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ils en ont leur charge ils le transportent à la Cochinchine.1)'autres s'íppliquent à prendre des tortues avec de grandsfilets à larges mailles. Ils en font bouillir le gras pour en ti-rer l’huile qu’ils transportent aussi en leur Pays. Ces Insu-laires font fi libéraux de leurs femmes qu’ils les menent àbord quand quelque vaisseau arrive, & les offrent à louagepour fort peu de chose. Ils sont Idolâtres. II y a dans lagrande Isle quelques maisons & plantations dispersées, &du côté du Midy un petit village où est un Temple d’ido-les, où l’on volt la figure d’un éléphant quia environ cinqpieds de haut. Elle est grosse à proportion, & placée à undes bouts de ce Temple. II y a de l’autre côté un cheval demoindre grosseur. Ces Idoles ont toutes deux la tête tour-née du côté du Midy. Le Temple est bas & médiocre, bâtide bois, & couvert de chaume comme les maisons qui fontaussi tres-médiocres. Ces Isles font assez bien arrosées par de
Î >etits ruifíèaux d’eau douce qui coulent abondamment dansa mer durant dix mois de l’année. Ils commencent à tarirvers la fin de Mars, & au mois d'Avrìl il n’y a de l'eau quedans les fosses profondes, mais il y a des endroits où l’on
( >eut creuser des puits. Au mois de May que la pluye vient,a terre est encore pleine d’eau, & les ruisseaux reprennentleur cours dans la mer. La partie Orientale de la plus gran-de des Isles est sablonneuse , & a néanmoins de diverses for-tes d’arbres, larges, hauts & bons à tous usage s. Les fruitiersfont les Mangos , avec certains arbres qui produisent une es-pecede grappe, & d’autres qui portent des muscades sauva-ges ou bâtardes. Ils croissent dans les bois & en tres-grandeabondance.
Le Man go vient fur unarbre de la grosseur d’un pommier.Ce fruit n’a que célle d’une petite pesche. II est long & pluspetit tirant vers le bout. Quand il a atteint fa maturité ildevient jaunâtre, & est plein de jus d’une agréable odeur &d’un fort bon goût. Pendant qu’il est tendre on le coupeen deux morceaux, & on le confit avec du sel & du vinaigreoù l’on met quelques gousses d’ail. C’est un ragoût qui passepour excellent en ce Pays-là. L’arbre à grappes a le corpsdroit environ d’un pied de diamètre avec peu de branches.Le fruit vient par pelotons tout autour de l’arbre. 11 y en ade rouge & de blanc. Ces grappes font fort semblables àcelles que produisent nos vignes, soit pour la couleur, soitpour la figure , & ont un goût de vin sort agréable. La noixmuscade sauvage est de la grofleur du noisetier, mais fansavoir autant de circonférence. Le fruit vient entre les bran-ches qui sont assez grosses. Cette noix muscade est beaucoupplus petite que la véritable, à laquelle elle ressemble pour lafigure, si ce n’est qu’elle est un peu plus longue ; mais ellen’en a le goût ni l’odeur. Elle est enfermée dans une goussedéliée & dans une espece de fleur qui entoure la noix dans lagousse.
Les animaux de ces Isles font des cochons, des lézards &des Guanos. 11 y a de plusieurs fortes d’oiscaux, comme per-roquets, perruches, ramiers & pigeons. On y trouve aussiune espece de poules 8c de coqs sauvages. Ils ne font que dela grosseur d’une corneille, & leur chair est fort blanche &fort délicate. Leur chant est beaucoup moins fort & plusaigre que celuy des coqs domestiques. II y a aussi quantitéde coquillage, & abondance de tortues vertes. * Dampier,Voyages autour du monde , Tome z. chap . 14.
CONDOURSE. Petite ville de France dans le Dauphi-né, en Latin C ondurfum. Elle est dans les montagnes, ì deuxou trois lieues de la ville de Nions du côté du Septentrion.
CONDRIEU. Petite ville de France dans le Lyonnois,appelléepar quelques uns C oindrieux , en Latin Condriacum &Condrkcum. Elle est située au pied d’une agréable colline furla rive droite du Rhône, sept lieues au dessous de Lyon, &à deux de Vienne. Cette ville qui n’a qu une Paroisse, avecun Couvent de Recollets, & un Monastère de la Visitation,est renommée par la bonté de ses vins. * Mat y ,Diét. de Hall.1JOI.
CONDROOZ. Petite Contrée de l’Evêché de Liege, enLatin Condrufium , Condruflum & Condufinum. On croit qu’ellea pris son nom des Còndruíiens, qui l’habiterent ancien-nement. Ce Pays s’étend depuis le Territoire de la vil-le de Liege jusqu’à celle de Dinant, & il a la Haíbaye & leComté de Namur au Septentrion, & l e Duché de Luxem-bourg au Midy. On n’y trouve aucun lieu digne de re-marque que la petite ville d’Huy. * Maty, Dtcì. de Holl.1701.
CONDRUSIENS. Anciens Peuples de la Gaule, qui ha-bitèrent une partie de l’Archevêché de Cologne. On les
comprit dans la Germanie Inferieure, lorsque la Gaule Bel-gique sut partagée par Auguste eh quatre Provinces Consu-laires.
CONDUR. Ville des Indes fur la côte de Commande!,en Latin Condura. Elie est située fur l’embouchûre de la ri-vière d’Aregoman , & a été bâtie depuis six vingts ans.
CONDURES. Ville de France en Gascogne. Elle est fi-,tuée fur une montagne entre deux rivières, dansl’Archi-prêtré de Theursan l’un des six du Diocèse d’Aire. * Atlas.
CONEGLIANO ou Conegian. Ville d’Italie dans le Tre-visan, en Latin C oneglianum. Elle est située sur la riviere deMottegano,entre la Piere&la Livenza, partie sur une col-line, & partie dans une plaine. C’est la premiere que les Vé-nitiens possederent en terre-ferme. Cette ville est fort peu-plée, & pleine de belles maisons. On y voit dansl’Egîife deíReformez de Saint François un Tableau du vieux Palme.*Leandro, italia. De Seine, Nouveau Voyage d’Italie.
CONER. Ville du Royaume d’Irlande dans l’Ultonie.Elle est du Comté de Downe, située fur le Lac de Cône.C’est une ville Episcopale, & son Evêché est sous la Métro-pole d’Armach.
CONERETA. Nam que les Latins donnent à Tibériade ,ville ancienne de Judée.
CONFINES, Ville de l’Amerique Méridionale, dans leGouvernement de Chili. De la Villaqua Gouverneur duPays aprés Valdivia, appella cette ville, De los Confines quandil la bâtit, & Garzias de Mendoza la nomma ensuite VtllAnova de los Infantes. Elle est à dix-huit lieues de la mer duSud, 8 c à vingt de la ville de la Conception vers le Sud-Sud-Est, dans une plaine que les Sauvages appellent Ongol, ce quifait que les Historiens Espagnols luy donnent souvent cenom. II y a deux Convens, l’un de Dominicains & l’autrede Cordeliers, & une garnison le plus souvent de deux censSoldats pour contenir les Sauvages du Pays qui ont guerrecontinuelle avec les Espagnols. La' ville est entre une rivièrequi descend des montagnes des Andes & un torrent quicoule dans la plaine du côté du Nord, & qui fait moudrequelques moulins pour les habitans. Son territoire est richeen pâturages, & fertile en grains & en toutes sortes de fruitsqui y meurrissent en fort peu de temps. II a dix-huit lieuësde long, entre le Nord & le Sud, & dix de large, entre l’Est& l’Oiiest, & il est clos de hautes montagnes de chaque cô-té , de sorte que la ville de los Cons nés est à huit lieuës desmontagnes appellées Sierras N évadas , & à deux ou trois desautres montagnes qui sont moins éloignées de la mer du Sud,& qu’on nomme vulgairement U Serrania. II y a des minesd’or, & quantité de cyprès dont le bois sent bon. * Laët»liv. iz. chap. 10. *
CONFLANDEY. Lieu du Comté de Bourgogne remar-quable par sa situation sur la quarne d’une colline, où il y a.eu autrefois un Fort considérable, au pied duquel l’Amance& la Lanterne se joignent, à l’endroit d’une Isle où son voitencore aujourd’huy un petit Château de défense, environ-né de ces deux rivières. Le village de Conflandey est à deuxlieues de la Lorraine, & à trois de la ville de Jussey, deChemilly & d’Amance. * Mémoires dressez, fur les Imx ert1707.
CONFLANS ou Confiant. Bourg de l’Isle de France, situéà l’endroit où la Marne se joint à la Seine, une lieuë au des-sus de Paris. Ce fut en ce lieu-là que mourut Jeanne Reinsde Navarre en 1349. Il appartient à présent aux Archevê-ques de Paris. Ils y ont une Maison tres superbe, que M*François de Harlay de Chanvalon alors Archevêque a fortembellie. Avant que les Carmes eussent fait bâtir aux Car-rières proche de cette Maison , il y avoit entre Conflans &Charenton un écho, qui repetoit jusqu’à dix fois la derniersparole que l’on prononçoit. Conflans est un mot corrompude confluent , en Latin Confluentes , qui signifie l’assemblage& la jonction de deux rivières. Ainsi on donne ce nom àbeaucoup de lieux où s’assemblent deux rivières.
CONFLANS. Ville de Bourgogne dans la Franche. Com-té. Elle est située au Confluent de deux rivières, ce qui luya donné ce nom. Cette ville est éloignée de trois lieuës deVaux de Villers. * Atlas.
CONFLANS. Ville de Sa voye, Chef d’un Marquisat dece même nom sur la riviere d’Ilère. Elle est à l’entrée de laTarentaise, importante pour le passage, mais difficile à for-tifier.
CONFLANS. L’une des deux Vigueries qui composentle Comté de Rouffillon en Catalogne. Elle est dans les Py-rénées au Septentrion de la Viguerie de Perpignan, entre le