8 c large de douze pieds. II n’a point degardefous , & cela est cause que lorsque le veftt est sort, onpasse dessus avec quelque risque. -De ce Lac après deux joursde chemin on arrive à coire où les Grisons tiennent ordinalrement leurAssemblée generale. Elle est située au pied d’unehaute montagne couverte de sapins. Une petite rivière, ap-pellée'/e Pleffure , qui dans fa source n’est qu’un torrent for-mé de la fonte des neiges, baigne ses murailles, & va se per-dre dans le Rhin à un quart de lieuë de là, aprés avoir arroséde grandes prairies par quantité de coupures faites exprès enforme de canaux avec des Pales pour en distribuer, Ou en re-tenir les eaux selon la nécessité.. Cette ville est fermée devieilles murailles, avec des tours à f antique. La structure desmaisons est simple , comme dans toute la Suisse , & les de-dans font de sapin, fans qu’il paroisse qifon y recherche au-tre chose qu une commodité conforme aux mœurs du Pays.Elle est petite, & coùtient environ quatre mille habitans quifont obligez de suivre la Religion Protestante. II y a trois■Temples, deux pour ceux de la Ville, & un pour les Réfu-giez François qui s’y font établis au nombre de plus de qua-tre cens. La ville de Coire a toujours été distinguée. On litson nom dans les Matricules, & dans les autres Actes de l’Em-pire, & elle y tient rang parmi celles qui font nommées Vil-les libres & Impériales. Quoy qifon n’y professe que le Cal-vinisme, elle conserve cependant le titre d’Evêché, dont ellefut honorée bien avant le huitième siécle , & il y a un Evê-que qui fait sa résidence avec vingt-quatre Chanoines, & unpetit nombre de Catholiques dans un quartier éloigné, placéfur une hauteur enfermée de murailles, & enderement féparé de la ville où elle ne communique que par une seuleporte. C'eft aussi où est la Cathédrale, la seule Eglise qui soitrestée à Coire. L’Architcct are en est tres Gothique. Le Ser-vice s’y fait avec beaucoup de décence , & il y a une fortbonne Musique. L’Evêque est éìû par le Chapitre., & le Papeconfirme FElection. L’étenduë de son District, dans lequeltoute la Valteline est comprise, sa qualité de Prince de FEn-pire, & son revenu qu’on fait monter à plus de douze milleécus,luy donnent une grande considération dans le Pays.
Sur la hauteur où la Cathédrale est située environ unquart de mille, est la Chapelle de Saint Lucius à laquelle onmonte par un précipice. Entr’autres Reliques on montre leChef de ce Saint f un des premiers Rois de la Grande Breta-gne qui professa la Religion Chrétienne, & qui aida à planterla Foy dans Coin?. Cette Tête est enchâssée dans de i’argent.La Chapelle bade en fbonneur de Saint Lucius , est une pe-tite voûte d’environ dix pieds en quarté, dans laquelle est unAutel où Ton dit la Messe aux grandes Fêtes. Au dessus estune grotte naturellement creusée dans le roc qui sembleavoir été faite pour y loger un Hermire , & au dedans il y aune petite fontaine qui envoye au pied de la Cnapelle quel-ques goûtes d'eau qu’on dit être bonne pour les yeux.
L’Evêque de c dire a l’avantage d’être Prince de l’Empire.Son Domaine étoit autrefois considérable. La plus grandepartie de la Ligue de la Maison-Dieu en dépendoit ; maisplusieurs Comrounautez se rachetèrent pour de l’argerrt, &les autres en secouèrent le joug,en changeant de Religion.Aujourd’huy le revenu de ce Prélat n’est que de douze outreize mille livres. Les Chanoines jouissent de deux millequatre ou cinq cens livres de rente chacun, & e’est beaucouppour ce Pays-là où son ne voit guere qu’une longue fuitede montagnes qui ne paroissent être autre chose que des ro-ches stériles & ingrates, avéc quelques petites vallées entre-deux qui non t pas un mille de largeur , & qui sont presqueremplies tant des eaux du Rhiri qui les arrose que de plu-sieurs autres petits ruisseaux qui fe rendent dans ce fleuve.Cependant il y a dans ces montagnes de bons pâturages, danslesquels on amene les troupeaux lorsque la grande chaleur abrûlé tous les herbages d’Italie, ce qui produit chaque année j
deux cens'mille écus-aux habitans. On croît qué ce Pays siíîpeuplé du temps de Fincndatiòn des Vandales & des Gots»qui ayant fait fuir plusieurs personnes dans liste des Véni-tiens , en firent fuir aussi quelques autres dans ces vallées oUiís Rétablirent. D’abord el es ne firent qu’un corps ; naarêpeu à peu chacun se renfermant dans fa vallée, chaque val'lée devint un petit Etat qui avoit son Prince particulier» #où l’on administroit la Justice. Les choses étoient en cet étatquand les Suisses s’aviíëren t il y a "environ deux cens ans defe tirer de la domination de la Maison d’Autriche. Les Gri-sons animez par leur exemple ne voulurent plus obeïr à leursPrinces dont ils étoient traitez aussi durement que s'ils eul-sent été leurs Esclaves. Quelques Communautezne se reti-rerent pas tout-à-fait de Fobeïïïance de leurs Souverains, tantparce qu’ils n’avoient pas fait valoir leur autorité avec r 1 "gueur , que parce qu’ils avoient concouru avec le Peuple ales délivrer de f op pression d’autres Princes qui avoient vou-lu les assujetti r, ce qui est cause que ces petits Princes ou Ba-rons font toujours figure dans leurs Communautez, & ontconservé le pouvoir de nommer au Magistrat, de faire grâce,de,faire battre de.M monpoye , & toutes les antres marquesde Souveraineté. Haldenstein en est une des plus remarqua-bles. La ville de c dire fut autrefois défendue par les château*de Marsoii & d’Imburg , & fut libre & Impériale jusqu’eufan 1498. qu’elle se trouva soumise aux Grisons. Elle esttres-bien policée, & fe gouverne comme la plupart des vist eSdes Suisses. II y a un Grand Conseil composé de soixante Sfdix Conseillers tirez des cinq Compagnies de la ville qui estdonnent chacun quatorze. On en choisit encore cinq danschaque Compagnie,, & ceux-cy avec les cinq Zuaffmeistef'de l’année précédente, forment le Petit Conseil qui con’noítdes affaires criminelles. II y a encore la Jurisdiction, qui av eCles cinq Zuaffmeisters & dix Conseillers du Petit Conseil jug?les affaires civiles, L’appel en ressortit au Petit Conseil-Lasse 1 s, Voyage d'Italie , Tome t. Audiffret, Gcogr. anc . .& tn 9 rTome z. Burnet, Voyage de Suijfe. Du Bois de Saint G.Iai s *Memores dr<ffez, [m les lieux. ,
COKERMOUTH. Bourg du Comté de Cumberlan®en Angleterre , qui a voix & séance au Parlement, en LatjUCocnmutium. II est situé à six lieues de la ville de Carde d$côté du Midy, fur la riviere de Ccxer , à l’endioit où elle I ejoint au Darwen. * Maty , Ditt. de Holl. 170r.
COL, Ville ancienne du Royaume de Tunis en Afriq u *Elle est au pied d’une montagne qui s’étend fur la côte de 1*mer dans le Golfe de Numidie , & on tient que les RomansFont bâtie. Ptolemée la nomme le Grand Colojfe, & luydonn®vingt-Fept degrez de longitude , & trente & un de latitude»avec quarante cinq minutes. Cette ville étoit autrefois f osCpeuplée , & avoit de hautes murailles que les Gots rafere ntlorfqu’ils la conquirent fur les Romains. Elles n’ont poirstété rétablies depuis, quoy qu’il y ait grand commerce,#force Marchands & Artisans dans la ville. Les Européens fvont acheter de la cire , des cuirs , & d’autres marchandise& ce trafic a rendu le Peuple civil & honnête. La Contrée ducôté de la montagne abonde en bled , en troupeaux , & eIitoutes fortes de fruits. Les habitans fe maintenoient autr^'fois en liberté, & étoient assez puifîàns pour fe défendre co sl 'tre les Rois de T unis 8 c les Seigneurs de Constantine , don 1ils sont séparez par de tres-hautes montagnes qui s’étendef'*'l’efpace de plus de quarante lieuës ; outre que la plus grandspartie du Pays est montagneuse & peuplée de Bereberes #d’Azuagues fort vKÍllans, de forte qu’il n'y avoit point de vjj'le plus riche ni plus asseurée que celle-cy, qui faisoit dix ©**' :le hommes de combat. Elle s’est depuis donnée aux Tuf cSqui y tiennent garnison. Ceíuy qui commande dans Alger fenvoye un Gouverneur, & ce Gouverneur dépend de ceinsde Constantine. II reçoit le revenu de toute la Province , #a soin que les habitans ne soient point foulez, * Marmol,Tome z. liv. 6. cb. 5.
COL. Iste de l’Ocean, à l’Occident de l’Ecosse, en Lat* 11Cola 8 c Colena. Elle est une des Westernes, & ses lieux pr*°'cipaux sont Soltsdel Sc Kilinaig. Sa longueur est de quatffou cinq lieuës, & fa largeur n’est que d’une en diversdroits. * Maty, Ditt. de Holl. 1701. ,
COL. Promontoire de Suede dans la Province de Ha 1 'land, ce qui le fait appeller par ceux du Pays Hallandi-^’Ce Promontoire s’avance dans le Categat à la sortie du Sun®»
& est éloigné de sept milles de la ville d’Elíinboùrg du eoté duNora.
COL. Riviere qui arrose TAngleterre. Elle paílè P as
Amersham & par Colbrocxe, ville du Comté de Buct'ing'
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