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Tome II. [E - O.]
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I

’IÀGÀNNAT. Vilìe des Indes, située fur le Golfe déSo i^ ae ' EUe a re ÇÛ son nom d’un fameux Temple ouPa-CQU e l'on y trouve, & où il y a tous les ans un grand con-fis rs ® Indiens qui y vont en Pèlerinage. L’une des princi-^ s cere monies qui se pratiquent dans ce Temple, est deO n n , er pour épousés à 1 Idole les plus belles filles du pays.b 0Ut e ? enferme avec la Statue pendant un certain temps, auî*j n j ^stue! elles ne manquent guere d’en sortir grosses parP u , des Ministres du culte abominable de cette Idole.

pçj.j' ALOULAH-, Lieu de la Province de Koraíîân, óu lesla k 3 f ns . ™ ren t défaits pour la seconde fois par les Arabes» âprescette 3 s l C Gadesie fous le Kalifat d'Omar I. Ce fut dansg erd r ec °nde journée fatale à la Monarchie de Perse qu’Izdé-GlA r ^ ern * er Roy fnt tué. 11 Herbelot » Ribliotheq. Orient.ìq eo ALOÚS. Isle de la mer des Indes, dont lés habitans fontElle ' Pochent nuds, & s’entrc-mangent les uns les autres.Portai e ^8 n P c de deux journées de navigation de celle quibel ot le n °m d’Albinoman, au Sud de l’Iíle de Kami. * Her-nr'^lmheq. Orient.

£ AMCOUDou Giamcout. Ville située fous la Lignetent ' n ,? x Lle vers l’Orient. Les Géographes Persiens la met-tre * e ^trêmité du pays habité. ce qui doit s’entendre de nô-tfjQn^dphcre & des climats situez dans la latitude Septen-ci eil p 5 ou bien de toute la terre selon le sentiment des an-cu n .Géographes Grecs qui ne croyoient pas qu’il y eût au-BiA/, X ? U habité au de-là de la Ligne Equinoxiale. * Herbelot »pfH Orient.

Gj an - ANlCH. Ville de l’Anatolie dans f Amasie, en Latinh S ' tí. Les Géographes la prennent pour l’ancienne N icopo-fti'a a, 6 a àê Episcopale, & on la trouve entre la ville de Sau-P r ^ c de de Tripoli. * Maty, Diót. d’Holl.h U j t ANKOVA» Ville de la Chine. Elle est éloignée de^o^oées de chemin de celle de Khancu, selon Edrimi,Mi; f Neuvième partie de son premier climat. * Herbelot,JgH Orient.

Lati 'ANUTI ou fanuti: Petite Isle de la mer de Toscane, enc ®te°& Dianium. Elle est située à trois licuës de ladesç r f e \Ltat de DélitPrefidii, dont elle dépend, & presquede S jy ' a cause qu’elle est extrêmement, exposée aux insultesGt ïn 65, ^ Maty, Dich d’Holl. ijoi.gr ail /j A ou f apura. Ville des Indes, dans Piste de la

Une D ^ J avc> Elle est à cinq lieues de celle de Cajoano, furlen le V >ln . t:e qui s’avance trois lieues en mer. Cette ville est feu-P 0r(: o jÇ'R d’une palisíàde j mais elle a la commodité d’unï(S. g d une belle rivière. Le Pere de Rhodes aíïììre qu’en^°rtu • av °L un Roy Mahométan extrêmement attache auxfait s 0 gais 1 êe qui haïíloit tellement les Hollandois qu’il avoitlû. . u vent ses efforts pour les chasser de toute rifle. * Davity,'A\Uva.

S’ét^p f^îJES. Peuples d’Afrique sortis de la Guinée, Usgn Cs s ) lrcnc d’abord au Royaume de Congo, dans les monta-qui e n, U , S( >Ieil, au Couchant du Lac Zaire & de l’Abyssinie,rent 1 6 ^ eu 011 Sanfon les place dans ses Cartes. Us conqui-^LrovincesMéridionales de ce grand Royaume, fanVoy e On les appelle aussi Galles, en Latin Giaci & Gala.Galles.

Sy r j ç ASSEM. Bourgade située entre les villes de Damas enlesOfj ^ de Tyberiade en Palestine. Elle est célébré parmir éputé entaux aA cause que c’est la patrie d’Abou-Teman,qui estGlAr° Ur plus fameux des Poètes Arabes.*Hcrbelot,B;W.I» „n l"AT. Ville d’Asie dans le Schirvan Province de Perse,

est si

ur les frontières de la grande Medie. *

Davity.

Grp r 1

c ôt c a | 1 Mille aujourd’huy peu considérable, située fur la

C'ç t . e a Phenicie, en Latin Gibela , & anciennement Gabala.ché f 0 aut refois une ville de la Ccelesirie, qui avoit un Evê-Glftp 3 Métropole d’Antioche. * Maty , Dict. d'Holl.

Sìcil e •' Est aussi le nom d’une fameuse Montagne de laUletu ’ vomit des fiâmes en quantité. On f appelle autre-

- - -- /fr*. o. * V 1 _

Une p e p luue vis-à-vis de 1111e de Porlala, II y a un jardinon v oit ltC église avec une Grotte par dessous, dans laquellepierr e ^ ne fontaine proche d’une table , & des bancs deIl s’élçy 0u J L commodité de ceux qui s’y viennent divertir,Plusi eilr e de-là un chemin tres-rude & tres-efearpé qui parla rnonf S Cotltours conduit de la plaine jusqu’au plus haut depour aU^ ne " Ensuite on trouve un autre chemin qu’on suitplaif ance j au Boscheto qui est la plus magnifique Maison de4 ’Afriq..- dU Grand Maître de Malte, * De la Croix, Relation

W* > tom.

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GÌBËLAY ou Giùlet. Ville détruite, qui à été autrefoisune ville Archiépiscopale de la Phenicie, nommée Evea. Elleétoit Fort grande comme il paroît par les ruines qu’on y voitencore. Son Château situé fur Une roché un peu élevée au mi-lieu de la plaine, a été bâti de pierres si groflès qu’on a peineà concevoir comment des hommes ont pû remuer de si grandesmassés. Ce fut à Gibelay -, dit-on, qu’un fils aîné du Roy déPerse, nommé Hybraïm, alla se cacher, pour éviter la cruautéde son pere qui lui vouloit faire arracher les yeux comme ilavoit fait à tous lesPrinces ses freres.il y mena la vie d’unDer-vis, & la beauté du lieu le charma si bien , qu’il résolut d’yfinir ses jours. Ainsi le Roy étant mort ; ce fut inutilementqú’on lui envoya des Députez pour le prier de Venir regneren Perse. II préféra la vie douce qu’il menoit à tout Téclat desgrandeurs, & la Sultane fa mere étant venue elle - mémépour l’obliger à changer de sentiment, ne put rien gagner surson esprit. On prétend qu’il l’asfûra que sa mort étoit Fortproche, & en effet il mourut un mois aprés qu’elle fut arrivéeau lieu de fa solitude. C’étoit une maniéré de Grotte au mi-lieu des vieilles ruines qui environnent Gibelay. La Sultanefit bâtir en ce lieu-là une Mosquée, où est le corps de son filsdans un Tombeau qu’on fait voir aux Voyageurs. II y a de-vant ce Tombeau neuf belles lampes d’or massif, qu’on tientallumées le jour &la nuit. Elle donna des revenus suffifanspour entretenir trente ou quaratìte Dervis, & pour donner àmanger tous les matins à tous ceux qui se presentent. Onvient dé fort loin en pèlerinage à cette Mosquée z & même ony vient de Perse, à cause que le Prince dont on y voit leTombeau, est estimé un grand Saint parmi les Mahométans** Voyage du JieurPaul Lucas au Levant , tom. r. eh. 19.

GIBELIN. Petite ville de la Terre-sainte. Elle est situéeau pied des montagnes, à huit mille pas de la ville de Gazadu côté de l’Orient. On croit que c’est l’ancienne Bersàb’ee.

GIBILE. Autrefois Gebal, ville d’Asie dans la Phenicie*située à trois lieues de Patrone, & à dix ou onze de Tripoli.On croit que ç’est celle que les Grecs nommoient B yblus , &qui fut fameuse par la naissance & par le Temple d’Àdonis.Elle est dans un terroir agréable au bord de la mer, & ne con-tient aujourd’huy qu’un terrain tres-médiocre, mais encoretrop spacieux pour le nombre de ses habitans. Ce lieu est en-vironné d’un fossé sec, & d’itne muraille avec des Tours quar-rées à douze pieds de distance l’une de l’autre, U y a un vieuxChâteau au Midy dans lequel est une Eglise assez bien bâtie.C’est tout ce qu’on y voit de remarquable, quoique ce lieuait été autrefois une belle & grande ville , comme on le con-noît par le nombre des ruines, & par les beaux piliers quel’on trouve dispersez dans les jardins des environs. Gibile estapparemment le pays des Giblites dont il est fait mention dansJofué 13. 5, Hiram, Roy de Tyr fe servit du peuple de cclieu-là pour préparer les matériaux du Temple du Roy Salo-mon, ce qui paroît par le premier Livre des Rois, ;. l8. * Voyagéd’Alep a, ferufalem en 1697.

GIBLOU. Petite ville des Pays-Bas dans le Brabant Wa-lon.Elle est aux frontières du Namurois au pied d’une cóte,&renommée par l’avantage que les Espagnols remportèrent présdelà en 1578. fur les troupes que ìe Prince d’Orange comman-dent. On l’appelle autrement Gemblours. Voyez Gemblours,

GIBRALEON. Bourg ancien dTspagne dans l’Anda-lousie , en Latin Gibráleo , anciennement Omba & Onóva. Il estsitué à l’embouchûre del’Odier, dans le Golfe de Cadiz , àhuit lieues de celle de la Guadíane vers le Couchant. * Maty*Ditt.d’Holl.iyou

GIBRALTAR, fameux Détroit qui est l’entrée du grandOcéan dans la mer Mediterranée, en Latin Herculeum Vretum iGibraltaria Vretum , & Gaditantm Iretum. 11 est bordé de hautesmontagnes, & fait la séparation de l’Europe avec l’Afrique,& de 1 Espagne avec la Barbarie. Ce Détroit a treize lieuës délongueur, iÇavoir depuis les deux rochers de Gibraltar & deCeuta, jusqu’au Cap de Spartes Pomponius Mêla & Solirtdisent que l’on a crû autrefois qu’Hercule avoit coupé cet es-pace pour y faire passer la mer, & que c’étoit anciennementune même montagne, qui empêchoit la communication destdeux mers, Quant à la largeur du même Détroit, elle n’estpas égale par tout, puisqu’il s’étreflìt toûjoui s depuis le Capde Spartel jusqu’aux deux rochers, entre lesquels il n’y a quedeux lieuës ou deux lieuës & demie , non plus qu’entre unautre rocher qui est prés des Álgezires ; car on ne croit pasqu’il faille compter cette largeur du Détroit, à le commencerpar Cadis par où les Anciens Pont commencé, le nommantDétroit de Cadis , & Détroit d’Hercule à cause du Temple d’Her-cule qui étoit à Cadis, Quoique le bord de la mer aille toû-

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