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Copa, à laquelle plusieurs Cartes donnent aussi le nom deSU. * Maty, Biïï. de Holl. 1701.
La riviere de Copa, que les Anciens nommoient Bamhites ,ou BombìteS Magmts , va se décharger dans la même mer deZabache , environ à trente-quatre lieuës de rembouchûredu Don vers le Midy.
COPâ. Ville ancienne de la Beotie, que quelques-unsdisent être le petit bourg ou village de la Livadie, appelleTopoglia. II y en a d'autres qui croyentquec’est celuy deStivo.
COPAIS. Nom que les Anciens donnoient, selon Stra-bon ,à un Lac de Beotie, qui est appelle aujourd’huy Lacde Livadia. C’est celuy que Pausanias nomme Cephyffm. 11 estsitué au Nord de la grande plaine qui porte le même nomde Livadia , Sc qui s’étend entre la plaine de Thebes, & laville de Livadia. Strabon luy donne trois cens soixante Sconze stades de circuit, c’est-à-dire, prés de vingt-qnarreljeuës ; mais on ne croit pas qu’il couvre présentement unsi grand espace dé terre, car du temps de cet Auteur, il avoirun paflàge fur la terre & une décharge dans le marais Hyli-ca, appelle aujourd’huy le Lac de Tbebes, au lieu qu’aprésentses eaux sont plus basses que ce passage, & par conséquenton peut croire qu’ellesont diminué. Ce lac est long, & serétressit fous les montagnes deTalanda ou Cyrtonum. 11 estétroit au milieu, & lorsqu’il s’élargit » il se sépare à l’extrê-mité Sud-Est, en trois differentes bayes, dont le principalcanal est dans les bayes qui font plus au Nord, passant à tra-vers une montagne, dont la masse est d’unepierre fort dure.II y a au pied de cette montagne où il entre, un village ap-pelle Folea , situe vers l’extrêmiîé Nord Ouest du Lac, où ilse montre de nouveau de l’autre côté proche de la mer. Ontrouve deux moulins à deux lieues de Talanda. II sembleselon le sentiment de M. Wheler dans son Voyage de Gre-ce, que ce íbit la place que Strabon appelle Anchoé,où .étoitaussi située la ville de Copa'is , qui donnoit anciennement lenom à ce Lac, §c que sur le côté de la mer où les eaux sor-toient du Lac, on trouvoit Larimna de la Locride, où Stra-bon fait passer le canal trente stades ou environ deux lieuësfous terre de Copdis à Larimna. Les Anciens croy oientqu’Hercule avoir fait ce Lac, en détournant la riviere Çe-phissusdansla plaine des Orchomenes, où elle passoit avantson temps dans la mer par des canaux fous les montagnes,*maisil est plus probable qu’Hercule ait bouché le paflàge dedessous la montagne que les Orchomenes /ouvrirent en-suite. * Wheler, Voyage de Grece , Tome 2. liv. 5.
COPELAND ou Copland. Contrée d’Angleterre dans leComté de Cumberland. C’est la partie qui est du côté duMidy. On f appelle ainsi, à cause qu’elle est pleine de poin-tes de montagnes, que les Bretons appellent Kopa en vieuxlangage de rifle. * Davity , Comté de Cumberland.
COPENHAGUE. Ville de DanemarcK dans l’Isle deSeeîand, capitale du Royaume. Elle est située surleSund,au milieu d’une belle plaine, & dans un Pays fort agréable,quoy qu’il soit un peu marécageux, ce qui la rend un desmeilleurs Ports de mer & des plus fréquentez du Septen-trion. Son circuit est d’une grande étendue, mais elle n’estpas égalerpent remplie par tout de maisons & de peuple, furtout du côté de laCitadelle où elle a été beaucoup aggrandieaussi-bien que de celuy du Château du Roy, par de nouvel-les fortifications qui /étendent jusque dans une petite Isleappeîlée Christian sang , & séparée de la ville par un bras demer tres-profond, fur lequel il y a quelques pont-levis. CeChâteau est grand & bien fort, & a de larges foísez à fondde cuve pleins d’eau. Le dedans est une grande cour avecquelques pavillons & galeries, qui font paroïtre ses bâtimensfort anciens, principalement à cause d’une haute Sc large- tour , en façon d'un donjon tres-fort. On se promene souscette grosse tour dans une salle embellie de differentes pein-tures, ainsi que dans celles où les Gentilshommes attendentle Roy lorsqu’il doit sortir de son Palais. Tout proche delà font les écuries Sc un Arsenal rempli de toutes fortes d’ar-mes, dans une grande cour de derrière. La ville de Copen-hague est traversée d’un canal, qui commence -à un étangd’où sort un ruisseau qui le remplit. C’est dans ce canalqu’abordent les barques le long des quais, chargées de diffe-rentes denrées. II /élargit à mesure qu’il s’avance dans laville, & il est si profond que les vaisseaux y peuvent entrerfacilement. Ce canal la divise en deux parties. La pins pe-tite est celle où se trouvent le Château, son Arsenal, le lieuoù l’on bat la monnoye, & la Bourse qui est un grand bâti-ment fait de grosses pierres quatíées» îi çst íe long du quay
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du côté<le la petite Iste qui luy est voisine, où íî fkut passerun pont-levis fur le petit bras de mer qui l'en sépare. C’est àprésent le quartier de la ville le moins habité, si ce n’est desOfficiers & des gens de guerre qui y font leur demeure dansles temps de paix. Ce bras de mer , âpres avoir environneune partie de la grande maison de la Bourse, où par cemoyen les vaisseaux se peuvent décharger sans peine , abou-tit au Port de Ja ville où finit le grand canal qui le com-pose.
A l’autre bord on voit le grand Arsenal de mer,où l’onbâtit plusieurs gros vaisseaux de guerre. II y a plusieurs ma-gasins , remplis chacun de diverses choses nécessaires à équi-per une armée navale. Cet Arsenal est bâti ensorte qu’il aquatre facesinégales, l’une du côté de la ville qui empêchede voir ce qu’on fait dedans, & une autre vers la mer, Cel-le-cy réservé seulement ce qu’il faut d’espace pour faire en-trer les plus grands vaisseaux, même de mille tonneaux. Lesdeux autres faces servent de clôture aux deux cotez. II sefait un quarré comme une cour, où les bâtimens qu’on veutcharger de canon Sc de munitions de guerre, ne font apper-çus d’aucun endroit. Ainsi le Roy de Danemarck peut te-nir prêt une ilote fans que personne en soit averti. Au mi-lieu de ce grand couvert est une machine avec laquelle unhomme seul peut poser les plus gros canons. C’est un écha-faut de bois traversé par une grande barre de fer. On atta-che un canon avec deux chaînes de fer à L’un des bouts de labarre, & à l’autre bout est une barre de fer tout de haut faitecomme un cric, où la barre traversiere est attachée. Cela estfait pour lever le canon de terre, & pour en fçavoir le poids.Cet Arsenal est décrit plus amplement dans les Voyages deM. des Hayes en Danemarck 1664.
La piûpartdesruësde Copenhague sont grandes & droi-tes , les unes habitées de riches Marchands Sc d’autres rem-?plies de belles maisons où demeure la Noblesse. Celle d’Ovefìer-Strau , l’une des plus grandes, commence à la porteneuve. Sc passe par Ja place N ieumark.% ornée d’une bellefontaine qui regarde la Maison de Ville. Plus avant elle esttraversée d’une aussi grande ruë, d’où elle Continue parlagrande place où est le Marché, auquel aboutissent plusieursgrandes rues, Sc finit enfin à un des bouts de la ville dans unegrande place presque sans maisons, où est le Jardin de la Rei-ne, qui a un parterre rempli de fleurs Sc de petits arbris-seaux, qu’arr o sent plusieurs fontaines par le moyen de di-vers petits canaux. Ce Jardin n’est pas éloigné du bord dela mer, laquelle s’étend de làjusqu’à la Citadelle qui défendla Ville & l’entrée de son Havre. Là est un petit Fort appel-le la Taillebote. Ce petit Fort en est détaché, & il y a un petitPort fermé par un môle qui met à l’abri les barques & lesvaisseaux qu’on y fait entrer ordinairement, lorsqu’iis n at-tendent que le bon vent pour partir. II y a aussi mj petitChâteau fort ancien que l’on appelle la Maison du Roy. Il estfermé de murailles & fortifié de quatre petites demi-lurses.& de fossez pleins d’eau avec quelques tourelles qui embel-lissent ce petit Château. Ce n’est proprement qu’un gros'pavillon. Son jardin est grand , & mérité la curiosité desVoyageurs, étaat rempli de plusieurs statues de marbreblanc, des figures de tous les Rois de Danemarck, de bellescolomnes & de pyramides qui portent quelques globes, SC-des sphères, fur lesquelles font representées des montres auSoleil de diverses sortes. On y voit encore plusieurs petitsberceaux couverts de feuillages, le long d’un canal borded’arbres fruitiers, & de fleurs, qui font tres-rares dans. ceRoyaume. L’aniq.79. Christian I.Roy de DanemarcK fon-da une Université dans Copenhague. On y va voir le Col-lage Sc /Eglise de Sainte Catherine, où est une tour ronde sihaute & li large, qu’un caroíse à six chevaux peut monterfacilement ju^u’au haut, où il y a une plate forme qui don-ne l’afpect fur toute la ville. On peut voir de là toutes le£places, les rues,le grand Arsenal de mer, le Château du Roy,la Citadelle , tout le Port de mer, les fortifications, & l estrois Eglises de Saint Nicolas, du Saint Esprit Sc de Notre-Dame , qui font possédées par les Protestans, & qui parois-sent par dessus toutes les autres pour leur grandeur & pourla hauteur de leurs clochers. Celle de Notre-Dame est cou-verte d’un toit tout de cuivre. On a coutume d’y faire lacérémonie du Couronnement des Rois de DanemarcK. Cet-te ville appeîlée Hafnía par les Latins, eut le nom de Stegel-bmg dans le temps qu’on la fonda, Elle ne servit alors qu«de retraite à quelques Pefcheurs. On luy donna celuy d d-xelbus vers fan Iij8, d'Axille Vidon, Archevêque de Lun-den , qui contribua beaucoup à l’oraer, & eafiu des roots