CYR
C Y T
Arménie, & aprés avoir coulé par la plaine de Géorgie ,grossi de plusieurs rivières, il sc joint à l’Araxe, & se dé-charge dans la mer Caspienne. * Davity, Géorgie.
C YRENÀYQUE. Ancien Pays d’Afrique que Marmoldit être aujourd’huy la Province de Mesrate dans l’Etat deTripoli, quoy que Magin la confonde dans la Province deBarca, en-Latin Cyrenaïca. Les Modernes l’appellent Corme ,auffibien que fa ville capitale; & les Âfriquaihs céyret. Unepartie de ce Pays peut être comprise dans les Déserts deLydie, le Çyrenayque, partie de fancienne Lydie, com-mençant selon tous les Géographes, aux Autels des Phile-nes,pris par quelques-uns pour le Port de Sabiaou de Sable;mais félon Pomponius Mêla &Strabon*ils’étendoit jusqu’auCatabathme d’Ègypte & jusqu’au Nil,& par conséquentcomprenoit la Marmarique, & selon Ptolemée, jusqu’à laCité de Darnide,d’où laMarmarique s’avançoit .jusqu’à l’E-gypte. Aujourd’huy la Çyrenayque,éloignée de trente-troislieues de Tripoli, a pour bornes au Couchant la Provincede Mecellata; au Levant celle de Barca,& s’étend le longde la mer Mediterranée Lybique. Ses cinq villes qui la firentappeller Pentapolis , petite Contrée,qui ne fut toutefois queTun de ses membres,étoient Cyrene, Berenice,Appollonia,Ptolemáïs & Arsinoé, ou Teuchira. Olivier les appelle Corene, Bernich, Bonandria, Tolemata & Trochata. Marmolne change point le nom de Cyrene ; mais il donne aux qua-tre autres les noms de Berbic, deBona Andrea,de Ptole-meta ou Pfolemea, & de Trocara. Les lieux principaux decette Province, en commençant au Couchant le long de lacôte, font Àlcudia, la pointe de Sabia, les Salins ou le Salineà l'Italienne, qui fut autrefois un Port ; Zanara, autre Portdes Anciens,qu'ils nommojent Díarchea ; 1 Isle desOiscaux,à quatre milles de la Terre fçrme; Caméra ou Cambra, selonMercator, anciennement Tour d’Hercule ; Çarcora,Forteresse qu'on a nommée autrefois Diacherfis; TejonisouTejones,qui est l’ancien Cap des Briois ; Ardbrii, autrefoisrivage des Briois; Hc en passant plus avant le long de 1 a mêmecôte appellée proprement Pentapolis, on trouve Berbic, lariviere de Milel, Trocara , Tolometa , Zadra , autrefoisAusigda,Longifana ou Longifaria, anciennement Templed’Aptuche, le Château d’Araz-Áusên, Bonandrea, Forceii,autrefois Eritron,Favoro, que les Anciens appelloient Chersis & Darny. Dans le Pays font les villes de Cyrene, d’Ar-quide, de Quereda, de Napoli & autres. La Çyrenayque,qui anciennement étoit si peuplée en la Contrée des cinqVilles ou de Pentapole, est aujourd’huy presque déserté ,tant prés de la mer, par la crainte des Corsaires,que dans lePays, à cause des Arabes qui ravagent continuellement toute la Province, Le témoignage des Anciens donne pourtantlieu de croire qu’il y a quelques endroits qui font bons, &particulièrement ceux des environs de Cyrene, puis qu’ilsdisent qu’encore que la Çyrenayque soit dans les Déserts deLybie , elle a un Terroir abondant en eaux & fertile* qui ades forêts, des prairies, & divers animaux domestiques, &qui produit toutes sortes de fruits & de plantes*particuliè-rement le Silphium , qu’on tient pour l’herbe qui porte leBewjai» & ÏAjfa Fstida. Pline donne à ce Pays plusieurs bêtesvenimeuses, &entr’autres des basilics qui tuent les hommesde leur seule vue, & qui brûlent les arbres & les herbes. Leshabitans du rivage vivoient presque à la façon des Euro-péens ; mais ils avoient différons langages & des Dieux parti-culiers de leur Patrie, aufquels ils rendoient de grands hon-neurs. Ceux qui se tenoient plus avant dans le Pays n’a-voient point de villes ; mais seulement des cabanes. Us pré-noient leurs repas à terre, & leur viande ordinaire étoit dela venaison , parce qu’ils éparghoient leur bétail autantqu’ils pouvoient. Leur vaisselle étoinde boís ou d’écdrced'arbre, Sc ils n’avoient pour leur boisson que du lait ou dujus de quelques grains comme ceux du laurier. Les princi-paux pqrtoient des hoquetons & des sayes , & les autres secouvroient de peaux de bêtes sauvages ou de leurs brebis.Ils avoient une Loy par laquelle ceux qui intentoient desprocès étoient conduits par les Ephores pour être jugez, &lors qu’on les condamnoit à quelque amende pour les avoirentrepris mal à propos, ils demeuroient infâmes. CeS Peu-ples trafiquent avec les Chrétiens » desquels ils reçoivent lesmarchandises d'Europe , qu’ils portent au Pays desNegres,les troquant pour des Esclaves, de la civette & du musc *qu’ils vont vendre ensuite au Pays des Turcs. Ils peuventmettre dix mille hommes ensemble, avec les Bereberes desmontagnes, & ont ordinairement guerre avec les Arabesleurs voisins. Ils ont tâché fort longtemps de se fendre li-
bres, & sent aujourd’huy sujets du Turc, qui poffede tou-te cette côte.* Davity, Etats du turc en Afrique. Pline, U. 5 «ch. $■ Ptolemée, li. 4.
CYRESTIQUE ou cyrreflique .Contrée de la Syrie, quîprenoit son nóm d une ville appellée Cym ou Cynus. Plutar-que en parle dans la Vie de Demetrius, & Ptolemée, liv. 5«ch. 15. fait le dénombrement des villes de cette ancienneContrée. Elle étoit contigvë à la ’Comagene du côté diìNord , ■&-avoit la Pierie à l'Orient, & l’Euphrate à l’Oc-cidefit, allant vers leMidy jusqu’au Territoire d’Antioche*où elle tenoit à la Chalcidique. * Le Pere Lubin, Tables Géo-graphiques.
CYRNE’ENS. Peuplés des Indes , qui vivoient ordinai-rement cent quarante ans selon Pline, li. 7. ch. 2. Àlexandefab Àléxandro, lui. chsp. 25. dit que ses femmes aprés avoiracCouché,ne prenoient aucun ‘soin de leurs enfans,& que lesmaris demeuroient assidus en leurs maisons pour les garder& pour ses élever.
CYROPOLÏS. Ville ancienne de la Medie ÀtropateneiC’est celle qu’on appelle présentement Scamachie.
CYRRHE ou Cym. Ville ancienne de la Phocide, dònÈparle Plutarque dans la Vie deLycurgue,& dans cesse déNuma Pompilius.Son assiette étoit fur un Golfe auquel elleavoit donné le nom de Golfe de Cyrre , appelle présentementGolfe de Lepante. Elle étoit à l’opposite de Sicyone, & c’étoitau Port de cette ville que l’on prenoit terre pour aller auTemple de Delphes. II y avoit au Nord de la même villéune plaine eue l’on nommoit qui recevoir son nom,
dû fleuve .sÉgaS, qui vénànt de Delphes, & courant vers léMidy,arrosoir cette plaine, & sc déchargeoit dans la merau pied des mûrs de cyrrhe. Strabon, li. 9. distingue Cyrrhede Crtssée, & dit que ces deux villes oht été détruites. Onappelle à présent ce lieu Ajhopith * Le P. Lubin, Tables Géo-graphiques.
CYRRUS ou cyrros. Ville ancienne qui fut fondée parCyrus, & qui étoit capitale de la Cyrrestique,Province de laSyrie. Les Géographes tiennent que cette ville est 1 e bourgde la Turquie en Asie, qu’on nomme aujourd’huy Cann,ôc& qui est situé entre Alept & Samosate.
CYSIQUE. Ancienne Ville de la petite Mysie, au rivagede la Propontide. Eíle est dans une Isle du même nom,qu’A-lexandre joignit à la Terre ferme par deux Ponts. Cette Ifléa soixante & cinq milles de tour, & la ville étoit bâtie présde ces Ponts fur le panchant d’une montagne, & avoit deuxPorts fermez,capables de contenir jusqu’à deux cens navires.Selon Sophian, on la nomme aujourd’huy cbyzko. ThevetRappelle Zelìe. Gherlachius a écrit que les Grecs la nom 7ment la petite Troye. Le Noir dit que son nom moderne estCificot 81 qu’elle est entierement ruinée ; mais ses ruines fonttelles,qu’il semble qu’elle étoit toute bâtie de marbre blancjde forte que l’on y va prendre force marbre, qui se trouvemême dans ses fbndemens, afin de bâtir ses Mosquées desEmpereurs Turcs & de leurs Bachas. Proche de Cy sique ortvoit 1e bourg que les Grecs nomment Àntace , qui sert dedemeure au Métropolitain de Cysique. Le Terroir decettéville est fort gras. Ses habitans firent connoître leur puis-sance en la guerre de Mithridate, lors qu’il les vint attaquesavec cent cinquante mille hommes. Ils résistèrent à rouéavec quatre cens navires. Ils avoient les Cérémonies & lesSacrifices de Cybele,de même que ses Troyens, & quandils celebroient ces Mystères, ils battoient les tambours, &joiioient des cymbales. Leur République étoit établie selortla forme de Celles de Rhodes* de Marseille & de CarthagesElle aVoit trois Magasins, l’un rempli d’armes, l’autre d’in-strumens de guerre, & le troisième de froment, & trOis In»tendans fur ceS Magasins. Les Romains firent paroître com-bien ils estimoient cette République en la laissant libre. II yavoit proche de Cysique dans les champs Adrasticns ustTemple deNetneíis nommée Adrastie;& prés dc ce Templeun Oracle d Apollon & de Diane. * Davity, Pttite MyfieéCYTERIUM. Ville ancienne, qui est aujourcfhuy lébourg du Royaume de Naples dans la Calabre Citerieure 4appefié C infant).
CYTHiÍEUM. Nom ancien de Setìa , ville de rifle dS
Candie.
CYTHERE. Ifle de la mer Egée, en laquelle les Poètesdisent que Venus aborda fur une conque marine, d’où cettëDéesse reçût 1 e nom de cytherée. Les habitans l’y adoroienÉdans un Temple magnifique qu’ils lûy avoient consacré.
Stephanus/se Vrbibus dit que cette ifle s’appelloit aussi Pof-phyruffa Si cytheua. Elle avoit une ville de son même nom*