Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
773
JPEG-Download
 

C’estla premiere de celles de l’Archipel du côté de l’Ôcci-dent. Cette Ifle,appellée présentement Cw£ff,êst à cinq millesdu Peloponese, & à quarante-cinq de l’Iste de Candie. * LeP. Lubin , Tables Géographiques.

CYTIdERON. Montagne de la Beotie, dont le pied estarrosé par le fleuve Asope. Elle commence proche de cellesde la Megaridë,& finit auprès de Thebes. Les PoëteS ontfeint que cette montagne étoit consacrée au Dieu Bacchus ,& que les Bacchantes y celebroient leurs Orgies ou Triete-rides. Ce fut fur ce Mont, selon ce qu’ils disent, que Pen-thée fut mis en pieces par fa mere Ino, & par les autres Bac-chantes , & qu’Oedipe enfant, fils de Laius Roy de Thebes,fut exposé, sur ce que sOracle avoit déclaré que le fils quinaîtroit dlocaste femme de ce Roy,tuëroit son pere & épou-seroit, sa mere. Cette même montagne étoit consacrée à^ Apollon & aux Muses,qui de-là ont étéappellées cytherides.PÍutarque, dans son Livre intitulé Des meuves & des monta-gnes , dit que le Mont Cy theron avoit été auparavant appel-lé Aster’m . 11 féparoit la Beotie de fAttique, s’étendant del’Occident d'Híver à POrient d’Eté , depuis le GolfedeCorinthe jusque proche de la ville de Thebes. On lenomme encore à présent c itherone. * Le Pere Lubin, TablesGéographiques.

CYTHNE. Isle de la mer Egée, Punedes Cyclades. Elleest au Sud de Piste de Delos, & peut avoir trente milles decircuit. Cette Isle conserve son ancien nom.

CYTORÚM. Ville ancienne d'Àíie dans la Bythinie. Celieu fe nomme aujourd’huy C astelle. II est proche du montCytorius qui s avance vers la Paphlagonie, environ soiXantemilles j & qui est fort couvert de bois. * Davity.

C Y ZIC U S. Nom ancien de Palerme, ville ruinée del’Anatolie.

C Z

C ZÀKHON ou Cz,akgnthurn. Ville d’Àlemagne dans laStirie. Elle est située fur la riviere de D rave.CZAREFGQROD. Ville de la Tartarie, que Tamerlandétruisit dans une guerre qu’il eut contre les Moscovites.On l’appelloit autrement Pille Impériale. Elle étoit bâtie depierres dUres dont on voit encore des restes. La plupart fu-rent portées à Astracan,& employées a construire cette ville, iJeaffSmiys, Troisième Voyage, cb. u.

CZARITZA. Ville de la Tartarie diteNagaie. Elle estsituée à la droite d’une colline, & n’est pas fort grandejmaiselle est passablement sorte, étant ceinte de bonnes murailles,accompagnées de tours & de bastions,où rien ne manque dece qui peut arrêter les irruptions des Tartares & des Cosa-ques. On la nomme autrement iMperàce. * Jean Struys,TroifiémeVoysge ,ch. n.

CZARNO VA. Ville de la petite Pologne dans le Palati-bat de Sandomir. Elle n est pas fort éloignée de Pictrocowdu côté du Midy. Ce fut à Czarnova que Charles-Gustave,Roy de Suede, mit en fuite les Polonois fan iôjj.

CZASÉAW ou Czjaflaw. Ville du Royaume de Bohê-me, capitale d’un Cercle qui porte son nom, en Latin czas-Uvia. Elle est située fur la riviere de ChrudimsKi, entre lesvilles de Chrudim & de Caurzim, à six lieues de la premie-re ,& à quatre ou cinq de fautre. C’est le lieu ou fut en-terré le fameux Jean Zisca, Clief des Hussiteis, qui aprèsavoir perdu les deux yeux en deux differentes occasions iassiégea encore des villes qu’il prit, & donna des batailles

qu’il gagna. * Maty, Diïï. de Eoll. 1701..

•CZLBRIN. Ville de Pologne dans ta Basse Volhînie, ehLatin Cz,erinum. Elle est située fur la riviere de Tafmin , àtrois lieues ou environ de f endroit où elle fe jette dans leBoristhene , & à dix de la ville de Czyrcaísi du côté du Sud.

* Maty, Diá. de Holl. 1701.

CZEIZELMAUR. Bourg ou village d’Alemagne.dansl’Archiduché d’Autriche. II est à six lieues de Vienne fur leDanube, à f embouchure de la riviere d’Antzeípâch , troislieues au dessus de Neubourg. Les Géographes le prennentpour l’ancientie Ceîium.* Maty, Diâ. de tìoll. 1701. ,

CZENSCbOW ou Cz-enftochorv. Petite ville de Polognedans le Palatinat de Cracovie, aux confins de celuy de Sirad& de la 8,leste , en Latin Cz.enflochova. Elle est à vingt lieuesde Cracovie & à quinze de Sirad fur une colline,où f on voitton Monasterequi attire la dévotion de beaucoup dePelèrins;Cette ville est forte par fa situation & par divers ouvrages,& retint long temps farmée de Suede durant les guerres dudernier siécle. * Vlaty, Dict. de Holl. 1701.

CZERLMiSSES, Pays compris dans là Moscovie Sep-

tentrionale ,& qui s’étendle long du Volga, depuis le Du-ché de Nisi-Novogrod jusqu’au Royaume de Casan. LesPeuples qui f habitent sont Barbares, Infidelles, & fort ad-dónnez au vol & aù sortilège. I!s n’ont point de maisons ;mais seulement de méchantes huttes, qu’ils transportentd’un lieu à un âutre , félon que les pâturages font meilleurs.Us y font paître des bœufs ,des chevaux & âutres bestiaux ,Sc ne sèment ni ne cultivent la terre. Ils vivent de lait, demiel & du gibier qu’ils trouvent dans les forêts, & n’ayantni Loix ni Magistrats, ils n’ont aussi aucune forme de Gou-vernement. On appelle ceux qui demeurent du côté droitdu Volga C&eremtjfes NagornOy pu Nagorni c’est-à-dire ,Ma-bitans des montagnes,du mot fíá,qui en Langue MoscovitesignifieSur;& deGor,Montagne;& ceux du côté gauche,Cx.e-remijfes- Lugowi ou Logouvoy, c’est-à-dire , qui habitant lesprairies. 11 y en a de Mahométans ; mais auprès de Cátsan, cesont tous Païens, qui ne sçavent ce quec’ést que Circonci-sion ni Baptême. Toute la cérémonie qu’ils observent pourdonner le nom à un enfant, c’est de luy faire porter celuydu premier homme qu’ils rencontrent en leur chemin,en uncertain jour qu’ils choisissent six mois aprés qu’il est né. Uscroyent la plûpart qu’il y a un Dieu qui est immortel, &qui étant auteur de tout le bien qui ârrive aux hommes ,veut & doit être adoré ; mais ils sont persuadez que famémeurt avec le corps. Quoy qù’ils ne croyent point d’Enferjils disent qu’il y a de mauvais Esprits qui tourmentent leshommes en cette vie, & ils tâchent de fe les rendre favora-bles par leurs sacrifices. Ils ont un certain endroit-à quarantelieues de Caíàn appelle Nemda dans un lieu marécageux, oùils font leurs pèlerinages, portant un présent au mauvaisEsprit, asm qu’il empêche qu’ils ne tombent en langueur.Us croyent qu’il Fait fa principale demeure fur le torrent dcScokskem, à quelques lieues de Nemd, & comme cette pe-tite riviere qui n’aque quatre pieds d’eau, ne gele jamais,parce que son cours est trop rapide entre deux montagnes zils ont une si grande vénération pour elle j qu’iìs croiroientse mettre darts un péril évident de mort s’ils en appròchoientjquoy qu’ils fçachent que les Moscovites la passent fans aucundanger. Dans les sacrifices qu’ils font à Dieu, ils tuent uricheval, un bœuf ou un mouton, dont ils font rôtir la chair,& en prennent une tranche dans une écuelle, & tenant dans ‘fautre main une autre écuelle pleine d’hydrómelou de quel-que autre liqueurjils jettent f un & fautre dans un feu qu’ilsfont devant la peau de f animal qui sert de sacrifice. Ils éten-dent cette peau fur une perche couchée de trávers entredeux arbres, & la prient de prefenter leurs prières à Dieu,

Sc d’òbtenir qu’il veuille augmenter le nombre de leur bé-tail , óu les autres commoditez de la vie presente.Us adorentaussi le Soleil & la Lune, conime auteurs de toutes les pro-ductions de la terre i & poussent leur superstition jusqu’àavoir de la vénération pour tout ce qui fe présenté à eux lanuit en rêvant, qu’ils adorent le lendemain, comme le feu ,l’eau,un cheval, une vache & autres chôfes. Iís n’ont niEglises, ni Prêtres, ni Livres, & leur langage, qui est toutparticulier, n’a rien de commun avec celuy des autres Tar-tares ni avec le Turc , quoy que ceux qui étant sujets duCzar -, sont obligez de converser avec les Moscovites, se ser-vent aussi de leur langue. Ils font toutes leurs cérémoniesReligieuses & leurs Sacrifices auprès d’un Torrent, & ils s’yassemblent fur tout âpres la mort de quelqu’un de leursamis. Ils font mourir avec luy le meilleur de ses chevaux i& c’est pour euX de quoy faire ton bon repas. Il n’y a riende si ordinaire parmi ces Peuples que la Polygamie. Us ontpresque tous quatre ou cinq femmes, qu’ils prennent sou-vent dans une même maison, fans sáire difKcúlté d’épouserles deux soeurs en même temps. Les femmes sonc touteshabillées d’une grosse toile blanche,dont elles font taHeraencenveloppées qu’on ne leur voit que le visage. Les filles,quisont fiancées portent une coëffure particulière. Este estpointue comme une corne qui semble sortir de la tête de lalOngueur d’une demi-aune. Au bòut est une houpe de sòyede differehtes cotoleUrs,à laquelle pend Une petite clochette.Les hommes portent une longue robe de toile,fous laquelleils Ont des tháusses. Us fe font raser là tête. Les garçons ylaissent croître une longue tresse de cheveux, que les unsserrent dans Un nœud còntre la tête. Les autres laissenttraîner cette tresse fur le dos.* Olearius, Voyages de Verse.

CZERNICK. Bourg de l’Eseiavonie, situé fur une rivie-re de même nom, eh Latin Cz.ermcmn. 11 est à deux iieuësde Possega en tirant vers l’Occident, & pris par quelquesGéographes pour f ancienne Cirtifa.* Maty,o-d. de Holl, ijqù

EEeee iij