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9 °®té deCerdagne & le Languedoc. On n’y trouve rien. e considérable que Ville-Franche de Conflans, qui en est.? spirale, & la Forteresse de Mont-Loiiis construite à deux, uës dePaycerda lan 1678. * Maty, Diítionaire de Hollande* 7 oi.
CONFLANS EN JAUNIS!. Petite ville de Lorraine,a ®c confins de la Franche-Comté, en Latin Confluentes. Este
située dans le Barrois , à une lieue de Maiatour, entrev erdun & Mets,au confluent d’une petite riviere avec l'Or-ì Quelques Géographes la prennent pour le lieu appelléai soiennement ibliodurum. Outre FEglise Paroissiale on ytrouve un Monastère de Penitens Picpus. Cette ville a euAutrefois une Forteresse ,dont il ne reste que quelques rui-nes. Elle n’a presque plus aujourd’huy pourhabitans quedes Laboureurs & des Vignerons. *Maty, Dict. de Holl. 1701.Mémoires manuscrits.
CONFLANS S. HONORINE. Bourg de Liste de Fran* e > situé au confluent des rivières d’Oysc & de Seine, entrePoifly & Pontoife. II est environ à six lieilës de Paris, & ap-Pdlé Confluentes en Latin. * Maty, Dici. deHott. 1701.
CONFOULENS. Bourg de France dans la Marche, enLaçin Confluentes. II est situé aux confins de FAngoumois &du Poitou, fur la riviere de Vienne, dix lieues au dessous deLimoges. * Maty , Ditt. de Holl. 1701
CONGAVATA. Ville ancienne d’Angleterre, que l’onÇroitêtre le petit bourg ou village du Comté de Cumber-rand, appellé Rose Caftle.
CONG 1 UM. Ville ancienne des Vaccéens. Selon la plusCommune opinion cette ville est le village du Royaume deLéon en Espagne qu’on appelle Cabeçon.
CONGLÉTON. Ville d’Angleterre dans le Comté deChester , en Latin Congletonum. Antonio la nomme Condala.£lie est limée fur la riviere de Dan, grande & fort peuplée.Ï 1 y a un Maire & six Sénateurs qui la gouvernent. * Da-Vity.
CONGO. Royaume d’Afrique dans la Basse Ethiopie.Linschot, aussi-bien que Pigafet, luy donne pour bornes auSeptentrion Lovango & Anlico ; au Midy Angola & Malem-ba ; au Levant des montagnes où il y a beaucoup d’argent,de cristal & de salpêtre. Le Pere Jarric Jésuite y ajoute lesCioguas .Peuples ennemis jurez de ceux de Congo, & lasoer Èthiopique au Couchant. Ainsi les Etats du Roy deCongo s’étendent depuis Goy & Cacongo jufqu’à Angola,le long de là côte ; ils ont cent dix huit lieues de longueur,fil r cent quatre-vingt de largeur.- On divise ordinairementce Royaume en six Provinces,qui font Bamba,Songo ou Sonho,Sundo , Pango , Bata & Pembo. La plûpart des habitans sonthoirs comme de la poix, & Fon en trouve peu de bruns &de baíanez. Les uns ont les cheveux noirs & frisez, Se lesautres blonds. Ils font d’une taille médiocre, & bien faits decorps, & ont les yeux noirs ou bleus, & les lèvres moinsgrossc-s que les autres íssegres. Ce sont des gens fiers à l’égardde leurs voisins, honnêtes pour les Etrangers, affables &libéraux ; mais sujets à s’enyvrer de vin d’Efpagne &d’eau de-vie. Oi remarque en eux un esprit vif & ardent,qui leur fait donner un tour agréable à leurs pensées. Ilssont fort addonnez au larcin, & l’impunité du crime entre-tient cette inclination. Les personnes distinguées portent desmanteaux de drap ou de serge, fort grands & fort larges,Une chemisé blanche sur le corps, & une manière de jupede satin ou de damas, qu’ils attachent à la ceinture, & quiest bordée par le bas. Ils fe servent aussi d’étoffes du Pays,faites d’écorce de matombe,ou de feuilles de palmier, &teintes en noir ou en rouge. Ils ont des bottes aux jambes ,des bonnets de coton blanc à la tête, des ceintures d’or oud’argent,Se des colliers de corail rouge. Ceux de Songo por-tent des robes fort larges,depuis la ceinture jufqu’aux pieds.Les femmes fe couvrent le sein contre la coutume de cellesde Goy, & des autres Peuples qui demeurent au Nord de lariviere de Zaire. Les Bourgeois des villes font appliquez autrafic. Leur plus grand negoce avec les Européens consisteen Esclaves..Les Paysans s’occupent à Fagriculture , & ceuxqui habitent les bords du Zaire vivent de la pefche, du vindc palme qu’ils vendent, & des étoffes qu ils fabriquent.Quand ils ont un voyage à faire, ils se font porter dans desPaniers par leurs Esclaves. Qjoy que leurs mariages sc fas-sent selon les cérémonies de f Église Romaine, ils ne laissentPas de prendre autant de concubines qu’ils peuvent en nour-rir & habiller. Quand les jeunes filles songent à fe marier,elles s e parfument d’huile, fe frottent de bois rouge de ma-jenaba, & vont demeurer dans une petite maison obscure,
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ou aprés un séjour d’un mois, elles choisissent pour maryceluy qui leur a montré plus d’amour. L’époux leur ache-te de beaux habits afin qu’elles sortent de là en bon équipa-ge. Cependant comme ils s’imaginent que l’hommè est im-mortel par luy-même, & que personne ne meurt qu’on n’aitprocuré fa mort,ou par poison,ou d’une autre sorte, si unaes chefs de famille, l’homme ou la femme vient à mourir,on impute cette mort au survivant. Les parens s'assemblent,luy ôtent les biens de la personne Défunte, le tourmententpendant une semaine, & luy écorchent la peau, en luy di-sant,qu’il faut qu’il expie le crime qu’il a commis. Les huitjours passez on intente procès contre le Veuf ou la Veuve ,qu’on chasse de la maison si on les juge coupables, sinon onles remet en possession des biens. Lors qu’il y a trois Prêtresdans une famille, & qu’il en meurt un, les deux autres parta-gent fes concubines. Si fun des deux meurt encore, elles de-meurent au dernier ; & aprés fa mort elles tombent en par-tage à celuy qui hérité de la maison, fût-il le propre fils duDéfunt.
Les Gouverneurs des Provinces portent le titre de Marti,qui veut dire Seigneur, joint à celuy de la Province&delaville dans laquelle ils commandent, & le Roy luy-même nedédaigne pas ce nom. Ainsi Mani-Congo , Mani-Vamm t, Mani-Mujfula ,c’est Seigneur de Congo, de Vamma, de Mussula.II y a quelques Seigneurs à qui le Roy a donné la qualité deDuc. On les appelle aujourd’huy le Duc de Bamba, le Ducde Pembo,leDuc de Pango,le Duc de Bata. Les autres ont laqualité de Comte,comme celuy de Songo;& les moins con-sidérables sont appeliez simplement Manï. Les Portugais lesappellent tous Sovas. Pour imprimer du respect aux Peuplesqui font sous leur dépendance, ces Etrangers leur ont ap-pris 1 ne fe montrer devant eux que d’une maniéré pompeu-se , habillez de riches étoffés, assis fur des chaises de velours,appuyez contre des coussins fur un pavé couvert de tapis dcTurquie. Les titres que leur Souverain se donne dans fesLettres Patentes, font Manicongo , par la grâce de Dieu Roy deCongo, d’Angola , de. Macumba , d'Ocanga , de Cumba , de Lulla,deZouz.a , Seigneur des Duchés de Bata , de Sunda , de Bamba,d‘ Am-boile, & de leurs dépendances , du Comté de Songo, d’Angoy , deCacongo , & de la Monarchie des Ambondes , Dominateur du grand& prodigieux fleuve de Zaire. Avant que les Portugais entras-sent dans ce Pays les habitans étoient Idolâtres, & chacun feformoit un Dieu à fa 'fantaisie. Ils adoroient des Dragons,des Serpens, d’une grosseur prodigieuse, des Boucs, desTigres , & d’autres bêtes féroces, dans la pensée que cethommage les empêcheroit de les attaquer. Ils rendoientmême leur culte à des oiseaux, à des herbes, à des arbres,&à des peaux d’animaux remplies de paille, & ce culte consif-toit en des génuflexions, à fe prosterner le visage contreterre, à se couvrir la tête de poussière, & à offrir à leursIdoles ce qu’ils avoient de plus précieux ; mais enfin Fan1484 Dom Jean II. Roy de Portugal, faisant travailler à la-découverte des côtes d’Afrique & de la route des Indes,fitéquiper une flore sous la conduite de Diego Cam, qui étantarrivé à Fombouchûre du Zaire, & ayant appris par signesde quelquesNegres qu’il rencontra fur la côte, qu’il y avoitau dedans du Pays un Roy fort puissant, il luy envoya defes gens. Comme ils ne revinrent point, Diego prit avec luyquatre Congois, promettant de les ramener dans quinze Lu-nes. L’un s’appelloitCacuta. Le Roy de Portugal qui les vitavec plaisir, les fit instruire dans la Langue & dans la Reli-gion , & les renvoya chargez de presens. Diego Cam qui lesremena,ayant jetté l’ancre de nouveau à Fembouchûre duZaire, députa un de ces Negres au Roy de Congo pour lesupplier de luy rendre ses Portugais, puis qu’il s'étoit ac-quise de fa promesse en ramenant les Congois. Pendant leséjour de ces Portugais en ce Pays-là, ils s’étoient si bien in-sinuez dans les bonnes grâces du Comte de Songo, oncle duRoy , & luy avoient inspiré une telle horreur de l’Idolâtrie,qu’il exhorta fortement le Roy son neveu d’abandonner lessuperstitions Païennes pour embrasser le Christianisme. CePrince à demi persuadé, pria Diego de remener Cacuta enPortugal, afin qu’en qualité de son Ambassadeur, ii deman-dât au Roy Dom Jean des Prêtres pour les instruire. Cacu-ta qui s’y fit baptiser avec tous ceux qui l’accompagnerent,revint à Congo,amenant des Prêtres,& apportant des Croix,des Images, & d’autres ornemens d’Eglise > que la nouveau-té fit recevoir à ces Negres, avec des transports d’admira-tion & de plaisir. Le Comte de Songo & Ion fils furent lespremiers dans le Pays qui reçurent le Baptême le jour deNoël de Fan 1491. Le Comte fut nommé Emanuël, & son
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