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Tome I. [A - D.]
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yi6 COR COR

couché avec Une fësiwné mariée » on le dépouille tout nud 9à ia réservé a’uh petit calçòn. A prés que son‘visage a étéfrotté de chaux, on luy passe une flèche à chaque oreille, &on lui attache sur le dos un petit tambour qu’òn bat aux car-refours , àfin d’aítircr fur lui ia risée du peuple- Ce supplicefinit par quarante ou cinquante coups de bâton qu'on donneà cru furies fesses des homrnes ; Mais on laisse le calçon auxfemmes. Ceux qui ne payent point àjournommé ce qu’ilsdoivent au Roy ou aúx particuliers , font frappez deux outrois fois chaquè'mdis fur les os des jambes, & cela sc con-tinue jttsqu’à Ce qu’ils ayefit trouvé deqùoys’ácquiter.Pourcela On lie ensemble les deux pieds du patient fur un petitbanc làtge de quatre doigts-, & àprés lui en avoir passé unautre de même hauteur sous lés genoux, on les y attache, &alors on frappe entre les deux ligatures àvec un bâton longcomme le bras, un peu rond d’un côté, plat de l’autre, largede deux pouces, & de fépaisseur d’utrécû blanc. Ces êspe-ces de lattes font ordinairement de chêne ou d’auíne , & iln’est pas permis d’en donner plus de trente coups de fuite.§i le patient meurt àns ce supplice, ses plus proches parensfont obligez de payer pour lui, de forte que le Roy ni lesparticuliers ne perdent jamais ce qui leur est dû. La plus le-gere peine de ce Pays-là est d’être battu fur les fesses nues,ou fur le gras des jambes. Comme on y est souvent exposépour avoir dit une seule parole mal à propos, on ne fy tientpas à grande honte. On pratique ce premier supplice enfaisant coucher par terre les hommes tout nuds, le ventredessous, aprés quoy on les attache à un petit banc. On laisse un calçon mouillé aux femmes, & en cet état on les frap-pe d’une latte plus longue & plus large que celles dont on aparlé. Comme cent coups passent pour une peine de mort,plusieurs en meurent aussi, & quelquefois avant qu’ils enayent reçu cinquante. Lorsque l’on est condamné s les re-cevoir fur le gras des jambes, on les donne avec des baguet-tes grosses comme le pouce. Ce châtiment est commun auxfemmes & aux jeunes apprentifs.

11 n’y a qu'un poids & une mesure dans tout le Royau-me , & ils ne connoissent qu’une sorte de monnoye appelléecafis , qui n’a cours que fur les frontières de la Chine. LeurLangue qui a quantité de mots pour lignifier une mêmechose, est difficile à apprendre aussi bien que leur façon decompter, à quoy ils employeur de petits bâtons longuets aulieu de jetions. Ils ont trois sortes d’écritures. La principa-le ressemble à celle de la Chine & du Japon, & ils s’en ser-vent pour ce qui concerne toutes les affaires publiques , &podr l’impreffion de leurs Livres. La seconde est commenôtre écriture ordinaire, & la troisième qui est plus grossiè-re est commune aux femmes Lcau menu peuple. Ils ne né-gocient presque qu’avec les Japonnois & avec les habitansael’Ifle de Suissima, qui ont un magasin au Sud-Est dans laville de Poufan, & qui leur apportent du poivre, du bois desapa n, de l’alún, des cornes, des bustes, des peaux de cerf &de bouc , en échange des denrées & des Manufactures duPays. Les Coresiens ont aussi quelque commerce à Pequin& aux Contrées Septentrionales de la Chine , & comme ilsne font ce voyage que par terre, il est de grande dépense.Aussi n’y a-t-ií que les plus gros Marchands de Sior qui vontà Pequin, & il leur faut trois mois pour cela. Ce commerceconsiste seulement en toiles. * Description du Royaume de Corée

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CORELA ou Korelab. Petite ville de la Moscovie dansla Province de Dwine. Elle est située fur la rivière de mê-me tìorh, virigt-cinq ou trente lieues au dessus de la villed’Archangel. * Maty, Biétionnaire de Hollande 1701.

CORENÛICK. PetiteIfle de la Hollande, qui a quel-ques villages & un bon terroir, avec de gras pâturages. Cet-te Iste & celles de SomerdicK & de Pierfchille font nomméesle Pays de Voorn. * Davity , Hollande .

CORESE. Rivière de France, qui a fa source dans lemont appelle la Monediere. Elle vient de là à Tulle & àBrive, & se rend dans la VezereàLarche.

CORESIENS ou coerefiens. Peuples de l’ancienne Gaule,qui ont habité une partie du Luxembourg. Lors qu’Au-guste divise la Gaule Belgique en quatre Provinces Con-sulaires, les Coerefiens furent compris dans la GermanieInférieure.

CORETANORUM EMPORIUM. Les Anciens ontnommé ainsi Santa Severa , Château d’Italie.

CORETINE, Riviere de l’Amerique. Elle est à douzelieues de celle dc Sorame , & à six degrez de la Ligne vers leNord» Son embouchure est fort large j mais peu profonde.

Âu dedans est une petite Ifle habitée de Sauvages CarfbesáThomas Masham , Ânglois, qui a visité cette rivière foreexactement, rapporte que depuis son embouchûre jufqu’àla premiere cataracte ôu fault , il y a environ cinquantelieuè's. II ajoute qu’elle reçoit lés eaux de Manofíe , de Ta-puera & de T abuebdi , & qu’il y a fur ses bords six villages deSauvagesnommez WarravaUe , Maïvranrame , Maapuere , Mac-cbarìbi , Tohoron & Vaperon. * Laët , 7 /v. 17. cb.~ï 6 .

COREZIN ou Korcm. Petite ville de Pologne dans le Pa-latinat de Sandomir, en Latin Corúnimn & Corcinia. Elle estsituée à l’embouchûre de la riviere deNida dans la Vistule,entre Cracovie & Sandomir, à dix lieues de la premiere deces villes, & à vingt-deux de 1 autre. * Maty, Dtcl, de Holhifoi.

CORFINIUM. Ville ancienne d’Italie, dont Plutarqueparle dans la Vie de César. Strabon ,fiv. ch. i 6 j. dit quec’étoit la capitale des Peligniens, & que s'étant joints auxSamnites, & à d’autres Peuples ils l’avoient établie pourleur ville commune au lieu de Rome , avec laquelle ils é-toiefit en guerre , qû’ils l’avoient faite leur Arsenal, & l’a-voient appellée italica ; qu’ils y a voient nommé clés Con-suls Lc des Préteurs; qu’ils réussirent dans leur dessein ; Lesirent la guerre appellée Marftque. Cette ville étoit prochede Sulmone vers l’Gccident d’Eté. Ce n’est présentementqu’un petit village nommé San Pelino dans 1 Aaruzze Cite»riei-ire , prés du fleuve Pefcara. Quelques-uns disent quec’est le village de Pentina dans.la même Abruzze , àu pieddu Mont Apennin.* Le P. Lubin, Tablés Gesgr.

CGRFOÍJ. Ifle située en la mer Ionienne, à l’entrée duGolfe de Venise dont elle est comme la clef. D’un côté elleregarde la Calibre dont elle est éloignée de soixante milles,& de l’autre l’Albanie quin’en est distante que d’un mille.La ville d’Otrante luy fait face du côté de la Calabre, & lePort & la Ville de Brinte du côté de l’Albanie. Sa longueurest de 45. ou 50. railles, se plus grande largeur.de 24. & soncircuit de íix vingt. L’air y est tres-fain, & le sol assez bon.Les Vénitiens s’en rendirent maîtres vers l’an 1382. Elle aplusieurs villes du nombre defquelles est Cafopo. La capita-le appellée Corfou est située au milieu de f Iste au pied d'unemontagne, fur lâ cime de laquelle il y a deux Forteressesqui avec leur artillerie battent en ruine les bâtimens enne-mis. Elles ne font pas néanmoins toutes deux de la mêmeforce. L’une qu’on nomme la Vieille > est fur deux pointesde rochers escarpez tout à l’entour avec de bons bastions aubas. La Nouvelle, de l’autré côté de la ville est commandéepar une colline voisine appellée le Mont Abraham. On tientque ce furent les Corinthiens qui bâtirent cette ville en laXIX. Olympiade. Les habitans sont Chrétiens Latins ScGrecs. L’Eglise Métropolitaine des Grecs est assez belle, 8 cornée de riches lampes d'argent, & d’une d’or, pour laquel-le un Gentilhomme de Corfou nommé Nicolas Politi ordon-na par son Testament cinq mille fequins de Venise. On jrconserve le corps de Saint Spiridion Evêque de corfou , à quicette Eglise est dédiée. Les habitans disent qu’on a tentéplusieurs fois de le porter à Venise ; mais que le Saint a tou-jours montré par les obstacles qu’il a fait naître, que cettetranslation ne luy étoit pas agréable. Son corps est entier àla réservé d’un bras qui est à Rome. Tous ceux qui l’ont vùdisent que quand on presse sa chair avec le doigt, elle plie ,& retourné en son premier état comme à une persontie vi-vante. Les Grecs n’ont point là d’Evêque ; mais seulementun Protopapá ou premier Prêtre.

II n’y a guere plus d’un siécle que la ville de corfou n’éto itautre chose que la vieille Forteresse & le. fauxbourg de Casetrati, qui est assez grand. Au bout du fauxbourg est l’Egli-fe de P antagioi , c’est-à-dire, de tous les Saints. Cette Egliseest bâtie en Croix Grecque, avec un petit dôme au milieu.Âu dessus de la porte est une Inscription qu’on reconnoîtêtre du sixième ou septième siécle. II y a une autre Egliseappellée Panagta de Paleopoli , qui est tres-ancienne. On ap-prend par une Inscription Grecque qu’on lit fur le grandportail, qu’elle fut bâtie par l’Empereur Jovien , qui íaifoitprofession de la Religion Chrétienne. Ce nom de Paleopoliqui est resté à Ce quartier-là, veut dire, Ville ancienne. C’est-là, dit-on , qu’elle fut autrefois bâtie. La quantité de mar-bre qu’on en tire j fait voir qu’elle étoit grande & magnifi-que. Cette ville étoit dans une Prefqu’Iíle qui la faifoit aussiappellerC herfepoli. ËUe avoit un beau Port, & l’on voit en-core I’endroit où il étoit fermé par la chaîne ; mais il n’y 4plus de fond que pour les petites barques. Un Aqueduc quipassoit de la Ville au Port fournissoit d’eau les galères. Ost