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Tome I. [A - D.]
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Htïi, &fe rend dans h Tamise en un lieu qu’on prend pòufceiuy de Pontes , à cause de ses quatre ponts qu’on voit fur lesbranches de çetre rivière. * Davity, Comté de Bttcktngham.

COL D’ARGENTIERE. Paíîàge de France en Italie,appelle ainsi à cause qu’il saut passer sur le mont d’Argen-Tere, par un chemin long & étroit, en Latin Argent.trim mons.Ce paíîàge est dans les Alpes.prés d’un village qui porte sonnor u, & du Château Dauphin , entre le Marquisat de Salu-Ces >& le Comté de Nice fur la frontière du Dauphine.

. COL DE LIMON. Passage fort difficile dans les Alpes,* Ur la montagne de Limon au Comté de Nice. On fe sert de

passage appellé par les Latins Ligusticœ Alpes, pour aller de^ospelíe à Coni en Piémont.

COL DE PERTUS. Paíîàge au travers des monts Pyre-n ees pour aller de France en Espagne, en Latin TropbœaP?mpeii,ad Pyren&um. Ce passage conduit du Roussillon dans^Catalogne, & on le trouve joignant la Forteresse de Belle-§tade, entre le Volo & Tunquereà cinq lieues de Perpignandu côté du Sud. 4

COL DE TENDE. On donne ce nom à un passage dansJ es Alpes, qui est entre le Piémont & le Comté de Nice. LesCatins sappellent c omeliamu & Tendar'm mons. C'est une par-■* le des montagnes de Tende. Quelques Géographes sem-blent le confondre avec le Col de Limon.

COL DES MUDECHARES. Ville d’Afrique,qu’Has-c pn Bacha , lorsqu’il étoit Gouverneur d'Alger, fit bâtir àcinq lieues de cette ville du côté de l’Occident, fur le bordde la riviere d’Açafran ou Guinalaf, environ deux lieues audedans du Pays. Tout le fleuve est bordé en cet endroit defstands bois d’arbres fruitiers & de meuriers. II y a dans cet-•|e ville plus de trois cens habitans des Mudechares de Castil-* c & d’Andaloufie, & des Tagartins du Royaume de Valen-ce. Cette petite Colonie s’est fort augmentée à cause de labonté du Pays & de fa fertilité en bleds & en troupeaux. IIfroduit des fruits de toutes sortes, force oranges & citrons,poutre cela les habitans s’enrichissent à nourrir des vers àlo ye. Entre cette ville & celle d’Alger, le long de la côte, ily a un port que l’on nomme Port des Cajfmes , où plusieursv aisseaux abordent quand la rade n’est pas seure. Ce fut làstuese retira Bernard Mendoce avec les galères d’Espagne,Jorsque sarmée de Charles-Quint fe perdit fur les côtesd Alger. 11 y avoit autrefois dans ce Port une ville appelíéedont on voit encore les ruines en quelques endroits,f rois lieues plus loin du côté de l’Orient, est un autre Porta Ppcllé Marfa Duben , autour duquel viennent paître les trou -P e aux d’Alger, parce qu’il n’en est qu’à une lieue & demie ,p que le Pays a de tres-bons pâturages. * Marmol, Tome i.* iV ’ 5 - eh. 40 .

CQLALTO. Bourg d’Italie dans la Marche Trevifarae,® Ve c un Château, & titre de Comté. C'est de ce bourg queles Comtes deColalto ont tiré leur nom.

L COLAN. Ville Indienne dans le Perou, située au NordNord-Est, à deux lieues ou environ de Par ta. 11 y a là unePetite riviere d’eau douce qui fe jette dans la mer, & où lesAisseaux qui touchent au Port de Paria, fe fournissent d’eaud’autres rafraîchissemens, comme de volailles, de cochons,de Plantains, d’Yames & dc Mahis. 11 n’y a rien de tout celaa Par'ta , & les habitans le tirent de Colan à mesure qu’ils en°ut besoin. Les Indiens de cette derniere ville font tous Pes-bheurs, & ils vont en mer avec des barques de troncs d ar-bres, Elles font faites en maniéré de radeau, & fort differen-les selon léur usage ou leur matière. Celles dont on fe sertP°Ur la pefçhe , ne font composées que de trois ou quatretr yncs de bois leger, de sept à huit pieds de long, placez àî^ré les uns des autres , attachez avec des chevilles de bois ,** bien liez avec des saules. Ces troncs font placez de forteqUeceux du milieu.font plus longs que ceux des cotez, &Particulièrement ceux de devant qui vont en diminuant, &°bt une pointe pour mieux couper l’eau. Le fond de celleson fait pour voiturer des marchandises, est de vingt oure nte gros arbres, de vingt, trente ou quarante pieds dej?bg. Sur ceux-cy on en met d’autres plus courts en travers,b*^n attachez les uns aux autres, auffi-bien que ceuxíqui fontDessous. Ce double rang de planches fait le fond de ce ra-ea u,& est d’une largeur considérable Sur ce fondementéleve la barque d’énviron dix jfieds, avec des rangs de. ,° ls que l’on met debout, & qui soutiennent quelquefois unf an cher ou deux. Ces planchers font élevez par de gros ar-le^b^^ en tsavers ^ es uns ^ ur autres , ruais seulement part s . outS & aux cotez. Ainsi le milieu demeure creux, &' ait Une chambre, si ce n’est que de distance en distance il yfonie L

a une poutre qui traverse & tient le radeau plus assujetti.Dans cette efpece de chambré à quatre pieds de hauteur despoutres du fond, on met tout le long de petites perches présà prés pour faire le plancher d’une autre chambre. On metencore là-deflus un autre plancher fait de perches. On n’en-tre dans les unes & dans les autres qu’entre la grosse traversedes arbres & en fe baissant, & ce font ces grosses traverses quifont les murailles de cette maison navale. Les chambres baf-fes fervent de celliers. Us y mettent leurs vaisseaux à eaiàbien bouchez, & en général tout ce qui ne craint point l’bu->midité, avec de grosses pierres pour servir de lest. La secon-de chambre est pour les Matelots & pour les choses dont ilsont besoin. Au dessus de celles-cy font les marchandises, en-tassées auílî haut qu’on veut, mais communément jufqu’àhuit ou dix pieds,&assujetties par des perches placées debouttout à l’entour. II y a seulement un petit réduit fur le der-rière pour celuy qui tient le gouvernail qui est fort grand ,&un autre devant pour le foyer où la cuisine fe fait. On asoin principalement de laisser cet espace , quand on fait desvoyages de long cours, comme quand on va de Lima à Trtt-xillo, à Guiaquil ou à Panama. Ce dernier voyage est decinq à six cens lieues. Au milieu & entre les marchandises ily a un mât avec une grande voile. Ces fortes de bâtimensvont toujours vent en pou ppe, fans pouvoir aller à vent con-traire. Aussi ne sont-ils propres que pour ces mers où le ventest presque toujours le même , ne variant que d’un point oudeux durant tout le temps qtfil faut à venir de Lima, jufqu’àce qu’on soit dans la Baye de Panama. II y a quelquefois desvents de Nord, & alors ils baissent la voile, &n’ont d’autrefoin que de fe tenir éloignez de terre, parce que ces barquesfont faites de forte qu’elles ne sçauroient couler à fond , tantqu’elles tiennent la mer. Elles peuvent contenir soixante ousoixante & dix tonneaux de marchandises, & même au-delà.Leur principale charge est de vin, d’huile, de farine, de su-cre, de draps de Quito, de savon, de peaux de chèvres apprêttées, & autres denrées. La barque est menée par trois ouquatre hommes, qui ne pouvant s'en servir pour le retourcontre le vent réglé, la vendent à Panama avec les marchan-dises , & s’embarquentfur quelque vaisseau ou chaloupe quipart pour le Port a’où ils viennent. Parmi celles dont on fesert pour la pesche, il y en a qui ne sont faites que d’un oude deux troncs d’arbres. Elles n’ont ni voiles ni gouvernail,& font si petites qu’elles ne peuvent porter qu’un homme *encore a t-il toûjours la moitié du corps dans 1 eau. Il fesert d’un gros bâton pour mener fa barque, & paroit de loincomme une personne assise dans un bateau de Pefcheur. *Dampier ,Voyages autour du monde , Tome 1. cb. 6.

COLAURE. Petite ville du Royaume de Tcinquin. Elleest située vers le milieu de fille de'Tulatan -, à quinze ouseize lieues de l’Ifle de Haifo.* Tavernier, Tome 3. D.scripttondu Royaume de Tonquin.

COLBERG. Ville Hanfeatique d’Alemagne, la plus for-te de la Pomeranie Ultérieure, dans la Cassubie, en Latin Col-berga. E'.le est située à f embouchure de la Perlante dans lamer Baltique, à trois milles à l’Orient de Neu-Treptow. SonPort est fort fréquenté ; une Citadelle en défend f entrée.Cette ville appartenoit à f Eglise de Camin , à laquelle Bar-nim I. Duc de Pomeranie en fit autrefois donation. Les Sué-dois la prirent en 1641. & ils font fortifiée depuis treS-régu-lièrement de trois grands foflez terrassez avec de bons bas-tions & des demi-lunes qui rendent son enceinte sort grande.Elle n’est cependant guere peuplée , ayant été non seulementruinée par les guerres, mais à demi-détruitc par le feu, qui aconsumé plusieurs maisons. Celles qui restent font assez bel-les, & ses rues droites & larges. La demeure en est agréable*parce qu’elle est dans un bon Pays. Elle n’est pourtant pres-que remplie que des Soldats de la garnison qu’on y tient for-te , cette Place étant de conséquence. Este fut cedée à l’E-lecteur de Brandebourg en 1648. par le Traité de Westpha-lie, avec la basse ou arriéré Pomeranie. Ses Salines la rendentcélébré. 11 y a prés de la mer une fontaine, entourée de lariviere de Perlante , & fur le bord de son embouchure lásource en est plus Talée que la mer même. Son bassin est devingt pieds en quarté, & l’on y puise de l’eau pour faire diisel dans les fourneaux qui font tout proche delà. * Le La-boureur, Voyage de la Reine de Pologne i

COLBROKE’. Bourg du Comté de Buckìnghattì en An-gleterre, en Latin C olebmhia.il est situé aux confins du Com-té de Midlefex , fur la riviere de Col, proche du lieu où ellefe jette dans la Tamise. On croit que ce bourg est la ville queles anciensGattieuchlans appelloient Pontes *Maty,Ditt.de HoT

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