CON
flctra. On Tappclle ordinairement Coimbre. Elle est située âc inq ou six lieúës de la mer avec une fameuse Université. *Voj/ez, Coimbre.
Cette ville a donné la naissance à Diego de Paiva d’An-drada , célébré Théologien, & plus illustre par son fçavoirque par sa naissance, quoy qu’elle fût tres-considerable. LeRoy Sebastien fenvoya au Concile de Trente, St il y com-posa son Ouvrage des Explications.orthodoxes. II étoittres-profond dans la connoiíïànee de l’Ecriture & des Livresdes Pérès, & mourut fan 1578.
Conimbre ou Coimbre a été auffi 1 a Patrie de Louis Ca-lïioens, Poëte d’une grande réputation parmi ceux de son^ays, qui l’appellent st Virgile de Portugal* II étoit fils de Si-mon Vaz, Gentilhomme & d’Ànne Macedo ; mais si dénuéde biens, qu’il itìena toujours une vie fort malheureuse. IlPorta d’abord les armes, & se signala en diverses occasions i,e n défendant contre les Maures la ville de Ceuta en Afrique,qui étoit aux Portugais. II y perdit un œil d’un coup deflèche qui luy fut tiré. II alla ensuite aux Indes, & fit nau-frage à son retour ,s’étant sauvé sur une planche, sins avoirpû rien conserver de ce qu’il avoit amassé pendant son voya-ge. II revint en Portugal, & s’y voyànt fans aucun établisse-ment, il acheva son Poème qui étoit déja fort avancé , fousJe titre dc As Lufiadíts , & le dédia Tan 1569. au Roy DomSebastien. Ce Prince étoit alors dans une si grande jeunesse,& ceux qui approchoient de fa personne, estimoient fi peula Poésie, que Camoens fe vit frustré de fefperance qu’ilavoit euë d’obtenir quelque récompensé de son travail; ainsifl demeura toûjours dans f indigence, & mourut à Lisbonnefan 1579. âgé a un peu plus de 50. ans.
CONNAGIE Connacia. Province d’Irlande , f une dec elles qui détendent le plus vers le Couchant, en Latin con-tacta. E leafUltonie pour bornes au Septentrion ; la La-genie à l’Orient ; la Momonie au Midy ; & la mer Ocea-he du côté de l’Occident. On f appelle auffi Connaugt. CetteProvince abonde en bleds & en pâturages , & la côte estPleine de petites Ifles & de bons Ports,qui contribuent beau-coup à enrichir ceux qui les habitent. Cette Province quiRenferme cinq Comtez , Galloway, Mayo, Rofcomen, Le-îfym & Slego, appartenoit autrefois à des Rois particuliers,lui fe défendirent long-ternps contre les Souverains d'L lanfle, & furent contraints ensuite de leur rendre hommage. *Audiffret, Geogr. anc. & mod.Tome 1.
Henry II. Roy d’Aogleterre, se fit Souverain de la Con-siacie vers fan 1170. Quelques-uns y mettent le Comté deClare ; mais il dépend de la Momonie. Les anciens Peuplesqui habitoient ce PayS font ceux que Ptolemée nomme can-•gani & contant ; & Strabon Contact & Confici.
CONh AREY. Ville de France dans le Diocèse du Mans.Rie est du Doyenné de Monnard, & située fur la rivierefl’Huîne, à deux lieues dé Montfort. Atlas.
. CONNIÈ ou Conte Riviere de Rrance qui a fa source dansla forêt d’OrleanS prés d’Artenay. Non feulement elle nedéborde jamais, mais elle ne fe trouble point par les pluyes.ïflle croît au plus fort de I’Eté,& quand elle s’enfle plus qu à^ordinaire ,les Paysans en tirent une conséquence de pestePour l’Automne, & de famine pour Pannée suivante. Quel-ques-uns la croyènt plutôt un marais qu’ur.ë riviere, à causequ’elle sèche en plusieurs endroits dans la saison même , oùgrossissent les autreS riviërcs.ÉUe a de cours vingt cinq lieues°u environ ^ coule ail dessous de Patay , où elle fe fourcheén deux bras, dont l’un va júfqu’à ChâteaUdun,où il perdson nom dans le Loir.'Lors qu’elle vient à sécher, le poissondont elle'est assez rein plie,fe cache en terre oùil se conserve.* DavityjCamse de Dvnok & Sologne.
CONNOIS. Petit Pays de France qui dépend de la Pro-vince du Alainèt Sa longueur est de douze lieues, & il en aMutant de largeur. On n’y trouve aucunes.villessmais feule-ment quelques bourgs j dont le plus considérable porte lehom de Ne vers. * Audiffret, Geogr. anc. & mod. Tome 2.
. CONOLUM. Cíiâteau d’Italie dans le voisinage de Feltri.fl est bâti fur le sommet d’un rocher irnpratiqUable,méme9 Ux gens de pied ; en sorte qu’on n’y fçauroit faire entrermenues choses,soit hommes,soit provisions, que par lemoyen d’une corde & d’uné poulie ; cela fait que ce Châ-teau est estimé imprenable; Les Alemans l’appellent Den Ko-La riviere de Cifmonte n’en est éloignée que de cinqmilles.* D-Uces de f itaïiei, .
GONO.VIUM. Cite des anciens Peuples de ìa Bretagne
iteri eurË , nommez Qrdovices. II en reste encore un petitVillage appellé c aerhean , & situé à une lieuë & demie a’A-T ome L
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befcónwëy, "& fur la même riviere. Oh áfsûfê què cettederniere ville a été bâtie d..s ruines de Conovium.
CONOUPELI; Càp de là Marée. On y.voít une Tourquarrée & des ruines de maisons, qui étoient habitées dutemps des Vénitiens. Au pied du rocher qui forme ce Cap ily a une source d’eau chaude souffrée & salèezqui coule dansla mer,8c de dessus ce roc on découvre une belle plaine cou-verte de pins.*Spon y Voyagede Grece,Tome z.
CONQUEST. Petite ville & Port de mer en Bretagne ien Latin conquejíus. La pointe du Conquest^n est une Pressqu’IÍIe située à l’extrémité de cette Province, dans l’endroítque l’on appelle Âd fines terra , & qui est le plus avant en merdroit au Couchant. Les navires ont accoutumé de s’arrêterdans son Port.il esta quatre ou cinq lieuë; de Brest,vis-à-visles lsies d’Oiiessant. * Davity , Bretagne.
CONROY. Ville de Flandre dans le Comté de Namun,Elle est située à une petite lieuë de Gemblours, fur un brasde la riviere d’Orne. * Atlas.
CONS ou c onfiarbrick. Bourg d’Alemagne dans l’Arche-vêché de Trêves, en Latin Omcha Pons & Contz>iam . II estsitué fur la Sarre avec un Pont de pierre , à une lieuë à peuprés de la ville de Trêves du côté au Midy.* Maty,Di#. deHoll. 1701.
CONSERANS. Petit Pays de France en Gascogne.C’eít une Vicomté fort ancienne, dont il est fait mentiondans la Notice de l’Empire fous Honorius. Ce Pays est furles frontières du Languedoc & de la Catalogne , & a pourbornes le Comté de Foix à l’Orient ; celuy de ComingesauSeptentrion , & à l’Occident ; & la Catalogne au Midy. Pli-ne li. 4 ch. 19. compte les Gonferanoís parmi les Peuples del’Aquitaine ; & Grégoire de T ours dans son Histoire , in 9.cb. 20. remarque dans le partage qui fut fait entre les RoisGontran & Childebert, que le c onferans fut compris parmiles Provinces qui échurent au dernier. Sa capitale que lesLatins appellent c ivitas Confieranorum, 8 í Fanum Sancli Licerït , ale même nom de Confierans, ou de S. Licier de Conférant. On.l’appelloit autrefois Austrie ab Aujïro Fiante. Elle est diviséeen Cité & en ville basse, & placée fur une petite montagne,â douze ou treize lieues de Toulouse , & à pareille distanced’Auch, dont son Evêché est suffragant. La Cité où est l'E-glife Cathédrale, est séparée de la ville baílè par un corps degarde. La riviere deSalat coule au pied de la montagne, &on l’y passe fur un Pont dé pierre, au milieu duquel est uneforte Tour que l’on gardoit autrefois. Le Pont fe ferme lanuit, & au bout est une Chapelle tres ancienne, appellée parles’François & par les Espagnols, Nòtie-Daniedti bout du Pont ,Nofira Se gnora del Cap del Pon.
Ceux du Pays veulent qu’il y ait eu un Evêque de Confie-rans dés le premier siécle. Ge qu’il y a de certain,au rapportde Grégoire de Tours dans son Livre de Gloria Confejfiurum ,c’estqu’en 549. un Evêque de Conferàns nommé Tneodo-re > ayant appris par la Tradition , que le corps de Saint Vi-ser avoit été inhumé hors !a viile prés d’un Oratoire,n’épar-gna aucun foin pour le découvrir; & qu'ensin il le trouvamiraculeusement. Ce Théodore avoit eu Glicerius pourprédécesseur dans fEpifcopat. Ce Glicerius avoit aísiste auConcile d’Agde tenu en 50 6.
Sain Lizier, qui a donné son nom à cette ville, succéda àQuintien. I! étoit Portugais, & avoit été élevé auprès deSaint Faulte Evêque deTarbe,& fut élû Evêque de Conse-rans vers fan 698. II mourut en 742. aprés avoir mené unevie qui passe pour un tissu de miracles, & qui fait que famémoire est encore en vénération dans f Espagne du côtéde Tarragone. Baronius en fait mention. II vivoit du tempsde Charles Martel. On ne fçait pas bien précisément quandla ville de Confierans a quitté le nom d ’Aufirie pour prendreceluy de Saint Lizier. Pendant le douzième siécle ses E vê-ques s’âppelleient encore Epifieopi Aujirienfies , comme on levdit par des Actes de ce temps. Dans la fuite ils fe sont nom-mez Epifieopi Cofieràmnfies. La dévotion à Saint Lizier est tres-grande, & des Espagnols viennent quelquefois en processionà une petite Chapelle bâtie au pied des Pyrénées, & qui luyest dédiée, afin d’obtenir de Dieu par son intercession de lapluye ou du beau temps.il y a dans cette Chapelle une Fon-taine où son dit que ce Saint fe rafraîchissent quelquefois enfaisant la visite de son Diocèse,& on f appelle boni Sainte. CeDiocèse comprend feulement quatre-víngt-deux Paroisses ;& ce qui est de particulier à la ville de Confierans , elle a deuxE diles Cathédrales. L’ancienne est dédiée à la Vìerge, & lanouvelle à Saint Tricez. Chacune a un Archidiacre , unSacristain,un Préeenteur, un Ouvrier, & douze Chanoss
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