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Tome I. [A - D.]
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GOLIGNY. Bourg de France dans la Bresse, en‘LatinQóloniacum. II est situé aux confins de la Fraqctre-Comté , à9 l ìatre lieues de Bourg , & à six de Maçon. Cmigny est Chefd’un petit Pays voisin dont la Maison de Châtillon Colignyavoit'la Souveraineté. * Maty , Diâ. de Hall. 1701,

COLIN. Petite rivière de France qui a son cours dans leBerri. Elle vient des montagnes d’Auvergne, passe par Mau-Branches, par Moulins, & se jette dans l’Aurette à feutrée deBourges.- '

COLIPPO. Ville ancienne de la Lusitanie. Les Géogra-phes tiennent que c’est celle de fEstremadure en Portugal,flu'on nomme San Sebastien.

COLLAO. Province du Pérou dans le Parlement de losÇharcas. Elle est’jstate, entrecoupée de plusieurs rivières,&riche fur tout en pâturages, ce qui est cause qu’il y a plus debrebis qu’en toutes les autres, L Hiver y dure depuis Octo-bre jusqu’en Avril, & cela sait que la terre n’est pas bien■fertile en mays ni en autres grains. Les Espagnols y font ungrand gain par le trafic des racines appellées qu’ils gar-dent dans leurs greniersaprés les avoir léchéesau Soleil, &dont ils envoyent une grande quantité aux mines de Pototì.On trouve dàns cette Contrée certains animaux qu’ils ap-Pellent Bifcachos ,dont la chair ressemble à celle de nos lapins.Bs ont la queue auílì longue que les écureiiils.On y trouveaussi plusieurs oiseaux de la grosseur d’un étourneau,qui ont^urs plumes vertes fous le ventre, & celles du dos & desailes semblables aux plumes des aloiiettes.On les appelle Bit o.Cet oiseau qui a le bec long , ainsi que la queue , cave ordi-nairement les rochers pour nicher dedans. Quelques-uns di-sent que la nature luy a appris à fe servir pour cela d’uneherbe, à laquelle ils attribuent de merveilleuses vertus pourPercer le fer & les choses les plus dures. C’est ce qui fait queles Espagnols nomment cette herbe Terva del Pito. MonardRapporte que dans la Province de Collao il y a un lieu entie-ïement nud, où il ne croît ni herbes ni plantes, parce que laterre est bitumineuse ; que les Indiens coupent cette terrePár gazons qu’ils exposent au Soleil fur des perches ou degrosses cannes, avec des vaisseaux au dessous pour recevoirhne liqueur qui en fort, & qui n’est autre qu’un bitume ousuc enfermé dans cette terre, & que le Soleil fond par l’ar-Beur de ses rayons. Ce bitume est propre à guérir différen-tes maladies. Les gazons qui demeurent fans aucune humeur,fervent à faire du feu, par la rareté du bois ; mais l’épaisse &boire fumée que rendent ces sortes de mottes, jointe à leurPuante odeur, en rendl’uíàge incommode. Les Collas, Sau-Va ges qui habitent cette Province font d’un naturel assezprompt, mais nez avec peu d’adresse. Ils ont pour limites,^ers le Levant les spacieuses montagnes des Andes ; & versL Couchant les monts de Neiges. Ces deux suites de montagnes se séparent l’une de l’autre vers la ville de Cufco, &Lissent entre-deux une large plaine, qu’on nomme vulgaire-ment El-Collao.

Au milieu de cette Province est un Lac appellé Titicaca ,plus grand & le plus large de tous ceux de l’Amerique ;B a quatre-vingt lieues de circuit, & est long de trente-cinqlarge de quinze. Sa profondeur en quelques endroits estde soixante & dix ou quatre-vingt brasses, & plusieurs ri-v ieres & une infinité de ruisseaux y descendent des mon-tagnes qui font d’un côté & d’autre. Plusieurs bourgadess°nt fur ses rivages, & dans les Ifles qui s’y trouvent engrand nombre ; les Indiens ensemencent leurs grains, & ysachent ce qu’ils ont de plus précieux. Ce Lac n’a qu un^miflàire, qui n’est pas fort large,mais fort profond, & parLquel l’eaii coule íì rapidement, qu’on n’y fçauroit bâtira Ucun Pont, soit de pierre, soit de bois. II n’est pas mêmePossible de le passer avec des radeaux. Cependant les Indiensfont venus à bout d’y dresser un Pont de chaume, lié d’unemaniéré tres-ferme avec des cordes à l’un & à l’autre riva-is 6 ; de forte que les hommes & les bêtes de charge passentdessus fans danger.Aprés que cet émissaire a couru cinquan-* e lieues, il forme un autre Lac plus petit, nommé Paria oud? Aulagas, fans nul émissaire, ce qui fait croire qu’il se dé-c harge dans la mer Australe par des conduits souterrains. Onen est d’autant plus persuadé, qu’une riviere dont on igno-íc L source, se rend dans la mer assez prés de-là. Le terroir^Oi environne ce grand Lac abonde en troupeaux, fur toutpourceaux, à cause de l’abondance du Tatou. C’est une, ort e d e jonc qui naît dans le Lac, dont les habitans des en-trons fe fervent à plusieurs choses. Les Sauvages les man-cah t à en engraissent leurs bestiaux , ils en couvrent leursânes, en font des bateaux, & les employent è plusieursTome L

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autres usages. L’eau.de ce Lac n’est pas si salée que celle dela mer ; mais elle est trouble , épaisse & mauvaise à boire.Dans fes joncs & ses roseaux nichent drfferens biseaux, surtout de riviere, entre lesquels il y a de fort grosses oyes.Quand les habitans veulent regaler ceux qui voyagent lelong de l’un ou de l’autre bord -, ils assemblent plusieurs ra-deaux qu’ils nomment B alfa !, & en environnent comme depanneaux les cannes & les oyes, en forte qu’íís les prennentà la main. * Láët li. z, ch. 3. & 4.

CÔLLASAR. Petite ville des Indes, dont les habitansfont Idolâtres. Hors de la ville le long du grand chemin,il ya un grand nombre de gros arbres qu’on appelle Mangues, Scen plusieurs endroits proche de ces arbres,on volt de petitesPagodes, qui ont leur Idole chacune devant la porte. Colla-far n’est qu’à onze lieues de Gati, qui est un Détroit demontagnes qui dure demi-quart de lieuë, & qu’on descendquand on va de Surate à Agra.On voit des ruines de deux outrois Châteaux à feutrée, & deux chariots n’y fçauroientpasser de front, tant le chemin est étroit. II y avoir autrefoisune porte à chaque bout ; & à celuy qui est du côté d’Agra,on trouve cinq ou six boutiques de Ban jans, qui vendent duris, de la farine, du beurre, des herbes & des legumes.

COLLATIA. Ville ancienne de la premiere Région d’I-talie, qui est aujourd’huy le Duché de Spolete. Eiláifut bâ-tie par Tarquin le Superbe dernier Roy de Rome. Qael-ques-uns tiennent qu’il ne fit que l’augmenter, & que ce fu-rent les Albains qui la sondèrent j c’est ce que dit Servius furle 6. liv. de l’Eneïde.

COLLE. Riviere de France qui arrose la Champagne.Elle a sa source assez prés de Vitry, & va se décharger dansla Marne à un quart de lieuë de Châlons. * Atlas.

COLLE. Petite ville d’Italie dans la Toscane. Les Latinsfappellent c ollis, nom qu’elle a tiré de ía situation fur unecolline. Elle est dans le Florentin prés de la riviere d Elza ducôté de l’Occident,& son Evêché est fous la Métropole deFlorence. * Maty ,Diâ. de Hall. iyoi.

COLLE ou Colla. Ville du Royaume de Tunis en Afri-que , en Latin Cullu & c ullus. Elle est fur la mer Mediterrâ-née,aux confins du Royaume deBugie, prés du fleuve Su-feamar, entre Bugie & Hippone. Cette ville a un Port asseLcommode, & donne son hom à un Golfe de la mer Méditer-ranée , qui s’étend fur la côte du Royaume d’Alger en Bar-barie. * Voyez. Col.

COLLE SALVIETI. Bourg d’Italie dans la Toscane,en Latin Cellis Salvieti. II est du.Territoire de Pise ,à quatrelieues de cette ville,& à autant de Livourne. * Maty deHall. 1701.

COLLENTUM. Ville ancienne de la Dalmatie. Oh croieque cette ville est le bourg du même Pays qu’on nommeprésentement Varcero.

COLLIOURE ou C oulioure. Ville de France dans leComté de Rouffillon,en Latin caucoltberis. Pomponius Mêlacroit que c’est l’ancienne E liberis. Elle est située fur la merMedirerranée au pied d’une montagne , à quatre lieues déPerpignan, à deux d’Elne, & à demi-lieuë de Port VendreS.Son Eglise Paroissiale porte le titre de Nôtre-Dame, Ze il ya un Convent de Dominicains dans le fauxbourg. Cetteville est défendue'par une grande Citadelle, & commandéepar les Châteaux de Saint Elme & de Miradoux. A côté dupremier de ces Châteaux il y a deux Tours bâties fur deuxdes monts Pyrénées, dont l’une est appellée , Sc

l’autre la Tour du Diable, 8 c toutes deux font munies de canon.Le Port est assez fréquenté, à cause de la bonté de sortmouillage, & fermé d’une muraille que le Roy Louis leGrand y a fait construire avec des embrasures où il y a ducanon pour en défendre feutrée. Collioure fut cedée à laFrance par le Traité des Pyrénées. Gn y fait la pesche duton, & le Territoire produit des grains, des Vins, des figues,& des olives, dont on fait de l’huile. Á une portée de mous-quet de cette ville on voit dans une Isle une Chapelle dutitre de Saint Vincent, ou l’on conserve une Relique de ceSaint Martyr, qui attire en ce lieu-là un grand nombre dePèlerins. * Mémoires manuscrits.

COLLIQUEN. Vallée de l’Amerique dans le Gouverne^ment de Lima. Elle est large,pleine de bois,& coupée d’tmëriviere qu’on ne peut passer à gué,si ce n’est lors que f Eté estdans les montagnes & l’Hiver dans la plaine. Cette valléeétoit autrefois peuplée d’un grand nombre d’habitans; malêles guerres civiles des Espagnols en ont fait périr une infini-té. Augustin de Zarate dit qu’elle est à quarante lieues de 1 »,ville de San-Miguel. *Laët, Indes Ocdd. li. ro. ch. ip.

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