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Tome I. [A - D.]
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jour de May vers l’an 558. * Hermant, Histoire du Diocèse deBaieux, imprimée d Caen en 1705.

CORBILONIENS. Peuples anciens de la Gaule Belgi-que. Leur demeure é'toit dans le Pays qu’on nomme pré-sentement le Blaisois, & ilsavoient pour ville principaleC orbilo, au jourd’huy B loù, qui passoit pour une des plus puis-santes Citez des Gaules.

Sanson prétend que Nantes soit la célébré Corbilo dontScipion demanda des nouvelles aux Députez de Marseillequi allerent le visiter à Fembouchûre du Rhône. * Audif-fret, Geogr. Tome 2.

CORBINO. Bourg ou village de Grece dans l’Àlbanie,en Latin Corbinum. II est íitué prés de la riviere de Croja, &connu principalement à cause que FArchevêque deDuraz-Zo y fait sa résidence. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

CORBRIDGE. Bourg ou village d’Angleterre dans leComté de Northumberland , en Latin Corbridga. II est situéfur la riviere de Tine, cinq lieues au dessus de Newcastél, Scon le prend pour la petite ville nommée anciennement Cor-ftopitum. * Maty , Dift. de Holl. 170 X.

CORBULO. Ville anciehne de sEspagne Betique. Selonquelques Géographes c’est le bou>g de carpo , situé fur leGuadalquivir dans l’Andalousie. D autres disent que carpioest l’ancienne Calpmmana , autre ville de sEspagne Beti-que.

CORBIIS. Fleuve de la Colchide qui a fa source dans leMont Caucase. On tient qu’íl roule des sablons d’or dansfes flots ,& quelques uns veulent que ce soit de là que lesPoëtes ont feint ce qu’ils ont publié de la conquête de laToison d’or.* Juigné, Dift.Cosm.

CORCANG ou Cormng. Grande ville de Perse dans leCoralan. Eile est située fur la riviere de Gchun , à vingtlieues de son embouchure , & appellée en Latin CorcangtaMajor, pour la distinguer d’une autre qui est dans cette mê-me Contrée, & qu’on nomme la petite Corcang. Ces deuxvilles sont à trois lieues f une dejautres. * Maty, T 3 iH.deHoll. 1701.

CO R C ÉLLE. Riviere de France qui coule dansla Bourgogne. Elle vient d’un bois proche du village d’A-hoúx, Sc va sc décharger dans l’Arrou un peu au dessousd’Atitun, après avoir reçû une autre riviere. * Atlas.

CORCK. Ville dlrlande dans la Momonie , capitale duComté du même nom, en Latin C orcagienfis Comitdtus. Elleest fur le fleuve Saverene, petite ; mais tres-bien fortifiée.Les Anglois qui font extrêmement maltraitée durant les'dernieres guerres n’ont rien oublié pour la ruiner entiere-ment ; mais elle a toûjours sçû se maintenir contre leursefforts. Son Evêché auquel on a uni en divers temps ceuxde Cloncy &de Ross, est suffragant de Caffel. Elle a droitde députer au Parlement, ainsi que la ville de Youghall &les bourgs de Mailow, de Baltimore , de Bandobriage, deKingiak & de Clognexiley, qui sont du même Comté. C étoit anciennement un Royaume que des Princes particuliersont possédé fort long temps, & dont le Pays de Defmoundest une dépendance. Ce Comté confine avec ceux de Wa-terfopd , de Tipperary &de Kerri, & fOcean f arrose auMidy. Ses autres villes sont Youghall Sc KinsaleAAudiffret,fleúgr. anc. & mod. Tome 1.

CORCORA. Ville d’Àfrique dans le Royaume de Ti-gré. Elle aune Eglise assez belle, & un B etenegus ou PalaisRoyal. Cette ville aau Levant le grand & riche Monastèrede Nazareth. II y a une autre ville dans le Royaume deDancali qui porte le même nom, & on f appelle Corcora d’An-gote ,-pour lá distinguer de la premiere. * Davity, Etats dûGrand Negas.

CORCORÀX. Riviere de la Carniòle j appellée aujour-d’huy G -rcz,.

CORCYRE. Isle de la mer Ionienne le long de l’Epire.Plutarque en parle dans la Vie de Themistocle, & dans cellede Pericles. Strabon , Uv. 6. dit qu elle s’appelloit aOpara-Vant Scheriat C’est la Pbacacia des Poëtes. Elle avoituneville appellée aussi Corcyre * que Plutarque dans la Vie dePyrrhus, nomme la ville des Corcyréerts. Éustathius dit quel’Iíle de Corcyre a eu aussi les noms de Drepanum, d ’Argos Sc deC ajfiope. Ptolemée en fait la description, i.v. 3. cb. 14. CetteIfle est celle que l’on appelle aujourd’huy corfoti. * Voye^Corfou. Le Pere Lubin , fables Géographiques-,

CORDELLA. Ville ancienne des Salasses, Peuples de laGaule Narbonnoise. Ils luy donnèrent ce nom ; à cause deCordellus Statiellus qui favoit fondée, & Auguste y ayantçpvoyé une Colonie de Romains, la fit appelier Augusta

Pratoria. Ç’estîá ville de Savoyequ’on nomme aujourd’huiAoufle. * Audiffret, Geogr. Tome t.

CORDES Ville de France dans le Languedoc, en LatinCorda. E le est située fur une colline en maniéré de Don-jon , close de trois murailles, proche de la riviere de Sevore.C’est l’une des villes maîtresses du Diocèse d’Albi, éloignéede trois ou quatre lieues de la ville de ce nom, &l’un desSieges du Juge d’Albigeois.* Davity, Languedoc.

CORDES TOULOUSAINES. Petite ville de Francedans f Armagnac, en Latin Corda Telofana,. Elle est située présde la Garonne , à quatre lieuës de Verdun, Sc à neuf deToulouse.

CORDIGNÀN. Placed’Italíe dans leTreviían. Elle estsituée fur une montagne en tirant de Seraval à Sacile.

CORDILLERAS. Montagnes de f Amerique Méridio-nale , à l’Orient du Royaume de Chili. Elles s’étendent de-puis le Perou jusqu’au Détroit de Magellan. Leur largeurest de prés de mille lieuës, Sc on les Connoît sous diversnoms, comme Cordillera de los Andes,sierra Nevada, Sc autres.II y souffle un vent si subtil & si pénétrant, que non seule-ment il donne la mort ; mais il gele & endurcit les corps, en-forte qu’ils ne se corrompent point.

CORDOUAN. Petite Isle ou plutôt Rocher, dans la.mer de Gascogne , en Latine ordoaani lnstila^ Elle est à f em-bouchure de la Garonne, quinze lieuës au dessous de la villede Bordeaux. Henry II. Roy de France y fit construire unphare , qui fut appellé la Tour de Coriouan , du nom de sonArchitecte. CetteTour étant presque ruinée,quoy qu’Hen-ry IV. f eût fait réparer , Louis le Grand son petit fils la fitrebâtir entierement fan 1665. On tient que cette Tour estplus haute Sc plus belle que le Phare d’Alexandrie. On y al-lume des flambeaux toutes les nuits, pour servir de guideaux bâtimens qui entrent dans la Garonne, ou qui en sor-tent, ce qui est fort neccstaire, à cause des divers écueils quifont dans cette embouchure. * Maty, Dift. de Holl. lyoi.

CORDOUE. Ville d’Espagne dans f Andalousie, enLatinC orduba. Elle a eu autrefois titre de Royaume, & son Evê-ché est suffragant de Tolede. Sa situation est dans une plai-ne,assez proche des montagnes appellées Sierra Morena. Avantque d’y arriver du côté de la ville d’£cij^,on passe fur unPont de pierre une petite riviere nommée GUadalhorfe , quientre bien-tôt aprés dans le Guadalquivir, qu’on p aise en-core en entrant dans Cordouë, fur un autre Pont de pierre,où il y a quinze ou seize grandes arches-, & au milieu uneStatue de marbre de f Ange Saint Gabriel ou S. Raphaël, àcause que les habitans furent délivrez de la peste par sonintercession.il y avoit autrefois un vietixChâteau. La grandePlace,qu’ils nomment Plaça May n, est fermée de belles mai-sons , soutenues de portiques & d’arcades, où les plus richesMarchands demeurent, & où sc fait le grand combat deTaureaux,aux jours des Fêtes les plus folemnelles de Fan-née. Cette Place est à un des bouts de la ville, Sc peu éloi-gnée du grand Marché , où font plusieurs beaux Palais, quijouissent de la vûë d’un grand bassin, & de la belle fontainequi est au milieu. Les Dominicains y ont leur Couvent, oùsont plusieurs Chapelles dignes d'être vûës.

Les Maures qui ont habité long temps ce côté de FEspa-gne,ont fait paroître qu’ils se plaisoient à Cordouë, en ylaissant plusieurs marques de leur séjour,& entre autres leurMosquée , qu’on tient avoir été bâtie par Alderramen Roydé Cordouë en 787. 11 y a un grand Cloître à la façon desnôtres, que les Maures ont aUíh bâti. On y voit à f un descoins une grande porte où sont beaucoup de lettres Coni-ques mêlées avec des Arabiques. Garibay dit qu’ils avoientune telle dévotion à cette Mosquée, qu’aprés que Cordouëeut été prise par les Chrétiens,ils pafîbient souvent la mertout exprès pour la visiter * & qu’ils y venoient aussi de tousles autres Pays qu’ils habitoient en Espagne. Cette Mosquéeluy sert aujourd’huy de Cathédrale. Elle a environ censquatre-vingt pas de long, & un peu plus de cent trente délarge. On dit qu’à f endroit où elle est, il y a eu un Templeconsacré par les Romains à Jánus, Cette conjecture est for-tifiée par deS Inscriptions gravées fur des morceaux de co-lomnès * qui sont auprès de f Eglise du côté du Cloîtresf une est conçûë en ces termes.

Ci Càfar Germdnicm German C. t. F-ê.

Aug. N. D. pron. D. fuli abn. Avg.

Pat. Patn C os 11- Imp. tribi potest. II, font.

Max. à Batte & fano Aiigufio ad Óceanum.

Í 1 y á une autre Inscription où ces mots sont lûs.

Imp. casar D. fui . f. Augufiw Cof. XIII.

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