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Tome I. [A - D.]
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extrêmement cher, marcha contre eux, & les íit tous im-moler aux Manès de ce Favori.

COSSIO. Ville de la Gaule Aquitanique , qu’on a aussinommée Va site s. C’est la ville deFrance en Guyenne que Tonappelle aujourd’huy B az.as.

C O S S O 'N A Y. Ville qui appartient aux Suisses dans laBaronnie de la-Serre. Elle est íìtuée fur le bord de la rivierede Venose. * Atlas.

COSSOVA. Plaine qui s’étend entre la Servie ou Rassie,& la Bulgarie. On Rappelle autrement le Champ des Merles.Elle est remarquable par la bataille que Bajazet I. fils d’A-murat I. y donna contre Lazare,Despote de Servie, dònt lestroupes y furent taillées en pieces Fan 1388.* Herbeiot, Bi-iliotheque Orientale.

COSSOVO ou Monte Costbvo. Montagne deGrece dans laThestàlie, en Latin Costovns mons. Elle s’étend tout le long dubord Méridional de la riviere de Penée jusqu’au Golfe deSaloniehi. C’est celle que les Anciens nommoient ojfa. *Maty, Dift. de Holl. 1701.

C O S S U R A Costyra ou cofura. Noms Latins de l’Ifle deBantalarée qu’on trouve dans la mer Mediterranée."

COSSWICK.Villed’Alemagne dans la Principauté d’An -halt. Elle est située fur f Elbe.

COSTA RIGA. Province de l’Audience de Guatimaladans la Nouvelle Espagne. Elle est bornée de Nicaragua,vers le Nord 8e vers l’Oiiest;de Veragua du côté de fEst;8ede la mer vers le Nord 8e vers le Sud. Sa longueur est dequatre-vingt-dix lieues,depuis les dernieres limites de Nica-ragua vers FEssjufqu’à Veragua; & fa largeur d’environcinquante. Le Terroir y est fertile, & les Espagnols y habi-tent deux villes, appellées Cartago 8 c Castro d’Auflria. La pre-mière est à vingt lieues de la mer du Sud, & comme au mi-lieu de l une & de Fautre mer,de forte qu’elle a un Port furchacune. Herrera a marqué Castro d’Auftna dans ses CartesG ographiques,fans en dire autre choie que le nom.LopezVaz Portugais, & quelques autres assurent que la Provincede Costa-rica est un Pays de montagnes, vaste & desert, cequi ne convient pas à son nom. Elle a la Baye de Saint Jé-rôme sur la mer du Sud, & celle de Carabaco sur les limi-tes de Veragua.

COSTE DE GENES. Petit Etat d’Italie qui renfermece qui est soumis à la République de ce nom. On l’appelleautrement Riviere de Genes ou Genovefat , en Latin GenuenfisDitio. Il-*a pour bornes à l’Orient,une partie des Etats deToscane, le Marquisat de Fofdinovo & le Duché de Massa ;à l’Occident la Principauté de Monaco & le Comté de Nice;au Midy la mer Mediterranée ; & au Septentrion le montApennin qui le sépare du Piémont & des Duchez de Mont-Ferrat, de Milan 8 c de Parme. Cet Etat peut avoir cinquantelieues de côte ; mais fa largeur n’est guere que de huit ouneuf. Quoyque le dedans du Pays soit montagneux & in-culte en beaucoup d’endroits, il est cultivé & extrêmementFertile le long de la mer. On le divise en côte du Ponant, &en côte du Levant, 8 c la ville de Genes est entre les deux.La côte du Levant comprend les villes de Vintim;glia,d’Al-benga, de Noie, de Savonne, & la Forteresse de Gavi. Ontrouve dans l'autre Rapallo,Brugneto,Spezza.& Sarzano.Ce Pays est Fancienne Ligurie Maritime,que les Latins nom-moient Ligurïa Littoria , Montana 8 c Inalpma. * Maty , I)i$. deholl. 1701.

COSTE D È GRAIN. Côte d’Afrique au Pays desNoirs. On la nomme ainsi à cause de certains fruits appel-iez Graines de Paradis , que Fon y recueille en abondance,felle commence aux bords de Rio Sestos, 8 c s’étend jusqu atrois lieuës au de-là du Cap des Palmes, environ à soixantelieues de Rio Sestos, à neuf du petit Dieppe, & à douze deRio Junxo, riviere fort difficile à remonter pour la rapiditéde son cours 8 c pour les écueils qui font à son embouchure*A quatre ou cinq lieuës au dessus est le village de~Konings-dorp, & un peu plus loin le petit Sestos. Le CapSée est septlieuës plus avant.On trouve ensuite les villages de B o fou, lepetit Seter, Tesse & Ëotowa qui est vis-à-vis du Cap deSuviine. La côte des environs est assez élevée, 8 c au bas deces hauteurs on volt un village & une riviere qui portentaussi le nom de Suviine. Le village de Sabre Bon est à sixlieuës de cette riviere ; & celuy de Crouw est à une pareilledistance de Sabre-Bon. Áu de-là de Crouw on trouve unCap qui a trois extrêmitez noires battuës de la mer. Depuisle village de Suviine jusqu’à Crouw, la côte va de l’Elt auSud-Est. Le Pays est bas & uni à "Est , 8 c on ne peut pref-que le voir de la haute mer. Alix ou sept lieuës de Groutv

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est le village de Wapeh, après lequel on trouve celuy deDrouvyn,& ensuite le grand Seter,où il y a un ample bassintoujours plein d’eâu fraîche, placé entre des rochers cachezfous l’eau. A quatre ou cinq lieuës du grand Seter, on dé-couvre le village de Gojaven, & un peu âpres Garwey &Grewey. A une portée de canon de ce lieu est une monta-gne ronde qui sert de signal aux Pilotes. II y a aussi une pe-tite riviere dont le lit est entrecoupé d’écuëils & de bancsde fable. Cependant iln’y arien à craindre en la remontantavec un esquif, sur tout du côté Méridional qui est bordéde quelques maisons. Les vaisseaux s’y peuvent fournir d’eaufraîche 8 c de bois. On arrive de-là au Cap des Palmes. *De la Croix, Relat. de l’Ast’que , Tome 3.

COSTE D OR. Côte d Afrique dans la Guinée, qui gîtentre les quatre degrez & demi jufqu’au sixième & demi délatitude Nord, selon que les terres s’approchent ou reculentplus du Sud , & s’étend entre les dix-sept & vingt & un delongitude-Est.Elle a pris ce nom de la quantité d’or qui s’entire tous les ans, tant des mines que parmi le íable des rivières,du Pays 8 c fon étendue est de cent trente lieuës. Le rivaged’Aíbini, qui est la premierePlace de la Côte d’Or, est uneterre fort basse,bordée de grands arbres.Le village en est situéà l’embouchûre de la riviere de ce nom , qui se jette en merau Sud,& s’avance bien avant dans les terres auNord- Nord-Oiiest. Ce rivage s’éleve en montagne jusque proche d’A-chema qu’il se baisse encore jusques à Cap Coríe où il se re-lève , & continue le reste de cette côte, qui peut avoir decircuit, en y comprenant les Pays de dedans d'où Fon tireFor,quatre cens lieuës, partagées dans les Royaumes d’Aíbi-ni , Axime ,Comendo, Fétu, Acanis Petit, Sabou,Pantin ,Akara,& les Seigneuries d’Abrambou 8c de Takara,quirelevent tous du Roy d’Acanìs-Grand , qu’ils nommentAkim,dont la ville est située quatre-vingt-dix lieuës au Nordde la Mine dans les terres.

Les ha bi tans de la Côte d’Qr font gens bienfaits, & bienproportionnez. Quelques-uns ont le nez camus, 8 c presquetous les oreilles petites, les yeux vifs & étincelans, & lesdents aussi blanches que l’y voire. Quoy que la barbe leurvienne assez tard, leurs Officiers & leurs Capitaines la por-tent fort grande au menton. Leur peau est noire, délicate,unie & fans aucun poil ; mais à mesure qu’ils vieillissent,leurnoirceur diminué, & leurs cheveux,qui sont courts noirs 8 ccotonnez, grisonnent. Ils ont de Fesprit 8 c beaucoup dejugement,sont fins & adroits,portez au larcin,avares,yvro-gnes, & luxurieux au dernier point. lis payent difficilementleurs dettes, craignent le froid,qu’ils ne peuvent supporter,& sont si glorieux, que les Marchands, qui sont la plupartNobles,Capitaines ou Officiers,marchent toujours les yeuxbaissez dans les rues. Ils ne les levent que fort rarement,ontderriere eux un Esclave qui leur porte un siégé pour hetrepas obligez à demeurer long-temps debout , 8 c ne répondentqu’avee peine au menu Peuple,à qui jamais ils ne parlent qued’un ton d’autorité. Lors qu’ils sortent ou qu’ils negocientavec les Etrangers,ils prennent une piece de soye, de tafetasou de linge fin des Indes damassé, long de deux à trois bras-ses,qu’ils ceignent autour d’eux, le passant entre leurs cuis-ses , & en laissant traîner les deux bouts jusques à terre , pardevant & par derriere.Quelquefois ils s’entortillent de quel-que autre étoffe, depuis le sein jusques à mi-jambes, ou la 1jettent fur leurs épaules en maniéré de manteau. Ils ont di-verses façons d’accommoder leurs cheveux , 8 c presquetous des chapeaux. Les uns s’en font de paille, les autresd’écorce d’arbre ou de peau de chèvre. Les Esclaves vontnû-tête , ce qui lés fait distinguer. Ils se parent de diverscolliers 8 i de bracelets,qu’ils enjolivent avec de petits ouvra-ges d’or en Fhonneur de leur Dieu, aprés avoir marmotédessus. Ils portent aussi jusqu’à la cheville des pieds des ba-gues & des tours de rasade ou de corail enfilé dans du fil*

Les femmes sont bien faites tout le long de cette côte,lesunes plus petites leS autres plus grandes,grasses & avec beau-coup d’embonpoint ; fur tout les filles ont un soin particu-lier de leurs cheveux,qu’elles ont deux fois aussi grands queles hommes. Elles sçavent les accommoder en cent manié-rés galantes, les collant avec de l’huile de palme , & y atta-chant des rubans si elles en ont, des ouvrages d’or ou de pe-tites coquilles rouges. Quelques-unes fe peignent les sour-cils , le front & les joues de rouge & de blanc, & fe font dépetites incisions à côté des temples & des oreilles qu’ellesont petites, ce qui forme des tumeurs qu’elles peignent dédifferehtes couleurs. Elles ont l’espritfin, adroit, enga-geant , aiment à paraître , sont fort sobres, & attachées aiï