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lomnes d’un Temple- de Venus * & à cinquante : pâs de ceTemple, on voie quelques restes du Palais de la D.ssolution,où Ton tenoit mille femmes destinées aux ^laisirs des Voya-geurs Etrangen. C’étbit dans ce Palais-que logeoit la belleLaïs, dont les faveurs coûcoient six talens a chacun de ceuxqui vouloien’t y avoir part. On croit que ce fut p'ar rapportà cette somme, qui montoit à dix mille huit cens livres denôtre monnoye, que s’établit le Proverbe II nefipas permis ktout le manie d’aller à Corinthe. À cent pas de ce Palais,il y a unColìifée semblable àceluy d’Argos,& à cinquante pas de laporte de Corinthe vers lTsthme, étoit le Tombeau de Dio-gene, fous une voûte souterraine. On ne fy voit plus au-jourd’huy. -
Cette ville, si déchue de fa grandeur, s’%ppeíle présente-ment Coranto. Ses maisons font accompagnées de jardins, decitronniers, ddrangers , & font par groupes de dix ou dou-ze en un endroit, & d’une vingtaine en f antre, avep de laterre labourée entre deux. Le plus gros de la ville où il y ale plus de bâtimens,est le B a\ar ou Marché, qui n’est pasfort beau. Un peu plus haut que le Raz,ar on voit une dou-zaine de Colomnes fur.une éminence. C’est le reste de quel-que Temple des Païens. Ces Colomnes doivent être fort an-ciennes. Qupy qu’elles soient d’ordre Dorique, elles rfontpoint la même proportion que celles qui íe trouvent à Athè-nes & ailleurs. Selon Pline, le Dorique doit avoir six foisplus de hauteur , que le diamètre dú pied de la colomne,&celles-cy n’en ont pas quatre fois plus. Leur circonférencepar le bas est de dix huit pieds, ce qui rend six pieds de dia-mètre , & devroit faire une colomne de trente- six pieds dehaut, au lieu que ces colomnes n’en ont pas plus de vingt-trois,eny comprenant le chapiteau. Eiles sont cannelées& n’ont point de base. Les architraves qui restent encoredeflus font de grandes pierres de douze pieds de longueur.Ce Temple étoit peut être celuy que l'on avoit dédié àDiane d’Ephefe, selon ce qu’écrìt Paufanias,qui le marqueau dessus du Marché. Le Château qu’on appel loir ancienne-ment Acrocorinthus ,est dans un lieu fort élevé, & il ne fautpas moins d’une heure pour y monter. La ville est au Nord,Sc au Nord-Est d’une montagne par laquelle Mahomet II.•battit-le Château lors qu’ils’en rendit le Maître. II n’y a quedeux Mosquées, Sc une Eglise de G ecs appellêe Panagia,oiidemeure le Métropolitain de Corinthe. Sous les murs duChâteau du côté de la ville, il y a une petite Eglise prati-quée dans le roc, & dédiée à Saint Paul. Corinthe n'estplus habitée que d’environ quinze cens personnes ; mais lacampagne est pleine de villages, & de Zeugaris ou Métairies.Oft en compte jufqu’à vingt-cinq,entre cette ville &Scicion.Ainsi-on ne doit pas s'étonrrer que le Cady ait,comme on dit,trois cens villages fous fa jurisdiction. Les revenus du Paysfont du froment, de forge, des olives, & de f huile d’uneexcellente bonté, des laines, du bétail & du vin.
A six milles de Corinthe on voit encore une muraille àdemi ruinée qui traverse lTsthme. Elle sut bâtie par Bar-thelemi d Est, & à tous les trente pas il y avoit une Tourqui la défendeur. Entre cette muraille & un autre Château ,appellé P olio-caftro, font quelques ruines d’un Temple deJunon , ou fe faisoiertt les Jeux Isthmiques. A deux millesde ce Temple on voit encore six puits que Néron avoit faitcreuser, comme le commencement de la jonction des deuxmers, qu’il prétendoit faire. A quatre milles de la mêmeville on trouve le Port de Saint Crea, où sont quelquesrestes d’un Temple de Neptune. La Forêt de Saint Basile«n est à douze milles. II y a fur le bord de cette Forêtplusieurs Tombeaux d’hommes considérables; mais on n’ydistingue plus que de grosses pierres de marbre, travailléesSc présentement placées fans dessein.* Strabon, Pausanias,Pline, Tourreil, Voyage d‘Italie & de Grece, 1688. Spon ,Voyage4 e Grece, h. 6.
C O FL IO L E. Ville ancienne d’Italie, que Plutarque ditavoir été la capitale des Volsques. Stephanus deVrbbus là•notïim e-corioll'a. Les Auteurs Latins ('appellent Corioli au plu-riel. Iln’en r este plus aucun vestige. Le Pere Lubin, TablesGeogrdphquts.
CORIONDES. Peuples anciens de l’Hibernie. Ils eurent
Ï our leur partage les Comtez de Cork * de Tiperari & de.imerick en Iriande. * Àudiffret ,Geogr. Tomei.
C O R. IS C O. Iíle en Afrique appartenante au Roy deBénin. Ce nom luy a été donné par les Portugais, à causeque la foudre y tomba lors qu ils la découvrirent. Este estsituée au commencement de f embouchure de la riviereappellêe Rio de Aitgra , à 1. degré ro. minutes de l’Equateur,
' du'côté dufsord. Son’toiïí est d’environ une lieue, & foran’y trouve aucun habitant. Son Terroir ne peut produireque des concombres ; mais il y a de bonnes eaux-, & plu-sieurs arbres d’un bois plus rouge que n’est celuy du Brésil.Ce bois est luisant comme un miroir, & si dur, qu’on ne lefçauroit plier qu’avec grande peine. * Sanut, U. y.
COR1SÓP1TUM. Ville ancienne de la Bretagne Cité-rieure , Cité des Ottadenes. II y a plusieurs Géographes quicroyent que cette ville est le bourg du Comté de Cumber-land en Angleterre , nommé à présent Morpeth. Les Anciensont aussi appellé Corifopitum la ville de Qutmper dans la Pro-vince de Bretagne.
COR 1T AIN S. Peuples anciens de la Bretagne Citerieu-re. Leur demeure étoit établie dans ce qu’on nomme aujour-d’huy les Comtez de Northamptòn, de Leïcester, de Rol-land , de/Lincolne , de Notingham’Lc de Darby en Angle-terre.* Àudiffret, Geëgr. tonte 1.
CORITUS. Nom ancien de là montagne d’Italie en Om-brie , qu’on appelle à présent Monte-Corvo.
CORLIN. Petite ville d’Alemagne dans la Cassubie,Con-trée de la Pomeranie , en Latin Corlinttm. Elle est située furla Perlante,environ àiquatre lieuè’s de son embouchure,& àpareille distance dé Colberg. Corîin est défendue par uneassez bonne Citadelle. * Maty, Dítt. de Holl. 1701.
CORMACHITTI ou comacbiettô. Cap de Mile dtChy-pre,en Latin Cormachittum.C’efì. celuy que les Anciens nom-moient LroMMy?ê Promontorïum. Il est fur la côte Septentrio-nale de cette Iíle, au Couchant de la petite ville de Ceri-nés. * Maty, d iít. de Holl. Ì701»
CORMANTIN. Principale habitation du Royaume dePantin en Afrique. C’est Un village aussi grand queMouré,& qui n’en est qu’à trois lieues. Lors qu’on y aborde ducôté du Midy, & que l’on est si prés du rivage que la mern’a plus que sept brasses de profondeur, on découvre cettebourgade. L’ent'rée & la sortie de son Port font ce qu’il y ade plus dangereux fur toute la côte. Cela n’empêche pasque les Anglois n’y trafiquent. Ils y ont un bon Château ,fortifié de quatre boulevards-, Sc défendu de trente-deuxpieces de canon. L’Amiral Ruiter s’en rendit pourtant leMaître pour les Hollar.dois le 6. de Février 1665. le Brafo ouChef,& les Çaboferos ou Conseillers du Royaume de Pantin,étant venu offrir leur secours au General Va'kemburg,pourla somme de vingt-quatre mille livres qu’ils en reçûrent.Ce Fort est ensuite revenu sous le pouvoir des Anglois, &c’eít aujourd’huy f endroit où ils font le plus grand com-merce. * De la Croix , R elat. de f Afrique , Tome 4.
CÔRMECL 0SE. Ville de France dans la SaintongeiElle est située prés de la riviere de Seudre, environ à deuxlieues des villes de Riberou & de Savion. * Atlas.
’ CORMEILLES. Bourg de France dans la Hatite Nor-mandie , avec une Abbaye de ce même nom, & titre de Ba-ronnic, en Laun ( ornielm. II est situé fur la Calone , à troislieuè’s de Lisieux, à quatre de Ponteaudemer, Sc à trois desAbbayes de Préaux. Saint Pierre de Cormeilles est la Pa-roisse de f Abbaye des grands Bénédictins, & Sainte Croixde Cormeilles, est celle du bourg de Cormeilles z dont lecommerce consiste en bleds, en toiles & en Tanneries. II ya des moulins à bled , & quelques autres à papier. On tientun gros Marché à Cormeilles tous les Vendredis * & deuxFoires dans l’année 5 f une à la Saint Mathieu, & l’autre à laSaint Michel. La premiere dure deux jours. La Baron nie >composée de quatre Paroisses en Seigneurie & Patronage*appartient à f Abbaye, qui a une Haute Justice* * Mémoiresdressez, fur les lie’>x en 1702.
CORMËND1NUM. Le? Anciens appelloient ainsi la viltéde Kerment dans la Basse Hongrie.
CORME R V. Petite ville de France dans la Touraine*remarquable par une Abbaye de même nûm, dont a été Ab-bé le fameux Joachim Perion,qui a traduit les Oeuvresd’Aristote & de Saint Denis.* André du Chêne, Antiq. desVilles de France.
CORMES ROYAL. Ville de France dans IaSaintonge*Elle est située en une plaine, environ à trois lieues de Sain-tes. * Atlas.
CORMIGHA. Ville de Perse, située entre Babylone SCBenarou. Elle est assez considérable, & renommée principa-lement à cause d’une Fête que l’on y célébré tous les ans ledixième de la Lune de May, sc que les habitans nommentle Noroux. Dés le matin toute la ville est en rumeur,& ceuXde la eamj agne y arrivent de toutes parts. Toutes les rués| font pleines de monde, Lc les fenêtres, ainsi que les toits,