Kiepmans Haffen , qui veulent dire le Port des Marchastdìs,elle fut nommée Copenhague , à cause de son commerce. LesSuédois l’ayant attaquée en 1659. furent obligez d’en leverle siégé. * Jouvin de Rochefort, Voyage de Danemarck.. Au-difFret, Geo<rr. anc. & moi. Tome x.
COPET ou c oupet. Bourg ou village du Pays de Vauden Suisse, en Latin Copetum. II est situé fur le Lac de Gene-Ve, à deux lieues de la ville de ce nom, dans les dépendances«lu Canton de Berne, &on y voit un beau Château, qui estle titre d’une Baronnie. * Maty, Di 5 t. de Holl. 1701. Davity.
COPIA. Province de l’Amerique Méridionale dans JeRoyaume de Popayan. Elle est voisine de celle d’Anzerma,& traversée d’une rivíere qui porte de l’or, & aux bords delaquelle sont aujourd’huy quantité de Censes d’Espagnols.Cette Province se joint d un côté à celle de Cartama , parlaquelle la riviere Cauca coule. Elle est jointe de l'autre cô-té à la Province de Pozo, avec les habitans de laquelle elle agrand commerce.* Laët, Defcript. des Indes Occid. liv. 9. ch. n.
COPIAPO. Baye de l’Amerique Méridionale, où com-mence la côte maritime du Gouvernement dechtlé. En cou-rant le long de la côte vers le Sud de cette Baye, selon Pe-dro de Cieça, on remontre premierement une pointe duContinent qui s’avance un peu, & derriere cette pointe uneBaye au dessus de laquelle paroisse n t deux hauts rochers. IIy a une vallée du même nom d eCopiapo. Herrera met cetteVallée à vingt-six degrez de la Ligne vers le Sud, & ditqu’elle est renommée pour fa grande fécondité fur toutes lesautres. Elle abonde en fruits de toutes sortes ; mais princi-palement en mays, qui a les tuyaux auffi hauts que des lan-ces & des épis longs de demi-aune, de sorte qu’on en re-cueille trois cens fois autant qu’on en a semé. Une petiteriviere qui descend des montagnes de neiges f arrose parl’espace de vingt lieues, & aprés qu’elle s’est renduë dans laBaye, elle y fait un Port auffi commode que large. On ditque le mot de copiapo veut dire en la langue des SauvagesChamp aux pierres bleues , & on Ta donné à cette vallée , àcause de la quantité de turquoises qu’on tire d’une monta-gne qui en est voisine. * Laët, Defcript. des indes Occid. liv. 12.c/;. 4. dr 13.
COPORïE. Pays de Suede dans l’Ingermanland, II étoitautrefois au Grand Duc de Moscovie, & a pris son nom defa ville principale.
COPRANITZ. Ville du Royaume de Hongrie dansl’Esclavonie. On rappelle auffi Capronz,a, en Latin Capra-nitz.a. Cette place est importante à cause de sa Citadelle quiest fort bonne, de sorte qu’on la regarde comme sun desboulevards des Eiats héréditaires de la Maison d’Autriche,pour arrêter les courses des Turcs. Elle est située environ àdeux lieuës de la riviere de D rave, à quatre ou cinq de Wa-radin, & à pareille distance de Canife vers le Midy. * Maty,Diêt.de Holl. ijot.
COPRINIAC. Ancienne ville de la Guyenne dont on nefçait pas bien la situation. Quelques-uns la mettent dans leDiocèse de Bordeaux,& d’autres dans les Diocèses des Evê-chez suffragants. On asseure que Gérard de Malmort Ar-chevêque de Bordeaux y tint un Synode l an 1255. & quePierre de Roscidaval y en assembla un autre en 1260. II y aquelques Auteurs qui croyent que cette ville de c opriniac estCopriniacum , quon dit être Cognac fur la Charente en An-goumois.
COQUED. Isle qui appartient à f Angleterre, & qu’onVoit proche du Comté de Northumberland contre fembouchûre de la riviere qui porte son même nom. Elle a gran-de quantité de charbon de pierre. * Davity ,ljles de Famé &Voisines.
COQUIBOCOA. Cap de l’Amerique fur la côte duGouvernement de Cumana. If ferme vers l’Oiiest le Golfeque les Espagnols appellent Golfo Trijle , & il est à 12. degrezde la Ligne du côté du Nord, selon la remarque de ces mê-mes Espagnols. Ce Cap est fort bas & avance en mer unbanc. On voit au dedans de la terre-ferme les hautes mon-tagnes qu’ils nomment Sierras de Azieyte .* Laët, Defcript. desIndes, Occid. liv. 18. chap. 16.
COQUIMBO. Port de l’Amerique Méridionale, situéfur trente degrez de la Ligne vers le Sud, selon Herrera &Richard Haivkins , Chevalier Anglois. Pedro de cieça qui faitle détail de cette côte , dit qu’il n’est éloigné de l’Equateurque de 29. degrez & trente scrupules. Fuller quia visité cet-îe même côte s’accorde avec luy. Richard Hawkins parle duPort de Coquimbo comme deTun des principaux de cettepartie de ï Amerique, tant pour fa capacité, qu’à cause queTome L *
les vaisseaux y sont feurement. 11 est à couvert de tous lesvents ,& fournit une bonhé,rade entre la côte de la terre-ferme , & un rocher qui est au devant. * Laët, Defcript. desIndes Occid. liv. 12, ch. 15.
COQUIMBO. Rivíere de f Amerique Méridionale dansle Chili, en Latin Coquimba. Elle a fa source au pied du Vul-cain de Coquimbo , & âpres avoir traversé la Contrée de laSerena , elle se décharge dans la mer Pacifique, à la ville dece même nom.* Maty, Ditt. de HolLiyai.
CORACE. Riviere du Royaume de Naples, en LatinCorax 8c Crotalus. Elle a fa source dans le Mont Apennin ;aux confins de la Calabre Citerieure & de TUlterieure , 8caprés avoir traversé cette derniere Province elle se déchar-ge 'dans le Golfe de Squilace proche de la petite ville deCantazaro. * Maty, Di 5 i.de Holl. 1701.
COR ACESIU M. Ville ancienne de la Cilicie, selon Plu-tarque dans la Vie de Pompée. Strabon, liv. 14. dit que Co-raástum est le commencement de la Cilicie Raboteuse, & unpeu plus bas, que c’est le premier Château de la Cilicie, bâtifur un rocher fort escarpé. II étoit vers les frontières de laPamphilie fur la côte de la mer de Cilicie, & on le nommeau.jourd’huy Scandtioro.* Le P. Lubin, Tables Gecgr.
CORAMALLUR ou Coromaílo. Ville des Indes dans leRoyaume de Porca. Elle est située fur la riviere par laquel-le on va de Cochin à Coulan. L’Archevêque de Goa étanten cette ville de Coramallur fan 1599. Nanbralequi regnoitalors en ce Pays-là y vint celebrer la fête de fa naissance. 11y arriva par la riviere accompagné de cent bateaux , rem-plis de gens tres bien équipez, avec force artillerie de bron-ze , & une fuite d’Officiers & de gens de guerre qui faisoientparoître beaucoup de grandeur. II étoit paré de chaînesd’or faisant plusieurs tours, & qui étoient mises en écharpe,les unes à droite, les autres à gauche. Ilavoit au Col des col-liers garnis de tres-belles pierreries, & un drap fort richequi le couvroit depuis la ceinture en bas. Ce drap étoittissu de foye & d’or, tout brillant de pierreries, & attachépar dessus d’une ceinture qui en étoit auffi toute pleine. IIavoit tout le reste du corps nud, & on luy voyoit contrele moignon du bras, un bracelet de grand prix qu’on porteen ce Pays-là pour marque de Chevalerie. Ses oreilles brìl-loient de même à force de pierreries,& il portait à ses doigtsgrand nombre de bagues fort riches.*Govea, liv. 8. ch. 16.
CORASAN. Province de Perse, qui faifoit autrefoispartie de la Bactriane. * Voyez, Choaasan & Khorasan.
CORASMíENS. Peuples de Perse qui descendoient desanciens Parthes. Les Tartares les ayant vaincus en 1243. lescontraignirent de fe retirer au-delà du Tigre & de i Eu-phrate , d’où ils eurent recours au Soudan d’Egypte. CeSoudan qui haïssoit les Chrétiens leur ayant permis de ssjetter dans la Palestine où ils ne dévoient pas trouver dérésistance, parce que la plupart des places y étoient en mau-vais état, ils ravagèrent, brûlèrent & pillèrent tout dans cePays-là. Aprés qu’ils eurent tué plus de six mille Chrétiensqui fe íauvoient de Jérusalem à leur approche, ils entrerentdans cette ville l’épéeà la main. Là ils égorgèrent même furles Autels de l’Eglise du Saint Sepulchre que les Sarasinsavoient respectée jusqu’alors, ceux qui avoient cru y trou-ver un seur refuge. Les Chrétiens s’étant joints quelquestemps aprés avec les Grands Maîtres des trois Ordres Mili-taires de Jérusalem , combattirent ces Insidelles, auprès deGaza, au mois d’Oéíobre 1244. Le combat dura deux jours;mais enfin ils furent accablez par le grand nombre. La plu-part furent tuez fur la place, & les autres demeurèrent pri-sonniers. Les Grands Maîtres du Temple & des ChevaliersTeutoniques perdirent la vie dans cette triste rencontre, &fle Grand Maître de Saint Jean de Jérusalem fut mené captifà Babylone avec Gautier de Brienne. Les Corasmiens pro- .siterent peu de cette victoire, le Soudan d’Egypte les chaíïàde ses Etats, & tous périrent malheureusement par les mainsdes Sarasins.* Mainbourg , Hijl. des Croisades, liv. xi..
CORAX. Montagne de la Grece dans la'Livadie. Elleest vers la ville de Lepante. Les anciens Géographes en sontsouvent mention, & ils en mettent une autre de ce même!nom dans la Sarmatie.
II y a dans la Tartarie en la Province de Mongul, unLaequ’on appelle auffi corax. Les Modernes en parlent diver-sement, parce que ces Pays ne sont pas encore bien connus*
Les Anciens ont donné ce même nom de c orax à la villeà’Algher, qui est dans l’Isle de Sardaigne, & à une riviere duRoyaume de Naples appellée aujourd’huy Corace.
CORBACH. Ville de la basse partie du Cercle du Hau*
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