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sont remplies d’enfans & de femmes. La cérémonie com-mence par une marche confuse de toutes fortes de gens quirendent étroites les plus grandes rues. Us suivent une eípecede biere couverte de riches étoffes. Elle est parsemée desieurs, & environnée de caflolettes & de parfums. Cettebiere qui s’àvance lentement, est portée fur les épaules deEx hommes entierement nuds ; c’est une chose affreuse qu,ede les voir tout couverts de sang qu’ils se tirent du corps àcoups de couteaux pour faire honneur à la mémoire d’Aly,qui est en grande vénération parmi eux. Pendant cettemarche ils font entourez de Joueurs d’instrumens qui s’ac-cordant le mieux qu’ils peuvent avec la voix des Molas ouprêtres, font un concert fort lugubre. Apres quelques toursfaits dans les rues, ils se rendent dans la grande Place, aumilieu de laquelle on trouve une Tente dressée magnifique-ment pour recevoir le Cercueil d’Aly. Si-tôtqu’on i’y aplacé, les Molas se rangent tout à sentour, & recommencentleur chant lugubre accompagné de fim phobie. Cela durejusqu a ce que la populace armée de bâtons , de pierres,d’é-pées & de sabres, se sépare en deux corps, comme deux ar-mées qui íbnt en présence. Aussi tôt la musique cesse, & iln’y a par tout qu’un silence religieux, qui tient les specta-teurs dans le respect & dans Patiente du combat. Le plusancien Mola prenant un Livre, lit tout haut la Vie d'Aly.On l’écoute tranquillement , & quand fur la fin il vient àlire de quelle indigne maniéré Aly a été massacré pour ladéfense de leur culte , les deux Partis entrent dans une es-pece de fureur,& se frappent à outrance.Ils assomment jus-qu’à leurs parens& leurs amis, tant la superstition les aveu-gle , & les Molas ne font cesser ce combat qu’une heure aprésqu’il est commencé. Alors ceux qui font destinez à ramas-ser les corps morts font ranger le Peuple , & les portentproche de la Tente. Ensuite on fait approcher leurs pa-ïens , s’il s’en trouve.parmi ceux qui ont assisté à cette Fête,& un des Molas Fait un discours à la louange de ces Mal-heureux , qui se font sacrifiez volontairement, aprés quoyon les enterre avec des cérémonies qui ne ressemblent enlien a des funérailles; personne n’y pleure, & tout y est unemarque de triomphe. * Carré, Voyage des Indes Orientales ,Tome r.
CORMISSI. Petite ville de France dans la Champagne.Elle est comprise dans ce qu’on appelle le Pays Rémois, &appartient aux Archevêques de Rheims. On la trouve àtrois lièuës de la ville de ce nom. Les Latins l'appellent Cor-miciacum.
CORNA. Forteresse des Turcs en Asie. Elle est bâtie fur!a derniere pointe que l’Euphrate & le Tigre font dans laMésopotamie, avant que ces deux rivières Rassemblent.Comme elles sc joignent prés de-Ià , cette Forteresse en dé-fend le passage. Les uns la mettent à trois journées de Basso-ra, & les autres à une seule. Le nom de Cerna , qu’on luy adonné veut dire Pointe. * Davity, Mésopotamie.
CORNABIENS. Peuples anciens de la Bretagne Ulté-rieure. Us faifoient partie des Calédoniens, & habitoient laProvince de Strathnavern en Ecosse. * Audiffret, Geogr.Tome i.
CORNACUM. Ville ancienne de la Basse Pannonie.Çette ville, selon quelques Géographes, est le bourg de laBasie Hongrie, nommé aujourd’huy Kown ; & selon d’au-tres , c’est le bourg de Kerosca. II y en a encore quelques au-tres qui prétendent que Cornacum soit celuy de Zatna, situédans la même Contrée.* Maty, Dtft. deHoll. ijoi.
CORNE’. Bourg de France dans l’Anjou. Il est situéprés de-la petite riviere d’Authion , à deux lieues de Beau-fort & à trois d’Angers, & fort renommé pour ses Carrières«fardasse, estimées les meilleures de toute cette Province,elles sont d’une profondeur extraordinaire.
CORNEILLAN. Petite ville de France dans l’Armagnac.Elle est située fur l’Adour, deux ou trois lieuës au dessusde la ville d’Aire. Les Latins l’appellent Cornelianum.
CORNELIA, Nom ancien de la ville de Wimphen ,qui estdans la Suabe.
CORNELIANUS MONS. C’est le Col de Tende, passa-ge des Alpes.
CORN ÉLIE. Iíle d’Afrique» Este est à une lieuë duGolfede la Table du Cap de Bonne-Efperance, & à cinq de l’Isted’Elifabeth, à laquelle elle est presque semblable quant auxanimaux & autres choses ; mais elle est plus élevée, & a plusde fleurs. * Davity, Ijles d’Afrique.
CORNETO. Ville d’Itaiie dans le Patrimoine de Saintpierre, anciennement Cajirum Innuu On y entre aprés avoirTome i, f
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passé là M art à fus un Pont. C’est une ville Episcopale ; maisdont l’Evêché est uni à celuy de Monte-siascone. Elle est àun mille de la mer sans avoir dé Port,& au milieu d’unebelle plaine, fertile en grains, qui font la richesse du Pays.De belles murailles l'environnent , Sc il y a plusieurs toursquarrées. Les Eglises & les Convens sont fort médiocres.Corneto est à dix milles de Civita-Vecchia , & est la Patrie duPape Grégoire V. appellé Brunon auparavant» 11 étoit Aìe-mand, & cousin ou neveu de l’Èmpereur Othon III. 11 futmis fur la Chaire de Saint Pierre le n. de Juin 996. aprésla mort de Jean XV. Sc mourut le 18. de Février 999. Soncorps fut enterré dans le Vatican auprès de celuy de SaintGregoire.Ce Pape eut pour Successeur Silvestre II.*E.D.R.Nouveau Voyage ditalie.Tome 2.
CORNEVILLE. Abbaye de Fi ance dans la Normandie,en Latin c ornavilla. Elle est de Chanoines Réguliers de l’Or-dre de Saint Augustin de la Congrégation de Sainte Gene-viève , & située entre Ponteaudemer & Montfort, dans lepetit Pays Roumois. L’Abbé nomme aux Cures Régulièresdes Paroisses de Corneville, Calletot, Valtot, Perville ScVílquiers. * Mémoires manuscrits.
CORNICULUM. Ville ancienne du Latium. On en voitles ruines Fur la montagne de Gennaro,qui est dans i’Etat del'Eglise.
CORNLEY. Petite ville d’Angleterre dans le Comté deCornoiiiille. Elle est située en une plaine vis-à-vis de Tre-gnie à deux milles de cette ville , & à six de Grompont» *Atlas.
CORNON. Petite ville de France dans la Basse Auver-gne» Elle appartient à l’Evêque de Clermont, Sc au Baronde ce même lieu.On y trouve une EglsseCollegiale.LesChâ-teaux ou bourgs de Goldolie , Dieux-Seret Sc Mtllefleur ensont voisins, aussi-bien que la Roche de Marniac, Orsct, leGrêt,avec unt Eglise Collégiale, Mouton & les Marries deVeyre. * Davity ,Auvergne.
CORNOUAlLLE. Province d’Angleterre avec titre deComté, en Latin Cotnubia. Elle ne tient à la Terre-fermeque du côté de l’Orient où elle confine avec le Comté deDe von. Du reste elle forme une grande Fresquiste quis’avance dans l’Ocean jusqu’à soixante milles, & qui a lafigure d’une corne, ce qui l’a fait nommer C ornotiaille. II y âdes Historiens qui tirent son nom de Corme n s ou cornejus -,Compagnon de Brutus. Le Pays est abondant en plusieurschoses ; mais fur tout en mines d’étain,dont on fait un granddébit dans les Pays Etrangers. On y trouve aussi des dia-mans polis fans artifice par la nature, & taillez à faces & enpointes.Quelques-uns,de la grandeur d’une noix,ne cedent àceux d’Orient qu’en dureté.Quoy que la terre y soit natu-rellement stérile, elle ne laisse pas d’être d’un fort grandrapport, par le travail des habitans, qui l’engraissent de l’aLgue de la mer. Sc d’un certain fable, qui fait les mêmes ef-fets que le fumier. Cette Province fe divise en neuf Hun-dreds ou Districts , où font les bourgs de Lestuthiell, deBodmyn , de Launston , de Truro, de Saint Germain ,d’Helston , de Leskard , de SaltaisKe , de Camelford, deWelstow, de Graw-Pound , d’Eastlow, de Penryn , deTregoney , de Bossiney, de Saint Yves, de Fowey , deMichell, de Newport, de S. Mawe Sc de Killington. Tousces bourgs envoyeur chacun deux Députez au Parlement»Le Port de Falmouth est dans le même Comté de Cornoiiail-le. Comme il n’est pas moins difficile d’aborder à cette Pro-vince par terre que par mer , à cause des défilez & des mon-tagnes qui la séparent de celle de Devon , elle servit de re-traite aux Bretons dans le temps de l’irruption des AngloisSaxons. Ils s’y fortifièrent & y vécurent long temps dansl’indépendance. Cadoque ,dernier Prince de Cornouailléétant mort, Guillaume le Conquérant s’en rendit le Maître,,& y établit son frere Robert, dont le fils nommé Guillau-me , ayant été condamné à mort par Henry I. à cause qu’ilavoir pris les armes contre son service, Henry ÎI. donna leComté de Cornoiiaille à Renaud , fils naturel de Henry I»& Renaud n’ayant point laissé d’enfans, Henry en investitson second fils nommé Jean, lequel étant parvenu à la Cou-ronne , en disposa en faveur de Richard son fils, qui fut éle-vé en 1257. à la dignité Impériale. Edouard I. le réunit au,Domaine d’Angleterre aprés qu’Edmond,fils de l’Empe-reùr Richard fut mort. Edouard II. en gratifia Pierre Gaul-ston, Gascon de naissance, auquel succéda Jean de Eitham*filsd’Edouard II. Ce Prince n’ayant point laissé de postéri-té , Edouard III. érigea ce Comté en Duché,& depuis cetteérection les ffiz aînez des Rois d Angleterre , font Ducs de
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